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26/03/2013

Un corvée, à force

Habiter à Paris et dans sa région, c'est vivre dans un univers ultra-urbanisé et donc, comme tout citadin de grande ville, être censé ouvert à la modernité. Dans certains domaines d'activités, pourtant, le Parisien ou banlieusard moyen reproduit des schémas on ne peut plus traditionnels. C'est le cas en ce qui concerne l'activité culinaire, à en croire une recherche en sciences sociales que vient de publier l'Institut français de la recherche agronomique.

Elle concerne les modalités de préparation du repas du soir, et a été réalisée auprès de 818 ménages vivant dans la région-capitale. Il en ressort que, à Paris et dans sa région tout autant qu'ailleurs, Monsieur remplace très peu fréquemment Madame aux fourneaux, après la journée de boulot: «Avec plus des deux tiers (68%) de femmes chargées de la cuisine quotidienne au sein des ménages interrogés, ces dernières occupent toujours une place centrale en cuisine».

Les femmes en cuisine, donc, à Paris aussi. Pour le plaisir des intéressées? Pas franchement. L'étude confirme que la répétition lasse, que la routine d'une tâche en soi pas désagréable au départ peut la rendre assommante, à force d'être trop fréquemment accomplie. A cet égard, le clivage hommes-femmes est frappant. Au sein des couples parisiens, les hommes qui mettent la main à la pâte «sont 8 sur 10 à déclarer aimer faire la cuisine au quotidien». En revanche, «la moitié des femmes qui cuisinent n’apprécient pas cette activité».

Elle n'en ont que plus de mérite de se la coltiner.

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