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18/04/2013

Un activisme, assez primaire

François Hollande à l'aéroport de Roissy ce matin, pour inspecter le dispositif de vigilance anti-terroriste. Une «visite programmée depuis longtemps», a assuré le chef de l'Etat. Mais un déplacement que n'avait pas annoncé l'hôte de Elysée. Par peur de s'y faire huer?

Les membres de l'exécutif, ces derniers temps, communiquent moins en amont qu'avant, sur leurs déplacements. Selon certains, c'est par peur d'être la cible des actions d'un collectif anti-«mariage gay» formé début avril et explicitement dédié au chahut de visites ministérielles. «Huons nos ministres», c'est son nom. «Ils veulent nos voix: ils auront nos huées!», c'est son slogan. Sur la page d'accueil de son site web, une photo qui en dit long sur ce qui, pour ces activistes, doit représenter la quintessence de l'action politique: l'enfarinage de François Hollande, par une déséquilibrée. C'était à Paris le 1er février 2012, alors que celui qui n'était que candidat à la présidentielle assistait à une manifestation, porte de Versailles.

Les huées et les jets d'oeufs. Comme l'insulte (relire ici, par exemple), c'est tout de même le degré zéro de l'expression politique. On peut remarquer que, nulle part sur leur site, ces activistes n'annoncent clairement la couleur: ne précisent qui ils sont, d'où ils viennent, et quelles sont leurs accointances politiques. Remarquer aussi que, à ce stade en tout cas, leur popularité sur la toile est limitée: seulement 744 «j'aime», et 2342 «personnes (qui) en parlent».

Ce qui est assez peu: dans un pays de plus de 60 millions d'habitants décrit par les anti-«mariage gay» comme étant entré en rébellion contre cette réforme sociétale.

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