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29/04/2013

Une portion toujours aussi congrue

Médias, Télévision, Radio, FemmesCela a fait peu de bruit, mais ce n'est pourtant pas anodin, trouve-t-on. A la fin de la semaine dernière, les représentants de toutes les chaînes de télé et de radio de France ont été convoqués au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), pour s'y faire remonter les bretelles. En cause, la représentation des femmes à l'antenne. Les années passant, elle continue d'être insuffisante, tant en termes de quantité que de qualité.

Quelques chiffres l'illustrent bien. Tous programmes et toutes chaînes confondus, les femmes occupent 35% du temps d'antenne en France. Alors qu'elles représentent 52% de la population – et, soit dit en passant, constituent 56% de l’audience radio-télé. C'est encore pire dans certains secteurs particuliers, comme le sport à l'antenne: 14% de femmes, seulement. Pour le CSA, ce sont des chiffres «préoccupants». D'autant que le retard des femmes sur les hommes est aussi qualitatif. En clair, elles éprouvent «des difficultés récurrentes à se voir confier un rôle majeur à l’antenne: entre 34 à 39% de femmes sont des personnages principaux, dans les programmes». Et, quand les médias audiovisuels donnent la parole à des experts, dans 80% des cas ce sont des hommes qu'ils interrogent. Or, dans ce pays, ce sont les femmes qui sont majoritaires (51%) dans la population diplômée de l'enseignement supérieur. Dès lors, le CSA a invité (ici) les opérateurs de l'audiovisuel à s'activer un peu plus: à davantage se soucier à la fois de la participation des femmes aux émissions, et de l'image des femmes que, ce faisant, leur antenne véhicule.

C'est vraiment un marronnier de la politique audiovisuelle française. Les médias, en effet, se font réprimander sur le sujet depuis plusieurs années déjà. Dès 2008, un Observatoire de la diversité avait été mis en place, avec pour objectif de suivre les efforts des télévisions et des radios dans ce domaine. Visiblement sans grand effet, près d'une demi-douzaine d'années plus tard.

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