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05/09/2013

Un énorme business, mine de rien

Passant par hasard sous la tour Eiffel, hier, on a pu le constater, de visu. En dépit des communiqués triomphaux qu'envoie régulièrement aux médias la préfecture de police de Paris, les vendeurs à la sauvette sont loin d'avoir disparu de ce quartier. Ils veillent à y être (un peu) plus discrets qu'auparavant, mais continuent de solliciter les foules incessantes et innombrables de touristes, avec leurs cartes postales, souvenirs, verroteries, colifichets et autres bricoles.

Des bricoles qu'ils vendent quelques euros à peine, et qui probablement ne leur rapportent pas plus à la journée, mais qui sont au coeur d'un business qui, lui, brasse des sommes faramineuses. Cet été, un coup de filet policier a donné une idée du poids de ce secteur économique informel.

C'était à la mi-juillet, dans un quartier du Haut-Marais. Les forces de l'ordre ont mis au jour un magasin clandestin qui approvisionnait les vendeurs à la sauvette «d’objets souvenirs à l’effigie de la tour Eiffel». Chaque jour, une centaine de personnes venaient se fournir dans ce commerce, sans bien sûr établir de factures d’achat. Selon la préfecture, l’activité du magasin liée à ce trafic, qui était totalement dissimulée, permettait «de générer des profits occultes de plus de 500.000€ par an». Les perquisitions effectuées rien que dans un seul des entrepôts dépendant de ce commerce clandestin ont permis de saisir... 60 tonnes (60 tonnes!) d'articles de fantaisie de cet acabit, destinés aux touristes. Et 155.585€ en billets de banque, sans oublier 20.000€ en pièces de monnaie.

Un gros business, comme on le disait.

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