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06/01/2014

Une récupération, misérable

Début d'année, à Paris. Et semaine pénible, puisque placée sous le signe de la douleur. Ces prochains jours, en effet, auront lieu les obsèques du jeune Antoine. Qui, la nuit du 31 décembre, dans le quartier du Trocadéro, fut tué d'un coup de couteau en pleine poitrine – alors qu'il tentait de récupérer le sac qui venait d'être dérobé à une de ses amies. Le jeune homme n'était âgé que de 20 ans. Originaire de Massy, dans l'Essonne (banlieue parisienne), il était venu dans la capitale avec un groupe de copains, pour y célébrer le Nouvel An. Il n'en est donc jamais revenu.

Fin de la semaine dernière, le Front national – surfant sur l'émoi qu'a suscité ce meurtre dans les milieux identitaires, sur les réseaux sociaux de cette mouvance, etc. – a organisé une cérémonie d'hommage au jeune homme. Le candidat de ce parti pour les prochaines élections municipales à Paris a déposé une gerbe à l'endroit où il avait été poignardé à mort. Pour la formation de Marine Le Pen, ce «jeune héros» est le symbole d'«une génération qui est née et a grandi avec une insécurité de tous les moments».

La propre famille du jeune Vincent a refusé de participer à cette cérémonie. Son père y a vu une «récupération politique» par le FN. Et il s'est clairement démarqué des lépénistes: «Je ne suis pas du tout dans ce genre d'idées, et il ne faut pas se servir de ce drame pour raviver la flamme de cette idéologie». Aux frontistes qui, bien sûr, pointent du doigt les jeunes basanés des banlieues comme étant les responsables de cette mort, le père du jeune homme a eu ces mots: «Vincent avait des amis de toutes les confessions, donc on ne va pas mettre sa mort sur le dos des uns ou des autres». Mais le FN a fait la sourde oreille et a maintenu sa manifestation, estimant de son «devoir d’honorer Antoine».

Décidément tout est bon, pour tenter de grappiller quelques voix supplémentaires aux élections.

Commentaires

Vous êtes parfaitement l'incarnation de ce journalisme se situant ad nauseam dans la négation du réel. La marque sans conteste du politiquement correct.

Car, au fait, basanés ou pas, les tueurs ? La simple absence de ce petit détail porte à penser que oui, vus les réflexes conditionnés de la presse ! De même le refus de citer les noms, bien souvent, le simple pékin a pris l'habitude de décoder ce genre de rétention d'information.

Si un catholique pratiquant commet un crime, soyons assurés qu’on se fera un plaisir de préciser son statut ! Ainsi la presse crève de cacher le réel à des lecteurs qui ne sont plus prêts à payer deux euros pour lire les sermons du « Monde » nous assénant que l’insécurité est un « sentiment »…

Écrit par : cp | 06/01/2014

On ne peut que s'incliner devant la dignité de ces parents. En pleine douleur, cela force le respect.

Écrit par : Morzette | 09/01/2014

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