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13/01/2014

Un prétexte, cousu de fil blanc

Presse, Médias, International, Personnalités, Hollande, CopéJean-François Copé à l'attaque, à propos de la vie privée apparemment mouvementée de François Hollande. Hier soir, après s'être retenu pendant 72 heures, le chef de l'opposition a attaqué l'hôte de l'Elysée, dans le prolongement des allégations de presse de vendredi relatives à sa vie privée. Il l'a accusé de dégrader l'image de la fonction présidentielle. Et a invité à davantage d'«humilité» celui qui, lors de sa campagne présidentielle, avait fait la leçon à Nicolas Sarkozy via une mémorable anaphore («Moi, Président de la République», etc.) contenant notamment un engagement de sobriété en termes de vie privée.

Le patron de l'UMP a justifié son attaque par le traitement qu'a réservé la presse étrangère à cette affaire – samedi matin, tout le monde a pu constater combien la presse française était beaucoup plus embarrassée à traiter ce dossier que les médias étrangers. Et Jean-François Copé de se désoler de l'impact déplorable, la semaine dernière, de l'«affaire Gayet», comme de l'«affaire Dieudonné», sur l'image internationale de la France.

C'est assez comique, comme justification: pur prétexte, cousu d'un fil blanc si voyant. En effet, sous Nicolas Sarkozy, la presse étrangère s'effara souvent de la surmédiatisation qu'il faisait lui-même de sa vie privée («Bonne chance mon papa», «Avec Carla, c'est du sérieux», etc.). A l'époque, nul hiérarque sarkozyste ne daigna prendre au sérieux tous ces éditoriaux consternés. Nul ne vit Jean-François Copé brandir le «Herald Tribune» ou le «Daily Telegraph» sous le nez de l'intéressé, pour le sommer à plus de retenue, vu l'image internationale de la France dégradée. Et l'UMP balaya toujours d'un revers de la main cette tonalité très critique des médias étrangers, la réduisant à du «french bashing» minable, mal informé et orienté.

Comme dit l'adage: autres temps, autres mœurs.

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