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31/01/2014

Un énorme succès

musées,culture,artsNe pas partir en week-end sans mentionner ce qui fut la bonne nouvelle de la semaine – il y en a peu, des bonnes nouvelles, en France en ce moment. Le Louvre Lens vient de franchir le cap du million de visiteurs. C'est donc une confirmation: ce qui apparaissait d'emblée (relire ici) comme une excellente idée s'est, de fait, transformé en énorme succès public.

Car un million de visiteurs accueillis en à peine plus d'un an, c'est très largement supérieur aux prévisions initiales. A l'origine, les concepteurs du projet tablaient sur un maximum de 700.000 visiteurs pour la première année, puis sur 500.000 pour les années suivantes: lorsque, passé l'effet de curiosité dû à la nouveauté, le musée adopterait un régime de croisière. Il s'agissait déjà d'objectifs ambitieux. En effet, aucun musée en dehors de Paris n'affiche de tels chiffres de fréquentation. Mais là, après cette première et si excellente année, le chiffre de 500.000 visiteurs annuels devrait être largement atteint, voire allègrement dépassé.

D'autant que, semaine après semaine, le succès ne se dément pas. Pour preuve, déjà plus de 40.000 personnes, soit bien plus qu'attendu, ont visité l'exposition en cours en ce moment (consacrée aux Etrusques), pourtant récemment inaugurée.

Bien.

14:30 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musées, culture, arts

30/01/2014

Un label, là aussi

C'est la préfecture de police de Paris qui nous l'apprend: la France, qui a toujours raffolé des normes, des certifications et des labels, a étendu jusqu'aux... commissariats de police l'application d'une de ces certifications. Dernièrement, ce «label Marianne», ainsi qu'il a été baptisé, a été décerné à la direction de la sécurité de proximité de Paris. La préfecture est aux anges: «C'est la première fois qu'une direction active de police est ainsi labellisée. Au total, ce sont 45 services de police parisiens qui ont été distingués pour la qualité de leur accueil».

Ce label, en effet, se veut «une reconnaissance de la qualité de l’accueil du public». Il est valable trois ans, et se décline en 19 engagements. Ceux-ci visent cinq grands objectifs: faciliter l’accès des usagers, accueillir les usagers «de façon attentive et courtoise», donner aux demandes «une réponse compréhensible» et «dans un délai annoncé», donner une réponse systématique aux réclamations, et «être à l’écoute des usagers, pour progresser». Concrètement, les 45 sites policiers de Paris désormais labellisés s’engagent à offrir au public «un accueil de qualité, dans des locaux plus conviviaux et qui favorisent la confidentialité, tout en simplifiant les demandes administratives».

Pourquoi pas.

En une dizaine d'années de vie à Paris, on n'a pas accumulé un grand vécu des commissariats de cette ville, donc on n'a aucune expertise en la matière. En revanche, on se souvient bien que, chaque fois qu'on a franchi les portes d'un commissariat, cela a pris des heures avant d'en resortir – un peu comme aux urgences des hôpitaux, en somme.

Notez que ce label ne comporte aucun engagement relatif au taux d'élucidation des méfaits amenant le public à s'adresser aux policiers. Sans doute ne faut-il pas rêver.

29/01/2014

Une sanction, mais pas l'autre

Femmes, Elections, Institutions, Parlement, GouvernementLarge approbation hier après-midi, à l'Assemblée, du projet de loi sur l'égalité entre les hommes et les femmes. «Une grande loi de progrès», dixit la gauche. «Un texte fourre-tout», minimise la droite – il est vrai qu'il traite aussi bien du congé parental que de l'égalité professionnelle, des pensions alimentaires, des stéréotypes sexistes, des mini-Miss ou de l'IVG. Nombre de députés sarkozystes, toutefois, ont voté avec la majorité. Parmi eux, la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, ainsi que les ex-ministres Valérie Pécresse et Nicole Ameline.

Un point de ce texte concerne la parité hommes-femmes dans les assemblées. La France n'en est à peu près nulle part: on ne compte que 22% de femmes au Sénat et 27% à l'Assemblée. Dès lors, le texte voté hier double la pénalité financière infligée aux partis ne respectant pas la parité aux législatives. Ces amendes, déjà, ne sont pas minces. L'an dernier, par exemple, elles ont privé l'UMP de près de 4 millions d'euros de financement public.

Pendant la discussion parlementaire, les députés Verts ont essayé de muscler ce volet du texte. Ils ont proposé de pénaliser une deuxième fois les partis. Sur base, cette fois, non du genre des candidats qu'ils présentent aux législatives, mais de la composition de la représentation parlementaire issue de ces scrutins. Dans cette optique, seraient une deuxième fois sanctionnés les partis qui comptent exagérément plus d'élus que d'élues. Le gouvernement et la majorité socialistes, cependant, ont refusé d'aller aussi loin.

«Ce ne serait pas le choix fait par les partis qui serait sanctionné, mais celui que font les électeurs. Cela pose trop de problèmes d’ordre constitutionnel», ont-ils justifié. «Le juge constitutionnel estime que ce serait en quelque sorte venir contrarier la liberté de choix des électeurs», a renchéri la ministre des Droits des femmes. Les Verts ont dû s'incliner, mais ils ont peu apprécié. A les en croire, «la parité ne sera jamais effective dans les assemblées» si on continue à uniquement sanctionner son non-respect au niveau des candidats présentés par les partis. Puisque, très souvent, «les partis continuent à proposer aux candidates de se présenter dans des circonscriptions qui ne sont pas gagnables»....

En sortira-t-on un jour?

28/01/2014

Une souffrance au travail, là aussi

C'est un secteur que ce blog évoque assez peu, mais allons-y, puisque ces chiffres, dévoilés à la fin de la semaine dernière, sont, trouve-t-on, intéressants – même si les médias français les ont peu répercutés. Ils concernent la souffrance au travail au sein de l'armée.

Il s'agit du premier bilan d'«Ecoute défense», un an après sa création. Cette ligne d'écoute téléphonique anonyme et gratuite est dédiée aux militaires et à leur entourage, confrontés à une situation de détresse. Elle est tenue par des psychologues des hôpitaux d’instruction des armées. En un an, ce service n'a pas chômé. Il a reçu 330 appels. Dans 71% des cas, ils relataient une souffrance psychologique, 54% des appelants étant dans un état clinique de stress post-traumatique. 80% des appels ont concerné des militaires de l’armée de terre, et «tous les théâtres (d'opération) récents, l’Afghanistan, les Balkans ou le Mali, sont concernés», a précisé le ministère de la Défense. 5% des appels ont été le fait d'anciens combattants de conflits beaucoup plus vieux, comme l’Indochine ou l’Algérie. Dans près d'un cas sur deux (47%), l'appelant a été, non un militaire, mais un proche ou un membre de sa famille. Ces personnes en demande d'information et d'orientation vers des soins ont été guidées «vers le correspondant le mieux adapté, prioritairement auprès des soignants du service de santé des armées, ou vers le réseau civil de proximité».

Régulièrement, ces dernières années, chaque fois que s'ouvrait un nouveau front extérieur pour l'armée française, des soldats ont eu le courage de témoigner de la solitude qui avait été la leur: quand ils n'avaient reçu aucun soutien psychologique dans l'armée, alors pourtant qu'ils jugeaient en avoir besoin. Et d'expliquer la difficulté, dans ce milieu militaire, de verbaliser la souffrance, le stress voire le traumatisme. Sous peine de «passer pour une mauviette» – l'expression qui revenait très souvent, dans leurs témoignages.

Avec cette ligne d'écoute, «le tabou sur le stress post-traumatique dans les armées est levé», se félicite-t-on, aujourd'hui, au ministère de la Défense. Il était temps. Alors que l'armée française a été si souvent endeuillée, ces dernières années (relire par exemple ici, ou ).

27/01/2014

Une colère, primaire

Paris, Activisme, GouvernementNotre quartier Bastille en a déjà beaucoup vu, en termes de manifestations. Dimanche en début d'après-midi, pourtant, il a subi un vacarme sonore d'un niveau absolument assourdissant, qu'on ne lui avait plus infligé depuis nombre d'années. De toute évidence, les participants au cortège du «Jour de colère», qui a démarré à Bastille hier, n'avaient pas reçu l'instruction de la préfecture de veiller au nombre de décibels. Eux-mêmes ont dû en convenir, alors qu'ils sont si volontiers complotistes, et donc prompts à voir des machinations partout – spécialement en haut lieu.

Pour ce qu'on en a vu, dans notre onzième arrondissement, c'était le rassemblement des anti-tout: anti-Hollande, anti-taxes, anti-IVG, anti-mariage gay, anti-étrangers, anti-Europe, anti-Israël, anti-justice, anti-éoliennes, anti-francs-maçons, anti-médias, etc. Il a charrié des slogans, des calicots et des propos si homophobes, sexistes, racistes et antisémites qu'on serait bien en peine d'en écrire quelques-uns, pour illustrer: on serait passible de poursuites.

Pour, tout de même, donner une idée du niveau, si primaire, de cette colère: cette pancarte aperçue près de Bastille: «Hollande est un nain con pétant». Et, pendant toute l'après-midi, ces slogans qui ont dénoncé une «dictature» («Hollande, dictature!», «Dictature socialiste!», etc.). Une dictature, donc: effarante perte de repères politiques, historiques, et donc culturels.

A son issue, dans les beaux quartiers, la manifestation a dégénéré en violentes échauffourées. Bilan? Pas mal de casse, 250 trublions interpellés, 19 policiers blessés.

Si l'on juge un pays à l'aune du succès de foule remporté par ce genre de manif' (plus de 15.000 participants), la France est vraiment loin, elle va vraiment mal.

24/01/2014

Un paradoxe de tous les jours

La confiance des Français envers les médias se redresse, un peu. Mais la profession journalistique a encore du pain sur la planche, pour convaincre l'opinion de son indépendance et de sa crédibilité. C'est ce qu'il ressort de l'enquête que l'institut Sofres consacre chaque année à la confiance envers les médias. Elle indique aussi que, de l'avis des sondés, la presse en a beaucoup trop fait, l'an dernier, sur certains sujets: le «royal baby» britannique, l'«affaire Leonarda», le «mariage pour tous», ou le passage à la 4G.

Voilà donc, comme chaque année, un gros paradoxe remis en lumière. Car ce sont ces mêmes sujets qui, sur le moment, ont été les plus suivis, par le grand public. En audimat, en nombre de clics sur les sites d'info, en quantité de journaux vendus, etc. Voir, par exemple, les centaines de milliers d'exemplaires de «Closer» écoulés ces trois dernières semaines. Qui faisaient leurs choux gras d'une affaire à propos de laquelle, pourtant, tous les sondés assurent qu'elle ne les intéresse pas, ni ne les regarde.

Le paradoxe, cela dit, n'est pas l'apanage du seul grand public: il est aussi celui des médias. A longueur de journées, dans les rédactions (en France, mais aussi ailleurs), les journalistes travaillent en se pinçant le nez: sur des sujets dont ils sont les premiers à convenir qu'ils ne sont pas très glorieux. Mais bon: «Ca intéresse les gens», selon une expression désormais courante, dans les rédactions. Variante: «Les gens en parlent».

Ainsi va le journalisme contemporain. Et l'on prend déjà le pari que, l'an prochain, l'enquête de la Sofres mettra une fois de plus en lumière ce paradoxe quotidien.

23/01/2014

Un bilan incomplet, voire partial

Paris, Police, Sécurité Ce jeudi, sont présentés les chiffres de 2013 sur la délinquance et la criminalité, en France. Pas mirobolants (cambriolages et vols toujours à la hausse). Mais – contrairement à ce que l'UMP va claironner pendant toute la journée – pas fondamentalement plus indignes que ce qu'ils étaient durant le quinquennat Sarkozy. La préfecture de police de Paris, elle, n'a pas attendu ce jour pour dresser son bilan 2013. La semaine dernière, elle a même prononcé un plaidoyer quasiment euphorique sur un des aspects de la politique sécuritaire: la vidéo-surveillance.

Très exactement 1078 caméras de surveillance de proximité opèrent dans la capitale française. Depuis l'entrée en vigueur, fin décembre 2011, du «Plan de vidéoprotection pour la ville de Paris», les pandores ont utilisé ces caméras à 15.647 reprises, dans le cadre de leurs enquêtes. Résultat? Cela leur a permis d'interpeller 6.827 personnes. Dans le détail: «1.372 pour vol à la tire, 428 pour escroquerie à la charité publique, 353 pour vente à la sauvette, 228 pour outrage et violences à dépositaire de l’autorité publique, 155 pour recel, 151 pour infraction à la législation sur les stupéfiants, 148 pour vol avec effraction, 108 pour menaces, 77 pour agressions sexuelles», etc., etc. – on arrête là.

Cocorico, donc.

A deux réserves près. Deux silences, pudiques comme gênés, qui rendent ce bilan préfectoral très incomplet, voire partial.

D'abord, pas un mot sur ce qu'ont coûté toutes ces caméras (très chères à l'achat), ni sur les moyens financiers et humains qui ont été et sont investis dans l'installation de ce réseau, l'exploitation de ses données, sa maintenance, etc.

Paris, Police, Sécurité Ensuite, motus également sur l'état actuel des effectifs policiers, dans la région capitale. A Paris et dans les départements de la petite couronne, on compte 22.000 gardiens de la paix. Selon les syndicats policiers, il en faudrait au moins 1000 de plus, si l'on veut être efficace contre la délinquance. Sans parler des conditions de travail de cette profession, qui seraient épouvantables (commissariats vétustes, etc.). Hier encore, à Créteil (banlieue), les policiers de la région parisienne ont manifesté (voir ici, par exemple), pour dénoncer cette situation. On attend toujours la communication de la préfecture de police de Paris, sur cette question.

Les hommes, il est vrai, ce n'est pas forcément toujours aussi aisément gérable que les machines.

22/01/2014

Un vieux débat de langue française

Un débat houleux hier soir, à l'Assemblée. A propos du toilettage de la loi Veil de 1975, sur l'avortement. Les députés, survoltés, en ont même profité pour s'étriper sur un vieux sujet d'affrontement relatif à la langue française. A savoir, l'appellation qu'il convient de donner à une femme ministre. Cfr la chiraquienne Michèle Alliot-Marie. Quand elle était à la Défense et aux Affaires étrangères, elle interdisait qu'on lui donne du «Mme la ministre», imposant le «Mme le ministre». Un quinquennat plus tard, la droite sarkozyste, visiblement, n'en démord toujours pas.

«En français, la fonction prime sur le genre!», a, ainsi, argumenté un député UMP. Fâché qu'un de ses collègues, qui dit systématiquement «Mme le ministre», ait été rappelé à l'ordre: au nom de la circulaire qui, depuis 1994, recommande la féminisation des titres. «Nous sommes des hommes et des femmes libres: personne ne peut imposer à l’autre un vocabulaire qu’il ne souhaite pas! Les députés de la nation ont le devoir de défendre la langue et de ne pas céder aux diktats de la modernité». Ce à quoi l'ex-ministre communiste Marie-George Buffet a rétorqué: «Essayez de prononcer "Mme le ministre est enceinte". Vous verrez: c’est difficile». Et la présidente de la délégation aux droits des femmes de renchérir: «Ce qui ne se nomme pas est invisible. En utilisant le masculin dans la totalité des titres, vous voulez rendre les femmes invisibles».

Mais rien n'y a fait. Les députés UMP ont continué à interpeller au masculin «Mme le ministre» des Droits des femmes. Puis, ont donné du «Mme le président» à la députée socialiste qui présidait la séance. L'intéressée, énervée, a fini par s'adresser à un député sarkozyste... en le féminisant. Le pauvre: il en a été tout retourné.

Virilité outragée, contre féminité niée. Qui sait est-ce cela, l'égalité.

21/01/2014

Un inversement de tendance

PARISjet'aime.jpgCela a très longtemps été une tendance lourde, pour Paris. Mais il se confirme qu'à présent, cette tendance s'est résolument inversée. La «Ville lumière» a bel et bien cessé de perdre, année après année, ses habitants. Le très sérieux Institut de la statistique (Insee) vient de le confirmer, dans des études (ici ou) basées sur les résultats du dernier recensement (*).

Ces données confirment – outre que la région parisienne (11,8 millions d'habitants) reste la plus peuplée de France – que Paris a désormais une «contribution massive» dans la croissance démographique de la région, depuis 2006. Car «c’est au centre de l’agglomération parisienne que le solde naturel progresse le plus et le déficit migratoire s’accentue le moins». En chiffres, la capitale a gagné 68.600 habitants entre 2006 et 2011, ce qui représente plus de 21% de la croissance de la population régionale. Alors que, sans interruption depuis le milieu du XXe siècle jusque dans les années 80, Paris n'avait cessé de perdre des habitants. Puis, à partir de 1982, avait vu sa population tout au plus stagner (une augmentation annuelle moyenne de 0,1%).

Ce sujet est totalement absent des débats de la campagne pour les élections municipales de mars prochain. Curieusement, trouve-t-on. Cet inversement de tendance ne dit-il pas des choses, sur l'attractivité retrouvée de la ville?

 

(*) Recensement dont, cela dit, on espère qu'il s'est mieux déroulé pour les autres Parisiens que pour notre petite personne. Pour l'anecdote, en guise d'entretien avec notre agent recenseur, imposé par la procédure, on a juste eu droit... à un avis de son passage: avis trouvé un soir dans la boîte aux lettres, en rentrant du boulot. Le document nous invitait à passer à la mairie pour un entretien avec l'intéressé, celui-ci n'ayant pu nous rencontrer à domicile (sans rendez-vous préalable, et pendant les heures de bureau). Trouvant le procédé un peu léger, surtout ayant d'autres choses à faire, on n'avait jamais donné suite à cet avis. Et le recensement, nous concernant, en était resté là.

On n'est pas sûr, du coup, de faire effectivement partie des 2,274 millions de personnes qui sont désormais officiellement comptabilisés comme habitant dans les 20 arrondissements de Paris intra muros.

20/01/2014

Un très faible intérêt

A propos des élections municipales du mois de mars, qu'on évoquait dans la dernière note, on peut noter le désintérêt d'une bonne part de l'électorat français. Ainsi, dans le dernier sondage relatif à ce sujet, seuls 55% des Français déclarent être intéressés par ce scrutin. A comparer avec les 62% de sondés qui, deux mois avant les élections municipales de 2008, avaient dit leur intérêt. Six ans plus tard, à la même époque, l'institut de sondages TNS Sofres enregistre même «le plus faible résultat sur cette question», depuis que a, en 1983, il pris l'habitude de la poser, à l'approche d'un tel scrutin.

Parmi les 45% de sondés désintéressés (+7, par rapport à 2008), figurent, comme c'est souvent le cas, beaucoup de jeunes (28%) et d'ouvriers (37%).

17/01/2014

Un sujet doublement sensible

Paris, Tourisme, International, Sports, Personnalités, Elections municipales, Hidalgo, Kosciusko-MorizetVif agacement à la mairie de Paris, hier. A la constatation du grand écho donné par les médias à une note de l'office du tourisme britannique, publiée le matin même par «Le Figaro». Elle indique que Londres pourrait bientôt détrôner Paris, au rang de ville la plus visitée au monde, par les touristes. Une allégation que la mairie a nuancée, hier soir: dans un communiqué un peu énervé.

Enervé, parce que ce sujet est doublement sensible, ici.

D'abord, pour une raison psychologique. La capitale française n'a jamais digéré l'affront d'avoir été battue, et sèchement, par son homologue britannique, pour l'attribution des derniers JO. Or, ce sont précisément ces Jeux, et l'afflux de visiteurs qu'ils occasionnèrent à Londres, qui pourraient permettre à cette ville de battre Paris, en termes de fréquentation touristique. Cela retourne donc, et douloureusement, le couteau dans une plaie jamais cicatrisée.

Sensible aussi, parce que le sujet a clairement une dimension politique. Dans le sens où ce nouvel épisode dans la vieille guerre Londres-Paris survient dans un contexte politique parisien bien particulier: celui de la campagne, musclée, en vue des élections municipales de mars.

Paris, Tourisme, International, Sports, Personnalités, Elections municipales, Hidalgo, Kosciusko-MorizetHier, dans les couloirs de la mairie, on n'a cessé de pester contre Nathalie Kosciusko-Morizet. La candidate de la droite à la mairie est accusée d'avoir, avec la complicité du très sarkozyste «Figaro», été à l'origine de ce buzz médiatique. Qui, en boucle et pendant toute la journée, a tapé sur le clou des points faibles touristiques de la «Ville lumière», face à Londres: magasins ouvrant peu le dimanche, ville «bonnet de nuit» avec ses bars fermant à 2 heures du matin, insécurité, saleté, etc. Or, ce sont autant de thèmes de campagne de NKM, et d'arguments qu'elle utilise pour descendre en flammes le bilan de la municipalité sortante.

Mais sa rivale socialiste, Anne Hidalgo, n'a pas tardé à réagir. Ce matin, son équipe de campagne a frontalement accusé NKM d'avoir minablement basculé dans un «Paris bashing» déloyal et très peu patriote, motivé par de basses considérations électoralistes.

Cela promet, pour le ton du reste de cette campagne, dans la capitale. Pendant les 64 jours qui séparent encore du premier tour.

16/01/2014

Une coïncidence, pas flatteuse

On est là, bien sûr, dans un registre très anecdotique: celui du folklore à vocation touristique. Mais c'est une coïncidence de deux annonces, tombées quasi au même moment hier, qui n'est pas forcément valorisante, pour la France et pour Paris.

La première annonce: la confirmation (, par exemple) que le Musée Grévin va bientôt honorer, par une statue de cire à son effigie, l'animateur de télé Patrick Sébastien. La seconde: son homologue à Rome, le Museo delle Cere, a choisi, lui, de rendre hommage au Sud-Africain Nelson Mandela, qui s'apprête donc à rejoindre sa galerie de personnalités statufiées.

Certes, il en faut pour tous les goûts. Mais, tout de même: on a donc, mis en valeur, d'un côté un bienfaiteur de l'humanité, et de l'autre le symbole du comique troupier télévisé.

Vive l'exception culturelle française.

15/01/2014

Une intrusion, grotesque

Personnalités, Hollande, FemmesPour en terminer, on l'espère, avec cette séquence consacrée aux présumées escapades amoureuses d'un Président en scooter, un mot de l'intrusion qu'on a trouvée la plus grotesque, dans ce crapoteux feuilleton médiatique.

Celle de Geneviève de Fontenay, qui présida pendant 20 ans le comité Miss France. «Révoltée» par «la manière dont est traitée» Valérie Trierweiler («répudiée comme un objet consommable et jetable»), elle a demandé la démission de François Hollande, jugeant qu'il n'avait «plus sa place» à l'Elysée («Qu'il aille s'amuser avec ses compagnes!»).

Qu'est-ce que Geneviève de Fontenay connaît de la situation intime du couple Hollande-Trierweiler? De quoi se mêle-t-elle? En tant que personne, elle a le droit, comme chacun, à avoir une opinion sur la question, mais quelle est sa légitimité pour prendre ainsi une position publique, sur un tel sujet? L'image rétrograde et sexiste de la femme qu'elle a promue pendant vingt ans lui donne-t-elle une expertise, en matière de relations conjugales? Lui octroie-t-elle le droit de donner des leçons de morale? Et, aujourd'hui si «révoltée», démissionna-t-elle, hier: quand de si nombreuses Miss ou ex-Miss finirent en photos scabreuses, dans des magazines guère plus reluisants que «Closer»?

La France, décidément, ne nous épargne pas grand-chose, en ce moment. Dans le registre surréaliste, voire pathétique et grotesque.

14/01/2014

Un permanent mélange des genres, assommant

A l'Elysée cet après-midi, entendra-t-on François Hollande? Ou Gerhard Hollande? Ou François Blair? A Paris, dans les commentaires, ces deux patronymes imaginaires sont souvent affublés au chef de l'Etat, depuis le 31 décembre. Depuis que, dans son allocution télévisée de fin d'année, il a confirmé combien il était loin du socialisme de papa, mais proche du social-libéralisme qu'incarnèrent Tony Blair et Gerhard Schröder.

François Hollande clarifiera donc sa ligne économique, cet après-midi. Du moins, si toute l'attention médiatique ne se focalise pas sur l'agitation du moment, autour de sa vie privée. Cela dit, les deux thèmes se rejoindraient-ils, dans une espèce de soupe de com' indigeste, que ce serait bien dans l'air du temps.

Ainsi, c'est ce que fit l'autre jour, sur une radio pourtant respectable, un commentateur économique. Après avoir fait une savante comparaison des politiques économiques de François Hollande et de Gerhard Schröder, il conclut, hilare, en rappelant que l'ex-chancelier allemand... s'était marié quatre fois, avec quatre femmes différentes. Et, dans un studio mort de rire, de rassurer François Hollande: la vie privée mouvementée n'empêche donc pas forcément l'entrée dans la postérité.

Cela n'apporte vraiment rien à la compréhension des enjeux, s'est-on dit, en entendant ça. Mais cela illustre bien cette si pénible dérive du journalisme contemporain. A savoir, la tentation permanente de l'infotainment: de l'information mélangée au divertissement. C'est la grande mode, à la radio particulièrement. Il n'est désormais plus possible, en France en tout cas, d'y suivre une tranche d'information sans devoir se farcir des journalistes-humoristes revisitant l'actu, dans des chroniques supposées comiques.

C'est vraiment prendre l'auditeur moyen pour un crétin – comme s'il était incapable de suivre ½ heure d'info sans de telles «respirations», ainsi qu'elles sont présentées et justifiées. Cela entretient une confusion des genres permanente: l'actu ressemble à du Nicolas Canteloup, et inversement. Et cela abaisse considérablement le niveau.

Mais, sans doute, ce degré zéro de l'info est-il bon pour l'audimat. Dans ce cas, ...

13/01/2014

Un prétexte, cousu de fil blanc

Presse, Médias, International, Personnalités, Hollande, CopéJean-François Copé à l'attaque, à propos de la vie privée apparemment mouvementée de François Hollande. Hier soir, après s'être retenu pendant 72 heures, le chef de l'opposition a attaqué l'hôte de l'Elysée, dans le prolongement des allégations de presse de vendredi relatives à sa vie privée. Il l'a accusé de dégrader l'image de la fonction présidentielle. Et a invité à davantage d'«humilité» celui qui, lors de sa campagne présidentielle, avait fait la leçon à Nicolas Sarkozy via une mémorable anaphore («Moi, Président de la République», etc.) contenant notamment un engagement de sobriété en termes de vie privée.

Le patron de l'UMP a justifié son attaque par le traitement qu'a réservé la presse étrangère à cette affaire – samedi matin, tout le monde a pu constater combien la presse française était beaucoup plus embarrassée à traiter ce dossier que les médias étrangers. Et Jean-François Copé de se désoler de l'impact déplorable, la semaine dernière, de l'«affaire Gayet», comme de l'«affaire Dieudonné», sur l'image internationale de la France.

C'est assez comique, comme justification: pur prétexte, cousu d'un fil blanc si voyant. En effet, sous Nicolas Sarkozy, la presse étrangère s'effara souvent de la surmédiatisation qu'il faisait lui-même de sa vie privée («Bonne chance mon papa», «Avec Carla, c'est du sérieux», etc.). A l'époque, nul hiérarque sarkozyste ne daigna prendre au sérieux tous ces éditoriaux consternés. Nul ne vit Jean-François Copé brandir le «Herald Tribune» ou le «Daily Telegraph» sous le nez de l'intéressé, pour le sommer à plus de retenue, vu l'image internationale de la France dégradée. Et l'UMP balaya toujours d'un revers de la main cette tonalité très critique des médias étrangers, la réduisant à du «french bashing» minable, mal informé et orienté.

Comme dit l'adage: autres temps, autres mœurs.

10/01/2014

Une hypocrisie, si comique

Il n'était même pas 10 heures, mais on a dû faire plusieurs librairies et kiosques à journaux, ce matin dans Paris. Avant de parvenir à trouver un exemplaire de l'édition spéciale du fameux magazine people qui fait 7 pages sur «L'Amour secret du Président» Hollande. Visiblement, comme il fallait s'y attendre, la revue se vend très bien.

En tout cas, on remercie bien sincèrement sa rédaction. Car en parcourant ces pages, on a deux fois éclaté de rire – ce dont on a peu l'habitude, de grand matin.

D'abord, en constatant que les fins limiers de ce magazine vont jusqu'à identifier le chef de l'Etat (dont le visage n'apparaît pas, sur les photos publiées), ou du moins celui qui a l'air de lui ressembler, notamment en zoomant sur... ses souliers: en comparant ceux qu'il portait tel jour et puis tel autre, etc. Un modèle, décidément, de journalisme d'investigation.

Ensuite, en notant que le magazine justifie cette publication avec un argument d'ordre sécuritaire. A savoir, les dangers que cet «amour secret» ferait peser sur François Hollande, les problèmes qu'il poserait quotidiennement aux agents chargés de sa protection rapprochée, etc. On est là, évidemment, dans la plus pure hypocrisie. Ce qui est recherché avant tout, avec une telle «révélation exclusive», c'est le buzz. Et donc le fric. Point barre.

Mais sans doute la presse people aurait-elle tort de se priver. Puisque ça marche, puisque ça se vend. Quant à savoir si pratiquer ce type de journalisme est possible sans avoir, au fond de soi, quelques scrupules, on laisse les confrères concernés juger. Qui donc serait-on, pour déterminer comme ça, d'autorité, qui aurait le droit, ou pas, à se regarder sans honte dans le miroir?

09/01/2014

Une invasion publicitaire (plus que jamais)

Paris, Patrimoine, PublicitéPlus que jamais la cohue dans les grands magasins parisiens, depuis l'ouverture hier des soldes d'hiver. Saluons donc ce regain d'hystérie consumériste en constatant que, dans la «Ville lumière», semble devenir une tendance lourde l'invasion publicitaire du patrimoine séculaire.

On l'avait noté il y a plusieurs mois déjà, le long des quais de Seine (relire ici). Puis, plus récemment, dans le quartier de l'Opéra Garnier (). A présent, c'est carrément une des plus belles places de Paris qui est concernée, située au coeur d'un quartier qui, pourtant, depuis Malraux, est supposé entièrement protégé, les possibilités d'atteintes (visuelles, notamment) à son cachet patrimonial étant censées être très rigoureusement limitées.

Cela n'a pas empêché la mairie de Paris et le ministère de la Culture d'autoriser que, place des Vosges, dans le Marais, soit apposée une immense bâche publicitaire, vantant un parfum masculin à la mode. Sur plusieurs mètres de largeur et de hauteur, elle recouvre entièrement la façade d'un pavillon de la place, en cours de restauration. Comme dans le quartier Garnier, le passant est avisé du fait que cette pub contribue au financement du chantier, et il est prié de se contenter d'un seul petit mètre de ladite bâche reproduisant en trompe-l'oeil la façade de l'édifice.

Encore bravo.

08/01/2014

Une agitation, assez artificielle

J – 2. Plus que deux jours avant l'entrée en vigueur d'une mesure qui était dans les cartons depuis au moins dix ans, à Paris. Vendredi, en effet, entre en application la réduction de 80 à 70km/h de la vitesse maximale autorisée sur le périphérique: le boulevard le plus fréquenté de France (1,3 million de véhicules par jour), et aussi un des plus denses d'Europe. C'est en 1993 que la vitesse maximale y avait été fixée à 80 km/h. Ces jours-ci, l'on s'active donc pour changer les 150 panneaux de limitation de vitesse équipant la rocade parisienne.

La réforme suscite quantité de débats et d'agitation, dans les milieux politiques parisiens. On a un peu de mal à prendre vraiment au sérieux tous ces échanges.

D'abord, nombre d'arguments ne sont que des postures. Ainsi, quand la candidate de la droite à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, promet qu'elle remettra le périph' à 80km, si elle remporte les élections municipales de mars. Une telle décision ne dépend même pas de la mairie: ce boulevard ayant le statut de voie d'intérêt national, il est de la compétence de l'Etat. Ainsi, aussi, quand la candidate du PS, Anne Hidalgo, se lance dans de grands trémolos écolos, comme quoi cette réduction de vitesse réduira fondamentalement la pollution atmosphérique et acoustique subie par les riverains du périph'. C'est faux. Toutes les études montrent que cela ne jouera qu'à la marge.

En outre, et surtout, ce débat est vraiment très virtuel. Car, comme on l'a déjà écrit dans ce blog (relire ici), la vitesse moyenne de circulation sur le périph' n'atteint pas, en journée, ... 39 km/h. Dès lors, que l'on puisse y rouler jusqu'à 80km/h ou au contraire seulement jusqu'à 70, ce n'est qu'un aimable et très théorique sujet de réflexion. Pour automobiliste coincé dans les embouteillages, et en mal d'occupations.

07/01/2014

Un gros bug après l'autre

Paris, Banlieues, Transports, TechnologiesMauvaise période, décidément, pour les usagers des transports publics en région parisienne. En effet, pour la deuxième fois en trois semaines seulement, un énorme incident technique handicape sérieusement le fonctionnement d'une partie du réseau.

Cette fois, c'est sur la ligne T4 que cela se passe, en banlieue de Paris. Les tramways de cette ligne sont empruntés chaque jour par 30.000 usagers, ce qui n'est tout de même pas rien. Depuis début décembre, un mystérieux problème d'ondes magnétiques perturbe voire empêche les communications radio entre les conducteurs de trams et les postes de commandement de cette ligne. Or, sans ces liaisons radio, les tramways ne peuvent circuler – question de sécurité. Depuis début décembre, les ingénieurs du réseau Transilien s'arrachent les cheveux pour tenter d'identifier les raisons de ce bug. Que certains imputent au processus en cours de basculement vers la téléphonie mobile 4G – transfert technologique qui, décidément, est accusé de tous les maux (relire ici). En attendant que le problème soit réglé, une procédure alternative de communication a dû être mise en place, ce qui nécessite la formation de tous les conducteurs. Cela prend du temps, et donc les usagers sont priés de prendre leur mal en patience. Après avoir été totalement interrompu, le trafic sur cette ligne n'est, à présent, qu'assuré aux heures de pointe.

paris,banlieues,transports,technologiesFin décembre, déjà, ce sont là carrément plusieurs centaines de milliers de voyageurs qui avaient subi les conséquences d'un spectaculaire problème survenu, cette fois, sur le réseau métro de la RATP. De l'amiante avait été découvert dans l'air ambiant d'un poste de commandement en cours de rénovation. Ce local, situé dans le quartier Bastille, avait donc dû être évacué en urgence, par son personnel. Comme il gérait à lui seul la sécurité des lignes 2 (porte Dauphine/Nation), 6 (Charles de Gaulle/Nation), 10 (Boulogne/Austerlitz) et 11 (Châtelet/Mairie des Lilas), le trafic sur ces quatre lignes avait dû être purement et simplement suspendu. Et il avait quasi fallu une demi-douzaine d'heures pour qu'il soit entièrement rétabli.

Un «incident technique» d'une telle ampleur, paralysant totalement la circulation du métro sur tant de lignes et sur des itinéraires aussi fréquentés: du jamais vu précédemment, à la RATP.

06/01/2014

Une récupération, misérable

Début d'année, à Paris. Et semaine pénible, puisque placée sous le signe de la douleur. Ces prochains jours, en effet, auront lieu les obsèques du jeune Antoine. Qui, la nuit du 31 décembre, dans le quartier du Trocadéro, fut tué d'un coup de couteau en pleine poitrine – alors qu'il tentait de récupérer le sac qui venait d'être dérobé à une de ses amies. Le jeune homme n'était âgé que de 20 ans. Originaire de Massy, dans l'Essonne (banlieue parisienne), il était venu dans la capitale avec un groupe de copains, pour y célébrer le Nouvel An. Il n'en est donc jamais revenu.

Fin de la semaine dernière, le Front national – surfant sur l'émoi qu'a suscité ce meurtre dans les milieux identitaires, sur les réseaux sociaux de cette mouvance, etc. – a organisé une cérémonie d'hommage au jeune homme. Le candidat de ce parti pour les prochaines élections municipales à Paris a déposé une gerbe à l'endroit où il avait été poignardé à mort. Pour la formation de Marine Le Pen, ce «jeune héros» est le symbole d'«une génération qui est née et a grandi avec une insécurité de tous les moments».

La propre famille du jeune Vincent a refusé de participer à cette cérémonie. Son père y a vu une «récupération politique» par le FN. Et il s'est clairement démarqué des lépénistes: «Je ne suis pas du tout dans ce genre d'idées, et il ne faut pas se servir de ce drame pour raviver la flamme de cette idéologie». Aux frontistes qui, bien sûr, pointent du doigt les jeunes basanés des banlieues comme étant les responsables de cette mort, le père du jeune homme a eu ces mots: «Vincent avait des amis de toutes les confessions, donc on ne va pas mettre sa mort sur le dos des uns ou des autres». Mais le FN a fait la sourde oreille et a maintenu sa manifestation, estimant de son «devoir d’honorer Antoine».

Décidément tout est bon, pour tenter de grappiller quelques voix supplémentaires aux élections.