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05/02/2014

Une sécurité, décontractée

Une partie de la journée d'hier passée à la Cour d'assises de Paris. Où s'est ouvert le premier procès tenu en France d'un Rwandais présumé complice de génocide et de crimes contre l'humanité.

C'est complètement périphérique par rapport au caractère historique de ce procès, c'est même certainement très anecdotique, mais ne nous a pas échappé le fait que, pas une fois au cours de la journée, pendant nos déambulations dans le Palais de justice, nos affaires n'ont été contrôlées. Et pas une fois on n'a dû passer par un portique de sécurité.

Alors, certes, après avoir (très) vaguement montré patte blanche, on a bénéficié des accès au Palais qui sont réservés aux «professionnels» (magistrats, avocats, greffiers, journalistes, etc.), auxquels n'a pas droit le grand public. Mais tout de même: aurait-on été animé de noirs desseins qu'on aurait pu, sans le moindre problème, dans cette salle d'audiences de Cour d'assises, sortir de notre sac un couteau, une arme ou un pain de plastic.

On a été ravi, pendant toute la journée, du temps que nous a permis d'épargner ce dispositif de sécurité si décontracté. En y repensant, toutefois, on s'est demandé s'il n'avait tout de même pas été un peu léger.

Commentaires

Il est vrai qu'un paralytique comme le prévenu risquerait bien de voir les terrrribles assaillants de l' « Akazu » venir le libérer dans sa chaise roulante ! Ce n’est pas le tyran Kagamé qui va envoyer ses sbires pour le tuer, comme il le fait contre ses anciens complices qui voudraient causer…

(L’ « Akazu » est une société secrète n'ayant jamais existé que dans les délires de Colette Braeckman votre consœur et compatriote illuminée ! Même le très orienté tribunal d'Arusha en Tanzanie en est arrivé à cette conclusion…)

Tous les matins à 8h00, en face de chez moi, trois véhicules toutes sirènes hurlantes débouchent de la prison de Fresnes pour filer vers le Nord : Une banale ambulance encadrée de deux véhicules de police. Je suppose que c’est le convoi du prévenu se dirigeant vers le palais de Justice.

Ce procès est une farce pour ceux qui lisent Pierre Péan plutôt que les chargés de presse de la tyrannie de Kigali qui dicte à la grosse presse sa ligne de conduite.

Bernard Lugan a fait ces jours derniers sur son site une synthèse en vidéo de toute cette affaire Rwandaise.

Écrit par : cp | 05/02/2014

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