Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/05/2014

Une «reprise mitigée»

Paris, Economie, Emploi, Social, TourismeL'autre jour, dans ce blog, on écrivait combien les bons chiffres de la fréquentation touristique à Paris étaient importants, s'agissant d'un secteur économique vital pour la «Ville lumière». C'est ce que met également en lumière la dernière note de conjoncture que l'Insee (Institut français de la statistique) a publiée hier, consacrée à l'emploi à Paris et dans sa banlieue. A sa lecture, on perçoit combien ces chiffres corrects de la fréquentation touristique sont une bonne nouvelle, tant les derniers mois de 2013 n'avaient pas été folichons. Ainsi, «entre juillet et décembre 2013, les nuitées ont diminué de 0,6% par rapport à l’an passé. L’activité pâtit de la forte diminution de la fréquentation hôtelière de la clientèle française (-9,1% en un an sur la période de juillet à décembre 2013), qui n’est pas entièrement compensée par la fréquentation plus importante de la clientèle étrangère (+6,3%)».

Malgré cette fréquentation hôtelière «en demi-teinte fin 2013», «le secteur de l’hébergement (touristique) et de la restauration reste dynamique (1700 emplois supplémentaires, soit +0,6% en un an)». Cela tombe d'autant mieux que, dans nombre de secteurs de l'économie parisienne, cela patine. Dans le commerce, l'emploi «se stabilise», guère plus. Dans la construction neuve, «l’activité est orientée à la baisse». Dans l'industrie, «l'emploi continue de reculer» (61.000 postes perdus ces six dernières années).

Au total, à la fin 2013 et tous secteurs confondus, l’emploi n'a progressé que de 0,3%, dans la capitale. Logiquement, «la progression du nombre de demandeurs d’emploi n’a que faiblement ralenti», les chiffres du nombre de demandeurs d'emploi parisiens (875.000) dépassant même «les niveaux record enregistrés au cours des quinze dernières années». Ce qui place le taux de chômage parisien à 8,6%, en diminution trimestrielle très infime (-0,1). Conclusion? La capitale ne bénéficie que d'une «reprise mitigée» de son économie.

Et il n'est pas sûr que les Parisiens s'en consoleront en apprenant qu'en province, la situation de l'emploi est encore moins enviable (il y a régressé de 0,4%), et/ou que le taux de chômage en France métropolitaine dans son ensemble (9,8%) est encore plus élevé qu'à Paris.

Les commentaires sont fermés.