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17/06/2014

Une tension croissante

Septième jour consécutif de grève, dans les chemins de fer français. Plus les jours passent, plus la tension monte, parmi les usagers. En particulier dans les gares de la région parisienne, qui sont les plus fréquentées du pays – chaque jour, des millions d'usagers transitent par elles.

Les premiers à subir cette tension croissante sont les «gilets rouges»: le personnel embauché par la SNCF (souvent des vacataires ou des jeunes) pour informer les usagers désorientés et leur porter assistance. Eux qui ne sont pour rien dans ce mouvement des cheminots se prennent de plus en plus souvent les réactions de colère voire d'agressivité des voyageurs. Des incidents ont également été déplorés hier, qui était jour du début des épreuves du bac: des usagers ont refusé qu'aient un accès prioritaire aux trains les candidats bacheliers arborant pourtant le badge «Priorité Exams» édité par la SNCF à leur intention. Autres éclats de voix: ceux, de plus en plus fréquents, que suscite la présence, dans les gares, de délégations de syndicats grévistes venus s'assurer que la grève se déroule comme ils l'entendent.

Et les altercations en viennent à se multiplier entre les voyageurs eux-mêmes, loin de la solidarité qui aurait pu unir ces involontaires compagnons d'infortune de galère ferroviaire. On se bouscule pour pouvoir monter dans les trains, on se dispute les rares places assises, on s'agglutine dans des rames encore plus bondées que d'habitude, on s'énerve pour un rien, on s'invective à longueur de journées. Et pour cause, les gens commencent à être épuisés, donc sont sur les nerfs. Eux qui, depuis sept jours, sont contraints à des levers beaucoup plus matinaux et à des retours beaucoup plus tardifs que d'habitude, et ont déjà accumulé des heures et des heures d'interminable attente, sur les quais.

A ce train-là, si l'on ose dire, il ne faudrait vraiment pas que ce mouvement perdure encore trop longtemps. Sous peine que, dans les gares, le climat finisse par devenir vraiment irrespirable.

11:52 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transports, social

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