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27/06/2014

Une nuisance qui s'accentue

Paris, SécuritéCela a été le chiffre de la semaine, à Paris, et il y a été énormément médiatisé. 1,5 million. Soit le nombre d'appels intempestifs qu'a reçus la brigade des sapeurs-pompiers de la capitale, en 2013. Des appels «qui n’ont pas concerné les services de secours d’urgence, et ont encombré les lignes téléphoniques du centre opérationnel». 1,5 million d'appels incongrus, sur les 2 millions d'appels parvenus à cette brigade, l'an dernier.

Selon la préfecture de police, «cette situation n’a cessé de s’accentuer, ces trente dernières années». C'est notamment dû à ce que les pompiers appellent les «bruits de poche» (ou de sac à main). A savoir, les appels passés par des portables dont le clavier se déverrouille et compose, sans la volonté du détenteur du téléphone, les numéros 112 ou 18. Le phénomène devient vraiment problématique, pour le Centre de traitement de l’alerte: la plateforme qui gère les appels aux numéros d'urgence, et qui réceptionne quotidiennement plus de 7200 appels. Selon elle, ces appels «sans lien réel avec la notion d’urgence parasitent considérablement le travail des opérateurs».

Aussi, la brigade a réorganisé son fonctionnement. Désormais, le central téléphonique comporte un premier niveau, dit de «débruitage». Son but est précisément de «dépolluer» les appels non désirés. C'est seulement une fois ce tri effectué que l’opérateur chargé du traitement des demandes redirige vers les secours les appels qui le méritent bel et bien.

Paris, Sécurité«L’objectif est de concentrer l’emploi des hommes et des matériels sur les interventions urgentes, de manière à préserver la qualité du service sur les détresses avérées», explique la préfecture.

C'est bien le moins, n'en déplaise et en dépit des facéties de la téléphonie.

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