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01/07/2014

Une première après l'autre

Justice, Personnalités, SarkozyUn ex-Président après l'autre. Fin 2007, Jacques Chirac était entré dans l'Histoire, en devenant le premier ancien chef d'Etat à être mis en examen. Ce mardi, son successeur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, est carrément devenu le premier ex-hôte de l'Elysée placé en garde à vue. Dans le cadre des soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur lui.

La réforme en cours de la garde à vue, qui crée des nouveaux droits pour le justiciable, n'entrera en vigueur qu'en 2015. Dès lors, le justiciable Nicolas Sarkozy ne pourra, dès à présent, en bénéficier. S'il y a une logique dans tout cela, il n'en sera nullement chagriné, puisque son propre parti, l'UMP, a toujours bataillé contre un tel assouplissement, jugé «laxiste», de cette mesure de privation de liberté.

En revanche, la réforme de la garde à vue de 2011 (ici) s'applique bel et bien à l'ex-Président. Elle permet notamment à l’avocat de s’entretenir pendant 30 minutes avec son client avant son placement en garde à vue, de consulter ses procès-verbaux d’audition, voire d'assister aux interrogatoires. Léger problème, dans le cas d'espèce: le propre avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, est... lui aussi et au même moment, dans un bureau différent de la police judiciaire, gardé à vue: dans ce même dossier de trafic d'influence présumé.

Rien n'est jamais simple, décidément, dans les «affaires» des partis politiques français.

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