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10/11/2014

Un accueil assez tiède

Quatre jours plus tard, on attend toujours l'enthousiasme général... 

 

Jeudi soir, en clôture de son show radiotélé, François Hollande avait sorti un lapin parisien de son chapeau: son soutien à la candidature de la «Ville lumière» aux Jeux Olympiques de 2024 (et à l'Expo universelle de 2025). Mais c'est un accueil finalement assez tiède qui lui est réservé. Ce qui, du reste, n'est jamais qu'une confirmation (relire ).

 

«Avoir des rêves, c'est magnifique. Les réaliser, c'est encore mieux», avait réagi, dès vendredi, la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. «Je sais ce qui se passe quand le rêve se fracasse à la dure réalité...», avait-t-elle ajouté, en allusion à l'échec qu'ont essuyé les trois dernières candidatures de la capitale française pour un tel événement. «Cela me choque que, aux Français qui sont au chômage, François Hollande n'ait rien d'autre à proposer que d'avoir les Jeux dans vingt ans!», a fustigé, hier soir, l'ex-ministre UMP Bruno Le Maire.  «Je ne crois pas que ce soit la priorité des Français», avait commenté, auparavant, la sénatrice (centriste) de Paris Chantal Jouanno. «Compte tenu de la situation économique de notre pays» et de «l’expérience des JO dans plusieurs capitales», il faudrait plutôt privilégier une candidature à l’Expo, a estimé François Fillon.

 

Les promoteurs du projet n'en sont pas moins galvanisés par le soutien de François Hollande. Ils ont déjà imaginé un «village olympique éphémère sur les bords de la Seine», «entièrement démontable» après les Jeux, la transformation du Trocadéro en «Place des médailles», et la projection sur l'Arc de Triomphe des visages des médaillés olympiques, les soirs de leurs victoires.

 

Paris a jusqu'à septembre pour se décider. Les villes retenues officiellement candidates seront listées par le CIO en mai 2017 – ouh là: en plein dénouement des prochaines élections présidentielles... Et c'est en septembre de la même année que la ville lauréate sera désignée. Du coup, si d'aventure la France se lançait dans une telle démarche de candidature, la décision fatidique couronnant ce processus tomberait dès la première rentrée de son prochain Président.

 

Un beau cadeau de bienvenue, en somme. Ou un gros boulet, à traîner pendant tout son quinquennat.

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