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16/01/2015

Un souvenir douloureux ravivé

Un moment «fort», «très émouvant», «triste, mais en même temps réconfortant». A en croire les échos de voisins, les habitants de notre quartier Saint-Sabin ont vraiment apprécié la réunion que la mairie a organisée mardi soir, que ce blog avait annoncée (voir plus bas). Réunion à l'attention spéciale des riverains de l'ex-rédaction de «Charlie Hebdo», rue Nicolas Appert. Un moment ensemble, pour notamment avoir la possibilité d'exprimer son ressenti des événements.

 

On n'a pas pu y participer. Car, ce soir-là encore, on a dû rester jusque tard au bureau, et la réunion était finie à l'heure où on en est sorti. Mais plus de 400 voisins, eux, étaient présents. Lors de la minute de silence en hommage aux victimes des attentats, tous avaient un crayon à la main.

 

On a pu le constater ces dix derniers jours, auprès des plus anciens du quartier: cette actualité a ravivé chez eux un douloureux souvenir.

 

Un souvenir vieux de vingt ans: remontant à l'époque où la capitale française avait été ensanglantée par une vague d'attentats perpétrés par les islamistes du GIA algérien. Le 3 septembre 1995, une bouteille de gaz avait explosé dans ce même quartier: Boulevard Richard Lenoir, en plein marché.

 

Cet attentat n'a pas laissé une très grande trace dans la mémoire collective parisienne – assez peu de médias français l'ont d'ailleurs évoqué, ces derniers jours. C'est dû au fait que, ce jour-là, seuls des blessés (mais pas légers) avaient été déplorés. A l'inverse de ce qu'il s'était ensuite passé dans le réseau du RER B. Huit morts à la station «Saint-Michel», le 25 juillet 1995. Puis sept à «Port Royal», le 3 décembre 1996. Il n'empêche, nos voisins les plus âgés du Boulevard Richard Lenoir, eux, n'ont jamais oublié cet attentat contre leur marché. Jamais oublié non plus que les poseurs de bombes avaient placé des clous dans la bouteille. Pour que, quand elle explose, les blessures fassent bien mal, soient encore plus profondes, entraînent des séquelles encore plus durables.

 

1995-2015: la sauvagerie n'attend pas le nombre des années.

Commentaires

Enfin bref, Edwy Plénel nous avise depuis cinquante ans que la bête immonde menace, que le fascisme taraude l'esprit de ceux qu'il désigne comme les adversaires absolus, les islamophobes genre Charlie, quoi ! Et ben, observons que le fascisme n'a pas frappé à Médiapart ! Et Charb est au cimetière, alors qu'Edwy vit sous la menace de l'ustensile le plus dangereux: Son lit ! A cent ans, peut-être...

Écrit par : cp | 16/01/2015

@cp: Edwy Plenel ne risque rien des islamistes, puisqu'il est devenu un grand ami de Tarik Ramadan et participe à leur propagande.
On comprend mieux pourquoi il a si violemment dénigré le livre de Houellebecq et sa dénonciation des élites soumises/collaborationnistes.

Écrit par : GDB | 16/01/2015

Marrant, le terme "laïcard" qui agrémenta moult tribunes ces dernières années a totalement disparu du babil de la France sermonneuse ! Tous avec Charlie. La soirée piteuse qu'organisa Médiapart après le drame nous montra quelques exemplaires larmoyants de ces éternels contempteurs pour le coup déboussolés d'avoir à pleurer ceux-là même qu'ils fustigeaient 24 heures avant.

Écrit par : cp | 18/01/2015

Les commentaires sont fermés.