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22/01/2015

Une parenthèse refermée

A un moment, il faut que les affaires reprennent. C'est sans doute ce que vient de se dire le groupe JC Decaux: le géant mondial de l'affichage publicitaire et du mobilier urbain, omniprésent à Paris – comme dans tant d'autres villes et capitales.

Dans le onzième arrondissement, mais pas seulement, dès la semaine qui avait suivi la vague d'attentats, ce groupe avait temporairement suspendu une série de ses contrats d'affichage. A la place des campagnes commerciales qui étaient prévues, il avait fait placarder de grands «Je suis Charlie», sur nombre de ses panneaux publicitaires (aux arrêts de bus ou de tramway, sur les flancs de kiosques à journaux, etc.). En termes d'image, donc, l'entreprise avait jugé important de s'afficher – c'est le cas de le dire – comme étant à l'unisson de l'émotion de la population. Cela a duré une dizaine de jours.

Cette semaine, en effet, dans le onzième en tout cas, on ne voit plus ces grands placards publicitaires noirs aux lettres capitales blanches, en hommage à l'hebdo endeuillé. Sur les panneaux JC Decaux, la routine de la réclame commerciale ordinaire a repris, vantant son habituel cortège de futilités.

11:42 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, publicité

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