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30/06/2015

Une double peine

Les petits vieux et les personnes fragiles vont doublement déguster, à Paris. Une canicule: 40° en journée, et pas moins de 25° la nuit. Et, en plus, un épisode de pollution atmosphérique. Les particules fines ne sont, cette fois, pas en cause: c'est une pollution à l'ozone. Comme déjà vendredi et comme encore demain mercredi, les seuils d'alerte devraient être atteints, voire dépassés, ce mardi, dans la capitale française.

Les autorités sont évidemment sur les dents. Nul n'a oublié la conséquence sanitaire de la canicule historique de l'été 2003: 19.000 décès prématurés. Depuis, des mesures ont été prises, tant en termes d'organisation des pouvoirs publics que de sensibilisation de l'opinion et d'équipement des maisons de repos. Mais c'est peu dire que la situation ne s'est pas vraiment améliorée aux services des urgences des hôpitaux. «On est au bord de la rupture!», s'alarmait le dirigeant du syndicat des médecins urgentistes, ce matin sur une radio.

C'est donc là encore et toujours que, ces jours prochains, cela pourrait à nouveau coincer. Avec, comme il y a douze ans, des conséquences dramatiques?

29/06/2015

Un tarif qui devient prohibitif

arts,culture,musées,gouvernement,economieUn peu de culture, pour bien débuter la semaine. Mais, en l'occurrence, une mauvaise nouvelle. En provenance du Louvre – qui, décidément, n'en rate pas une (relire ici, ou ). A partir de mercredi, le prix du billet d'entrée y passera à 15€. Contre 12€ aujourd'hui.

L'institution argumente que, de la sorte, les expositions temporaires deviendront, bien plus qu'aujourd'hui, la «porte d'entrée vers le musée». Car ce billet à 15€ donnera accès aussi bien aux collections permanentes qu'aux expositions. Et elle fait valoir que c'est même une diminution de tarifs: aujourd'hui, le billet jumelé (donnant accès aux expos et aux collections) est à 16€. Il n'empêche, dans les faits, la majorité des quelque 9 millions de visiteurs annuels du Louvre choisissant de visiter soit ses collections, soit une expo, la plupart du temps, ils paieront davantage qu'auparavant.

Derrière ces arguments spécieux, se cache en fait une nécessité beaucoup plus prosaïque. Vu les baisses des dotations que lui verse l'Etat, Le Louvre doit, comme les autres musées, accroître sa part d'autofinancement. Et il estime que cela passe notamment par une hausse de ses tarifs.

Ces trois euros de plus n'incommoderont sans doute pas exagérément les touristes étrangers, qui constituent 70% de sa clientèle. En revanche, pour une famille nombreuse venue de province passer quelques jours de vacances dans la capitale, 15€ par personne, cela commence à faire cher – a fortiori que les audioguides, bien sûr, ne sont pas compris dans le tarif.

A part cela, en 2012, le candidat François Hollande avait notamment promis, s'il était élu à l'Elysée, de «soutenir l'accès à la culture et à la création artistique».

Encore bravo.

26/06/2015

Une communication très orientée

Une fois n'est pas coutume, un sujet très léger, pour bien achever la semaine. Un petit retour sur cette controverse assez ridicule qu'a provoquée Ségolène Royal, l'autre jour, à propos du Nutella – si par extraordinaire cela vous avait échappé, un résumé de cela par exemple .

De tout ce débat, les Français ont sans doute retenu qu'ils n'avaient pas à culpabiliser: pouvaient continuer à engouffrer leur pâte à tartiner préférée, au petit-déjeuner ou au goûter. A fortiori – cela leur a été dit et répété – qu'elle a un petit côté «made in France». Mais oui, le Nutella, en Normandie, ce sont des centaines d'emplois.

Oui, mais non.

Autant on peut argumenter pour ou contre le côté écologiquement correct de ce produit, ou pas, autant il est difficile de lui trouver le moindre bénéfice en termes de santé. Vu que le Nutella, c'est avant tout, et pas qu'un peu, ... du sucre et du gras.

A ce sujet, une union de consommateurs a mis en ligne une petite vidéo qui déconstruit bien la communication de Ferrero. Elle relève que les campagnes publicitaires de cette marque relatives au Nutella mettent en avant les composants de ce produit qui sont valorisants (les noisettes, le lait et le cacao). En revanche, elles ne précisent bien sûr pas que les deux tiers de la recette de la pâte à tartiner proviennent de deux ingrédients qui, eux, d'un point de vue nutritionnel, n'ont rien d'affriolant: le sucre et l'huile – qui ne contribuent pas peu à l'obésité infantile.

C'est vieux comme le monde, cette technique publicitaire. Mais cela continue à marcher, visiblement.

Longue vie, donc, au Nutella.

25/06/2015

Un (léger) désir

Personnalités, Strauss-Kahn, Justice, Economie, FemmesIls sont minoritaires dans l'opinion, mais tout de même pas en nombre négligeable. A en croire un sondage rendu public ce jeudi, 38% des Français souhaitent un retour de Dominique Strauss-Kahn dans la vie publique. L'électorat de gauche est partagé à parts égales sur cette éventualité, qui est majoritaire (54%) chez les sympathisants socialistes.

Une part de ces inconditionnels de DSK doit sans doute considérer qu'il a été victime d'une machine médiatico-judiciaire qui, pendant trois ans, l'a broyé, pour finalement le relaxer. En revanche, à moins que le scabreux, voire le glauque, soit devenu tendance en France, il est plus douteux que cette envie de lui soit stimulée par l'aperçu de sa vie privée qu'a donné ses comparutions judiciaires. On peut d'ailleurs noter que les femmes (33%) sont moins nombreuses que les hommes (44%) à vouloir son retour.

Sans doute, donc, est-ce avant tout l'économiste Strauss-Kahn qui est regretté par ses supporteurs. Qui ont la «nostalgie de sa parole économique», dixit le sondeur Bernard Sananès.

C'est parfaitement leur droit, mais c'est tout de même assez piquant, et doublement.

D'une part, et principalement, autant plus grand monde au PS ne se réclame de l'homme Strauss-Kahn – jugé définitivement trop sulfureux – , autant la ligne politico-économique qu'il incarne (le social-libéralisme, pour dire vite) est majoritaire, dans ce parti comme au gouvernement. Les Valls, Macron et autres Sapin font-ils autre chose que du strauss-kahnisme? On ne peut donc pas dire qu'il y ait un vide doctrinal à combler, en la matière. D'autre part, et accessoirement, les hasards de l'actualité veulent que ce sondage tombe au lendemain de la publication des derniers chiffres mensuels en date du chômage, qui, une fois de plus, sont mauvais. Et donc illustrent bien l'efficacité très perfectible de cette ligne économique social-libérale.

24/06/2015

Une apparition très inattendue

Plus grand-chose ne nous étonne, en politique française. Mais là, on l'avoue, on ne s'y attendait pas du tout, donc on a été un peu surpris. L'apparition, dans le débat hexagonal, ... de Gandhi.

C'est au centriste François Bayrou que l'on doit cette apparition inattendue. Ce matin, l'ex-ministre de l'Education – très lettré, et qui aime le rappeler – a raconté que l'Indien, chaque matin, quand il s'installait à sa table de travail, ne manquait jamais de saluer à haute voix «les espions». Manière de leur faire savoir, ainsi qu'à leurs commanditaires, qu'il n'était pas dupe de la surveillance dont il faisait l'objet. On avoue platement qu'on ignorait cette anecdote historique.

François Bayrou l'a narrée en réagissant au scandale qui a éclaté hier soir: la révélation, dans le cadre de WikiLeaks, de la mise sur écoutes de trois Présidents français (François Hollande, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac), par la NSA américaine. Révélation qui, évidemment, depuis, suscite un tombereau de réactions indignées, à Paris.

«Un jeu de rôles», «du théâtre»: c'est ce que relativisaient, assez justement, quelques éditorialistes en train de débattre sur une télé, ce matin. Le portable d'Angela Merkel elle-même ayant été longtemps écouté – à supposer qu'il ne le soit plus, actuellement –, nul, bien sûr, en haut lieu à Paris, n'imaginait une seule seconde qu'un traitement différent avait été réservé aux plus hauts dignitaires français.

23/06/2015

Un «engouement populaire» (paraît-il)

Paris, International, SportsGrosse opération de communication à l'Hôtel de Ville, à midi. Car Paris, ce mardi, confirme qu'elle est bien officiellement candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2024. Qui sait la quatrième fois sera-t-elle la bonne? Ses trois tentatives précédentes d'organiser cet événement sportif mondial avait toutes échoué.

Si l'on en croit le dernier sondage en date, les habitants de la Région parisienne soutiennent massivement le projet. Ils n'en ont pas moins mis du temps avant de s'enthousiasmer. Il y a quelques mois encore, à l'image de la maire elle-même, Anne Hidalgo – qui, houspillée par François Hollande, a fini par se bouger –, ils n'avaient pas l'air très emballés. La peur de se prendre une quatrième gifle consécutive?

Mais à présent, donc, les habitants de la «Ville lumière», seraient conquis. On est prié de s'en référer aux enquêtes d'opinion pour s'en convaincre, puisqu'aucune consultation en bonne et due forme de la population parisienne n'a eu lieu, avant l'officialisation de cette candidature.

En ce qui concerne notre modeste petite personne de Parisien moyen, en tout cas, depuis six mois que cette idée de candidature circule, pas un habitant de la capitale – pas un seul –, parmi tous ceux que l'on côtoie dans la vie quotidienne (dont pas mal de sportifs amateurs), ne nous a jamais parlé de ces JO de 2024 à Paris. L'«engouement populaire» allégué par les médias, les sondeurs et les politiques, donc, on ne l'a pas vraiment ressenti.

Mais on n'a jamais prétendu non plus être d'office un Parisien complètement représentatif.

22/06/2015

Une fête, malgré le contexte

Hier, comme chaque 21 juin, la Fête de la Musique. C'est peut-être/sans doute la moindre des choses, mais on peut tout de même saluer qu'elle ait été maintenue. Alors qu'en région parisienne (mais aussi dans les Alpes maritimes), "Vigipirate", le plan de vigilance antiterroriste, est à son degré d'alerte maximum.

A Paris, singulièrement, ce n'était pas gagné d'avance de laisser ainsi les foules se réunir sur la voie publique et de faire en sorte que tout se passe bien, d'un point de vue sécuritaire. Alors que les forces de l'ordre sont sur les dents voire sont à bout, elles qui ont été tant sollicitées depuis les attentats de janvier. Et pourtant, tout s'est globalement bien passé: aucun incident majeur n'a été déploré. Même François Hollande s'est offert un bain de foule sans encombre – ni enthousiasme exagéré du public... –, dans les jardins du Palais royal.

Que ce rite musical annuel ait été maintenu en dépit de ce contexte si tendu, et que cette mauvaise ambiance n'ait apparemment pas nui aux découvertes culturelles, ce doit être la bonne nouvelle de ce début de semaine.

 

PS. Légère agitation ce matin, dans notre 11e arrondissement. Rue Nicolas Appert, sur le coup de 10 heures, une escouade d'experts de la police scientifique a débarqué sur les lieux de l'attentat du 7 janvier: dans l'immeuble où était établie la rédaction de "Charlie Hebdo". Pour encadrer leur arrivée, d'innombrables cerbères, lourdement armés, avaient été déployés. L'histoire ne dit pas quelles investigations et constatations doivent encore être menées sur la scène de crime, près de six mois après qu'il a été commis.

19/06/2015

Un talent qui manquera

Littérature, Culture, Personnalités, Paris, Histoire«La foule ondule et fait ressac. Soudain, elle s'égrappe, bouscule, emporte le policier, submergé par la vague. Il recule et tangue dans la débandade, le corps serré contre des édredons de poitrines, des poings prêts à cogner ou des rebonds de ventre. Il s'emboîte et se rebiffe. Mais peine perdue. Ce n'est plus lui qui gouverne. C'est le courant. C'est la mer.

Il perd la direction qui le mène. Il hume des odeurs d'aisselles, des transpirations intimes, des haleines d'oignon et de vin. Il rouspète mais il n'est rien.

La vague est plus forte. La mer est plus forte.

Il est tiré à diable et le peuple l'emporte».

Ne pas achever la semaine sans saluer la mémoire de Jean Vautrin, décédé mardi. Car, à notre sens, il fait partie des écrivains qui ont le mieux décrit Paris. Et, avec sa monumentale fresque (plus de 600 pages) «Le cri du peuple», il a inscrit en lettres d'or dans le patrimoine littéraire français le si passionnant moment historique que fut La Commune de Paris: ce soulèvement populaire qui, au printemps 1871, fit trembler la «Ville lumière», puis fut réprimé dans le sang.

Plus de dix ans déjà qu'on a lu ce livre – adapté ensuite en BD par Tardi – et on en garde encore un souvenir vivace. Incroyable roman: foisonnant, truculent, prenant. On y repense chaque fois que le hasard de nos pérégrinations dans Paris nous conduit à Butte aux Cailles ou dans d'autres quartiers ayant vécu si intensément La Commune, quartiers que Vautrin narra si bien.

Littérature, Culture, Personnalités, Paris, HistoireQuelques lignes de lui encore, donc, pour le plaisir.

«Fosses communes. Horribles fosses du square de la Tour-Saint-Jacques, du Père-Lachaise, noirs suaires, entassements de cercueils. Salle des fusillés, tombereaux de cadavres, champs de massacrés! Au pied des murs, le long des ruisseaux, devant les hôpitaux, les frères assassinés reposent.

Les minutes béquillent. La morale fane. Les corps sont blasés. En tous points de la capitale monte une horreur visible».

18/06/2015

Une invitation «à partager»

Quittant la maison ce matin, découvert dans la boîte aux lettres une invitation. Signée "Les voisins de Charlie".

Il s'agit d'«un collectif d'habitants créé à la suite des attaques de janvier», qui ont endeuillé notre quartier Saint-Sabin, dans le onzième arrondissement. Il regroupe des riverains notamment de la rue Nicolas Appert. A savoir, la ruelle derrière chez nous, dont toute la France, sous le choc, découvrit l'existence, le 7 janvier. Car c'était là qu'était installée la rédaction de "Charlie Hebdo". Elle a déménagé, depuis, mais, plus de cinq mois plus tard, les gendarmes stationnent toujours en permanence dans cette allée, et des touristes du monde entier continuent de venir la visiter.

Cet attentat a évidemment traumatisé, et durablement, tous les habitants du quartier. Il n'en a pas moins laissé les membres de ce collectif bien «décidés à réinsuffler de la vie, de la joie et de la citoyenneté dans notre village». Ce dimanche, donc, ils invitent «avec joie» les riverains à participer à un «brunch de quartier», à «partager» autour d'«une grande table commune». Cela se déroulera dans cette même rue Nicolas Appert.

A en juger aux logos figurant sur le bristol des "Voisins de Charlie", plusieurs commerces du quartier sont partenaires de l'opération, et elle a reçu le soutien de la mairie de Paris.

Bien. A la fois cette solidarité de tous, et ce désir de recréer du lien.

17/06/2015

Un printemps différent

Arts, Transports, MétroC'est le printemps de l'art urbain, décidément, à Paris. Après les fresques sur la façade du ministère de la Culture puis sur le périphérique (relire ici ou ), c'est au tour des sociétés de transport de s'y mettre.

Ainsi, en l'honneur d'un des grands festivals de l'été rock parisien (), la RATP a une nouvelle fois métamorphosé la station de métro Duroc (lignes 10 et 13), dans le très chic septième arrondissement. En ce moment, les grands panneaux publicitaires en 4 par 3 qui ornent ses murs n'affichent plus de la réclame traditionnelle. Mais... des affiches «Rock’Art», imaginées spécialement pour l'occasion par des créateurs, qui y illustrent les vedettes de ce festival. Au passage, comme chaque été à cette époque, la station a changé de nom: elle a été temporairement rebaptisée «Durock».

Une quinzaine de stations plus loin, et là à une plus grande échelle, débute demain matin l'opération «Art Residence». Cela se passe à Paris-Nord, la plus grande gare d'Europe. Jusqu'au 8 juillet, elle sera le lieu de résidence de seize artistes de street art. Qu'ils viennent de France ou de l'étranger (Berlin, Londres, New York ou Barcelone), qu'ils soient créateurs vedettes confirmées ou en devenir, ils et elles ont reçu carte blanche. Pour redécorer des quais de la gare et des couloirs du métro avec des peintures, des fresques, des pochoirs et des collages.

Arts, Transports, MétroL'idée est venue d'un collectif d'usagers de Paris-Nord, né en 2013 et baptisé « Quai 36 ». Du nom d'une des voies de la gare d'où partent et arrivent les trains en direction ou en provenance du Nord, la région d'origine des initiateurs de ce projet. Ce groupe d’amis et de passionnés d'art urbain voulait revaloriser l’espace public, offrir aux centaines de milliers d'usagers quotidiens de la gare une «expérience à la fois esthétique, culturelle et profondément humaine». La SNCF, séduite par le projet, l'a validé et a même accepté de le financer.

Cela ne manque pas de piquant ni même d'un certain panache, voire d'élégance. Venant d'une société de transport qui, à longueur d'années, peste contre les tags, grafs et autres graffitis. Consacre un budget très important à leur nettoyage. Et, quand elle réussit à attraper leurs auteurs, les traîne systématiquement en justice – obtenant parfois qu'ils soient condamnés à lui verser des dommages et intérêts d'un montant considérable.

16/06/2015

Un million d'emplois, au moins

Le gouvernement Valls consacre énormément d'énergie au secteur économique du tourisme. L'autre jour, il a adopté un plan destiné à le développer. Et pas plus tard qu'hier, le ministre Laurent Fabius a reçu et fait les yeux doux au PDG d’AirBnb, Brian Chesky. La France est la destination touristique la plus recherchée par les voyageurs qui utilisent ce service. Depuis sa création, en 2008, il a envoyé quelque 4 millions d'étrangers loger chez l'habitant, dans l'Hexagone.

Des statistiques parues ce matin () détaillent le poids de ce secteur économique. Il génère à lui seul quelque 1,3 million d'emplois à l'année. A savoir, 1 million d’emplois locaux liés à la présence de touristes (hébergement, restauration, etc.), et 0,3 million liés à la préparation du voyage et à sa réalisation (agences de voyage, sociétés de transports, etc.).

C'est dans les centres urbains – bien davantage qu'en zones rurales, littorales ou montagneuses – que l'emploi lié au tourisme est le plus massif et le moins lié aux fluctuations saisonnières. Et cela profite bien sûr au premier chef à Paris et à sa région, qui ont la chance d'accueillir treize des vingt sites français les plus visités (Disneyland Paris, le Louvre, Versailles, etc.). Ainsi, à elle seule, la zone capitale concentre près du tiers de la richesse dégagée par le tourisme en France métropolitaine et des emplois qu'il y crée.

Le gouvernement se dit donc sans doute que cela mérite bien quelques courbettes, faites à des piliers du tourisme mondial comme AirBnb. Même si, dans le même temps, d'autres niveaux de pouvoir, sinon grimacent face aux agissements de ces sociétés, du moins tentent de les cadrer. Voir les efforts déployés par la mairie de Paris (, par exemple), pour que le statut de «capitale mondiale de la location entre particuliers» dont jouit la «Ville lumière» ne nuise tout de même pas trop ni au logement résidentiel, ni au secteur hôtelier traditionnel.

15/06/2015

«Une fête pour tous»

Football, Sports, Social, Gouvernement, EconomieC'est sans doute la moindre des choses, mais cela n'en reste pas moins une bonne idée. Le gouvernement a réservé 20.000 tickets d'entrée pour les matchs de foot qui se tiendront dans le cadre de l'Euro 2016, l'été prochain en France. Ces billets seront gracieusement offerts à «des publics en difficulté». Histoire que ce tournoi ne soit «pas réservé à quelques-uns», mais constitue réellement «une fête populaire», qui «rassemble les Français partout sur le territoire, au-delà des dix villes hôtes de la compétition».

Concrètement (voir ), ces 20.000 places viendront récompenser les meilleures initiatives associatives d'animation construites autour de cet événement, et qui visent les jeunes, les seniors, les handicapés, les personnes en difficulté sociale, ainsi que les habitants de zones urbaines sensibles.

De quoi dissiper sans doute un peu l'image, pour le coup très peu populaire, qui a été donnée, dernièrement: lorsque les tarifs des billets d'entrée à cette manifestation ont été dévoilés. Des tarifs qui, parfois, dépassent l'entendement. Ainsi, les meilleures places pour assister à la finale, à Paris, vaudront... 895€, soit pas loin d'un salaire minimum. Et les tickets les moins chers pour ce match seront à 85€, ce qui n'est tout de même pas rien – a fortiori quand, dans le cas des spectateurs venus de province, devra encore être ajouté à cette somme le coût du déplacement vers la capitale et de l'hébergement dans cette ville (aux tarifs de la haute saison touristique, qui plus est).

12/06/2015

Une valse improvisation

Fin de la semaine, et donc l'occasion de revenir sur la grande confusion qui règne désormais, dans le fameux dossier des voies dédiées aux taxis parisiens, sur les autoroutes reliant Paris à ses deux grands aéroports: Roissy et Orly.

D'une part, comme ce blog l'a relaté, un tribunal administratif a donc suspendu l'expérimentation de la voie dédiée qui, depuis la fin avril, pendant les heures de pointe, bénéficiait aux taxis sur la dernière portion de l'autoroute A1. Ce qui leur permettait de gagner du temps dans leurs courses entre Roissy CDG et la capitale. Mais, d'autre part, et dans le même temps, n'en a pas moins été mis en place un système identique de voie réservée, cette fois sur l'autoroute A6 en direction d'Orly. Sont concernés, ici, les trois derniers kilomètres en amont de la Porte d’Orléans, dans le sens province-Paris. Entre 7 et 10 heures du matin, cette voie réservée permet à ses usagers de gagner quinze minutes, dans leur trajet vers la «Ville lumière».

Donc, si l'on résume, on en arrive à une situation qui est complètement contradictoire, selon qu'elle concerne une autoroute située à tel ou à tel bout de la capitale. Une situation qui, en plus, sera probablement très provisoire. La voie dédiée de l'A6 est, comme l'était celle de l'A1, interdite aux VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur). Dès lors, son expérimentation pourrait tout aussi bien être suspendue sur décision du tribunal administratif, si les sociétés de VTC introduisaient un recours.

Bref, ce méli-mélo dégage un air d'improvisation et d'amateurisme, qui ne crédibilise pas vraiment cet aspect de la politique des transports du gouvernement.

11/06/2015

Une contrition tardive

Gouvernement, Valls, Sports, Economie, InstitutionsTirer sur l'ambulance n'étant jamais très charitable, on ne va pas en faire des tonnes sur Manuel Valls.

Qui, ce matin, a donc fini par faire son mea culpa, à propos de son extravagant aller-retour en Falcon gouvernemental, samedi soir – avec deux de ses enfants –, pour aller voir un match de foot à Berlin. Le Premier ministre mettra la main à la poche. Il remboursera une part des frais que cette escapade footballistique a occasionnés au contribuable.

Juste, donc, signaler deux choses.

D'abord, noter qu'il a fallu cinq jours (cinq!) au chef du gouvernement, pour qu'il réalise et admette sa grosse faute de goût. C'est très long, comme délai de réflexion et de contrition. Et encore heureux qu'un sondage assez catastrophique pour lui a été diffusé hier soir, sinon, les Français auraient sans doute été quitte pour quelques jours d'attente supplémentaires.

Ensuite, remettre tout de même les choses à leur place. Cet aller-retour footeux a coûté quelque 20.000 euros à la République. Dans un pays dont le déficit public se monte, selon le dernier décompte disponible (), à... 59,8 milliards d'euros. On est donc là dans le registre du symbole.

Mais parfois, en politique comme ailleurs, ça compte, les symboles.

10/06/2015

Une (autre) idée reçue, contredite

Le petit commerce se porte mal. C'est ce qu'on entend dire et répéter depuis des années, à Paris en particulier. Singulièrement dans notre onzième arrondissement, où, dans certains quartiers (Saint-Ambroise, Chemin vert, etc.), le commerce de proximité a beaucoup souffert de l'extension de la mono-activité du textile de gros. Et bien non, il ne se porte pas si mal, ce petit commerce, dans Paris et sa région en tout cas.

C'est ce que montre une étude, publiée dernièrement. Elle indique que, depuis 2002, le nombre de commerces de proximité n'a pas baissé à Paris et dans les trois départements de la petite couronne, mais a légèrement augmenté (+2%). La région totalise précisément 107.825 boutiques, ce qui n'est pas rien, le pompon de la densité commerciale revenant bien sûr à la capitale (31,1 commerces pour 1000 habitants: près du double qu'en banlieue).

Alors, évidemment, tout n'est pas uniformément rose. Certains types de commerces ont flambé: les supérettes alimentaires (+148%!), les services à la personne (écoles de conduite, aide aux personnes âgées, coaching scolaire, etc.), la restauration rapide, ou les commerces des soins du corps. A contrario, a régressé le nombre de boutiques dédiées au jardinage, à l'équipement de la maison, au secteur automobile et deux roues, ou à la culture et aux loisirs. Dans ce dernier secteur, cette baisse (de 12%) du commerce de proximité (petites librairies, etc.) est due à la fois au développement des grandes enseignes et à la concurrence d'internet (vente de musique et de livres en ligne, etc.)

Cela dit, les retournements de situation peuvent être très rapides, voire brutaux.

On l'a bien vu avec les boutiques de téléphonie mobile. Dans les années 2000, leur nombre a explosé, à Paris: +24,7%. Cela a été très frappant notamment dans notre 11e arrondissement. Mais, depuis un an ou deux, la suroffre a conduit nombre de ces boutiques à fermer. Ou à se reconvertir dans le dernier eldorado en date du petit commerce urbain de proximité: la cigarette électronique et ses produits dérivés.

09/06/2015

Un «consommateur captif», à «protéger»

Paris, Transports, Tourisme, EconomieRude début de semaine, décidément, pour la corporation des taxis. Depuis hier, elle se mobilise contre le développement en province d'UberPOP, le service qui permet aux particuliers d'arrondir leurs fins de mois en jouant les taxis. Hier soir, un tribunal administratif a suspendu l'expérimentation d'une voie dédiée aux taxis, sur l'autoroute A 1 (relire ici). En attendant de juger sur le fond, il a jugé recevable sur la forme le recours des sociétés de véhicules avec chauffeur (VTC), qui n'ont pas accès à cette voie dédiée.

En plus, hier toujours, l'Autorité de la concurrence a validé () le projet d'instauration d'un forfait pour les courses entre les aéroports de Roissy/Orly et Paris, forfaitarisation à laquelle les taxis s'opposent (relire ici).

A ses yeux, «le système actuel de tarification est particulièrement complexe pour le consommateur, et notamment pour le consommateur non parisien ou le touriste étranger». Cette complexité «contribue à créer un sentiment de défiance envers les taxis», voire incite à «la fraude». C'est ce qu'on appelle la "course d'approche": la facturation au client du trajet et du temps que le taxi qu'il a commandé met pour venir le chercher. Ce client, «lorsqu’il entre dans le véhicule, découvre un montant variable, pouvant être très élevé, alors qu’aucune prestation ne lui a encore été rendue et qu’il ne dispose d’aucun moyen pour en contrôler l’exactitude». Or, la facturation de cette course donne parfois lieu à une «fraude consistant pour le conducteur à prendre des détours, tant qu’il n’est pas visible du client, afin d’augmenter le montant facturé».

L'Autorité met aussi en lumière les aléas du système actuel de tarification des taxis parisiens, qui combine un tarif kilométrique avec un tarif horaire. Cette méthode «incite le chauffeur à sélectionner les tranches horaires où la circulation est fluide et où le parcours à une vitesse élevée est probable». Et donc à délaisser les courses où il risque de perdre du temps dans les embouteillages. Or, ces heures de pointe sont «précisément des heures de forte demande», de la part des clients.

Paris, Transports, Tourisme, EconomieEn outre, «les courses longues vers ou depuis les aéroports sont réputées plus rémunératrices que les autres trajets, de sorte que les taxis sont incités à rester positionnés aux sorties d’aéroports», au lieu d'aller en ville répondre à la demande des clients. Une étude de 2005 a montré qu'«à 8 heures du matin, près de 30% des taxis en attente se trouvent dans un aéroport, alors que c’est l’heure où la demande exprimée mais non servie à Paris serait la plus forte (plus de 16%)».

Bref, ces forfaits Roissy/Orly-Paris s'imposent, vu la «nécessité de protéger le consommateur, et notamment le touriste étranger, qui est captif lors de son arrivée aux aéroports». Captif? Car des modes de transport collectif alternatifs aux taxis existent, «mais présentent des inconvénients en terme de temps ou de confort, compte tenu par exemple des bagages à transporter». Et car les touristes étrangers non francophones et pas au courant des subtilités des tarifs des taxis parisiens sont «le plus fréquemment la cible des taxis clandestins situés aux abords des aéroports, ou des fraudes».

08/06/2015

Une envolée saisissante

Les médias français l'ayant peu fait, ce week-end, évoquons ces quelques chiffres. Puisqu'il n'y a pas de raison que la transparence ne s'applique pas également à ce domaine d'activité-là.

En remportant le tournoi de Roland Garros hier, Stan Wawrinka a empoché la coquette somme d'1,8 million d'euros. Ce qu'avait également fait Serena Williams, la veille. Puisque, dans ce secteur professionnel-là au moins, il y a égalité salariale entre hommes et femmes. Leurs adversaires malheureux, eux, ont dû se contenter – si l'on ose dire – de 900.000 euros chacun.

La Fédération française de tennis (FFT) rappelle régulièrement que, de tous les tournois du grand chelem, Roland Garros est loin d'être le mieux doté. Il n'en a pas moins connu, ces dernières années, une saisissante évolution à la hausse de ses dotations. Ainsi, cette année, elles ont atteint plus de 28 millions d'euros. Soit une hausse de 12% par rapport à l'an dernier. Entre 2013 et 2014, déjà, la dotation globale du tournoi avait augmenté de 13,7%. Et, entre 2012 et 2013, elle avait crû de 17%. Au total, donc, cela nous fait une hausse de plus de 40% en trois ans.

La FFT craindrait-elle que cela ne soit pas forcément bien pris par l'opinion française, où nul ne jouit de tels privilèges? Dans sa communication officielle sur le sujet, en tout cas, elle a pris soin de préciser que, «comme en 2013 et 2014, l'augmentation (de dotation) la plus significative concerne les perdants des 2e, 3e et 4e tours, qui voient leur rémunération augmenter de 16 à 19% par rapport à l'an dernier».

L'histoire ne dit pas s'il faut considérer ce traitement de faveur accordé aux derniers de la classe du tournoi parisien comme un vil «nivellement par le bas» – pour reprendre l'expression favorite de l'opposition sarkozyste, dans ses critiques des réformes éducatives menées par le gouvernement.

05/06/2015

Un patrimoine parisien séculaire

Economie, Patrimoine, Histoire, Paris, Gouvernement Ne pas achever la semaine sans faire écho à ce qui est une bonne nouvelle, pour notre quartier Bastille. Un de ses savoir-faire séculaires pourrait se voir reconnu à sa juste valeur, et protégé en conséquence.

Le gouvernement, en effet, vient de faire paraître un décret qui étend le dispositif de reconnaissance régissant les Appellations d'origine contrôlée (AOC): le label qui distingue et protège les spécialités gastronomiques régionales (le chabichou du Poitou, la noix du Périgord, le brie de Meaux, etc.). Désormais, cette démarche compte une déclinaison appelée les «Indications géographiques». Celles-ci reconnaissent et protègent les produits manufacturés et ressources naturelles «liés à un territoire par des caractéristiques, un savoir-faire ou un procédé de fabrication». La porcelaine de Limoges, par exemple, ou le savon de Marseille, ou encore la dentelle de Calais.

Le rapport avec notre bon vieux quartier Bastille? Ce label pourrait s'appliquer au Faubourg Saint-Antoine. En l'occurrence, aux meubles et produits d'ébénisterie traditionnelle créés par les artisans qui travaillent dans les ateliers situés dans les cours et passages donnant sur la rue du Faubourg Saint-Antoine: le boulevard qui relie les places de la Bastille et de la Nation.

Pour la petite histoire, la tradition de ces artisans parisiens remonte à très longtemps. Dès 1657, autorisés à ce faire par Colbert, ils adaptèrent les créations des ateliers royaux et, s'écartant du seul recours à l'essence de chêne, innovèrent en recourant également à l'acajou, à l'ébène et même au bronze et à la marqueterie. La production de la corporation des ébénistes du Faubourg Saint-Antoine atteint son apogée à la fin du XVIIIe, puis survécut vaille que vaille, au fil des siècles.

Economie, Patrimoine, Histoire, Paris, Gouvernement Aujourd'hui encore, dans les vieux passages du XIe arrondissement (passages du Chantier, des Trois frères, de la Bonne graine, etc.), ces artisans perpétuent cette si vieille tradition.

Leurs ateliers donnent une idée pittoresque de ce qu'était le XIe populaire avant sa boboïsation et son invasion par le commerce mondialisé: les Nike, Gap, Zara, H&M, Starbucks, etc.

Alors, sûr que, pour continuer à survivre, les vieilles corporations comme celle des ébénistes du Faubourg Saint-Antoine ont besoin de bien d'autres choses encore que juste d'un label: une politique globale en faveur de l'artisanat, par exemple, davantage de formations pour les jeunes désireux de se lancer dans ces métiers, etc. Mais sans doute est-ce déjà cela.

04/06/2015

Une validation, comme prévisible

Ségolène Royal s'incline. Ce matin, comme c'était très largement prévisible, la ministre de l'Ecologie a confirmé qu'elle ne s'opposerait pas – si tant est qu'elle en avait le pouvoir – à la délivrance prochaine, par l'Etat, des permis de construire relatifs au projet controversé d'extension du stade de Roland Garros. Délivrance à laquelle, hier soir, Manuel Valls s'est engagé pour «d'ici à la fin de la semaine».

«Je suis membre du gouvernement, donc je ne vais pas faire de polémiques, je ne vais pas en rajouter. Je respecte la discipline gouvernementale», a expliqué la ministre. Qui, à la télé (), n'est même pas apparue trop gênée de sa propre reculade. Pour la forme, elle a taclé (un peu) la Fédération française de tennis pour n'avoir «pas voulu examiner sérieusement les solutions alternatives» à son projet, qui auraient permis de préserver le jardin botanique des Serres d'Auteuil. Les associations de défense de l'environnement, elles, promettent de ne pas se laisser faire: elles tenteront de recourir en justice contre ce feu vert gouvernemental.

Bien sûr, l'exécutif a attendu que ledit tournoi parisien batte son plein, pour confirmer son arbitrage final le concernant. Au-delà des grands arguments à long terme qu'il avance (la candidature de Paris aux JO de 2024, etc.), sans doute se dit-il que cette décision-là au moins sera populaire, auprès des aficionados de tennis et des millions de téléspectateurs qui, chaque jour, suivent les matchs à la télé. La stratégie et le timing décisionnels sont un peu gros, mais, effectivement, ils devraient marcher.

03/06/2015

Un marketing curieux

Publicité, Commerce, Gastronomie, Etrangers, Immigration, RacismeLes produits, depuis, ont été retirés des rayons des magasins concernés, mais, puisqu'on n'a pas encore eu l'occasion de la signaler, évoquons cette faute de goût commise par l'enseigne Monoprix, dernièrement: Monop', les supermarchés préférés des bobos parisiens.

Dans sa gamme "Monoprix Gourmet", elle n'a rien trouvé de mieux que de commercialiser des tablettes de chocolat dont l'emballage a fait grimacer des associations de lutte contre le racisme. Le paquet de chocolat noir «72% de cacao» était illustré par une photographie d’un jeune homme noir. Le «chocolat au lait fondant» arborait le visage d'une métisse. Et sur l'emballage du «chocolat blanc, morceaux de spéculoos», une belle photo d'un bon petit Français "de souche"? Au visage bien pâle? Non, non: juste la représentation de carrés de chocolat de cette couleur.

Pourquoi donc, de ces trois chocolats Monop', seul le blanc n'est-il pas incarné, sur son packaging, par une personne? Est-ce une façon équitable de présenter les choses, a fortiori pour du chocolat censé issu du commerce équitable? Y a-t-il un message subliminal que ces visuels différenciés cherchent à faire passer? Si oui, lequel et au nom de quoi? Aux internautes et usagers des réseaux sociaux qui posaient toutes ces questions, voire dénonçaient un «racisme ordinaire chez Monoprix», l'enseigne n'a pas répondu précisément. Elle a assuré n'avoir jamais eu «aucune intention de heurter». Et a annoncé qu'elle était «en train de faire évoluer ce pack» controversé.

Cela fait un petit temps déjà que l'engagement a été pris. Depuis, cependant, – on l'a encore vérifié ce matin –, la boutique en ligne Monoprix propose toujours ces chocolats, présentés de la sorte.

L'histoire ne dit pas si les clients et consommateurs trouvent cela appétissant.