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14/07/2015

Une petite pause

FERMÉécriteau.jpgLes rites républicains estivaux du défilé du 14 juillet et de l'interview télévisée présidentielle qui le suit n'ayant pas donné lieu à des actualités inopinées et majeures, qui auraient retardé notre départ en vacances, on ne va pas faire le malin plus longtemps. Et donc, on va prendre la poudre d'escampette. Direction, des contrées plus délassantes et exotiques que le Paris quotidien du boulot.

Du coup, ce blog va se faire sa petite pause annuelle d'été.

Il rouvrira ses portes, joliment requinqué, pendant la deuxième quinzaine d'août.

En attendant, bel été à toutes et tous. Et bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance d'en prendre.

A bientôt.

Un apanage assez récent

Le kaki et le bleu marine plus que jamais couleurs dominantes, à Paris ce 14 juillet. Dans le défilé militaire bien sûr, mais aussi dans le dispositif de sécurité qui l'entoure – vu le contexte d'alerte anti-terroriste. Pas moins de 11.200 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour assurer la sécurité sur la voie publique. Rien que le long du parcours du défilé, 3000 policiers vont veiller au grain, dont bon nombre d'agents en civil. Sans compter que, pour contenir la foule, encadrer ses allées et venues et empêcher les stationnements de véhicules, 10.000 barrières métalliques, carrément, ont été déployées. Soit l'équivalent d'une longueur totale de «près de 25 kilomètres», a calculé la préfecture de police de Paris.

C'est donc peu dire que, ce mardi, on ne va pas déambuler où et quand on veut, sur les Champs et à leurs alentours.

Une artère que le grand public associe d'office à cette "kaki pride" estivale annuelle, or, pour la petite histoire, elle n'a pas toujours eu l'apanage de ce défilé.

Ce n'est même que depuis l'année 1980 que celui-ci se déroule systématiquement sur la «plus belle avenue du monde». De 1974 à 1979, en revanche, sous le septennat Giscard donc, le lieu de célébration de la parade militaire a varié. Les Parisiens eurent ainsi droit à des défilés de 14 juillet au Cours de Vincennes (1975), à l'École militaire (1977), et même sur l'axe majeur de notre bon vieux onzième arrondissement, pourtant à l'origine – il y a vraiment très longtemps – une terre de gauche pas rarement antimilitariste. Ainsi, en 1974, le défilé se déroula entre Bastille et République. Et, en 1979, dans le sens inverse, il partit de "Répu" pour aboutir à Bastille.

François Hollande, lui, en matière de défilé du 14 juillet, reste donc les deux pieds bien plantés dans la tradition post-giscardienne – n'en déplaise à son grand slogan de campagne de 2012 («Le changement, c'est maintenant»).

13/07/2015

Une précaution, élémentaire

«Il ne s’agit pas d’un défilé au rabais». C'est ce que dit et répète en boucle, depuis des jours, le ministère de la Défense. A propos du défilé militaire de fête nationale, demain sur les Champs-Elysées. Cette "kaki pride" sera plus courte (d'un quart d'heure) que les éditions précédentes. Sa phase motorisée sera «quelque peu raccourcie» (25 à 30% en moins). Certains fleurons de l'équipement militaire tricolore (les chars de combat AMX Leclerc, par exemple) brilleront par leur absence. Et les «présentations publiques» du matériel à la population, menées habituellement dans l’après-midi et «prolongeant le lien armée-Nation», n’auront pas lieu.

C'est «la conséquence de l’engagement actuellement très intense des militaires», sur le terrain et en France même: l'opération "Sentinelle", en cours depuis les attentats de janvier. C'est aussi dû au degré d'alerte et de vigilance anti-terroriste: à son niveau maximum en ce moment, en région parisienne notamment. Nul besoin de prendre encore des risques supplémentaires, en faisant s'éterniser les rassemblements de foule sur la voie publique.

Défense, Armée, Institutions, Folklore, HistoireEn termes de risques, après un long bras de fer, il a été décidé de ne pas en faire courir aux invités d'honneur de ce défilé: les trois forces de réaction aux attentats (GIGN, Raid et BRI), qui s'illustrèrent en janvier.

Elles insistaient pour que leurs membres défilent cagoulés, afin que leur anonymat soit protégé. Mais, en termes de symbole, cela paraissait un peu difficile. Un compromis a donc été trouvé. Ces unités d'élite défileront coiffées de leurs casques avec visières de protection, ce qui rend leurs membres difficilement reconnaissables. Et l'on peut imaginer que des instructions ont été données en haut lieu aux réalisateurs de télé qui filmeront le défilé, pour qu'ils ne zooment pas sur les intéressés.

On doit cette prudence à un précédent mémorable, qui remonte à plus de dix ans. Il avait suivi le plus haut fait d'armes du GIGN.

A savoir, en décembre 1994, sur le tarmac de l'aéroport de Marignane (Marseille), l'assaut donné au commando du GIA algérien qui s'était emparé de l'Airbus Air France assurant la liaison Paris-Alger. Après cette mission réussie, les membres du GIGN avaient été reçus en grandes pompes à l'Elysée, et les médias les avaient amplement photographiés, dans les salons comme sur le perron du palais présidentiel. Ces clichés, plus tard, avaient été découverts, placardés aux murs d'une cellule islamiste qui avait été démantelée. Et certaines de ces photos étaient même assorties de la mention de l'identité et d'adresse des intéressés, que les islamistes étaient parvenus à retrouver sur base des photos des visages. Ce qui avait évidemment fait de ces hommes des cibles potentielles toutes désignées.

10/07/2015

Une gratification supplémentaire

Une prime de 150 euros par mois. Ou d'un peu plus de 200 euros pour six semaines. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Défense hier aux 7000 soldats de l'opération "Sentinelle", qui, depuis les attentats, sont déployés dans tout le pays, pour sécuriser l'espace public – plus de la moitié de ces militaires (4000) sont affectés en région parisienne. Cette "indemnité pour sujétion spéciale d’alerte opérationnelle" sera versée avec effet rétroactif au 7 janvier, et bénéficiera à tous les grades, jusqu'à celui de capitaine. Le gouvernement justifie cette «gratification supplémentaire» par «l’effort et les sujétions particulières» qui sont demandés à ces militaires, «dans la durée et en dépit de conditions encore souvent difficiles».

Des conditions qui vont (un peu) s'améliorer. Le déploiement d’infrastructures légères d'hébergement y contribuera, de même que «la réévaluation des standards d’alimentation». En outre, la Défense a signé des accords avec la SNCF, pour que ses hommes et leurs familles bénéficient de tarifs avantageux. Des conventions analogues ont été conclues avec des parcs de loisirs (relire ) et des salles de cinémas. Toutes ces mesures ont un coût global de 94 millions d'euros.

En revanche, en termes de confort de travail de ces militaires, personne ne semble avoir pensé à une chose: à leur tenue.

C'était frappant ces derniers jours, quand on a frisé les 40°. Il fallait voir ces soldats en train de dégouliner en plein soleil, forcés de se coltiner, outre une bonne quinzaine de kilos d'armement et d'équipement (gilet pare-balles, etc.), un uniforme à la Robocop, pas du tout de saison. Il n'est bien sûr pas question de les faire patrouiller dans les rues en tongs. Mais des alternatives existent. Par exemple, les militaires français déployés dans le cadre d'opérations militaires extérieures se déroulant dans les pays chauds (Sahel, etc.) bénéficient d'un uniforme beaucoup plus adapté (shorts, etc.). De même pour les gendarmes et policiers qui sont affectés dans les départements français d'outre-mer, si on a bonne mémoire – longtemps qu'on n'a plus eu la chance d'aller là.

Mais, qui sait, le sujet va-t-il venir de lui-même sur la table, cet été: si le thermomètre, en juillet en en août, recommence à s'envoler.

09/07/2015

Un traumatisme durable

Paris, Police, Sécurité, TerrorismeGrosse agitation hier, dans notre quartier du onzième arrondissement. Des policiers, des gendarmes et des militaires, lourdement armés, qui débarquent en nombre, sans crier gare. Interdisent à la circulation un tronçon entier du boulevard Richard Lenoir. Evacuent sans ménagement les passants. Ordonnent même aux badauds en train d'observer la scène depuis leur balcon de rentrer chez eux et de s'éloigner des fenêtres. Des bandelettes de plastique "Police" déroulées un peu partout. Des véhicules de secours acheminés, au cas où.

Un colis suspect. A quelques mètres de la rue Appert: celle de la rédaction de "Charlie Hebdo", là où les terroristes ont semé la mort, le 7 janvier. Colis découvert quasiment six mois jour pour jour après ce terrible attentat. Et alors que, la veille, il a été révélé que, dans le Midi, l'armée s'est fait voler des dizaines de grenades, de pains de plastic et de détonateurs.

Ce n'était qu'une fausse alerte: aucun explosif. Mais, au vu de l'ampleur du dispositif déployé, les forces de l'ordre ont envisagé le pire, étant donné ces particularités de lieu et de calendrier.

Et, à en juger aux visages tendus des riverains témoins de cette alerte, elle a immédiatement ravivé chez eux le souvenir de la tuerie du début de l'année.

Ce quartier, comme traumatisé, parviendra-t-il un jour à oublier?

08/07/2015

Un succès improbable

C'est le succès le moins attendu de l'été, dans les librairies de France. A en croire hier la direction du "Guide du Routard", depuis quelques semaines, les ventes de l'ouvrage de cette collection qui est consacré à la Grèce, ne reculent pas, non, mais... s'envolent. Le bond constaté par rapport aux ventes de l'été dernier serait même de plus de 20%.

Les touristes français ne seraient donc pas du tout inquiétés par la crise financière que traverse ce pays, et par son impact pourtant très sonnant et trébuchant: la limitation des possibilités de retrait d'argent aux distributeurs automatiques, et les problèmes de liquidités que vont incessamment connaître les banques locales – elles seront bientôt à cours de cash.

Qui sait même la fronde d'Alexis Tsipras contre «l'Europe austéritaire» fait-elle de son pays, aux yeux de certains Français, une destination tendance? A moins que ces touristes voient dans leur choix d'y partir en vacances une façon de soutenir la population?

 

PS: La même collection n'a pas précisé l'état des ventes de son guide relatif à la Tunisie. Là, vu les récents attentats, il n'y a sans doute aucune surprise de librairie à attendre – ce sera assurément la Bérézina.

07/07/2015

Une étourderie rafraîchissante

paris,météoUn dysfonctionnement administratif qui est applaudi par la population, c'est trop rare pour ne pas le signaler.

Il s'est produit samedi dans la nuit, à Paris. Dans un des parcs qui – ce blog l'évoquait, l'autre jour – sont ouverts exceptionnellement au public jusqu'au petit matin, afin de permettre aux riverains de venir s'y rafraîchir de la canicule.

Tout se passait très bien ce soir-là, dans des Buttes-Chaumont bondées de familles venues nombreuses se reposer et s'aérer après une journée torride. Quand subitement, vers 23h30, s'est déclenché... le système d'arrosage automatique des pelouses. Personne semble-t-il, à la Ville, n'avait pensé à le déprogrammer.

Pique-niques noyés, dormeurs réveillés dans leur sommeil, hamacs et chaises longues détrempés: la "pluie" diluvienne a été telle qu'elle a créé une jolie pagaille, dans le parc. Mais, passé le premier moment de surprise, pas grand monde n'a protesté. Au contraire: cette douche froide, fût-ce un peu tardive, fit le bonheur de nombreux riverains – et en premier lieu, bien sûr, des enfants.

L'histoire ne dit pas si un fonctionnaire du service des espaces verts a, ou non, été tancé pour cette étourderie.

06/07/2015

Un si «beau voyage»

Près de six trains sur dix (59%) qui circulent en région parisienne sont dépourvus de système de climatisation ou de réfrigération. C'est valable aussi pour à peu près la même proportion de RER. Du coup, évidemment, en ces temps où, à Paris et en banlieue, la température extérieure oscille entre 30° (aujourd'hui) et 40° (certains jours de la semaine dernière), c'est peu dire que les usagers dégustent.

Une association d'utilisateurs de la ligne L a invité les voyageurs à se munir d'un thermomètre, afin de mesurer la température dans la rame qu'ils utilisent, puis de diffuser leurs mesures. Résultat? Là aussi, très souvent, on a dépassé les 35° voire approché les 40°. Cela a donné lieu, sur les réseaux sociaux (voir par exemple ), à pas mal de coups de gueule.

Contre cette «chaleur suffocante», qui «liquéfie» des «usagers à bout». Et contre ce mode de déplacement décidément «pas humain», qui leur est imposé. «Quel beau voyage, digne des Indes de Kipling», a ironisé un voyageur. «Merci pour ce moment», a renchéri un autre. Le sommet du cri du coeur, entre exaspération et suffocation, allant à ce «PUTAIN, DÉMARREZ CE PUTAIN DE TRAIN QUI NOUS SERT DE SAUNA, LES GARS!»

C'est dans ces moments qu'on se sent vraiment ultra-privilégié d'habiter dans l'hyper-centre de Paris, et donc de ne pas avoir à se coltiner chaque jour un enfer pareil.

03/07/2015

Un air de Midi méditerranéen

Paris, Banlieues, Environnement, Météo, Médias Cela ne se passe pas dans le Midi méditerranéen, mais aux portes de Paris. Dans des localités de ses départements limitrophes, situées à quelques dizaines de kilomètres à peine de la «Ville lumière».

Plusieurs hectares de forêts et de cultures partis en fumées depuis le week-end dernier, en Seine et Marne. Pas plus tard qu'hier encore, des feux de chaume et de récolte sur pied dans l'Essonne. Dans ce seul département, complètement à sec – les dernières grandes pluies remontent à début avril –, une centaine de départs de feu rien que ces dernières semaines. Les pompiers en état d'alerte, à cause d'un «risque élevé» de propagation des incendies vers les zones habitées. Feux qui, selon l'Office national des forêts, ont déjà dévasté 13 hectares boisés en région parisienne, cet été.

A Paris même, la nuit dernière et cette nuit, cinq grands parcs (Monceau, Buttes-Chaumont, Martin-Luther-King, Montsouris et André-Citroën) ne ferment désormais plus leurs portes. Ils sont accessibles y compris la nuit, pour permettre aux riverains d'«accéder à des espaces de fraîcheur, indispensables en période de canicule». De mémoire de Parisien, on n'avait jamais vu cela. Selon les écolos, à l'origine de la mesure, dans ces espaces verts, il n'est pas rare que la température soit «inférieure en moyenne de 2 ou 3°», ce qui «compense l'effet d'îlot de chaleur urbain à Paris».

Paris, Banlieues, Environnement, Météo, Médias Sinon, en boucle sur toutes les chaînes de radio et de télé, à la demande du Conseil supérieur de l’audiovisuel et du ministère des Affaires sociales et de la Santé, sont diffusés des messages de prévention sanitaire, qui recommandent de prendre garde aux fortes chaleurs et d'être attentif à autrui. Ils sont notamment destinés aux millions d'automobilistes et d'usagers des transports publics qui, dès ce soir, premier week-end de juillet oblige, prendront le chemin des vacances.

On ne va bien sûr pas trop plaindre ces chanceux qui partent à la plage, mais enfin, c'est peu dire qu'ils vont avoir chaud, très chaud, avant d'y arriver: sur les autoroutes et dans les gares et trains bondés.

02/07/2015

Un mets très en vogue

Les dernières nouvelles du «pays de l'exception culturelle» que se targue d'être la France, y compris et a fortiori en matière gastronomique. Des nouvelles à propos d'un mets qu'on ne trouve pas trop de saison, par ces temps de canicule, mais, après tout, chacun ses goûts.

A en croire une étude parue dernièrement, en 2014, il s'est vendu 1,07 milliard de burgers dans l'Hexagone. C'est près de 10% de plus qu'en 2013. Analyse des professionnels de la restauration: «Traditionnellement perçus comme emblématiques de la cuisine américaine, les burgers représentent aujourd'hui un marché important de la restauration rapide en France. À l'opposé du phénomène de la malbouffe, les points de vente de burgers se multiplient, appuyés par la création de réseaux de franchise dont certains se démarquent par leurs qualités gustatives haut de gamme et l'efficacité de leur concept».

Populaires, donc, les burgers. Cela n'a pas empêché les élus de Paris, mardi, de se prononcer contre le projet d'installation d'un McDonald's en plein coeur du Boboland parisien: à l'angle des rues Réaumur et des Petits-Carreaux, dans le quartier Montorgueil (2e arrondissement). Pour le maire (écologiste) de cet arrondissement, «avec l'arrivée d'un restaurant de 160 places, c'est tout le travail qui a été fait dans le quartier sur la qualité alimentaire et la protection de l'artisanat qui risque de s'effondrer comme un château de cartes».

Par trois fois, déjà, la Ville a refusé les demandes de permis de construire déposées par McDo pour ce projet. Et, en mai, une centaine de riverains ont manifesté contre son arrivée dans le quartier.

L'histoire ne dit pas si les gamins de ces manifestants, qui passent sans doute leurs journées au MacDo ou au Burger King, faisaient partie, ou non, du cortège.

01/07/2015

Une troisième peine

Paris, Banlieues, Transports, Météo, TerrorismeLa pollution atmosphérique, la canicule, et... les problèmes de RER. C'est la troisième plaie de la semaine, pour les Parisiens et les banlieusards.

Le réseau a été perturbé hier, et le sera jusqu'à la fin de la semaine. C'est dû à la météo. Quand la température dépasse les 45° au niveau des voies de chemin de fer, les rails courent le risque de se dilater. Sous peine que les voies dévient de leur tracé originel, ces rails doivent donc être régulièrement inspectés, mais aussi ménagés. Raison pour laquelle, dès hier, le flux du trafic a dû être adapté et la vitesse de circulation des trains réduite – à 40 ou 100 km/h, selon le tronçon et le train concernés. Cela occasionne des retards pouvant aller jusqu'à 15 minutes.

Les usagers du RER n'avaient sans doute pas besoin de cela. A fortiori vu la chaleur épouvantable qui règne dans tant de stations et de rames de ce réseau – qui n'est pas marginalement vétuste, donc pas climatisé.

Dans leur malchance, toutefois, ces usagers rendront grâce (un peu) au hasard du calendrier. En effet, ces perturbations seraient-elles survenues il y a quinze jours qu'elles se seraient encore plus mal passées. En revanche, en cette première semaine de juillet, une partie de la ville a déjà commencé à se vider: direction la plage. La pression du nombre des usagers est donc (un peu) moindre.

Ce matin, d'ailleurs, et sans attendre le grand exode d'août, le changement de physionomie de la ville était frappant, par rapport à hier 30 juin. Déjà (un peu) moins de monde, de trafic, de bruit et d'agitation. Nul sans doute ne s'en plaindra, vu la température ambiante.

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PS: Rien à voir, mais tout de même. Un petit air de vacances également pour le dispositif de vigilance anti-terroriste, en tout cas dans notre quartier du onzième arrondissement. Pour preuve, ce matin, pas le moindre policier, gendarme ou militaire n'était de faction devant l'ex-rédaction de "Charlie Hebdo", rue Nicolas Appert. C'est la première fois que cela arrive depuis le meurtrier attentat qui y a été perpétré, le 7 janvier.