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11/09/2015

Une tension, à gauche aussi

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), a annoncé hier la création de 540 places d'hébergement supplémentaires à l'attention des réfugiés. Elles seront aménagées dans six centres répartis dans la capitale. En juin, déjà, 1450 de ces migrants avaient été pris en charge par la ville, après l'évacuation par la police de plusieurs campements qu'ils avaient aménagés sur la voie publique – à Stalingrad, notamment.

Un bon millier de ces étrangers, toutefois, étaient restés sur le carreau. Ils campent depuis trois mois quai d'Austerlitz, et même sur le parvis de la mairie du 18e arrondissement, depuis quelques jours. Eux ne sont ni Syriens, ni Irakiens, mais Africains pour la plupart: essentiellement venus du Soudan, de Somalie ou d'Erythrée. Les laisser à la rue, alors que d'autres sont pris en charge? Délicat, politiquement et en termes d'image. Dès lors, ces étrangers-là y compris bénéficieront eux aussi des nouvelles capacités d'hébergement déployées à l'occasion de l'arrivée des déplacés du Moyen-Orient. «C'est une question de morale» qu'une telle égalité de traitement, a justifié la maire.

Qui, hier, n'a pas lésiné sur les grands couplets humanistes. Est-ce lié? Mardi soir, elle avait été prise à partie, sur sa gauche, concernant ce dossier.

Cela s'est passé dans notre onzième arrondissement, au Cirque d'Hiver précisément. Le PS y tenait un grand meeting consacré à ce thème des réfugiés – en compagnie, comme il se doit, de quelques people: Virginie Ledoyen, Jamel Debbouze ou Jane Birkin. A trois reprises, et notamment quand Anne Hidalgo discourait à la tribune, la réunion a été perturbée. Par des interventions d'activistes de collectifs associatifs venant en aide aux migrants parisiens regroupés dans ces campements de fortune (ici, notamment). Les trublions, avant d'être évacués sans ménagement par le service d'ordre du parti, ont eu le temps de brandir des banderoles et de scander des slogans hostiles au PS, auquel ils reprochent une «hypocrisie» et un réveil très tardif, sur ce dossier. «Hidalgo ne fait rien!», «Honte au PS!», «Ça suffit, ça suffit! Préfecture et mairie, tenez vos promesses!», «Ceci est un cirque!», a-t-on, ainsi, pu entendre.

Cela a évidemment jeté un froid, dans l'assemblée. Et a confirmé, si besoin, que la droite n'était pas la seule famille politique où cette question des migrants suscite des tensions et des divisions internes: c'est le cas à gauche également.

Commentaires

La gauche face à un peuple qui lui a tourné le dos s'agite comme une dératée pour faire croire qu'elle sert encore à quelque chose. Les migrants devenant un peuple de remplacement pour continuer à s’illusionner sur son utilité.

Le Pen n’a plus rien à faire, les zozos d’Hidalgo et leurs opposants trotskistes creusant eux-mêmes leur tombe, comme dans un western spaghetti. Les médias dans leur délire « immigrationniste » conduisant tout le monde dans le mur, en klaxonnant.

Écrit par : cp | 11/09/2015

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