Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

30/09/2015

Un revirement, royal

Avec Ségolène Royal, il ne faut jamais s'étonner de rien. Mais là, c'est tout de même un revirement complet de sa part; qu'elle a annoncé ce matin (). Concernant, toujours, ce dossier de la pollution automobile à Paris.

Jusqu'à présent, la ministre de l'Ecologie freinait tant qu'elle pouvait, chaque fois que la capitale, lors de pics de pollution, demandait que soit imposée la circulation automobile alternée. Une mesure que Ségolène Royal assimile à de l'«écologie punitive», ce qu'elle abhorre. Mais là, ce matin, gros infléchissement. Bientôt, cette circulation alternée pourra être mise en place beaucoup plus en amont: «dès que l'alerte pollution est donnée, et plus seulement lorsque l'on constate la pollution». Les procédures seront assouplies pour, au besoin, prolonger pendant plusieurs jours cette restriction de circulation. Et, «chaque fois que des élus demanderont une réduction de la vitesse, ils l'obtiendront» – c'est loin d'être le cas, à présent.

La ministre a été moins claire, en revanche, sur un autre point, à propos duquel elle est pourtant attendue au tournant. Son dispositif () de petites pastilles de toutes les couleurs, à apposer sur les pare-brise des véhicules en fonction du degré de leur caractère polluant. A apposer sur une base volontaire seulement, bien sûr («Il ne faut pas stigmatiser les automobilistes, mais les encourager à rouler propre»).

Ce système a du plomb dans l'aile depuis qu'a éclaté le scandale Volkswagen, qui a montré combien sont discutables les indicateurs de pollution qu'annoncent les constructeurs automobiles. Dès lors, sur quels paramètres absolument incontestés et incontestables le gouvernement va-t-il bien pouvoir se baser, pour attribuer les petites pastilles de telle ou telle couleur à tel ou tel type de véhicule? La question se pose avec d'autant plus acuité, depuis ce matin. Moment choisi par VW pour confirmer que le fameux logiciel destiné à truquer les tests antipollution de ses moteurs diesel avait bel et bien été installé en France également. Et sur 948 064 véhicules, précisément – ce qui n'est tout de même pas rien.

Les commentaires sont fermés.