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09/11/2015

Une hostilité qui perdure

Transports, Tourisme, Paris, Gouvernement, Economie Cela fait des mois – voire des années – qu'on en parle à Paris – relire , notamment. Finalement, la mesure pourrait entrer en vigueur le 1er mars prochain. Soit à quelques semaines de la grande arrivée des touristes venus du monde entier dans la capitale française, pour la saison estivale. L'imposition aux taxis d'un tarif forfaitaire pour les courses de ou vers la "Ville lumière", à destination ou au départ des deux grands aéroports de la région: Roissy et Orly.

Le gouvernement a enfin franchi le cap. Fin de la semaine dernière, il a publié un décret qui fixe le montant de tels forfaits. Selon que l'on se rende ou que l'on parte rive gauche ou rive droite, ce serait de 30 à 35 euros pour Orly, et de 50 à 55 euros pour Roissy. Et le coût de la réservation d'une voiture deviendrait lui aussi forfaitaire: 7 ou 4 euros maximum, selon que la réservation est faite à l’avance (plus d’une heure avant la course) ou non.

Le tout écrit au conditionnel, car les organisations syndicales de taxi (ici ou ) sont toujours vent debout contre ces forfaits. Selon un de leurs représentants, «le gouvernement achève un peu plus les chauffeurs. Une fois les charges déduites, il ne nous restera que 10€ dans la poche», après une telle course entre Paris et ses aéroports. Accusant l'équipe Valls de «passer en force» sur le sujet, les syndicats vont attaquer en justice son décret.

Parmi les arguments des taxis opposés à cette forfaitarisation, le problème que posent les embouteillages chroniques qui, à certaines heures, ralentissent considérablement le trafic sur ces voies d'accès aux aéroports. Ces bouchons rallongent la durée de la course, ce qui rend évidemment ces forfaits encore moins rentables pour les chauffeurs. Dans son décret, le gouvernement se contente de prévoir que, «pour les périodes où la marche du véhicule est ralentie», le forfait peut être remplacé par «un prix maximum horaire», mais il n'en précise pas le montant. Ce n'est pas de nature à calmer ses opposants.

Transports, Tourisme, Paris, Gouvernement, Economie Qui, en plus, sur ce point de leur argumentation, ont été servis par l'actualité.

En effet, le lendemain même de la publication du décret gouvernemental, la région parisienne a connu... son record historique d'embouteillages, à l'heure de sortie des bureaux. 499 kilomètres de ralentissements, précisément, soit encore davantage que le record précédent (483 km, début octobre).

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