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20/11/2015

Un réflexe habituel

Sans communiquer officiellement sur le sujet, la RATP a fait savoir que, depuis lundi, elle avait enregistré une baisse de fréquentation de près de 10% sur son réseau métro et RER. Le phénomène serait plus marqué dans les stations desservant les lieux touristiques. La SNCF, pour sa part, fait état d'une réduction, samedi dernier, de 50% de son nombre habituel de passagers en région parisienne. Le début de semaine qui a suivi, le trafic a enregistré une baisse limitée à 5-10%. Depuis mercredi, les choses sont revenues à la normale.

Cette chute de fréquentation est sans doute en partie mécanique: due à la fermeture temporaire de grands monuments et sites touristiques parisiens qui attirent nombre de visiteurs utilisant les transports publics (tour Eiffel, Louvre, Invalides, château de Versailles, etc.). Ces points d'attraction n'étant plus accessibles, cela a automatiquement joué sur l'intensité du trafic. Mais un réflexe de peur collective a aussi pu jouer. En effet, il n'est pas rare que, en période sécuritaire extrêmement tendue, les gens hésitent à emprunter les transports publics, qu'ils considèrent comme des cibles potentielles faciles pour les terroristes. Les sociétés de transport, pourtant, depuis les tueries de vendredi et comme à chaque alerte terroriste, ont renforcé leur dispositif de sécurité (voir ici, par exemple).

Mardi matin, en tout cas, un pic historique de 521 km de bouchons a été enregistré en région parisienne. Le précédent record, qui était pourtant récent, a donc été battu haut la main. Ce n'est qu'au fil des des jours suivants que la situation s'est globalement stabilisée, avec une moyenne quotidienne de 300 km de retenues.

En janvier, déjà, dans la foulée des attentats, le nombre de km de bouchons sur les routes de Paris et sa région avait connu de brusques et brèves envolées (relire ), avant de se stabiliser.

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