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01/12/2015

«Un luxe non tapageur»

Art de Vivre, Gastronomie, Personnalités, ParisPas mal de commentaires évidemment, et pas toujours très aimables, à propos du restaurant parisien où Barack Obama, François Hollande et quelques happy few (Manuel Valls, etc) ont dîné, hier soir. "L'Ambroisie", le triple étoilé de la place des Vosges. Il se targue de proposer «une cuisine sans fioriture, d’un luxe non tapageur, d’un respect inconditionnel de la tradition et de l’élégance, qui combine avec brio classicisme et modernité». Une cuisine absolument «divine», si l'on en croit le guide Michelin : «hymne à la tradition revisitée avec grâce, des produits soigneusement choisis, des cuissons d'une précision horlogère, des alliances de goûts sans faille».

Pas mal de commentaires notamment sur les à-côtés de ces agapes. Le lundi, ce restaurant est habituellement fermé. Ses deux patrons et le personnel ont donc été priés de rappliquer fissa, pour accueillir cette si honorable assemblée. L'histoire ne dit pas s'ils ont dû eux-mêmes aller faire leur marché, comme tant de restaurateurs de Paris qui, hier, ont été privés de livraisons – à cause des restrictions de circulation dues à l'ouverture de la COP 21.

La carte de l'établissement ne mentionne aucun tarif. C'est généralement le signe qu'ils sont exorbitants. D'après le Michelin (), il faut compter entre 160 et 360€ le couvert. Hier soir, ils étaient douze à table. Si l'on suppose que les convives ont porté leur choix sur des mets situés dans le niveau médian de ces tarifs, cela nous fait, à la grosse louche, une addition totale d'un montant aux alentours de trois SMIC – mais fallait-il s'attendre à ce que ces convives aillent se sustenter au kebab du coin? On ne sait si c'est l'Elysée ou la Maison Blanche qui a invité.

Art de Vivre, Gastronomie, Personnalités, ParisBarack Obama semble décidément aimer les arrondissement du centre-Est parisien. Puisque, pas plus tard que la veille au soir, il était de l'autre côté du boulevard: devant le Bataclan. Pour sa deuxième venue consécutive, les riverains ont à nouveau eu droit à tout le déploiement sécuritaire habituel aux déplacements de l'Américain, et à tous les désagréments induits (rues bloquées, etc.). L'hélicoptère de police, toutefois, a nettement moins tourné dans le ciel que la veille au soir. Un peu vers 20 heures, puis en fin de soirée, et c'est tout.

Pas trop de tapages, donc. En marge d'un dîner d'«un luxe non tapageur». Sans doute était-ce la moindre des choses.

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