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07/12/2015

Un certain relâchement (suite)

sécurité,police,terrorisme,paris,elections régionalesLégère surprise, tout de même, hier après-midi, devant et dans notre bureau de vote du quartier Saint-Sabin, dans le onzième arrondissement. Quartier, comme on le sait, une fois de plus endeuillé par la violence terroriste, le 13 novembre dernier.

Précisément, parmi les 615 bureaux de vote situés dans la capitale, ceux installés dans les 10ème et 11ème arrondissements avaient été identifiés comme «sensibles» par le ministère de l'Intérieur, paraît-il. A ce titre, ces bureaux étaient supposés bénéficier hier d'«une présence (policière) humaine, visible et renforcée, avec des patrouilles à l'extérieur de ces bureaux de vote, toute la journée». Des effectifs militaires avaient été appelés en renfort, avait-il été dit. Et la mairie de Paris, outre cette présence policière et le recours au personnel municipal, avait fait appel à 125 agents de sécurité privés, pour veiller au grain pendant ce scrutin.

Or, dans notre bureau de vote, on n'a rien vu d'un tel déploiement. A l'heure où on y est passé, en tout cas, un seul et unique agent municipal procédait à des contrôles très aléatoires des sacs. Aucune palpation de sécurité. Aucune vérification d'identité. Pas le moindre «filtrage systématique et rigoureux aux accès des bâtiments ou espaces recevant du public», comme l'impose pourtant le Plan Vigipirate à son degré de vigilance maximal. Juste trois policiers qui, une dizaine de mètres plus loin, bavardaient entre eux, très relax, les mains dans les poches, ne semblant pas prêter plus attention que cela au déroulement des opérations de vote.

Une fois des plus, donc, aurait-on eu une arme (arme à feu ou arme blanche) dans la poche de notre veste qu'elle aurait vraisemblablement franchi sans le moindre problème ce dispositif de sécurité très relatif. Et, dans ce bureau de vote, on aurait fait un carton.

Curieux, décidément.

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