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09/12/2015

Un renforcement visible, de part et d'autre

 Transports, Sécurité, Police, Belgique, TerrorismeUn aller-retour inopiné en Thalys, et donc l'opportunité d'expérimenter les mesures de sécurité renforcée qui y ont cours, depuis les attentats du 13 novembre.

La société de transports recommande instamment à ses clients d'être présents sur le quai au minimum trente minutes avant le départ du train, en gares de Paris-Nord comme de Bruxelles-Midi. Dans les faits, y compris aux heures de pointe, vingt minutes paraissent suffire.

Les modalités de vigilance varient, selon le pays. De part et d'autre de la frontière, est de mise le contrôle à la fois de l'identité du voyageur (long regard droit dans les yeux, puis vérification de la conformité du visage scruté avec celui figurant sur la pièce d'identité) ainsi que du nom imprimé sur le billet. Des deux côtés, aucune palpation de sécurité, ni fouille des poches, ni passage des bagages au scan. Voilà pour les points communs. L'inspection visuelle du contenu des bagages, en revanche, varierait-elle? En tout cas, hier soir à Paris, on y a échappé. Mais pas ce midi, à Bruxelles.

Le style avec lequel ces mesures de sécurité renforcée sont appliquées diffère, aussi. Plus tendu (mais parfaitement courtois) à Paris. Plus souriant (mais pareillement professionnel) à Bruxelles.

En France comme en Belgique, une différence notable par rapport à auparavant: la présence ostensible des agents de la police aux frontières (de la police française, dans notre cas), à bord des trains. Ainsi que celle des Douanes, à l'arrivée. Ces derniers, toutefois, paraissent opérer selon un mode aléatoire. En somme, ils pratiquent ce qu'on appelle des «contrôles au faciès».

Notre physionomie bien européenne et notre mise soignée nous ont permis d'échapper à ces formalités. Ce qui tombait bien, parce qu'on n'avait pas précisément que cela à faire. Mais d'autres usagers de nos trains, eux, n'ont pu passer à côté. Ils étaient, disons, plus basanés, et vêtus de manière plus décontractée.

Chacun jugera.

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