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14/01/2016

«Un impact concurrentiel négatif»

Les langues régionales, oui. Mais le flamand, non. C'est, en substance, la position du gouvernement Valls, qui vient d'être rappelée () à l'Assemblée nationale. N'en déplaise aux éventuels lecteurs nordistes de ce blog. Ainsi qu'aux quelque 30.000 locuteurs estimés de cette langue régionale de la Flandre française, recensés dans la zone de Dunkerque-Armentières, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

A ce jour, cet idiome n'est enseigné que dans trois collèges privés et six écoles de France. C'est beaucoup trop peu, pour le député du coin, Jean-Pierre Decool (droite souverainiste). Selon qui, «au-delà de l’outil éducatif et culturel, la connaissance du flamand est un outil de développement économique et de valorisation du territoire», ainsi qu'«un pont vers l’apprentissage de toutes les langues qui entourent le Nord: l’anglais, le néerlandais et l’allemand».

Oui, mais non, vient de lui répondre le gouvernement. Dixit le ministre en charge de la réforme territoriale, c’est «avec discernement» que l'Education nationale «conduit l’examen de la situation» de cette langue. Car «accepter son intégration dans un cursus classique pourrait créer un impact concurrentiel négatif avec le néerlandais, langue véhiculaire et de communication avec la Flandre belge et les Pays-Bas, dont il est un dialecte».

Pas cool, pour le député Decool. Selon qui cette position réaffirmée de l'exécutif Hollande-Valls «apportera de la tristesse dans la Flandre». Et s'explique par la méconnaissance qu'on a de ce dossier, à Paris: on y «confond flamand et flamingant», les régionalistes rabiques, or «le flamand occidental est une langue régionale sans connotation régionaliste».

Line Renaud et Dany Boon, les icônes de la région d'Armentières, n'ont pas encore réagi.

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