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02/03/2016

Un serpent de mer, ranimé?

Puisque ce blog évoquait hier les projets parisiens qui mettent des années à aboutir, donner des nouvelles de ce qui est vraiment un serpent de mer. Et depuis des décennies, lui, carrément. Mais la tête de la bestiole semble enfin commencer à sortir tout doucement de l'eau.

La liaison CDG-Express, en l'occurrence. Ce train rapide qui, tous les quarts d'heure, relierait directement la "Ville lumière" à l'aéroport de Roissy CDG, pour un coût de réalisation évalué à 1,6 milliard d'euros. Dernièrement, alors qu'un coordinateur interministériel a été nommé, une ordonnance consacrée à ce méga-chantier est parue au Journal Officiel. Elle a attribué à une filiale de la SNCF ainsi qu'à la société Aéroports de Paris une «mission de conception, financement, réalisation et exploitation» du projet. Une «partie minoritaire du capital social de cette société de projet» pourra être ouverte à des tiers: au secteur privé, donc. Sachant que la construction de cette liaison de 32 kilomètres ne donnera lieu à aucune subvention de l'Etat. Vu l'état de la compagnie nationale de chemins de fer – lourdement endettée –, cette ligne pourrait être financée en partie par une taxe sur les billets d'avion, prélevée sur les passagers qui décollent de Roissy ou y atterrissent.

L'horizon est encore loin, puisque cet éventuel CDG-Express pourrait n'être opérationnel qu'en... 2023. Du moins, si le serpent de mer, d'ici là, n'a pas replongé dans les abysses de l'indécision politique.

On va donc encore pendant très longtemps entendre parler de ce projet. Voire se quereller, à son sujet. En effet, les oppositions ne manquent pas à l'encontre de ce CDG-Express qualifié par ses détracteurs (ici, par exemple) d'«inutile et coûteux». Eux lui préférerait une amélioration de la ligne du RER B, qui relie l'aéroport à la capitale – et qui, il est vrai, est dans un piètre état.

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