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04/03/2016

«Une prise de conscience de ses actes»

A Paris, cette semaine, les amateurs de la petite reine en ont beaucoup parlé. Le groupe français JC Decaux, numéro 1 mondial du vélo en libre-service, a dû rappeler 4 600 bécanes. Dans la capitale, mais aussi dans des villes comme Lyon, Toulouse, Nantes ou Marseille. En cause, «un problème de fabrication identifié par un fournisseur et pouvant affecter le bon fonctionnement de certains modèles de freins arrière». La société a pris soin de préciser qu'à ce jour, «aucun incident n'a été signalé». Et que tous les vélos  «qui demeurent accessibles en station ne sont pas concernés».

S'agissant de Vélib, une autre nouvelle est passée, elle, plus inaperçue, dernièrement. A savoir, l'application désormais aux adultes également du principe du «Tu casses, tu répares».

En termes juridiques, cela s'appelle la réparation pénale. Depuis 2013, en vertu d'une convention entre la mairie de Paris, le parquet et la protection de la jeunesse, les mineurs pris à dégrader ou à voler des Vélibs ont une alternative, s'ils veulent éviter de passer devant le juge. Travailler pendant deux jours dans les ateliers de réparation de la société. Ils y sont encadrés par un responsable de l’association qui est chargée d'appliquer cette réparation pénale ainsi que par un chef d’atelier formé au tutorat. Pendant ces deux jours, ils sont formés aux rudiments de la mécanique du vélo, puis prennent part à la réparation des cycles et des pièces endommagés.

«Cette mesure permet au jeune impliqué de prendre conscience de l’impact de ses actes», se réjouit-on, chez Vélib. «Depuis la mise en place du dispositif, aucun des mineurs accueillis en atelier n’a récidivé». Désormais, donc, une convention signée entre Decaux et le ministère de la Justice étend ce système de réparation aux adultes y compris. Toujours, bien sûr, sur base volontaire uniquement (il ne s'agit pas de travaux forcés), et sur le mode des travaux d'intérêt général.

Certaines années, jusqu'à 8 000 Vélib’ sont vandalisés ou volés (87% étant ensuite retrouvés), dans la capitale française.

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