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12/04/2016

Une amélioration qui tarde

Cela ne se dégrade pas vraiment. Mais cela ne s'améliore pas non plus considérablement.

C'est, en gros, la conclusion que l'on peut tirer du dernier rapport annuel en date sur la qualité de l'air à Paris et dans sa banlieue, qui a été rendu public il y a peu. Malgré tous les efforts entrepris, près d'1,5 million d'habitants de cette région restent quotidiennement exposés à une pollution atmosphérique qui excède les normes réglementaires. Il s'agit essentiellement des riverains qui résident à proximité des grands axes de circulation (le périph', etc.).

Si l'on regarde la situation polluant par polluant, cela s'améliore un peu en ce qui concerne le dioxyde d'azote. En revanche, la pollution aux particules fines, à l’ozone et au benzène stagne à des niveaux préoccupants.

Ce n'est évidemment pas un hasard politique: le jour même où ce bilan annuel – très moyen, donc – a été rendu public, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a fait un peu de com'. Elle a annoncé la publication de l'arrêté qui est censé gérer de manière plus réactive et efficace les épisodes de pollution atmosphérique, dans la capitale imposition moins compliquée qu'avant de la circulation automobile alternée, etc. Et, comme cela semble une habitude désormais, la mairie de Paris (voir ici ou ) a réagi tièdement à cette com' ministérielle. Pour l'Hôtel de ville, en effet, le gouvernement ne va toujours pas assez loin, en la matière.

L'Etat et la Ville qui continuent à se chamailler. Et, en attendant, les Parisiens et les banlieusards qui respirent toujours aussi souvent un air empesté. Pas grand-chose ne change, donc, dans les faits.

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