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15/04/2016

Un prix à payer

Paris, Banlieues, Economie, Social, Art de vivreParis, ville magnifique. Ville agréable à vivre, aussi, globalement. Mais ville chère, décidément. Une étude vient de quantifier cela de manière précise.

8,8%. Selon les calculs de l'Institut de la statistique (Insee), c'est le surcoût moyen des prix pratiqués en région parisienne, par rapport à la moyenne nationale. C'est dû en grande partie au coût des loyers, qui y sont supérieurs de près de 50% par rapport au reste du pays. Plus largement, les dépenses relatives au logement (eau, entretien, gaz, électricité, etc.) sont plus élevées de 24,7% à Paris et et dans sa banlieue qu'en province. Cet écart vaut aussi pour la santé (des dépassements d'honoraires médicaux plus fréquents dans la capitale qu'ailleurs, par exemple), pour les loisirs, la culture et l’hébergement. Ainsi que, dans une mesure un peu moindre, pour l’alimentation, la restauration, les transports, les meubles et les vêtements.

Ce coût de la vie moins abordable est toutefois pondéré. Par la différence de rémunération: «le salaire horaire net moyen d’un ouvrier ou d’un employé est de l’ordre de 8% à 10% plus élevé» dans la région-capitale qu’en province.

Oui, mais cela ne vaut que pour les Parisiens et les banlieusards qui bénéficient d'une rémunération digne de ce nom. En revanche, pour les exclus, les précaires, les chômeurs en fin de droit, les travailleurs condamnés aux petits boulots à temps partiel, les jeunes peu aidés par leurs parents, les seniors ne touchant que de petites retraites, et pour tous ceux qui peinent à boucler leur fin de mois, le coût de la vie dans la capitale et sa région devient rapidement prohibitif. D'où, sans doute, le succès de la mobilisation actuelle contre la précarité, à Paris. Où, proportionnellement, ce mouvement semble rencontrer davantage d'écho qu'en province – même s'il y a fait tache d'huile.

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