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21/09/2015

Un succès public

Paris, Arts, Culture, International, Femmes, Personnalités Un peu de culture, pour bien commencer la semaine. Et une bonne nouvelle, pour un des grands musées parisiens.

Le musée d'Orsay, en l'occurrence. Pour la deuxième année consécutive, il apparaît à la première place des musées français et européens plébiscités par le "Travellers’ Choice Musées". Ce palmarès est issu des avis laissés depuis douze ans par les utilisateurs du site TripAdvisor, commentaires qu'un algorithme a totalisés en vue de ce classement, en prenant en compte à la fois leur quantité et leur qualité. Orsay devance même Le Louvre, deuxième de ce palmarès français et troisième de son équivalent européen. L'institution de la rive gauche arrive deuxième dans le volet international du classement, derrière le Metropolitan Museum of Art de New York.

Dès demain, ce même musée d'Orsay va à nouveau faire parler de lui. Il inaugure une exposition thématique consacrée... à la représentation de la prostitution dans la peinture. Certaines sections, présentant des tableaux explicites, seront interdites aux mineurs. Précédemment, déjà, le musée avait quelque peu bousculé les convenances en consacrant une exposition au nu masculin. Sa qualité avait été discutée, mais le succès public avait été au rendez-vous.

Ce devrait être à nouveau le cas avec l'exposition qui débute demain, s'agissant d'un sujet aussi affriolant que grand public. Un sujet racoleur, grimacent certains. Pour qui Orsay, dans son but d'attirer les grandes foules, va tout de même un peu loin dans la facilité des thématiques qu'il aborde – on vous laisse juges.

Paris, Arts, Culture, International, Femmes, Personnalités Sinon, pour la petite histoire, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n'ira pas demain soir à Orsay, s'afficher devant des tableaux montrant des filles de joie, leurs clients et leurs maquereaux. Elle assistera plutôt, à la Comédie française, à la représentation du "Père": la pièce d'August Strindberg, mise en scène par Arnaud Desplechin. Sans doute est-ce moins sulfureux. Et plus cohérent avec les vues du gouvernement – qui, pour rappel, soutient la mise à l'amende des clients de la prostitution.

16/09/2015

Un quatuor de concurrents

C'est officiel depuis ce mercredi matin. La candidature de Paris pour l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2024 fait face à quatre dossiers concurrents, présentés par les villes de Rome, Hambourg, Budapest et Los Angeles.

C'est la candidature de la cité américaine (déjà à deux reprises hôte des Jeux) qui, a priori, est la plus dangereuse pour la "Ville lumière". Même si elle fait un peu figure de candidature US par défaut (après le renoncement de Boston à se lancer dans la course) et si, pour 2024, ce serait normalement au tour d'une ville européenne de devoir être choisie (après les JO de Rio en 2016 et de Tokyo en 2020). Le dossier de Budapest, en revanche, paraît moins costaud que ceux de Hambourg et Rome, qui seront toutes deux des adversaires coriaces.

Ce matin, en réagissant à cette officialisation des villes candidates, les porteurs du projet parisien ont une fois de plus montré combien ils avaient tiré les leçons des échecs successifs des précédentes candidatures de la capitale française. Ce sont les sportifs tricolores – avant les politiques – qui ont été mis en avant dans les médias, et ils ont bien pris garde de ne pas afficher la moindre arrogance.

La décision fatidique sera prise en septembre 2017. Ce choix constituera donc, pour le prochain Président français, à peine élu quelques semaines plus tôt, soit un joli cadeau de bienvenue, soit un boulet à traîner pendant tout son quinquennat.

14/09/2015

Une certaine élégance

Télévision, Journalisme, PersonnalitésLe chiffre est tombé ce matin, et il était très attendu dans le petit monde médiatico-politique. Plus de 10 millions de Français ont, hier soir, regardé le dernier JT de 20 Heures de TF1 présenté par Claire Chazal.

Une longévité exceptionnelle (24 ans à la barre du 20 Heures) conclue donc par une audience record. Mais qui sait cet audimat faramineux était-il en partie motivé par un certain voyeurisme – l'intéressée allait-elle avoir la larme à l'oeil?

Mais non: son au revoir – même si jamais, avez-vous remarqué, elle n'a prononcé les mots «Au revoir», «A bientôt» ou «Adieu» – était parfaitement digne, a-t-on trouvé. Peut-être un rien longuet au moment du clip d'hommage qui a été diffusé en guise de générique de fin, mais globalement teinté d'une certaine élégance. Et au moins a-t-on évité la familiarité à la PPDA («Je vous embrasse tous»), qu'à l'époque, on avait trouvée assez déplacée.

A en croire un sondage publié hier, les Français avaient une bonne opinion de la présentatrice, ils trouvaient qu'elle faisait bien son travail au 20 Heures, mais, pour autant, ils ne la regretteront pas spécialement à cette fonction. Aux dernières nouvelles, mais les choses peuvent évoluer vite, elle conserve son bureau à TF1, compte demeurer dans cette maison, et est en attente d'une nouvelle affectation.

10/09/2015

Un tournant, qui sait

Etrangers, ImmigrationSans doute qu'avant de parler d'un basculement de l'opinion française, il serait prudent d'attendre la parution d'autres sondages allant éventuellement dans le même sens, ces prochains jours. Il n'empêche, dès ce stade, ce n'est pas banal. A en croire une enquête d'opinion rendue publique hier soir, les Français sont désormais majoritairement favorables à ce que l'Hexagone accueille sur son territoire «une part des migrants et réfugiés notamment en provenance de Syrie». Ce n'était pas du tout le cas jusqu'à présent.

En moins de dix jours, la part de l'opinion favorable à un tel accueil a bondi de 9%. Il est assez rare que les sondages enregistrent une variation aussi importante dans un laps de temps aussi court. L'opinion n'en reste pas moins très clivée, sur le sujet. Trois quarts des sympathisants de gauche et du centre sont favorables à la venue de ces migrants et réfugiés, mais celle-ci continue à rebuter une large majorité de sondés de droite et d'extrême droite.

A probablement fini par jouer sur l'opinion française la succession d'images fortes qu'elle a pu voir en boucle dans tous les médias, ces dix derniers jours. La photo de ce gamin découvert mort sur une plage, bien sûr. Mais aussi la solidarité qu'ont manifestée, le week-end dernier, les Allemands qui sont venus accueillir les premiers convois de réfugiés arrivés chez eux.

A cet égard, les Français ont-ils été touchés par, hier, les sourires, les mots de reconnaissance et, souvent, les larmes d'émotion des premières familles syriennes et irakiennes venues d'Allemagne, qui ont été accueillies en région parisienne? Les sondages de ces prochains jours le diront, et confirmeront peut-être ce basculement de l'opinion.

08/09/2015

Un air du temps

Etrangers, Immigration, MédiasL'opinion française (ou, du moins, une partie de cette opinion) est-elle en train d'évoluer, sur la question des réfugiés et des migrations? Ce blog se posait la question hier, et, visiblement, c'est aussi le sujet principal d'interrogation dans les rédactions – les médias donnant même l'impression de sentir le vent dominant tourner.

Ainsi, ils accroissent leur couverture du sujet, puisqu'il semble passionner les foules. Exemple parmi d'autres: hier soir, l'édition spéciale que «Le Téléphone sonne», sur France Inter, a consacrée à cette thématique a battu tous ses records d'appels. Plus de 1500 auditeurs souhaitant prendre la parole à l'antenne ont téléphoné à la station.

La radio Europe 1, elle, depuis ce week-end, relaie auprès de son public les nombreuses initiatives qui ont fleuri ces derniers jours, en faveur des réfugiés. Elle répercute, par exemple, les appels à dons ou à bénévoles qui sont lancés par les associations.

Pourquoi pas. Juste, habituellement, sur cette même radio, éditorialement profilée très à droite – ce qui est parfaitement son droit –, se succèdent à l'antenne les chroniqueurs et éditorialistes qui, l'un après l'autre, maugréent contre la «pensée unique» de la politique «compassionnelle». Fustigent à longueur de journées «l'angélisme», en matière migratoire singulièrement. Dans la droite ligne des dénonciations du «droit-de-l'hommisme» qui firent les grandes heures des années Sarkozy.

Donc, avant que, par hypothèse, l'opinion française dans son ensemble évolue sur cette thématique des réfugiés, les médias de ce pays, déjà, se mettent à l'air du temps. Non sans, parfois, un certain opportunisme.

02/09/2015

Une péripétie judiciaire, fût-ce pas banale

Justice, Sécurité, Politique, Front national, Elections municipales Pas mal d'agitation médiatique autour d'un procès – il est vrai pas banal – qui se tient ce mercredi, en banlieue de Paris. Devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), comparaissent une demi-douzaine de personnes devant répondre d'association de malfaiteurs et de dégradation de biens. Parmi eux, un ex-responsable local du Front national. Avec ses amis, il menait des virées nocturnes dans sa ville, lors desquelles notamment il mettait le feu à des voitures. Pour ensuite mieux dénoncer l'insécurité ambiante.

Une activité criminelle (présumée) menée à des fins politiques: le FN est évidemment un peu gêné par l'affaire, même s'il a exclu l'intéressé de ses rangs et a lui-même informé la police de ses méfaits. A contrario, les adversaires du Front se réjouissent de l'embarras dans lequel le plonge ce dossier. Qui, effectivement, illustre que la "dédiabolisation" alléguée par ce parti connaît, pour le moins, quelques failles locales.

Il ne faudrait toutefois pas déduire de ce rocambolesque fait divers que les responsables locaux du FN sont tous des zozos s'empêtrant dans des agissements qui, comme cela semble le cas ici, relèvent plus de la pathologie que de la politique. Ce serait trop simple. Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter au sondage qui, un an après les élections municipales de mars 2014, analysa le sentiment des habitants de la dizaine de villes qui sont désormais régies par le Front.

Il montra que sept habitants sur dix de ces localités étaient satisfaits de leur maire, «score supérieur à la moyenne constatée auprès de l’ensemble des habitants des communes de 10.000 à 100.000 habitants (66%)». Cette enquête confirma aussi la banalisation du FN, aux yeux d'une part grandissante de l'opinion: un «sentiment d’indifférence éprouvé par une majorité relative des personnes interrogées (42%) à l’égard du fait de vivre dans une commune dirigée par un maire frontiste» – indifférence que l'on retrouve y compris chez les sondés de gauche (37%).

Dès lors, la "lepénisation des esprits" semble bel et bien réelle. Et, au-delà de l'émoi médiatique du moment, elle ne devrait pas fondamentalement être affectée par cette péripétie judiciaire ponctuelle que le FN doit gérer – même si, évidemment, il s'en serait volontiers passé.

08/07/2015

Un succès improbable

C'est le succès le moins attendu de l'été, dans les librairies de France. A en croire hier la direction du "Guide du Routard", depuis quelques semaines, les ventes de l'ouvrage de cette collection qui est consacré à la Grèce, ne reculent pas, non, mais... s'envolent. Le bond constaté par rapport aux ventes de l'été dernier serait même de plus de 20%.

Les touristes français ne seraient donc pas du tout inquiétés par la crise financière que traverse ce pays, et par son impact pourtant très sonnant et trébuchant: la limitation des possibilités de retrait d'argent aux distributeurs automatiques, et les problèmes de liquidités que vont incessamment connaître les banques locales – elles seront bientôt à cours de cash.

Qui sait même la fronde d'Alexis Tsipras contre «l'Europe austéritaire» fait-elle de son pays, aux yeux de certains Français, une destination tendance? A moins que ces touristes voient dans leur choix d'y partir en vacances une façon de soutenir la population?

 

PS: La même collection n'a pas précisé l'état des ventes de son guide relatif à la Tunisie. Là, vu les récents attentats, il n'y a sans doute aucune surprise de librairie à attendre – ce sera assurément la Bérézina.

02/07/2015

Un mets très en vogue

Les dernières nouvelles du «pays de l'exception culturelle» que se targue d'être la France, y compris et a fortiori en matière gastronomique. Des nouvelles à propos d'un mets qu'on ne trouve pas trop de saison, par ces temps de canicule, mais, après tout, chacun ses goûts.

A en croire une étude parue dernièrement, en 2014, il s'est vendu 1,07 milliard de burgers dans l'Hexagone. C'est près de 10% de plus qu'en 2013. Analyse des professionnels de la restauration: «Traditionnellement perçus comme emblématiques de la cuisine américaine, les burgers représentent aujourd'hui un marché important de la restauration rapide en France. À l'opposé du phénomène de la malbouffe, les points de vente de burgers se multiplient, appuyés par la création de réseaux de franchise dont certains se démarquent par leurs qualités gustatives haut de gamme et l'efficacité de leur concept».

Populaires, donc, les burgers. Cela n'a pas empêché les élus de Paris, mardi, de se prononcer contre le projet d'installation d'un McDonald's en plein coeur du Boboland parisien: à l'angle des rues Réaumur et des Petits-Carreaux, dans le quartier Montorgueil (2e arrondissement). Pour le maire (écologiste) de cet arrondissement, «avec l'arrivée d'un restaurant de 160 places, c'est tout le travail qui a été fait dans le quartier sur la qualité alimentaire et la protection de l'artisanat qui risque de s'effondrer comme un château de cartes».

Par trois fois, déjà, la Ville a refusé les demandes de permis de construire déposées par McDo pour ce projet. Et, en mai, une centaine de riverains ont manifesté contre son arrivée dans le quartier.

L'histoire ne dit pas si les gamins de ces manifestants, qui passent sans doute leurs journées au MacDo ou au Burger King, faisaient partie, ou non, du cortège.

25/06/2015

Un (léger) désir

Personnalités, Strauss-Kahn, Justice, Economie, FemmesIls sont minoritaires dans l'opinion, mais tout de même pas en nombre négligeable. A en croire un sondage rendu public ce jeudi, 38% des Français souhaitent un retour de Dominique Strauss-Kahn dans la vie publique. L'électorat de gauche est partagé à parts égales sur cette éventualité, qui est majoritaire (54%) chez les sympathisants socialistes.

Une part de ces inconditionnels de DSK doit sans doute considérer qu'il a été victime d'une machine médiatico-judiciaire qui, pendant trois ans, l'a broyé, pour finalement le relaxer. En revanche, à moins que le scabreux, voire le glauque, soit devenu tendance en France, il est plus douteux que cette envie de lui soit stimulée par l'aperçu de sa vie privée qu'a donné ses comparutions judiciaires. On peut d'ailleurs noter que les femmes (33%) sont moins nombreuses que les hommes (44%) à vouloir son retour.

Sans doute, donc, est-ce avant tout l'économiste Strauss-Kahn qui est regretté par ses supporteurs. Qui ont la «nostalgie de sa parole économique», dixit le sondeur Bernard Sananès.

C'est parfaitement leur droit, mais c'est tout de même assez piquant, et doublement.

D'une part, et principalement, autant plus grand monde au PS ne se réclame de l'homme Strauss-Kahn – jugé définitivement trop sulfureux – , autant la ligne politico-économique qu'il incarne (le social-libéralisme, pour dire vite) est majoritaire, dans ce parti comme au gouvernement. Les Valls, Macron et autres Sapin font-ils autre chose que du strauss-kahnisme? On ne peut donc pas dire qu'il y ait un vide doctrinal à combler, en la matière. D'autre part, et accessoirement, les hasards de l'actualité veulent que ce sondage tombe au lendemain de la publication des derniers chiffres mensuels en date du chômage, qui, une fois de plus, sont mauvais. Et donc illustrent bien l'efficacité très perfectible de cette ligne économique social-libérale.

23/06/2015

Un «engouement populaire» (paraît-il)

Paris, International, SportsGrosse opération de communication à l'Hôtel de Ville, à midi. Car Paris, ce mardi, confirme qu'elle est bien officiellement candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2024. Qui sait la quatrième fois sera-t-elle la bonne? Ses trois tentatives précédentes d'organiser cet événement sportif mondial avait toutes échoué.

Si l'on en croit le dernier sondage en date, les habitants de la Région parisienne soutiennent massivement le projet. Ils n'en ont pas moins mis du temps avant de s'enthousiasmer. Il y a quelques mois encore, à l'image de la maire elle-même, Anne Hidalgo – qui, houspillée par François Hollande, a fini par se bouger –, ils n'avaient pas l'air très emballés. La peur de se prendre une quatrième gifle consécutive?

Mais à présent, donc, les habitants de la «Ville lumière», seraient conquis. On est prié de s'en référer aux enquêtes d'opinion pour s'en convaincre, puisqu'aucune consultation en bonne et due forme de la population parisienne n'a eu lieu, avant l'officialisation de cette candidature.

En ce qui concerne notre modeste petite personne de Parisien moyen, en tout cas, depuis six mois que cette idée de candidature circule, pas un habitant de la capitale – pas un seul –, parmi tous ceux que l'on côtoie dans la vie quotidienne (dont pas mal de sportifs amateurs), ne nous a jamais parlé de ces JO de 2024 à Paris. L'«engouement populaire» allégué par les médias, les sondeurs et les politiques, donc, on ne l'a pas vraiment ressenti.

Mais on n'a jamais prétendu non plus être d'office un Parisien complètement représentatif.

16/06/2015

Un million d'emplois, au moins

Le gouvernement Valls consacre énormément d'énergie au secteur économique du tourisme. L'autre jour, il a adopté un plan destiné à le développer. Et pas plus tard qu'hier, le ministre Laurent Fabius a reçu et fait les yeux doux au PDG d’AirBnb, Brian Chesky. La France est la destination touristique la plus recherchée par les voyageurs qui utilisent ce service. Depuis sa création, en 2008, il a envoyé quelque 4 millions d'étrangers loger chez l'habitant, dans l'Hexagone.

Des statistiques parues ce matin () détaillent le poids de ce secteur économique. Il génère à lui seul quelque 1,3 million d'emplois à l'année. A savoir, 1 million d’emplois locaux liés à la présence de touristes (hébergement, restauration, etc.), et 0,3 million liés à la préparation du voyage et à sa réalisation (agences de voyage, sociétés de transports, etc.).

C'est dans les centres urbains – bien davantage qu'en zones rurales, littorales ou montagneuses – que l'emploi lié au tourisme est le plus massif et le moins lié aux fluctuations saisonnières. Et cela profite bien sûr au premier chef à Paris et à sa région, qui ont la chance d'accueillir treize des vingt sites français les plus visités (Disneyland Paris, le Louvre, Versailles, etc.). Ainsi, à elle seule, la zone capitale concentre près du tiers de la richesse dégagée par le tourisme en France métropolitaine et des emplois qu'il y crée.

Le gouvernement se dit donc sans doute que cela mérite bien quelques courbettes, faites à des piliers du tourisme mondial comme AirBnb. Même si, dans le même temps, d'autres niveaux de pouvoir, sinon grimacent face aux agissements de ces sociétés, du moins tentent de les cadrer. Voir les efforts déployés par la mairie de Paris (, par exemple), pour que le statut de «capitale mondiale de la location entre particuliers» dont jouit la «Ville lumière» ne nuise tout de même pas trop ni au logement résidentiel, ni au secteur hôtelier traditionnel.

08/06/2015

Une envolée saisissante

Les médias français l'ayant peu fait, ce week-end, évoquons ces quelques chiffres. Puisqu'il n'y a pas de raison que la transparence ne s'applique pas également à ce domaine d'activité-là.

En remportant le tournoi de Roland Garros hier, Stan Wawrinka a empoché la coquette somme d'1,8 million d'euros. Ce qu'avait également fait Serena Williams, la veille. Puisque, dans ce secteur professionnel-là au moins, il y a égalité salariale entre hommes et femmes. Leurs adversaires malheureux, eux, ont dû se contenter – si l'on ose dire – de 900.000 euros chacun.

La Fédération française de tennis (FFT) rappelle régulièrement que, de tous les tournois du grand chelem, Roland Garros est loin d'être le mieux doté. Il n'en a pas moins connu, ces dernières années, une saisissante évolution à la hausse de ses dotations. Ainsi, cette année, elles ont atteint plus de 28 millions d'euros. Soit une hausse de 12% par rapport à l'an dernier. Entre 2013 et 2014, déjà, la dotation globale du tournoi avait augmenté de 13,7%. Et, entre 2012 et 2013, elle avait crû de 17%. Au total, donc, cela nous fait une hausse de plus de 40% en trois ans.

La FFT craindrait-elle que cela ne soit pas forcément bien pris par l'opinion française, où nul ne jouit de tels privilèges? Dans sa communication officielle sur le sujet, en tout cas, elle a pris soin de préciser que, «comme en 2013 et 2014, l'augmentation (de dotation) la plus significative concerne les perdants des 2e, 3e et 4e tours, qui voient leur rémunération augmenter de 16 à 19% par rapport à l'an dernier».

L'histoire ne dit pas s'il faut considérer ce traitement de faveur accordé aux derniers de la classe du tournoi parisien comme un vil «nivellement par le bas» – pour reprendre l'expression favorite de l'opposition sarkozyste, dans ses critiques des réformes éducatives menées par le gouvernement.

05/06/2015

Un patrimoine parisien séculaire

Economie, Patrimoine, Histoire, Paris, Gouvernement Ne pas achever la semaine sans faire écho à ce qui est une bonne nouvelle, pour notre quartier Bastille. Un de ses savoir-faire séculaires pourrait se voir reconnu à sa juste valeur, et protégé en conséquence.

Le gouvernement, en effet, vient de faire paraître un décret qui étend le dispositif de reconnaissance régissant les Appellations d'origine contrôlée (AOC): le label qui distingue et protège les spécialités gastronomiques régionales (le chabichou du Poitou, la noix du Périgord, le brie de Meaux, etc.). Désormais, cette démarche compte une déclinaison appelée les «Indications géographiques». Celles-ci reconnaissent et protègent les produits manufacturés et ressources naturelles «liés à un territoire par des caractéristiques, un savoir-faire ou un procédé de fabrication». La porcelaine de Limoges, par exemple, ou le savon de Marseille, ou encore la dentelle de Calais.

Le rapport avec notre bon vieux quartier Bastille? Ce label pourrait s'appliquer au Faubourg Saint-Antoine. En l'occurrence, aux meubles et produits d'ébénisterie traditionnelle créés par les artisans qui travaillent dans les ateliers situés dans les cours et passages donnant sur la rue du Faubourg Saint-Antoine: le boulevard qui relie les places de la Bastille et de la Nation.

Pour la petite histoire, la tradition de ces artisans parisiens remonte à très longtemps. Dès 1657, autorisés à ce faire par Colbert, ils adaptèrent les créations des ateliers royaux et, s'écartant du seul recours à l'essence de chêne, innovèrent en recourant également à l'acajou, à l'ébène et même au bronze et à la marqueterie. La production de la corporation des ébénistes du Faubourg Saint-Antoine atteint son apogée à la fin du XVIIIe, puis survécut vaille que vaille, au fil des siècles.

Economie, Patrimoine, Histoire, Paris, Gouvernement Aujourd'hui encore, dans les vieux passages du XIe arrondissement (passages du Chantier, des Trois frères, de la Bonne graine, etc.), ces artisans perpétuent cette si vieille tradition.

Leurs ateliers donnent une idée pittoresque de ce qu'était le XIe populaire avant sa boboïsation et son invasion par le commerce mondialisé: les Nike, Gap, Zara, H&M, Starbucks, etc.

Alors, sûr que, pour continuer à survivre, les vieilles corporations comme celle des ébénistes du Faubourg Saint-Antoine ont besoin de bien d'autres choses encore que juste d'un label: une politique globale en faveur de l'artisanat, par exemple, davantage de formations pour les jeunes désireux de se lancer dans ces métiers, etc. Mais sans doute est-ce déjà cela.

01/06/2015

Une première, spectaculaire

Arts, Culture, UrbanismeUn peu de culture, pour bien commencer la semaine. Et un peu d'art urbain, en l'occurrence.

Les choses ont l'air de bouger un peu dans ce domaine, en France. Peu après les fresques éphémères sur la façade même de l'immeuble du ministère de la Culture (relire ), un artiste a, pour la première fois, été autorisé à intervenir sur le bitume du périphérique: le boulevard périurbain le plus fréquenté d'Europe.

A la hauteur du quai d'Ivry, dans le treizième arrondissement, sur une surface de quelque 4500m², l'artiste allemand baptisé 1010, spécialiste du trompe-l'oeil en trois dimensions, a utilisé 200 litres de peinture pour créer une sorte d'immense cratère multicolore, sur le tablier central d'un échangeur promis à la démolition. Les usagers du périph' ne roulent pas sur sa création. A cet endroit, en effet, la circulation a été neutralisée, au profit d'une déviation provisoire. Il n'empêche, sur leur passage, les automobilistes peuvent avoir un aperçu de ce vertigineux cratère. Mais c'est surtout des immeubles en hauteur voisins que l'effet, paraît-il, est spectaculaire.

Là encore, le geste artistique est éphémère. Ce vieil échangeur cèdera bientôt la place à un nouveau quartier de logements, de bureaux, de commerces, d'équipements publics de proximité, et d'espaces verts.

Ce futur quartier Bruneseau Nord, c'est son nom, fait partie de l'immense projet urbanistique baptisé Paris Rive Gauche. Il consiste à revitaliser 930 hectares de terrains (soit rien de moins que le dixième de la superficie totale de la capitale), dans le Sud-Est de Paris. «Bruneseau, quartier emblématique du Paris de demain», dixit la mairie. Sa création, en tout cas, a donné lieu à une première artistique – et sans doute est-ce déjà cela.

26/05/2015

Une belle affiche

Justice, Cinéma, Gouvernement, Personnalités, TaubiraLe film n'a pas eu la Palme d'or, dimanche soir. Mais l'affiche pourrait être belle, ce soir.

«La Tête haute», qui a fait tant parler de lui au Festival de Cannes, raconte l'histoire d'un jeune en rupture familiale et sociale ainsi que d'une juge pour enfants et de son éducateur, ceux-ci se battant pour qu'il ne sombre pas encore davantage dans la délinquance. Le rôle de la magistrate est interprété par Catherine Deneuve. Comédienne qui, ce soir, pourrait bien s'afficher avec... le membre certainement le plus haut en couleurs du gouvernement Valls.

Sur le coup de 19h30, en effet, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a prévu de se rendre au cinéma "Etoile Saint Germain", à Saint-Germain-des-Prés. Elle y assistera à la projection de «La Tête haute», suivie d'un débat. Des professionnels de la justice des mineurs participeront aux échanges, de même que des jeunes qui sont pris en charge par la Protection judiciaire de la Jeunesse, ainsi que l’équipe du film.

Est-ce pour ménager le suspense? La présence de la diva du cinéma français – par ailleurs icône, depuis tant d'années, de Saint-Germain des Prés – n'a pas été précisément annoncée, par le cabinet de la garde des Sceaux. Mais sûr que, auquel cas, la rencontre des deux femmes, vu leur forte personnalité à chacune, ne manquerait ni de relief, ni de piquant.

 

PS: On n'est jamais assez prudent. Comme il y aura vraisemblablement pas mal de journalistes à cette séance de ciné particulière, et vu que, dans la salle et sur scène, des mineurs délinquants seront présents, le service de com' du cabinet Taubira a bien pris soin de conditionner l'accréditation des représentants des médias à leur engagement formel de «respecter les dispositions en vigueur concernant l’anonymat des mineurs». La grande ordonnance de 1945 sur la justice juvénile et la loi de 1881 sur la presse interdisent «de divulguer toute information concernant l'identité et la personnalité des mineurs délinquants». Dès lors, à l'"Etoile Saint Germain" ce soir, les médias seront tenus de «garantir, lors de la diffusion, l’anonymat physique et patronymique de tous les mineurs filmés et de leur famille». Pas mal de floutage en vue, du coup.

21/05/2015

Un démarrage fulgurant

Paris, Musique, CultureEnfin une bonne nouvelle, pour La Philarmonie. Cet immense temple parisien de la musique, qui a été inauguré en janvier à La Villette. Jusqu'à présent, ce paquebot culturel avait surtout fait parler de lui pour l'envolée de son coût et de ses délais de construction (relire ici, par exemple). Mais là, il semble susciter l'engouement.

550.000, c'est le nombre de visiteurs que La Philarmonie a accueillis, en quatre mois. C'est plus que prévu, et cela lui permet d'afficher un taux de remplissage de 96% pour ses concerts. Surtout, un quart du public des concerts provient des quatre arrondissements populaires du Nord-Est de Paris, et 10% rien que du 19e, où l'institution s'est établie. Dans le même temps, le public d'origine – celui de la Salle Pleyel, donc majoritairement issu des beaux quartiers de l'ouest parisien – a visiblement suivi, lui aussi. Il a pris sans heurts ses nouvelles habitudes dans ce grand ensemble situé pourtant dans un environnement sociologique moins favorisé et dans un cadre urbain plus ingrat: en contrebas du périphérique.

Les finances de l'institution seront stabilisées si, à l'avenir, ce succès se confirme. Mais ce n'est pas gagné d'avance. Car, si La Philarmonie n'a pas désempli dès son ouverture, c'est aussi et surtout parce qu'elle a eu le nez fin. Parce que, d'entrée de jeu, elle a programmé une exposition thématique très populaire, et qui avait déjà remporté un grand succès à l'étranger: la rétrospective consacrée à David Bowie. Il faudra donc voir si, par la suite, des choix de programmation moins immédiatement consensuels remporteront tout autant l'adhésion du public.

11:59 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, musique, culture

20/05/2015

Une décontraction très nouvelle

Quand les magazines de papier glacé entrent en collision avec les débats à l'Assemblée. Hier après-midi, les députés sarkozystes ont mené la charge contre le gouvernement, qu'ils accusent de «complicité hypocrite» avec le «proxénétisme procréatif». C'est tout le débat à propos de la GPA, ou gestation pour autrui: le recours à l'étranger, par des Français, à des mères porteuses. Et voilà que ce matin, dans «Gala», un animateur télé de la chaîne M6 s'affiche, tous sourires (), avec son petit Elliot: enfant de trois mois issu d'une GPA menée aux Etats-Unis.

Ce n'est pas la première fois qu'une personnalité cathodique française a recours à une mère porteuse, mais jamais auparavant (à moins que cela nous ait échappé) cette démarche n'avait été rendue publique aussi ouvertement, et assumée avec autant de décontraction.

Du coup, il sera intéressant de voir si le gouvernement va faire semblant de rien. Ou, au contraire, faire en sorte que des poursuites soient diligentées contre l'intéressé. Puisque, théoriquement, il est passible de peines de prison et d'amende (voir ici). Intéressant aussi de voir la consigne que Nicolas Sarkozy va donner à ses troupes. Les envoyer descendre en flammes cet animateur télé? Ou, au contraire, ne pas faire trop de vagues sur ce cas précis, pour ne pas risquer de se mettre à dos l'électorat des jeunes accros à ce genre de programmes télévisés ainsi qu'à l'humour potache qu'affectionne ce présentateur.

Reste à voir également si un "coming out" de ce type est de nature, ou non, à faire évoluer le jugement que porte l'opinion sur le recours aux mères porteuses. Un jugement qui a basculé, à l'occasion de la grande bataille de 2013 sur le «mariage gay». Auparavant, les Français n'étaient pas spécialement opposés à la GPA. Mais, à présent (voir , par exemple), ils la désapprouvent majoritairement.

11/05/2015

Une faute de goût réparée

L'initiative se justifie bien sûr en soi, mais elle peut aussi être vue comme l'implicite réparation d'une grosse faute de goût.

L'Assemblée nationale vient de lancer le cycle de cérémonies commémorant Olympe de Gouges (1748-1793): grande figure de la Révolution, guillotinée sous la Terreur. C'est à elle que l'on doit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, et notamment cette formule célèbre: «La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune». Il y a quelques mois, des énergumènes des services de l'Assemblée avaient cru bon, pour rendre hommage à cette féministe, de réaliser à son effigie... un tablier de cuisine (). Intégré à la boutique en ligne de l'Assemblée, l'article n'y était resté que quelques heures, puis en avait été retiré vu le tollé. On a encore vérifié ce matin, en parcourant en vitesse les rayons de ce magasin, on n'y trouve désormais plus trace de cette initiative si douteuse, ni du moindre article pouvant paraître péniblement sexiste.

En lieu et place de cette bévue, le président de l'Assemblée a, l'autre jour, dans un discours solennel, vanté les qualités et le legs de cette «femme extraordinaire, qui eut l'audace, dans cette période troublée de la Révolution, de réclamer des droits pour les esclaves, les indigents et les femmes». Et d'annoncer qu'en octobre prochain (à l'occasion de la célébration du 70e anniversaire de l'élection des premières femmes députées), un buste de cette figure historique serait officiellement installé, dans l'enceinte de l'Assemblée.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, 222 ans après la mort de l'intéressée.

30/04/2015

Un grand objectif, et des outils pour l'atteindre

paris,transports,tourisme,gouvernementPas encore trop d'embouteillages en bordure de Paris hier, qui était pourtant le grand jour où a été relancée une expérimentation qui, en 2009, quand elle avait été une première fois tentée (relire ), avait causé pas mal de pagaille dans la circulation.
 
En l'occurrence, la circulation – chroniquement très dense – sur l'autoroute A1, à l'approche de la capitale. Depuis hier, entre 6h et 10h du matin et sur cinq kilomètres entre La Courneuve et le Stade de France, ne sont autorisés à circuler sur la voie de gauche que, outre les bus, les taxis et les cars de navette venant de l'aéroport de Roissy CDG. Le but de cette voie dédiée est de leur faire gagner une petite dizaine de minutes sur leur temps de parcours habituel vers la «Ville lumière». A terme, quand la «période de tolérance» sera passée, tout automobiliste qui s'aventurera sans autorisation sur cette voie de circulation se prendra 135 euros d'amende.
 
Les taxis sont ravis. Les autres usagers de l'A1 grimacent, apeurés à l'idée que, comme il y a six ans, cette expérimentation aggrave encore un peu plus leurs embarras de circulation. Ce ne fut pas le cas dès hier, mais sans doute uniquement grâce au fait que le trafic est réduit en ce moment dans et autour de Paris, en cette période de congé scolaire.
 
paris,transports,tourisme,gouvernementCette initiative fait partie d'un plan plus vaste que le Conseil des ministres a approuvé hier, et qui vise un grand objectif: que la France, à terme, accueille 100 millions de visiteurs annuels (contre 84 millions, aujourd'hui). Outre cette expérimentation sur l'A1, le gouvernement promet «l’amélioration de l’accueil à Roissy et à la Gare du Nord», un «forfait-taxi pour les trajets Paris aéroports», ou «la mise en place du dispositif "Visa en 48h" en Chine (+60% de visas accordés en 2014), Afrique du Sud, Inde et dans les pays du Golfe». Justification de cette mobilisation: «Le tourisme est une priorité et un investissement d'avenir. Il crée des emplois non délocalisables. C'est l’une des premières industries de la France. Chaque euro investi dans la promotion de la destination France et dans les infrastructures touristiques exerce un effet rapide et bénéfique sur l’ensemble des territoires».
 
Autant de sujets passionnants de réflexion pour tous les Parisiens et banlieusards usagers de l'autoroute A1, si, dès la fin du congé scolaire, à cause de cette expérimentation, ils passent encore un peu plus de temps qu'avant dans les embouteillages.

29/04/2015

Un «métier d'avenir» (paraît-il)

Si d'aventure ce blog est lu par des étudiant(e)s en journalisme et en communication, voilà qui va les intéresser. En France, ces secteurs sont officiellement considérés comme des «métiers d'avenir». Puisqu'ils figurent dans le volumineux rapport sur "Les métiers en 2022", qu'a publié hier le très sérieux institut "France Stratégie": le nom un peu moins technocrate qui est désormais celui de l'ex-Bureau du Plan.

Ce document examine les perspectives d’embauches par métier, d'ici à 2022. Il table sur «l’essor des métiers de la communication, de l’information, de l’art et des spectacles», étant donné la croissance attendue de la communication multimédia, des activités audiovisuelles, et de la consommation de services de loisir.

La France compte actuellement 170.000 professionnels de la communication et de l’information. 97.000 emplois supplémentaires devraient être créés dans ces métiers sur la période 2012-2022, «soit une hausse annuelle moyenne de 1,6%, bien supérieure à celle projetée pour l’ensemble des métiers (0,7%)». On n'embauchera pas spécialement dans la presse écrite, secteur «connaissant une crise depuis dix ans, en raison de la chute du nombre de lecteurs et de la mutation du modèle économique consécutive à l’avènement du numérique». En revanche, «les métiers de la communication et de la publicité, qui ont eux réussi à s’adapter au numérique», pourraient connaître des scénarios «de nature à dynamiser encore l’emploi».

Bien entendu, pour faire partie des heureux élus, il faudra avoir des «compétences numériques», qui «seront de plus en plus indispensables». Et habiter Paris plutôt que le Limousin, ces métiers étant «très concentrés géographiquement» («En 2010, l’aire urbaine de Paris regroupe 54% des professionnels de l’information et de la communication»).

Voilà donc les futurs grands communicants de demain prévenus.

 

PS: Juste, on trouve discutable d'amalgamer en une seule catégorie, comme le fait "France Stratégie", les «métiers de la communication, de l’information, de l'art et des spectacles». D'abord, que l'on sache, le journalisme est rarement de l'art. Surtout, l'associer aux spectacles donne l'impression de cautionner le désastreux engouement de la presse pour l'"infotainment" (= l'info divertissement), si misérablement racoleur.