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01/08/2007

Une question de goût

Quel est le point commun entre Nicolas Sarkozy et, au choix, Pierre Cardin, David Bowie, Douglas Fairbanks, Fred Astaire ou Harry Belafonte? (Suit un délicat retour à la ligne pour permettre au lecteur moyen de ParisLibre de réfléchir un brin).

Ils ont tous été sacrés hommes les plus élégants de la planète par le magazine «Vanity Fair».

On entend déjà les quolibets: «Oui, bon, Vanity Fair…».

C'est là qu'on signale perfidement qu'on a des amis très biens outre-Atlantique qui dévorent ce magazine ouvertement qui plus est, même pas sous le manteau donc. Magazine qui, soit dit en passant, chaque mois est tiré à 1,2 million d’exemplaires et est feuilleté par 6,3 millions de lecteurs. Ce qui, même à «La Libre Belgique» on en conviendra, n’est tout de même pas rien.

Dans la dernière édition de ce palmarès, le Président français côtoie, excusez du peu, des bombes comme David Beckham, Brad Pitt ou Lenny Kravitz. Et une des rédactrices à l’origine de cette sélection détonante, Amy Fine Collins, de justifier ce choix aux agences de presse: «Sarkozy est habillé avec une classe internationale. Il a fière allure, à la fois masculin et romantique, avec un sens développé de l'humour et de l'aisance. Nous aimons le costume Prada qu'il portait lors de sa prise de fonction et nous ne changerions rien à sa garde-robe même pas ses tenues de jogging».

Deux constatations tout de même – mais pas plus, au risque sinon de se voir à nouveau accusé d’anti-sarkozysme primaire.

-Un: Jusqu’à présent, le cliché voulait que seuls les hommes grands (au dessus du standard des quelque 1,74 m requis sur tous les podiums de défilés du monde) avaient droit à l’élégance. Le classement de «Vanity Fair», pour le coup, consacre une «rupture» qui sera appréciée par tous les hommes moyens (question taille s’entend);

-Deux: Cette récompense survient quelques jours à peine après qu’un best off d’un fameux talk-show télévisé politico-people eut ironisé sur les «souliers à glands» dont aime à s’affubler le chef de l’Etat: symboles s’il en est (comme les chaussettes blanches, les jeans au pli bien repassé ou les chaînettes en or) du sommet de la ringardise vestimentaire.

Est-ce à ces fameux souliers à glands que «Vanity Fair» a voulu explicitement rendre hommage en saluant «le sens développé de l'humour» du Président?

25/07/2007

Un palmarès

29ff734498e6a3a7846a3ee8ab838d04.jpgC’est un palmarès annuel qui renseigne utilement chaque été, vers la mi-juillet, sur l’état du tourisme parisien: les chiffres de fréquentation des principaux sites de la capitale.

La dernière livraison de ce hit-parade, qui porte sur l’année 2006, confirme l’excellente tenue de Paris: ses 50 premiers sites culturels, en effet, ont enregistré 69 millions d’entrés, soit 7 millions de plus qu’en 2005 (+ 11%). Onze sites enregistrent une fréquentation annuelle supérieure à un million de visiteurs et totalisent donc à eux seuls plus de 80 % des visites touristiques effectuées dans la capitale.

Il n’y a pas de changement dans le classement de tête du tableau. Notre-Dame, qui a accueilli 13,6 millions de visiteurs l’an dernier, occupe toujours la première place du podium, suivie du Sacré Cœur de Montmartre (10 millions), du Musée du Louvre (8 millions), de la Tour Eiffel (6 millions) et du centre Pompidou (5 millions). Le Louvre et la Tour Eiffel ont battu en 2006 leurs records de fréquentation.

La plus forte progression en termes de visites revient logiquement au Petit Palais (800000 visiteurs), qui vient d’être sublimement rénové – on conseille particulièrement la terrasse sur le jardin. Le palais de Tokyo, le Musée de la mode et les Catacombes de Paris enregistrent également une progression importante de leur fréquentation.

Grands perdants, en revanche, sont l’Institut du Monde arabe (-34% de fréquentation), le Musée Guimet (-21%) et le Musée de la Marine (-51 %).

La désaffection dont ils souffrent est un peu étrange. En effet, ces deux derniers musées ont des collections splendides. Quant à l’Institut, il offre depuis sa terrasse la plus belle vue de la ville  sur Notre-Dame.

Mais peut-être vaut-il mieux ne pas l’ébruiter, afin que les amoureux de Paris puissent continuer à jouir de ces trésors sans les inconvénients de la foule.

24/07/2007

Un mot, ou l'autre

1b026c0d0733c3cbfb81b41c9e405356.jpgDobar den : Bonjour.

Dovich dane : Au revoir.

Léka nocht : Bonne nuit.

Mersi : Merci.

Dobré : Bien.

Frantsouzin : Français

Quelques mots de bulgare pour Nicolas et Cecilia Sarkozy, afin qu’ils puissent deviser avec les infirmières libérées de Libye.

Quelques adresses parisiennes dans la foulée, si vous voulez ce soir arroser comme il se doit ce «grand succès de la diplomatie française» - on imagine que les Français seront particulièrement bien reçus par ces restaurateurs - et/ou voir si le couple élyséen poussera le dévouement humanitaire et le plan de communication jusqu’à faire honneur à la gastronomie locale

-«La Thrace», 11, rue de Bagnolet, Paris 75020, Métro A.Dumas;

-Le Village bulgare», 8 rue de Nevers, Paris 75006, Métro Odéon;

-«Troïka», 92 rue des Dames, 75017, Métro Villiers.

Dans ce dernier établissement, qui est une épicerie, on trouve paraît-il toute une série de «produits bulgares en conserve» ainsi que le réputé «vin bulgare Mavrud de Assenovgrad».

Au passage, quelques plats typiques:

-Kiopolou, pâté d’aubergines et de poivrons ;

-Salade snéjanka, ou tzatziki ;

-Banitsa aux épinards;

-Purzheni Chushki Sirene : poivrons farcis aux fromages;

-Salade Chopska : «son nom provient de Chops, le nom donné aux Bulgares qui habitent dans la région de Sofia». Plat d’autant plus populaire qu’il comporte joliment les trois couleurs du drapeau bulgare: le blanc (feta), le vert (concombre) et le rouge (tomates).

Un plat aux couleurs nationales! Quelle belle idée! A quand un menu officiellement labellisé bleu-blanc-rouge en France pour le 14 juillet?

23/07/2007

Un extraordinaire engouement

On n’a vu qu’eux pendant tout ce week-end dans les rues de Paris, dans tous les arrondissements, à toute heure du jour et de la nuit, enfourchés par un peu tout le monde: jeunes ou vieux, touristes ou Parisiens, bobos, cadres ou étudiants, habitués des plaisirs de la petite reine ou novices semblant réellement enthousiasmés.

Une semaine après son lancement, dimanche dernier, «Vélib» connaît un incroyable succès populaire. La mairie comptabilise 70.000 utilisations quotidiennes. Quelque 25.000 abonnements annuels ont déjà été souscrits. Et chaque jour, 2.000 abonnements quotidiens et 20.000 abonnements hebdomadaires sont enregistrés.

Revers de la médaille: comme cela avait été le cas en 2005 aux débuts de «Vélov» à Lyon, le nouveau système connaît quelques légers ratés - il faudra évidemment un peu de temps avant qu’il soit totalement rôdé.

Les vélos dûment remis à leurs points d’attache à l’issue de la location mais que la machine refuse de considérer comme tels (et qui continuent donc à être facturés à leurs emprunteurs), les stations erronément affichées comme vides par l’ordinateur alors pourtant qu’elles alignent les bécanes en rangs serrés, les cartes bleues refusées pour d’obscures raisons, les bornes dans les quartiers les plus touristiques bondées à longueur de journées et où donc les vélos ne peuvent être rendus: on a eu vent d’une kyrielle d’anecdotes ce week-end.

Mais contées le plus souvent avec un sourire bienveillant – preuve que le dispositif est d’ores et déjà adopté par les Parisiens.

20/07/2007

Une institution

5237de91e2aa2236efb310e6f3f27e4c.jpgPour preuve que cela commence vraiment à sentir les vacances: «Paris Plages» débute ce vendredi.

L’opération commence à devenir une vénérable institution estivale, puisqu’elle en est déjà à sa sixième édition. Et chaque été, la foule en plus grand nombre répond présent à cet incontournable rendez-vous: l’an dernier, pas moins de 4 millions d’estivants avaient participé à cette opération. Parmi eux, tous les gens qui ne partent pas en vacances ainsi que d’innombrables gamins de banlieue qui en profitent pour venir s’éclater et profiter du soleil à Paris, dans un cadre sublime qui plus est.

Corollaire de cet incroyable succès populaire: dès la mi-juillet et pour un bon mois, les Parisiens qui ont horreur de la foule doivent se replier de plus en plus loin pour prendre le soleil au calme et au bord de l'eau. L’été dernier, fuyant les parasols, les palmiers, la pétanque, les murs d’escalade, le beach-volley, le badminton, la piscine flottante, les bals musette et les autres innombrables activités proposées le long des berges, beaucoup s’étaient réfugiés le long du canal Saint-Martin. Cet été, il va falloir trouver un autre endroit: en effet, après la rive droite et la rive gauche, «Paris Plages» s’étend désormais jusqu’au bassin de la Villette.

Allez, même si on n’y participera guère, on trouve cela plutôt bien.

01:05 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Paris, Tourisme, Social

19/07/2007

Un attirail

Les rues qui commencent à se vider, les employés qui prennent le temps d’allonger leur pause déjeuner, les queues moins longues dans les supermarchés, le trafic automobile un peu moins dense, les gens qui s’attardent en terrasse le soir, et des touristes par paquets à chaque coin de rue: cela sent furieusement les vacances approchant, à Paris en ce moment.

Dans les partis politiques aussi, d’ailleurs, flottent des odeurs de plage et d’ambre solaire. Ainsi, l’UMP relance aujourd'hui sa si belle opération «Caravane de l’été», qui la verra arpenter jusqu’à la fin août 28 plages des côtes atlantique et méditerranéenne.

L’été dernier, les estivants aux anges croisés par la caravane s’étaient vus offrir de splendides tongs aux couleurs du parti du Président, avec le logo de l’UMP habilement gravé en relief sur la semelle de manière à ce que son empreinte soit laissée à chaque pas sur le sable. Après le succès électoral mémorable dudit parti aux présidentielles et aux législatives, on était donc vraiment très impatient de découvrir la collection 2007 de ces gadgets de plage.

Cet été, en fait, les fans de l’UMP auront droit au «gratuit de l’été, un petit journal ludique proposant des jeux, un quizz et un bulletin d’adhésion», ainsi qu’à des «sucettes, crayons, freesbies et surtout le ballon de rugby de plage, clin d’œil à la Coupe du Monde, l’événement sportif de la rentrée».

C’est tout? Même pas de ballons de plage à l’effigie du Président? De shorts de jogging estampillés NYPD? De crème solaire bleu blanc rouge? De matelas gonflables rehaussés du portrait de François Fillon?

Les sarkozystes qui veulent vraiment emballer cet été sur la plage devront donc se rabattre sur la magnifique boutique en ligne de l’UMP. Où y trouve toujours de vraies merveilles. Comme cette serviette de plage «rayures blanches/bleues, broderies arbre blanc- 140 x 90 com, 20€», ce ballon de foot «cuir blanc, motif arbre blanc et rouge, 20€ » ou ce porte-clés «cristal lumineux, gravure 3D, lumière bleue 10€».

En attendant déjà avec excitation la rentrée pour frimer au bureau avec cette ineffable calculatrice «gomme souple bleu- gravée logo UMP » - 8 €, ce n’est pas cher, Madame.

11:10 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Politique, UMP, Sarkozy

18/07/2007

Un peu d'ordre

3399f8b5e028792d1ffe2bfd6be7fb1c.jpgParis est la capitale au monde avec le parc hôtelier le plus dense: 75.840 chambres réparties dans 1459 établissements différents, 155.000 chambres si l’on prend en compte l’ensemble de la région parisienne. Cette ville est donc particulièrement concernée par le dernier projet en date du ministre du Tourisme: remettre de l’ordre dans le système de classification des hôtels par étoiles.

Il faut dire que le système actuel est vieux de plus de 20 ans et que plus grand monde ne s’y retrouve. La France se distingue des autres pays en la matière parce que notamment les étoiles sont attribuées (par les préfets) sur des critères purement quantitatifs (nombre d’ascenseurs, superficie de la chambre, etc.) et non qualitatifs (qualité de l’accueil, etc.). Et parce que le niveau maximal est le «quatre étoiles luxe» et non le cinq étoiles ou plus, comme la plupart du temps à l’étranger.

Dès septembre, l’Hexagone adoptera un classement plus en harmonie avec ce qui se fait déjà dans le reste de l’Europe. Cela devrait satisfaire les trois quarts des clients qui disent se fier aux étoiles pour choisir leur hôtel. Reste que ce système de classification devrait n’avoir toujours qu’une valeur purement indicative et ne jamais donc garantir aux clients un niveau de prestation et de prix. C’est particulièrement vrai à Paris

L’écrasante majorité (78%) des hôtels qu’on y trouve sont labellisés deux ou trois étoiles, pour seulement une demi-douzaine de palaces (les Ritz, Crillon, Bristol, Meurice et autres George V bien connus) et 34 établissements zéro étoile (on se demande à quoi cela ressemble). Officiellement, le prix moyen d’une chambre deux étoiles à Paris est de 72,2€. Mais, dans les faits, on peut trouver une deux étoiles à partir de soixante euros tout comme on peut être amené à payer 160€.

On comprend que les touristes parfois s’y perdent un peu.

11:10 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Paris, Tourisme

16/07/2007

Un succès

a894cfe52223d9e2615166b0cd706b22.jpgOn ne voyait qu’eux hier après-midi dans les rues de Paris: les fameux vélos Vélib avec leur tête si bizarre - un phare central en forme d’œil de cyclope et un guidon qui rappelle des cornes de bovidé. Avec plus de 22.000 locations le jour de sa mise en service, ce nouveau système de vélos en libre-service a manifestement réussi son entrée.

On se demandait quelle tête allait tirer ce matin le petit loueur de bicyclettes dont la boutique se trouve à côté du bureau. En fait, il arborait son sourire habituel et ne semblait pas le moins du monde craindre cette nouvelle concurrence. D’ailleurs,  malgré l’heure matinale, une kyrielle de touristes faisaient déjà le pied de grue devant sa vitrine.

Et pour cause: financièrement, il faut vraiment y réfléchir à deux fois avant de recourir à Vélib, tant le système de tarification est assez traître. La première demi-heure d’utilisation est gratuite et les deux demi-heures qui suivent sont relativement bon marché (respectivement 1 et 2 €)? Oui, mais après, à raison de 4€ la demi-heure, la facture grimpe très vite.

Emprunter un Vélib pour des sauts de puce cyclistes et bien veiller chaque fois à le remettre à une borne avant la demi-heure fatidique peut donc être très intéressant: on  disposera ainsi d’un vélo quasi gratuitement (seul devra être acquitté le prix de l’abonnement).

En revanche, garder la même bécane toute l’après-midi puis enchaîner la soirée avec elle – pour un plan parisien classiquement estival, genre: un déjeuner sur l’herbe au Bois suivi d’une balade pour digérer, d’une après-midi de shopping au centre-ville et d’un dîner en terrasse le soir, avec quelques tours de roue pour rentrer chez soi au lieu du sempiternel dernier métro – coûtera en gros, sans compter l’abonnement, de trente à quarante euros. Soit plus de deux fois plus que si ledit vélo avait été loué dans le circuit traditionnel...

11:05 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Paris, Transports

13/07/2007

Un défilé, ou l'autre

Le grand jour, le grand soir: les fameux bals des pompiers du 13 juillet. Ce vendredi, on fera la fête jusqu’aux petites heures dans pas moins d’une quarantaine de casernes de Paris et des environs.Les petites robes d’été, les beaux officiers, les flonflons et l’accordéon: ce sera, comme à chaque veille de fête nationale, un grand moment si folklorique de culture parigote et franchouillarde.

Avec, cerise sur le gâteau, le traditionnel grand bal populaire à Bastille qui est consacré cette année à l’Afrique. Amadou et Mariam, Alpha Blondy, Johnny Clegg, Mory Kanté ou les Tambours de Brazza écoutés les pieds dans l’eau du Port autonome, avec en plus aujourd’hui sur la capitale enfin une vraie météo d’été: cela va faire du bien.

On ne restera toutefois pas jusqu’à l’aube à ces agapes. En effet, on sait déjà que demain matin, toujours trop tôt, on sera tiré du lit par le vacarme assourdissant des escouades d’avions et d'hélicoptères traversant le ciel de Paris pour gagner en rangs serrés le défilé militaire des Champs-Elysées.

Il y aura, cela dit, dans l’après-midi, un autre défilé demain à Paris. Celui, plus pacifique, organisé par la Brigade activiste des clowns, qui convie «l’ensemble des sans-culottes et autres insoumis-e-s» à un défilé «mili-terre» pour «la gloire et l’honneur de la Surprise Patrie». Connaissant la réjouissante insolence, l’humour délicieusement impertinent et le sens impayable de la mise en scène de cette bande de joyeux drilles, ce défilé-là promet d’être autrement plus amusant.

11/07/2007

Une adresse, ou l'autre

Vous raffolez de «travailler plus pour gagner plus». Mais, au bureau, vous vous octroyez tout de même encore une pause déjeuner. Et vous rêveriez, entre deux bouchées, d’apercevoir l’auteur élyséen de ce si laborieux slogan. Voici deux adresses où vous aurez des chances de le croiser depuis qu’il a pris l’habitude d’inviter ses hôtes à déjeuner en ville et non plus à l’Elysée.

-«Les Cocottes», dans le septième, au 135 rue Saint-Dominique précisément (rue sinistre à mourir le soir, mais pleine de people politiques en journée). C’est là qu’en début de semaine, le chef de l’Etat a invité à déjeuner Bruno Julliard et les autres leaders syndicalistes étudiants. Choix très branché puisque cet établissement a été encensé par le dernier «Figaroscope», la meilleure chronique gastronomique hebdomadaire de la presse parisienne. Cela donne: «un restau-comptoir où les appétits beaux quartiers s’essaient à une gastronomie horizontale, un appétit travelling, un épatant food corridor, 50 mètres de tortore (*), la faim perchée au bar, à pratiquer, de potron-minet à près de minuit, en solitaire ou en équipée sonore, l’envie montée sur tabouret, le temps d’une ardoise comme il plaît où la salade César, le potage du jour et le flan aux œufs coudent à coudent avec le pigeon petit pois, le mijoté en fonte et le clafoutis à la française». Menu à environ 30 euros, restau noté trois cœurs (pour «Réservez maintenant») par nos confrères du Fig.

-Chez «Laurent», avenue Gabriel, «au cœur d’un luxueux jardin bordant le palais de l’Elysée». C’est là que Nicolas Sarkozy a invité à déjeuner début juillet Jean-Claude Mailly, le patron du syndicat Force ouvrière. Un brin plus chic: le chef, Alain Pégouret, est  un élève de Joël Rebuchon, «une des légendes de la gastronomie française». Du coup, le «menu d’été» s’envole à 150 euros: «Araignées de mer dans ses sucs en gelée, crème de fenouil. Morilles étuvées et délicate royale, cappuccino. Epaule d’agneau de lait des Pyrénées confite aux épices d’un tajine, côtes caramélisées et bayaldi d’aubergines. Voiture de fromages. Soufflé à la fleur d’orangers». On y aurait été invité à déjeuner en tête à tête par l’hôte de l’Elysée (hypothèse aussi comique que mirifique), on aurait plutôt mangé à la carte, du genre: «Caviar d’artichauts bretons et cœurs en vinaigrette. Filet de saint-pierre poêlé, ravioles de poivrons rouges aux coquillages, crème légère de carottes au gingembre et lime. Rhubarbe laquée à la fleur d’hibiscus» (208€ au total, tout de même). La promo du resto l’assure: «L’été venu, quand Paris redevient vivable pour quelques temps, déjeuner là et paresser l’après-midi sous les marronniers est un vrai bonheur. L’harmonie des hommes et des lieux concourt à faire de votre passage chez Laurent un moment privilégié».

Cela garde des bons côtés, «rupture» sarkozyste ou pas, d’être Président.

 

(*) Première fois qu’on tombe sur ce mot. Si c’est votre cas aussi, la définition du Petit Robert : Tortore n.f.-1878, de tortorer. Argotique. Nourriture, bouffe. «Si tu bannis la tortore de ta vie, il te reste quoi, à cet âge? » (San-Antonio)

En même temps, si «Le Figaro» se met à parler comme San-Antonio, on n'en sortira pas.

09/07/2007

Une charte

-«Je prends le temps de renseigner le visiteur»;

-«Pour lui répondre, je mets à profit ma connaissance de sa langue»;

-«J’indique au visiteur ce que j’apprécie à Paris»;

-«Je suis fier de ma ville, première destination touristique au monde».

Tels sont les premiers engagements, basiques au point d’en être comiques, figurant sur la «Charte du parisien et du visiteur», qui sera lancée ce lundi à Paris à l’occasion de la première «Journée du tourisme».

Cette Journée vise notamment à conscientiser le Parisien moyen à la nécessité de mieux accueillir le visiteur étranger. En effet, selon une étude du cabinet Global Market Inside, sur les soixante plus grandes destinations touristiques au monde notées en fonction de l’accueil, Paris n’arrive qu’à la cinquante-deuxième position.

A en croire les données de l’Office du tourisme, cela n’empêche pas le visiteur étranger de donner, à l’issue de son séjour, une note globale de 17/20 à la capitale française. Ville où il dépense en moyenne 209 euros par jour. Et où, dans 97 % des cas, il a la ferme intention de revenir.

Paris, première destination touristique au monde donc, a accueilli l’an dernier 9,5 millions de visiteurs. En 2007, ils seront encore plus nombreux – il n’y a qu’à prendre la ligne de métro n°1 en ce moment pour s’en faire une idée. Et d’ici à 2020, avec le boom attendu du tourisme indien et chinois, ils pourraient être 20 millions.

L'Office du tourisme en profite pour taper sur le clou et, afin de sensibiliser le Parisien, pour dresser le portrait de sa ville si elle était désertée par les étrangers. «Si le tourisme n’existait pas à Paris? Un emploi sur cinq serait supprimé. La Tour Eiffel aurait disparu, comme c’était prévu à l’origine. Les prix des transports en commun seraient nettement plus élevés. Orsay serait toujours le nom d’une gare. Les Grands magasins seraient de 25 à 30% plus petits. Une pyramide n’aurait pas jailli au milieu du Louvre. Le Moulin Rouge ne serait plus que le nom d’un tableau. Et Paris, ville-lumière, serait éteinte au moment des fêtes». En effet, il y a perspectives plus réjouissantes.

22/06/2007

Une remise en beauté

e24492694abf1a1553647f5bd0edd0c0.jpgL’été donc, depuis hier, avec ses plaisirs associés: les flâneries, les pique-niques, les après-midi à bouquiner dans les jardins des Tuileries, du Luxembourg ou du Palais Royal, les dîners en terrasse, etc. Cet été, cependant, se déroulera sans deux lieux mythiques de la vie parisienne, souvent jugés incontournables pour les touristes de passage ici.

Le célèbre restaurant «La Tour d’Argent» – outre la gastronomie (depuis 1582 !), assurément une des plus belles vues de Paris sur Notre-Dame – a fermé ses portes cette semaine pour trois mois de lourds travaux de rénovation. C’est le plus gros chantier mené dans l’édifice depuis 1937, année où il a été rehaussé et coiffé d’un sixième étage – à l’esthétique qu’on a d’ailleurs toujours trouvée douteuse. Le restaurant rouvrira le 17 septembre, avec de nouvelles cuisines.

«Le Flore» fermera également cet été (du 23 juillet au 19 août), pour la première fois depuis plus de vingt ans. Le fameux établissement du boulevard Saint-Germain va bénéficier d’importants travaux de réaménagement dans les cuisines du premier sous-sol, tandis que le décor de la salle principale sera évidemment précieusement préservé mais entièrement rafraîchi (les guéridons retapés, les banquettes de moleskine restaurées, les peintures refaites, etc.).

Vivement sa réouverture. Un mois d’août sans au moins un bel après-midi passé en terrasse à observer la faune du «Flore», ce ne serait ni l’été, ni Paris.

21/06/2007

Une tradition

L’été aujourd’hui, donc. Et, évidemment, comme chaque 21 juin, la Fête de la musique, un des meilleurs produits d’exportation français puisqu’elle se déroulera cette année dans 400 villes situées dans 130 pays différents – et pour la première fois à New York.

Dans le quartier, on aura le choix. Si l’on en croit le programme officiel, on aura notamment droit, pêle-mêle, à la chorale des agents de la ville de Paris (au musée Carnavalet), à des fanfares (au Carreau du Temple), aux «Dindons virtuels»  («rock, reprises des Beatles aux White Stripes», à Bastille), à un «warm up électro» (boulevard Richard Lenoir) et à du «jazz-salsa-électro, ambiance cocktail» (à Saint-Ambroise).

Comme chaque année, les consignes de la préfecture de police de Paris (pas de ventes à la sauvette de merguez et de Kro, respect d’«un niveau sonore supportable pour le voisinage», extinction des feux à minuit et demi, etc.) seront joyeusement ignorées.

Comme chaque année, rappelait le médecin urgentiste Patrick Pelloux à la radio ce matin, des milliers de fêtards devront être hospitalisés dans des états pas possibles: la Fête de la musique, après la Saint-Sylvestre, est la deuxième nuit la plus chargée de l’année pour les services d’urgence.

Comme chaque année, djeuns et forces de l’ordre vont s’asticoter et démentir l’adage selon lequel la musique adoucit les moeurs - rien qu’à Paris, 150 arrestations et 110 placements en garde à vue ont eu lieu dans la soirée du 21 juin 2006 pour troubles à l’ordre public.

Une tradition décidément en tous points merveilleuse.

11:05 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Culture, Musique, Paris

15/06/2007

Un numéro

93e784fcc5aa8db5cabfd8daf632613c.jpg01 45 30 30 30. Ce nouveau numéro de téléphone, mis en service ce vendredi, va vite devenir ultra populaire auprès des Parisiens. Sept jours sur sept et 24 heures sur 24, en effet, il met en relation avec la centaine de stations de taxi parisiennes équipées de bornes d’appel.

Cela peut paraître très anecdotique vu/lu de l’étranger. Mais cela va représenter un progrès considérable dans la qualité de vie du Parisien moyen.

En effet, Paris a beau avoir la densité de taxi la plus importante d’Europe, les 15.000 voitures qui y officient peinent à satisfaire la demande à certaines plages horaires. C’est surtout vrai le week-end vers 2 h du matin, au moment où ferment les bistrots. Trouver un taxi à cette heure peut vraiment être la croix et la bannière.

Le temps d’attente trop long aux heures de pointe a évidemment été soulevé lors de la dernière enquête de qualité effectuée dans ce secteur. Elle a révélé que les taxis parisiens bénéficiaient d’un taux de satisfaction très honorable (62,2%) de la part de leur clientèle. La propreté du véhicule, les conditions de confort, et la connaissance de la ville par le chauffeur sont jugées très satisfaisantes. En revanche, la maîtrise des langues étrangères par les chauffeurs et l’impossibilité fréquente de payer par carte ou chèque posent problèmes.

Comme l’amabilité des chauffeurs? Le caractère un brin teigneux du taximan parisien moyen relève largement du cliché. L’enquête le dit d’ailleurs assez bien. L’accueil du client est jugé très satisfaisant dans neuf cas sur dix, mais l’absence de sourire est tout de même notée dans quatre cas sur dix.

En fait, l’amabilité du chauffeur varie souvent en fonction de la destination. Pas de problème pour les courses dans Paris intra-muros (le taximan est sûr de retrouver rapidement et facilement un client) ou vers les aéroports d’Orly et Roissy (lourdement facturées). En revanche, reconnaît-on au Comité régional du tourisme, pour les courses en petite couronne, «il y a une baisse notable de l’amabilité du chauffeur, qui empoche peu et risque de rentrer à vide». Trop sympa pour les banlieusards.

11:10 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Paris, Transports

14/06/2007

Un nouveau lieu

f680392e7affadf8548176b3221f7ca7.jpgInauguration cet après-midi de la Pinacothèque de Paris et vernissage de sa première grande expo, consacrée au Roy Lichtenstein. On n’a jamais été petits fours et mondanités, mais on va tout de même essayer d’y faire un saut, ne fût-ce que pour jeter un œil aux œuvres du maître du Pop Art, qu’on n’avait plus vu en rétrospective à Paris depuis 1982.

Dans une ville, un nouveau lieu culturel, c’est toujours une bonne nouvelle. Même si là, le concept n’est pas vraiment neuf. La Pinacothèque de Paris, en effet, avait déjà ouvert ses portes il y a quatre ans avec une mémorable expo sur Picasso. A l’époque, elle s’était installée rue de Paradis, dans le dixième arrondissement, à deux pas de la gare de l’Est.

On avait alors applaudit l’installation enfin d’une grande infrastructure culturelle dans un quartier populaire, qui tranchait avec la tradition voulant qu’à Paris, la culture soit surtout concentrée dans les quartiers centraux, touristiques et aisés.

Mais quatre ans plus tard, pour d’obscurs «problèmes de sécurité et de servitudes de passage», la Pinacothèque a dû déménager. Cet après-midi, elle ouvrira donc ses portes rien moins que place de la Madeleine, «l’une des plus célèbres places du monde; carrefour où s’expriment les tendances internationales de la mode, de la gastronomie, références d’un certain art de vivre à la française».

Commercialement, un tel emplacement sera sans doute beaucoup plus rentable pour les promoteurs de ce lieu. Culturellement, cependant, un tel déménagement rendra leur projet beaucoup moins intéressant.

Voire un brin gênant. Comme si les Parisiens des quartiers populaires ne méritaient, en guise d’infrastructures culturelles, que des panneaux de basket, des rampes de skate, des ateliers de rap ou de vagues aires de jeux.

01/06/2007

Un Bruxellois

0270cd10cd15a809012c22626a25b943.jpgAvis aux touristes bruxellois en partance pour Paris ce week-end: ils n’y seront pas trop dépaysés puisque le plus célèbre personnage du folklore de la capitale belge est en ce moment affiché ici à tous les coins de rue.

En tombant sur cette méga-campagne de pub pour une émission de radio, on se demandait vraiment ce que le Manneken Pis avait à voir avec un programme de libre antenne pour jeunes. Sa décontraction urinaire avait-elle donc été choisie car jugée représentative de la liberté de ton d’un programme se voulant «sans interdit»: «une vraie zone de libre parole et d’échanges entre potes, 4 heures de direct sans filet»? C’était tout de même un peu tiré par les cheveux.

Le choix s’explique en fait par les origines de l’animateur de ce programme: un certain Mikl, né à Bruxelles, qui a fait ses débuts d’animateur radio en Belgique en 1997 avant de faire carrière à Paris.

La mise en avant de la statuette enfantine bruxelloise se veut aussi exemplative de la dimension européenne de l’émission, «première libre antenne francophone européenne», diffusée tous les soirs «dans toute l’Europe francophone», et qui prend des appels venant aussi bien de jeunes de France que de Belgique, de Suisse ou du Luxembourg.

On n’a pas encore la Constitution européenne - notre ami Sarkozy y travaille -, mais on a une libre antenne européenne: c’est magnifique.

22/05/2007

Un père

«Il a élevé la bande dessinée à la dignité d’un art, d’un style et d’une philosophie!» Dans «France Soir» ce matin, André Santini rend hommage, en citant le philosophe Michel Serres, à Hergé, le père de Tintin, dont on commémore ce mardi le centenaire de la naissance.

Le facétieux et télégénique député-maire d’Issy-les-Moulineaux voue une véritable passion au plus célèbre des journalistes belges, jusqu’à estimer ce matin que son auteur, avec l’album «Tintin chez les Soviets», «a sûrement contribué à la chute du Mur de Berlin».

La tintinophilie n'épargne évidemment pas la France – en a encore témoigné le succès de la grande expo à Beaubourg. Elle a d'ailleurs gagné les plus hauts sommets de l'Etat. Le gouvernement Fillon, en effet, compte en son sein un très éminent tintinophile: le raffarinien Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports.

Mais il arrive bon dernier dans l’ordre protocolaire de cette fine équipe – encore un effort, mille sabords.

B.DL.

15/05/2007

Un départ

075e42666e3ce9157f0a97fc515109ac.jpgTous devant la télé ce soir à 20 heures, pour tourner une page d’Histoire avec les grands adieux de Jacques Chirac aux Français.

Le Président sortant va probablement, comme à son habitude, la jouer pudique, souriante et décontractée, sur le mode «Il y a tout naturellement une vie après la politique». Il n’empêche, on imagine le désarroi de celui qui non seulement demain matin prendra sa retraite (ce qui n’est déjà pas une étape facile à franchir pour n’importe quel travailleur), mais aussi perdra le pouvoir: ce sacré pouvoir pour lequel il lutta tant et qu’il détint si longtemps.

Jacques Chirac aura sans doute en tête ce soir les mauvais sondages qui accompagnent son départ. En effet, la majorité (54 %) des Français jugent son bilan plutôt mauvais ou très mauvais. Il se consolera peut-être avec trois constatations:

-ses adieux cathodiques aux Français ne pourront pas être pires que les précédents et à ce jour les seuls qui furent adressés au peuple via la télé par un Président finissant: ceux de VGE en 1981, qui (avec ce «Au revooooir» trop empesé, suivi d’un plan interminable sur son fauteuil resté vide) restèrent dans les annales comme la prestation présidentielle la plus involontairement comique de la Vème République;

-François Mitterrand en 1995 avait quitté l’Elysée affublé d’une impopularité similaire. Puis finit par être réhabilité dans le jugement des Français. Comme si, les ans passant, avaient surtout tendance à rester en mémoire les bons souvenirs, finalement;

-il quittera ses fonctions le jour de la Saint-Honoré. Ce qui augure tout de même pas mal de sa postérité.

B.DL.

17/04/2007

Un choix si consensuel

medium_plusbellelavie.jpgAu palmarès des émissions de télévision plébiscitées par les candidats à l’Elysée, c’est… «Thalassa» qui arrive en tête.
Interrogés cette semaine par les magazines «Télé 7 jours» et «Télé 2 semaines», José Bové, François Bayrou, Dominique Voynet, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen assurent que la très populaire émission de France 3 consacrée à la mer fait partie de leurs programmes préférés. Le JT est également cité par quasiment tous les candidats.
Globalement, la téléréalité les fait fuir, en particulier Ségolène Royal, qui répond plutôt par la négative lorsqu’on lui parle de petit écran. Seul le feuilleton «Plus Belle la vie» apparaît dans ses préférences, aux côtés la série «Thierry la Fronde» dans les années 60 et des débats politiques, qui font partie de ses souvenirs les plus marquants.
Avec des références comme «Arrêt sur images» pour Bayrou, «Ripostes» et les reportages animaliers pour Le Pen, «Ushuaïa», le Tour de France ou «Vu du ciel» pour Sarkozy, la série «Chez Maupassant» pour Marie-George Buffet, les goûts des candidats apparaissent très classiques.
Seule la candidate écologiste Dominique Voynet prend un peu de risques en admettant avoir accroché aux aspérités des séries américaines comme «Six feet under», «Oz» ou « Twin Peaks». Bayrou, lui, ne manquerait pour rien au monde (hors campagne électorale, bien sûr) «Caméra Café». Quant à Gérard Schivardi, fan du rugby à la télé, il n’a pas peur d’afficher son goût pour la série tropézienne et passablement ringarde «Sous le soleil».
La perle revient à Olivier Besancenot, dont le service de com’ a répondu à «Télé 7 jours»: «Monsieur Besancenot ne répond pas aux questions personnelles». Il n’a peut-être pas tort, finalement. Qu’apporte ce genre d’informations aux électeurs?
C.G.

12/04/2007

Une grande tradition

Les petites phrases ont de tout temps constitué une grande tradition dans la politique française. Et en campagne électorale, elles sont évidemment incontournables.
Il existe désormais un site internet qui leur est entièrement consacré, et qui invite notamment les internautes à voter pour leurs citations préférées. Quant à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), sa dernière initiative en date rencontre un incroyable succès: elle consiste à proposer aux détenteurs de téléphone mobile de télécharger des petites phrases en guise de sonnerie (3€ le téléchargement + le coût du sms, tout de même).
Parmi lesdites sonneries mises en vente, quelques propos devenus fameux:
-«Paris blessé, Paris brisé, Paris martyrisé. Mais Paris libéré» (Charles de Gaulle, 1er janvier 1944)
-«La réforme oui, la chienlit non» (Georges Pompidou, 19 mai 1958)
-«Je vous ai compris» (Charles de Gaulle, 4 juin 1958)
Je voudrais regarder la France au fond des yeux» (Valéry Giscard d’Estaing, 16 avril 1974)
-«Le pacifisme est à l’ouest et les euromissiles sont à l’est» (François Mitterrand, 13 janvier 1983)
-«Je vous demande de vous arrêter» (Edouard Balladur, 24 avril 1995)
-«Il y a un vote protestataire parce qu’il y a de quoi protester» (Lionel Jospin, 2 mai 1995)
-«Abracadabrantesque!» (Jacques Chirac, 21 septembre 2000)
-«Notre route est droite mais la pente est forte», (Jean-Pierre Raffarin, 3 juillet 2002)
Et, bien sûr, le si merveilleux «Au revoir» lancé par VGE aux Français le 19 mai 1981, dans un discours télévisé d’adieu censé solennel mais qui restera surtout dans l’Histoire comme un grand moment comique.
Dans vingt ans, téléchargera-t-on avec autant de nostalgie les tirades sur l’ordre juste de Ségolène Royal ou sur les prédispositions génétiques à la pédophilie de Nicolas Sarkozy?
B.DL.