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24/03/2006

Un surnom

C'est évidemment un peu méchant. Mais, il faut bien le dire, vraiment excellent.
Depuis l'irrésistible ascension dans les sondages de sa présidentiable de compagne Ségolène Royal, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, aurait été rebaptisé par les services d'ordre de son parti. Le nom de code qui lui aurait été attribué est... "Cécilio". Pour mieux souligner sa position de prince consort. Et en référence ironique à Cécilia Sarkozy, l'ex du ministre de l'Intérieur du même nom.
A l'époque déjà, lors de voyages officiels effectués à l'étranger en compagnie de sa si ravissante et médiatique épouse, le Président Kennedy se présentait à ses interlocuteurs avec humour comme "l'homme qui accompagne Jackie".
Le parallèle ravira sans doute le patron de la rue de Solférino. Il s'en formalisera d'autant moins qu'il est connu pour avoir, en privé, un sens de l'humour perfide et décapant.
B.DL.

20/03/2006

Une citation

"Le pouvoir doute, le citoyen s'inquiète et l'autorité faiblit quand la rue devient le lieu d'expression de toutes les contestations. La crainte de la contagion, du dérapage, l'emporte pour paralyser toute initiative. La hantise du pourrissement et de l'irréversible amène les gouvernements à céder. L'épreuve de force tourne presque toujours en faveur des manifestants, parce qu'ils sont le bruit, l'image, le nombre visible, la couleur et la vie contre le silence gris des conseillers et des courtisans.
Jeux de rôles, jeux sans paroles, jeux de symboles, coûteux et stériles, qui appellent d'autres jeux, nourrissent insatisfaction et frustration, entre celui qui crie et celui qui n'entend plus, entre ceux qui croient savoir et ceux qui ne voient pas, ne parlent pas, faute de terrain d'entente, faute de témoins de confiance.
Un pouvoir qui écoute doit, une fois la décision prise, s'efforcer de ne point reculer s'il est persuadé d'oeuvrer pour le bien commun".


Dominique de Villepin, in "Le cri de la gargouille", Editions Albin Michel, 2002.
B.DL.

06/03/2006

Une presse fliquée ?

On le lit dans «Place Beauvau – La face cachée de la police» (Robert Laffont), l’ouvrage qui fait tant de bruit en ce moment, notamment par ses témoignages d’anciens policiers avouant avoir torturé des islamistes présumés du GIA lors de la vague d’attentats de 1995 contre les transports publics parisiens : il existe donc une section Communication aux Renseignements généraux (RG).
Cette cellule est chargée de la surveillance des journalistes considérés comme «sources à problèmes» et de la découverte de «moyens de pression» sur eux pour empêcher la sortie d’articles jugés indésirables. Elle s’occupe notamment de la presse étrangère en poste à Paris.
On sourit tout de même un peu. On se souvient qu’à notre arrivée ici, parmi les innombrables formalités imposées pour obtenir la fameuse accréditation au quai d’Orsay, figurait effectivement un entretien avec les RG. On s’était donc rendu place Beauvau, le coeur un peu serré. On n’y avait vu que des bureaux poussiéreux, des couloirs interminables et déserts, un mobilier fané, des piles branlantes de dossiers entassées un peu partout, et un officier qui, l’air las, s’était borné à jeter un coup d’œil distrait et rapide sur notre CV. Sa mine grise et ses yeux cernés inspiraient franchement moins la peur que la pitié.
B.DL.

02/03/2006

Une bonne expérience

Quelques jours dans un grand hôpital du cinquième arrondissement. On se réjouit déjà -- enfin, le mot est peut-être un peu fort -- d'expérimenter "le meilleur système de soins de santé au monde", comme on le présente souvent ici.
Le meilleur? Le plus coûteux et le plus déficitaire aussi, accessoirement. Et, s'entendait-on rappeler l'autre jour par une mauvaise langue, "il est surtout le meilleur à l'Hôpital américain de Neuilly. C'est moins clair pour les dispensaires du fin fond de la Seine-Saint-Denis".
Subitement, ces derniers jours, on s'est découvert une passion pour les maladies nosocomiales, ces infections contractées par les patients lors de leur séjour en hôpital. Elles font chaque année 4.000 morts en France. On en parle relativement peu. Sauf lorsqu'elles frappent des stars, comme Guillaume Depardieu.
B.DL.

01/03/2006

Une allure

Une cote de popularité qui dégringole, un chômage qui remonte, un Contrat première embauche qui mobilise la rue, une grippe aviaire, un Chikungunya et un Clémenceau qui montrent les carences de la gestion de l'Etat, un patriotisme économique qui est villipendé à l'étranger: l'occasion et l'actualité étaient trop belles, ce matin, pour ne pas assister à la conférence de presse mensuelle de Dominique de Villepin, à Matignon.
D'autres, évidemment, avaient fait le même raisonnement: débordant de la cour de l'élégant hôtel de maître du chef du gouvernement, les voitures de journalistes stationnaient à même le trottoir du 57, rue de Varenne. Et dans le petit salon réquisitionné pour l'occasion, une bonne centaine de confrères s'entassaient.
Un respect de la ponctualité aurait trop lourdement connoté ce rendez-vous. Le chef de gouvernement a donc commencé son exposé avec le quart d'heure de retard habituel. A ses côtés, pas moins de six ministres, dont Jean-Louis Borloo, atteint d'une mauvaise toux, Jean-François Copé, d'une pâleur à faire peur, Thierry Breton, léger sourire en coin, ou Xavier Bertrand, en train de se ronger les ongles. Mais pas François Baroin, curieusement: la situation à La Réunion, pourtant, l'aurait bien justifié.
Costume noir, cravate bleu nuit mouchetée de jaune, teint bronzé, verbe posé, sourire immaculé, le chef du gouvernement s'attacha, pendant les 25 minutes de son allocution, à montrer à ses interlocuteurs combien il contrôlait la situation. Lors des questions-réponses, il se raidit bien un peu sous les interrogations suspicieuses de la presse financière internationale, relatives au mariage Suez-Gaz de France. Mais assura, geste ample à l'appui, de l'"affection" et de "l'amitié" le liant à l'Italie. Concéda que "les choses ne sont pas, c'est vrai, faciles" mais que la volonté de son équipe restait intacte.
Et les sondages? "Tous les jours, j'essaie de faire mieux, avec humilité et détermination". Et cette pub iconoclaste pour une radio le montrant avec Sarkozy? Sourire malicieux. Et la rumeur selon laquelle ce dernier aurait interféré avec la direction d'Europe 1 pour la nomination du journaliste chargé de couvrir l'UMP? Franc sourire à nouveau, et second degré: "Moi, en tout cas, j'ai un privilège depuis de très longues années: je n'ai que des amis parmi les journalistes. Je serais donc dans l'impossibilité de choisir entre eux!"
La foule finit elle aussi par sourire devant tant d'apparente décontraction, devant une aussi fière allure, devant un tel exercice de communication. Et, sur le coup de 12h35, s'exécuta de bonne grâce quand le chef du gouvernement la congédia en lui conseillant avec bienveillance d'aller "plutôt profiter du beau temps".
B.DL.

Une télé de gauche?

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) tire les oreilles à M6. Dans une décision rendue publique ce matin, l'organe régulateur de l'audiovisuel adresse une mise en garde à la petite chaîne de télévision privée, "en raison de la surreprésentation, pour le quatrième semestre consécutif, de l'opposition parlementaire sur son antenne", et singulièrement dans les JT.
Le CSA, qui est chargé de vérifier le respect du pluralisme des courants de pensée et d'opinion sur les antennes, est si alarmé qu'il procédera désormais à un contrôle trimestriel, et non plus semestriel, des temps de parole des personnalités politiques sur l'antenne de cette chaîne.
Bigre, c'est donc que la situation est grave, et que le déséquilibre au détriment de la majorité est important. Sur M6 comme sur l'ensemble des chaînes, pourtant, il ne nous avait pas semblé que, ces derniers mois, les Sarkozy, Villepin, Chirac, Breton, Douste, Alliot-Marie, Copé ou autres Devedjian avaient été absents. Une illusion d'optique.
B.DL.

28/02/2006

Un spectacle un peu laborieux

On espère que, si elle décroche la mairie de Paris en 2008, Françoise de Panafieu gèrera un peu mieux la Ville que sa communication. Ce matin, en effet, sa première grande conférence de presse de candidate investie par l'UMP était un peu laborieuse.
Moche quartier, alors que Montorgueil ou Arts et Métiers n'étaient qu'à deux pas. Moche brasserie: faux vieux, fausses dorures, fausses patines, fausses plantes, faux Art déco, seul son nom ("La Ville de Paris") importait manifestement. Mauvaise organisation: cinquante journalistes, caméramen et photographes confinés comme des volailles dans un espace de 10m2, obligés donc de grimper sur les tables et de s'escalader les uns, les autres. Et la télé du bistrot dont on a oublié de demander de couper le son. Et un miroir en guise de décor, comme ça le spectacle reflété de la cohue distraira bien le téléspectateur des propos tenus.
Surtout, des images qui ne trompent bas. L'ex-maire Jean Tiberi rayonnant d'être traité avec tous les égards par celle qui, il y a cinq ans, l'avait rebaptisé "le nain de jardin". Pierre Lellouche l'ambitieux, dissimulant mal son sourire en coin sardonique de faiseur de roi. Claude Goasguen assurant se ranger sans état d'âme ni contraintes, ni remords aux côtés de sa grande rivale, quitte à lui sacrifier demain son poste de chef de file UMP au Conseil de Paris et donc, sans doute, de briser net sa carrière.
Et des poignées de mains, des embrassades, des sourires, des yeux mouillés, des professions de foi d'union et d'amitié un peu trop visiblement ostensibles.
"Quelque chose d'inéluctable est en train de se dire et de se passer autour de cette table", assurait, le port altier, celle qui se voit déjà déloger Bertrand Delanoë. Il y a encore du travail, pensait-on, au vu de toutes les imperfections du spectacle.
B.DL.

23/02/2006

Un courrier

Au courrier ce matin, un billet d'avion électronique Air France Paris-Los Angeles, avec numéro de vol, carte d'embarquement, poids maximum des bagages autorisés, et tout et tout.
On se dit qu'après quinze ans de carrière, on a enfin trouvé un aimable donateur/bienfaiteur/mécène parmi tous nos lecteurs. On se réjouit déjà à l'idée d'aller jouer les sirènes à la plage: Malibu, Santa Barbara et Pacific Palisades en plein hiver, finalement il y a pire.
Et puis, on décrypte, en tout petit, "This does not constitute a document of carriage/Ceci ne constitue pas un titre de transport". Hum, ce n'est que l'invitation au vernissage de presse de la prochaine grande exposition du Centre Pompidou, baptisée "Los Angeles 1955-1985".
En guise de vacances au soleil, on se contentera donc des créations de David Hockney, Bill Viola ou John Baldessari et des projets fous du bureau d'archi Morphosis. On se dit que c'est déjà bien.
B.DL.

22/02/2006

Un vent de fronde

“ Ne laissons pas saboter la télévision régionale ”. La pétition lancée par blablasurla3.free.fr a été signée par plus de 5.600 personnes: des élus, des professionnels de la télé… et des téléspectateurs indignés par la suppression de la seconde tranche d’info régionale de l’actuel “12-14”, remplacée par le “Midi Pile” dès lundi prochain. Même les marins brestois se sont manifestés!
France 3 réorganise ses journaux de la mi-journée autour d’une unique tranche d’infos régionales lancée à 12 heures, suivie d’une tranche consacrée à l’info nationale et internationale à 12h30, présentée par Jean-Sébastien Fernandes. Mais la grogne en régions (France 3 Ouest et France 3 Nord-Pas-de-Calais-Picardie en tête) ne faiblit pas.
Difficile d’admettre que l’info laisse place à 13 heures à deux divertissements, entre autres pour ne plus faire de l’ombre au JT d’Elise Lucet…
C. G.

21/02/2006

Une redoutable sobriété

Après un ultime meeting au Cirque d'hiver hier soir, s'ouvre ce mardi matin la procédure de désignation par les militants de l'UMP du candidat de ce parti pour les prochaines élections municipales à Paris, en 2008. La députée Françoise de Panafieu fait figure de favorite pour remporter ces primaires. Précédemment, elle s'était fait connaître comme "jupette" -- le surnom donné aux femmes ministres exclues sans ménagement du gouvernement Juppé (1995-1997)-- puis comme adepte du patin à roulettes.
L'emportera-t-elle face à ses concurrents puis face à l'ultra-populaire Bertrand Delanoë? Rien n'est moins sûr. Mais ce qui est certain, c'est que, le cas échéant, elle ne pourra pas arroser dignement sa victoire.
Bertrand Delanoë, en effet, pour souligner lourdement combien lui ne se disperse pas en frais de bouche et autres agapes, s'apprête à mettre en vente la prestigieuse cave à vin patiemment constituée sous les mandats de ses prédécesseurs Jacques Chirac et Jean Tiberi. Quelque 6.000 bouteilles, essentiellement de très grands crus français, seront ainsi mises sur le marché. Les grands argentiers de la Ville espèrent retirer de cette vente une recette de 500.000 euros.
C'était de loin la nouvelle la plus rafraîchissante entendue ce matin.
B.DL.

11:15 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Paris

17/02/2006

Un tournage à l'abri

Pas de chance. Pour une fois qu’une série télévisée d’été décide de poser ses caméras ailleurs que sur la Côte d’Azur ou en Bretagne, voilà qu’un bug s’en mêle.
En tournage à La Réunion, l’équipe des “ Yeux du volcan ” prend, depuis la fin janvier, toutes les précautions nécessaires pour repousser le fameux moustique responsable du Chinkungunya. “Ils ont le moral, personne n’est malade ! On continue ”, nous assurait vendredi soir l’attachée de presse du projet, à France 2.
Il est vrai que le tournage se passe à l’Ouest de l’île, côté le moins humide, donc le moins exposé. Que les plateaux sont démoustiqués tous les deux jours. Et que des litres de répulsif ont été mis à disposition des comédiens et des techniciens.
Presque un détail, quand on dispose d’un budget de 8 millions d’euros.
C. G.

14/02/2006

Un homme fatigué

Une centaine de journalistes, des dizaines de caméramen et de photographes, une effervescence digne des grands jours: c'est un sportif qui a fait l'actualité médiatique ce matin à Paris. Un ancien sportif, en fait: l'ex-joueur de l'Olympique de Marseille et champion d'Europe Jean-Jacques Eydelie, qui sort mercredi un livre controversé dans lequel il règle ses comptes avec l'ancien patron de l'OM, Bernard Tapie.
Aujourd'hui au RMI, Jean-Jacques Eydelie est visiblement un homme fatigué. La calme assurance qu'il s'est efforcée d'afficher dans son affrontement d'1h30 avec la meute de journalistes a mal dissimulé son regard épuisé et sa voix lasse. Sans doute encore déçu de sa prestation chez Fogiel dimanche, l'ancien joueur de l'OM a refusé toutes les interviews après sa conférence de presse.
Son éditeur, le sourire aux lèvres, a reconnu que l'"effervescence médiatique" régnant depuis quelques semaines autour de l'ouvrage avait permis de porter son tirage à 30. 000 exemplaires. Une affaire d'argent, que ces confessions à retardement? Les deux co-auteurs du livre ont reçu 27.000 euros d'à-valoir, a-t-on appris mardi. Mais il n'est pas exclu qu'une bonne partie de cette somme s'envole en condamnations pour diffamation. Mardi matin déjà, Eydelie avait à ses côtés une avocate du barreau de Paris spécialisée en droit de l'image et des médias.
"Ce n'est pas une question d'argent", a assuré l'ex-champion d'Europe. Qui assure avoir écrit son livre dans le seul but d'être en paix avec lui-même et dit n'avoir à présent qu'un seul objectif: trouver un travail dans l'univers du ballon rond.
Pas sûr que toute l'agitation autour de ses Mémoires y contribuera.
B.DL.

09/02/2006

Un conseil avisé

L'audition hier du juge Burgaud devant la commission parlementaire d'enquête sur l'affaire d'Outreau a fait de bons scores d'audience. Selon les chiffres diffusés ce matin par Médiamétrie, 5 millions de téléspectateurs (soit plus de 20 pc de parts d'audience) ont suivi ces débats sur TF1 et France 2. Et cette mesure n'est que partielle, puisqu'il faut encore y ajouter les téléspectateurs de France 3, des chaînes d'information continue et de la chaîne parlementaire.
Avant l'audition du magistrat, la commission avait pris ses dispositions pour que les députés ne soient pas trop tentés de tirer la couverture médiatique à eux. C'est André Vallini, le président de la commission, qui l'a révélé à la radio ce matin. Ainsi, "par souci d'équité", l'ordre des prises de parole ainsi que le nombre d'interventions et de relances avaient été strictement déterminés entre les commissaires lors de deux réunions tenues la veille du jour J.
Quelque peu agacé par la médiatisation de l'événement, André Vallini a d'ailleurs invité les médias, très donneurs de leçon en ce moment, à baisser le ton. Bientôt, en effet, ce seront des journalistes qui seront auditionnés par les députés. Or, a utilement rappelé le président de la commission, à une certaine époque, les médias applaudissaient à tout rompre quand ce juge Burgaud aujourd'hui si décrié jetaient de futurs innocents en prison.
B.DL.

06/02/2006

Un aller-retour

La rumeur courait déjà depuis plusieurs jours dans le tout-Paris, sans que personne ne se décide vraiment à officiellement l'ébruiter: la très médiatique réconciliation entre Nicolas et Cecilia Sarkozy aurait fait long feu quelque jours à peine après sa tapageuse mise en scène.
L'information, ce week-end, a fini par filtrer. Alors que l'on annonce la sortie prochaine chez Fayard du fameux récit de Valérie Domain sur les déboires du plus célèbre couple de la politique française, reconverti en roman pour l'occasion. Et alors que, dans un portrait qui lui était consacré dans un grand journal récemment, le publicitaire Richard Attias confiait "pleurer beaucoup" ces derniers temps.
Nouvel épisode du feuilleton donc ce week-end. Le "Journal du Dimanche" notamment ironisait sur la dernière prestation télévisuelle du ministre (sur LCI, l'autre jour), lors de laquelle "il n'a cessé de cacher ses doigts. Forcément, on n'a plus vu qu'eux. Et forcément, on l'a remarqué: il avait retiré une fois de plus son alliance". Et le quotidien de balancer ensuite l'info, avec des airs de ne pas y toucher: "Aux dernières nouvelles, Cecilia serait repartie à New York et l'on a vu Nicolas et son ancienne flamme déjeuner au restaurant".
Comme en écho lundi matin, le quotidien "Nice-Matin" faisait ses choux gras d'une innovation du paysage juridico-familial hexagonal, baptisée "DGV" comme "divorce à grande vitesse": le divorce en trois semaines. Cette procédure vient d'être mise en place au Tribunal de Grande Instance de Nice, à destination des divorces par consentement mutuel. "Après le speed-dating, voici le speed-divorce", s'amusait la radio. Trop drôle.
B.DL.

03/02/2006

Une ville lumière?

Le réseau d'électricité français, pourtant un des plus performants au monde, connaît à nouveau cet hiver des pannes à répétition, dues à des pics historiques de consommation eux-mêmes liés aux grands froids. Ainsi, jeudi soir, une panne de courant a plongé des milliers de Parisiens dans le noir pendant plusieurs heures. Et c'est évidemment dans ce genre de moment que l'on découvre les charmes du tout-nucléaire français.
Plus de courant? C'est donc plus de lumière (on redécouvre les bougies), plus de frigo (tant pis pour les surgelés), plus de musique (vive l'iPod), plus de téléphone (heureusement, le portable est là) et, accessoirement, un réveil-matin en plein décalage horaire pour le lever du lendemain (mais le patron est compréhensif). Jusque là, rien d'irrémédiable.
Mais dans un pays où l'électricité est reine, une panne de courant, c'est aussi plus d'eau chaude (le chauffe-eau fonctionnant bien sûr à l'électricité), plus aucun moyen de cuisiner (les gazinières, à Paris, sont rares), voire, pour certains, plus de toilettes (de nombreux Parisiens ne disposent que d'un sani-broyeur).
Et, cerise sur le gâteau, c'est aussi l'impossibilité... de recevoir la moindre visite ou simplement de sortir de chez soi. Les digicodes installés aux portes des immeubles, en effet, fonctionnent bien sûr eux aussi à l'électricité.
B.DL.

31/01/2006

Une armée (franco) mexicaine

Il n'est jamais simple de se faire confirmer une information au ministère de la Défense - on en a encore eu l'illustration mardi. On espérait juste un bref commentaire sur l'obligation faite désormais aux militaires de dénoncer les ordres illégaux ou manifestement contraires à l'éthique et aux conventions internationales: suite de la retentissante et désastreuse "affaire Mahé" en Côte d'Ivoire.
Mais nos interlocuteurs habituels au cabinet de la ministre Alliot-Marie étant malheureusement tous en goguette, on fut illico - et malgré nos appels au secours désespérés - jetés téléphoniquement dans les bras de la DICOD: la direction de la communication de la Défense, une véritable hydre administrative, monstre tentaculaire des étreintes duquel on ne sort jamais indemne.
Et effectivement, une bonne heure et une dizaine d'interlocuteurs et de services différents plus tard, on n'avait toujours pas pu se faire confirmer cette misérable petite information.
Finalement, un obscur gradé sorti d'on ne sait où, alors qu'on ne l'espérait plus, charmant et efficace accepta d'envoyer par courriel le fameux arrêté ministériel tant désiré. Et confirma bien volontiers, sourire en coin, la rumeur courant depuis plusieurs semaines dans le tout Paris: oui, ce sont bel et bien... 1.200 fonctionnaires qui sont affectés au service de communication du seul ministère de la Défense.
Ceci explique-t-il cela?
B.DL.