07/03/2012
«Une tuerie» à venir?
Toutes les télés de France, hier soir, en ont évidemment fait leurs choux gras. Les députés qui étaient présents à l'Assemblée nationale dans l'après-midi ont passé le plus clair de leur temps... à se photographier. En effet, c'était la dernière séance de la législature. Du coup, toutes celles et ceux qui ne sont pas certain(e)s d'être réélu(e)s aux législatives de juin ont hier, dans l'hémicycle, sorti leur smartphone. Pour, par précaution, immortaliser leur présence dans ces honorables travées – ce sera joli, dans l'album-photos familial.
A en croire les échos, nombre d'élus de la majorité sarkozyste ne donnent pas cher de leur peau. «Ça va être une tuerie!», aurait même confié l'un d'eux (ici) hier. Avant de prédire qu’un tiers seulement des 317 députés UMP sortants retrouveront leur siège, fin juin.
On verra. En attendant, c'est l'heure du bilan du travail législatif accompli.
Très exactement 264 lois ont été votées, ces cinq dernières années. Mais toutes sont-elles bien entrées en application? Bonne question. «Nous en sommes, à ce jour, à 88,2% des décrets d’application (des lois) publiés», s'est félicité, hier, le ministre des Relations avec le Parlement. «Il reste encore 34 mesures en instance. Au mois d’avril, nous aurons pris 90% des décrets d’application de toutes les lois votées depuis 2007. C’est le meilleur résultat obtenu par un gouvernement depuis le début de la Ve République».
Au moins ils trouveront là un motif de consolation, tous ces députés qui seront sanctionnés par l'électorat, dans trois mois. Sans doute, pour elles et eux, est-ce déjà cela.
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06/03/2012
Un déguisement
A défaut d'être en tête des sondages pour l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy figure au moins en bonne place dans... la vitrine du magasin de farces et attrapes de notre quartier Bastille.
Il y a plusieurs semaines déjà qu'on avait vu cela, dans ce commerce du boulevard Beaumarchais, mais on a remarqué ce matin que cela y figurait toujours. Au milieu des masques de carnaval, des serpentins, des boas et des cotillons, trône une parure d'un personnage intitulé «Mister Bling Bling». Elle comprend, outre un masque à l'effigie de l'hôte de l'Elysée, d'inévitables lunettes solaires imitation Ray-Ban.
Jusqu'à la fin de son quinquennat, décidément, et au-delà des postures électorales du moment (le candidat du «peuple», etc.), le Président sortant aura traîné comme un boulet l'image qu'ont donnée de lui les frasques de son début de mandat: le dîner au «Fouquet's» avec les plus gros revenus du CAC 40, le séjour sur le yacht «Paloma» du milliardaire Vincent Bolloré, etc.
Juste: si les chiffres de vente de ce masque de «Mister Bling Bling» sont à la hauteur de la popularité de l'intéressé, notre commerçant du boulevard Beaumarchais ne fait pas de bonnes affaires.
Commerçant qui, pour appâter le client, a aussi mis en vitrine un masque à l'effigie de François Hollande. Parmi les déguisements de carnaval, le candidat socialiste trône, lui, souriant. Et il n'est affublé d'aucun sobriquet dénigrant.
Mais sûr que, s'il est élu en mai, il n'échappera pas davantage que son prédécesseur aux caricatures, dans les magasins de farces et attrapes et partout ailleurs. Sans doute est-ce la rançon de la gloire: le prix à payer pour le pouvoir.
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05/03/2012
Une perception toujours aussi négative
L'avis des Français sur la campagne présidentielle en cours: d'un mois à l'autre, décidément, cela ne s'arrange pas.
Dès janvier (relire ici), plus de sept sondés sur dix (72%) se plaignaient que cette campagne n'apporte pas de réponses concrètes à leurs préoccupations majeures, essentiellement d'ordre socio-économique (chômage, etc.). En février (là), nouveau jugement négatif: 59% des Français considéraient que cette présidentielle ne donnait pas lieu à une campagne de qualité. Confirmation hier, si besoin en était: en mars, le jugement de l'opinion sur cette campagne continue d'être négatif.
Pour preuve, ce sondage (ici) publié dimanche. Certes, pour une majorité d'électeurs (64%), la campagne aborde des sujets intéressants. Mais moins d'un électeur sur trois (32%) considère que, ce faisant, des réponses sont apportées aux problèmes des Français; en revanche, 68% des sondés sont de l'avis inverse. Quant à l'espoir pour l'avenir que pourrait apporter cette campagne élyséenne, il n'est pas au rendez-vous pour 66% des électeurs. Un nombre encore plus élevé de Français (70%) juge que la compétition électorale se déroule dans un climat qui n'est ni sain, ni respectueux.
Cette insatisfaction persistante à l'égard de la campagne est telle que certains analystes entrevoient déjà (là) un fort taux d'abstention les 22 avril et 6 mai prochains. Si leur pronostic se confirme, ce serait un changement majeur par rapport à la dernière élection présidentielle en date, en 2007. Pour rappel, celle-ci avait connu un taux de participation extrêmement élevé: 83,77% au premier tour, 83,97% au second.
Il y a cinq ans, plus de 37 millions d'électeurs avaient pris part à chacun des deux tours du scrutin. Beaucoup moins cette année? Réponse bientôt: dans moins de 50 jours, désormais.
11:05 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles
02/03/2012
Une déferlante militante
Dans notre onzième arrondissement, depuis quelques jours, c'est comme si le socialiste François Hollande, Monsieur «Moi mon seul ennemi, c'est la Finance!», avait déjà été élu à l'Elysée. Comme si la France avait déjà basculé à gauche.
Du côté de Bastille, figuraient déjà depuis un petit temps, en pagaille et en nombre considérable, les affiches du populiste Jean-Luc Mélenchon: sa tête des mauvais jours – c'est le seul candidat à l'Elysée qui, sur ses affiches, ne sourit pas – et un slogan très Bastille 1789: «Prenez le pouvoir». Depuis quelques jours, a explosé le nombre de stickers révolutionnaires placardés sur les murs et le mobilier urbain: bancs publics, feux de signalisation, cabines téléphoniques, entrées de métro, etc. Cette déferlante militante, cela dit, doit sans doute moins à l'engouement que provoquerait dans Paris Monsieur «Moi mon seul ennemi, c'est la Finance!», qu'au passage, mercredi dans le onzième, du cortège syndical qui a manifesté contre l'austérité.
Il n'empêche, désormais, se promener dans ce coin de Paris, c'est au moins avoir l'occasion de réviser les grands classiques de l'exhortation prolétarienne. Entre des appels au «sabotage des usines», au «combat» contre le patronat, ou à l'«expropriation des grandes fortunes», on a l'embarras du choix.
On est même tombé sur un anonyme et étrange «Voter c'est bien. Guillotiner, c'est mieux». On n'a pas encore trop compris si cela devait être pris au sérieux, si c'était un gag, ou si cela relevait de performance artistique – sur les murs de Paris, tout est possible.
Ce sticker, aperçu pas loin de la place Léon Blum, s'il était énigmatique et anachronique, n'était pas si incongru, dans son environnement urbain.
Jadis, en effet, non loin de là, rue de la Roquette précisément, était érigée une guillotine qui servit à décapiter pas mal de malandrins.
Mais sans doute ne faut-il pas y voir un mauvais présage.
11:12 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, elections présidentielles, communication, activisme
01/03/2012
Un niveau passable, sans plus
François Hollande parle bien l'anglais. Mieux que Nicolas Sarkozy, en tout cas. C'est ce qu'il s'est dit et répété dans le tout-Paris médiatico-politique, ces jours-ci. Dans la perspective du déplacement que le présidentiable socialiste a effectué hier à Londres. Alors, vrai ou pas, ce talent «hollandais» allégué pour la langue de Shakespeare?
Témoignage de première main en même temps qu'avis autorisé d'un confrère et ami britannique: correspondant permanent à Paris du grand quotidien «The Daily Telegraph». De retour de cette journée passée outre-Manche avec le candidat socialiste à l'Elysée, son avis était celui-ci: «Il a dit deux, trois phrases en anglais. Un fort accent franchouille, mais grammaticalement correct. "Finance must be regulated", "We must have regulation", ou "We are not obliged to answer all questions". Et il a eu besoin d'un traducteur avec Miliband»: avec Ed Miliband, le chef du Parti travailliste britannique, que François Hollande a rencontré hier à Londres.
Passable donc, sans plus: le niveau en anglais du favori pour l'Elysée.
En même temps, jamais aucun Président français n'ayant jusqu'à présent brillé par sa parfaite maîtrise des langues étrangères, il serait très étonnant que cette imperfection linguistique soit rédhibitoire pour l'intéressé...
10:51 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles, personnalités, international, hollande
29/02/2012
Une imitation, si drôle
«Si on vient me chercher, on me trouve». François Hollande dixit, ce matin sur une radio. Le candidat socialiste à l'Elysée a répété combien Nicolas Sarkozy avait, selon lui, été «inélégant» et «discourtois» en s'en prenant à sa compagne: la journaliste de télé Valérie Trierweiler – on en parlait hier, dans ce blog.
Valérie qui? «Valérie Rottweiler» Ainsi l'intéressée a-t-elle été rebaptisée par... Ségolène Royal.
Mais, précisons tout de suite: pas par la Ségolène Royal dans la vraie vie. Par Ségolène Royal telle qu'elle est imitée par Nicolas Canteloup. L'humoriste prend un plaisir facétieux à camper une Ségolène Royal en marâtre insupportable, d'une mauvaise foi crasse, aigrie comme jamais à l'égard de François Hollande, donc ne manquant pas une occasion d'écorcher le nom de la femme qui, désormais, partage la vie de son ex.
Et cela ne rate jamais: chaque fois qu'on entend cette Ségolène Royal-là, dans la bouche de Nicolas Canteloup, on s'esclaffe. Chaque fois que, dans son imitation, revient cet impayable «Valérie Rottweiler», on pouffe. Chaque fois, ce faisant, on culpabilise (un peu). Le portrait dressé par cette imitation est vraiment odieusement caricatural. C'est très moyen de se moquer ainsi de la vie privée des gens, et a fortiori de leurs chagrins d'amour. Et on est là dans un registre clairement sexiste: ce n'est jamais François Hollande qui est imité en train de pester contre les nouvelles liaisons de son ex. Donc, c'est vraiment très incorrect.
Mais on ne peut pas s'en empêcher: on trouve ce surnom canin si bien trouvé et cette voix de Ségolène Royal – son timbre: tellement particulier – si bien imitée que, chaque fois, on est mort de rire.
Dans une autre vie, c'est promis, on expiera ces ricanements si peu charitables.
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28/02/2012
Une vision de la femme
Les ex et la campagne présidentielle. Hier soir, sur une télé d'info continue, c'était le thème de l'édito politique quotidien. Cecilia ex-Sarkozy qui, deux fois ces derniers jours, a dit aux médias combien elle croyait aux chances électorales de son ex. Et Ségolène Royal qui, ce mardi pour le deuxième jour consécutif, arpente le Salon de l'agriculture où elle va croiser son ex, François Hollande, dont elle ne manquera pas de faire à nouveau l'éloge. Le confrère éditorialiste en déduisait qu'au moins la course à l'Elysée avait ça de bon de ramener la paix dans des ménages hier brouillés à mort.
En l'entendant, on trouvait tout de même assez macho cette vision utilitariste de la femme, prise comme faire-valoir d'un homme.
Une heure plus tard sur une autre chaîne, François Hollande s'en prenait au «manque d'élégance» de Nicolas Sarkozy. Qui, le matin même, sur une radio, avait ironisé sur l'actuelle compagne du socialiste, Valérie Trierweiler. Parce qu'elle travaille pour une télé de Vincent Bolloré, ce milliardaire qu'on a beaucoup reproché à Nicolas Sarkozy de fréquenter.
Là encore, on avait un mouvement de recul. Devant cette vision de la femme soit punching-ball (s'en prendre à son adversaire en ciblant sa compagne), soit pauvre créature à défendre (Valérie Trierweiler elle-même ayant réagi dès hier matin à la pique sarkozyste, a priori il n'y avait pas besoin d'en rajouter).
On repensait à tous ces «merveilleux!» et autres «fabuleux!» que Carla Bruni avait lancés, il y a dix jours aux micros et aux caméras, en guise de commentaires des prestations de campagne de son mari désormais candidat. Le faire-valoir, à nouveau.
On réalisait alors que, la semaine prochaine comme tous les 8 mars, c'était la Journée internationale des Femmes. On se demandait si, en France, en haut lieu y compris, on n'avait pas encore des progrès à faire, en termes de vision des intéressées.
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27/02/2012
Un (gros) raté
«Raté!» Nathalie Kosciusko-Morizet en a convenu au micro illico: aussitôt après avoir commis le gros raté qui, ce week-end, a dû faire rire – ou s'effarer, c'est selon – pas mal de Parisiens. C'était vendredi soir, en direct sur une radio. L'ex-ministre des Transports était interrogée sur le prix du ticket de métro à Paris. Grand classique de campagne présidentielle en France, depuis qu'Edouard Balladur, en 1995, sécha sur la question. NKM fit pareil. Elle situa le prix de ce ticket à... 4€. Or, c'est 1€70. «Quand on est ministre, on prend rarement le métro, et, quand on le prend, c'est gratuit», a-t-elle tenté de se justifier. Sans évidemment parvenir à empêcher le «buzz» de démarrer, et d'enfler pendant tout le week-end.
Week-end que l'intéressée mit à profit pour essayer de se rattraper. Disant qu'elle avait confondu avec les 4€65 que coûte le billet de RER entre Paris et sa ville de Lonjumeau, en banlieue. Contestant aussi le bien-fondé de cette «question pour touriste anglais en vacances en France»: rappelant qu'en Région parisienne, les habitués du métro n'achètent pas de ticket à la pièce, mais au minimum par carnets de dix billets, voire ont le plus souvent un abonnement.
C'est vrai. C'est vrai aussi que c'est agaçant, ces journalistes qui croient malin de transformer des interviews de fond en quizz télé inquisitoriaux, style «Questions pour un champion». Comme si la valeur de telle ou telle personnalité politique pouvait se réduire à son aptitude à répondre, ou non, à telle ou telle question-piège sur le quotidien de l'électeur moyen.
Il n'empêche, autant on était agacé au moment où on entendait cette question tarte à la crème, autant, après avoir entendu la réponse, on s'est dit que ce n'était peut-être pas une mauvaise idée.
Car, 4€ au lieu d'1€70: elle n'y était pas du tout, là. Ce qui pose question, pour une ex-ministre des Transports.
En plus, que la porte-parole de campagne d'un Nicolas Sarkozy se présentant comme le «candidat du peuple» puisse ne serait-ce qu'imaginer le ticket de métro à 4€, soit à un tarif exorbitant et donc hors de portée de ce même «peuple», cela laisse songeur.
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24/02/2012
Un spectacle
Quand la campagne présidentielle commence à ressembler aux jeux du cirque.
Hier soir, 5,9 millions de personnes étaient toujours devant leur petit écran vers 23 heures, pour regarder l'affrontement qui était programmé à cette heure-là sur France 2: entre les deux grandes gueules de la campagne que sont la frontiste Marine Le Pen et le populiste Jean-Luc Mélenchon. Le pugilat, finalement, n'a pas eu lieu, la première refusant de débattre avec le second, jugé pas à sa hauteur et grossier merle. Sans doute nombre de téléspectateurs ont-ils été bien tristes de ne pouvoir voir – voir, comme voyeur – ces deux fortes têtes s'entredéchirer à pleines dents, tels de grands fauves.
Parlant d'animaux, ces téléspectateurs frustrés hier soir de sang et de larmes se rabattront sur les innombrables images, elles plus bucoliques – folkloriques? – , auquel on va avoir droit, ce week-end. Qui est celui de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles à Paris. A moins de 60 jours des présidentielles, «la plus grande ferme de France» va évidemment voir défiler plus de personnalités politiques que jamais: pressées de se faire immortaliser en train de flatter la croupe des vaches et d'ingurgiter des quantités fort peu diététiques de saucisson et de fromage.
La course à l'Elysée, c'est décidément, aussi, un grand spectacle. Plus ou moins bon, c'est selon.
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23/02/2012
Une si irritante absence
L'histoire se répète, dramatiquement. Le jeune photoreporter français Rémi Ochlik, mort hier d'un tir de roquette à Homs, en Syrie, avait côtoyé Lucas Mebrouk Dolega, de son vivant: ce confrère qui perdit la vie, lui en Tunisie en janvier 2011. Les deux jeunes gens s'appréciaient, et partageaient la même passion pour le photojournalisme. Ils en sont morts tous les deux. Plutôt que se répéter, on renvoie à la note qu'on avait écrite à l'époque (ici). Rien, hélas, à ajouter.
Ou plutôt si, mais sur un autre point. Comme à chaque campagne présidentielle française, il est frappant de constater combien les grands dossiers de politique internationale sont assez largement absents de la campagne.
Que ferait François Hollande, s'il est élu en mai, pour que la France, au Conseil de sécurité de l'Onu, persuade la Russie à accepter des couloirs humanitaires en Syrie? Ou, pour ne pas se cantonner à ce seul pays, quel rapport le socialiste entretiendrait-il avec le controversé Abdoulaye Wade, s'il est réélu Président du Sénégal? Comment défendrait-il la liberté des journalistes de faire leur métier en Russie, en Chine ou en Birmanie? Rien. On n'en sait rien. Tout le monde à l'air de s'en moquer. Les électeurs français sont priés de ne s'intéresser qu'aux questions franco-françaises: strictement, étroitement, hexagonales.
Cette absence des questions internationales dans la campagne, elle était plus manifeste et irritante que jamais hier soir, au 20 Heures de France 2, où était reçu Nicolas Sarkozy.
Quelle affaire, quelle agitation, quelle sensation, que le mea culpa qu'il y bredouilla, à propos de sa fameuse soirée au «Fouquet's», en mai 2007. En revanche, le jour de la mort de Rémi Ochlik à Homs, il y avait une autre question qui fâche, qui aurait pu/dû être posée au Président sortant. Faisait-il également acte de contrition pour avoir, en 2008, reçu à Paris, en grandes pompes et avec tous les honneurs, son homologue syrien Bachar el-Assad?
Hier, David Pujadas n'a pas pensé (pas osé?) poser cette question à son invité.
Un pays n'a probablement que le buzz médiatique qu'il mérite.
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22/02/2012
Une insatisfaction persistante
Grosse agitation des journalistes et des politiques, ces jours-ci. A propos des sondages. Toute la question est évidemment de savoir si l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, mercredi dernier, a fait, ou non, bouger les lignes. Pour l'instant, ce n'est pas clair – et même parfaitement contradictoire. Selon certains instituts, le Président-candidat ne parvient pas à rattraper son retard sur le socialiste François Hollande. Selon d'autres enquêtes, au contraire, à peine deux points les séparent désormais, pour le premier tour.
Beaucoup moins commentée mais plus intéressante, trouve-t-on: cette confirmation de l'insatisfaction d'une grande partie de l'électorat envers la manière dont se déroule la campagne. En janvier, déjà (relire ici), plus de sept Français sur dix avaient déploré qu'elle n'apporte que des réponses jugées très éloignées de leurs préoccupations: emploi, pouvoir d'achat, etc. Un mois plus tard, rien n'a changé. 59% des Français considèrent (ici) que, jusqu'à présent, cette présidentielle ne donne pas lieu à une campagne de qualité.
Ce sentiment critique «est davantage perceptible parmi les cibles se montrant traditionnellement les plus intéressées par le débat politique: les hommes (61% vs 56% des femmes), les cadres (66%) et les personnes les plus diplômées (66% des personnes de niveau Bac+4 et plus vs 56% parmi celles ayant un diplôme inférieur au baccalauréat)», note l'institut LH2. Qui souligne aussi que «les ouvriers, dont les attentes sont fortes aujourd’hui, se montrent également très critiques: 62% estiment que la campagne n’est pas de bonne qualité».
Faut-il faire un lien? Lundi soir, le premier volet de la série d'émissions en prime time que TF1 consacre à la présidentielle a été un échec retentissant, en termes d'audience. Elle avait le centriste François Bayrou et l'écologiste Eva Joly comme invités. Elle n'a été suivie que par 2,2 millions de téléspectateurs. Soit seulement 8,9% de parts de marché. Soit, d'après les spécialistes, «le pire score de la chaîne en prime time depuis 1991».
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21/02/2012
Une certaine jubilation
Dominique Strauss-Kahn à la caserne de la gendarmerie de Lille, depuis ce matin. Il y a été placé en garde à vue pour complicité de proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux. Comme il le réclamait depuis octobre, l'ex-grand patron du FMI va donc pouvoir s'expliquer sur ses parties fines (comme on dit...) en compagnie de prostituées.
Dans l'entourage du chef de l'Etat, certains ne semblent pas mécontents du retour de cette affaire bien crapoteuse à la Une de l'actualité, à soixante jours du premier tour de l'élection présidentielle.
Ainsi, l'autre soir à Annecy, en marge du premier meeting de campagne de Nicolas Sarkozy, plusieurs de ses acolytes jubilaient ouvertement – devant la presse, y compris. DSK était même le sujet de plaisanterie du moment. Ces sarkozystes, en effet, faisaient mine de s'interroger sur la présence du mari d'Anne Sinclair ce soir-là, dans la cité savoyarde. Qu'aurait-il donc fait là? Parmi les nombreux hôtels d'Annecy, il y en a un qui, selon ces sarcasmes, a certainement les faveurs de l'ex-n°1 du FMI. Cet établissement est situé sur la place en face de la gare SNCF. Qu'a-t-il donc de spécial? Il s'appelle... le «Carlton». Soit le même nom que le palace lillois dans et autour duquel ont été organisées les agapes qui valent aujourd'hui à DSK d'être gardé à vue. Du coup, bien sûr, clins d'yeux et éclats de rires bien gras, parmi les sarkozystes d'Annecy ce soir-là.
Entendant cette hilarité, on a pensé demander à ces rieurs si, par le plus grand des hasards, la ville savoyarde ne comptait pas aussi une brasserie baptisée «Le Fouquet's». Au dernier moment, on s'est ravisé. Cela aurait cassé l'ambiance.
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17/02/2012
Un gros coup de vieux
Retour de Haute-Savoie. Où on a fait un saut hier, pour couvrir le premier grand meeting de Nicolas Sarkozy, à Annecy. On a été frappé par le coup de vieux pris par l'intéressé, par rapport au souvenir qu'on avait gardé de lui aux présidentielles de 2007. Hier soir, c'était frappant notamment lorsqu'il est monté sur scène. La façon qu'il a eue de gravir les marches, le pas lent avec lequel il s'est dirigé vers le pupitre: on était très loin du présidentiable bondissant d'il y a cinq ans. Et même le débit de son discours était plus lent.
Nicolas Sarkozy y a notamment évoqué le poids de la charge présidentielle. Parlant de «cinq années qui pèsent si lourd dans la vie d'un homme», il a estimé que «les Français attendent un dévouement absolu» de leur Président, ce dernier devant donc «se donner tout entier à cette tâche». «Depuis le début de mon mandat, j'en ai éprouvé, jour après jour, toutes les exigences, toute la dureté», a-t-il ajouté.
Mercredi soir, déjà, selon certains exégèses de sa déclaration de candidature sur TF1, il avait fait allusion à son vieillissement. «À 57 ans, on n'est pas fichu, on n'est pas foutu, déprimé, chez soi à attendre l'âge de la retraite!», s'était-il exclamé. Officiellement, il parlait des couturières en fin de carrière de la société de lingerie Lejaby – dont une partie ont trouvé une possibilité de reconversion grâce à l'intervention du gouvernement. Selon certains, il parlait aussi voire surtout... de lui, qui est âgé de 57 ans.
Ce gros coup de vieux, il est visible aussi sur l'affiche de campagne du candidat Sarkozy. On l'a regardée de près, et c'est frappant combien apparaissent de cheveux blancs et de rides, sur le cliché de ce visage. Là aussi, on est très loin de la fameuse photo du Sarkozy juvénile et avenant qu'avait jadis faite pour lui le grand photographe de mode américain Peter Lindbergh, en noir et blanc.
Ces marques de la vieillesse, elles aurait parfaitement pu être retouchées. Si elles n'ont pas été «photoshopées», c'est, bien sûr, que l'armada de communicants entourant le Président sortant a choisi d'user de ce poids des ans comme d'un argument de campagne.
Pour que, aux yeux de l'électeur, leur candidat apparaisse comme quelqu'un qui a vieilli, qui a donc mûri, et qui dès lors s'est assagi.
CQFD.
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16/02/2012
Un soutien (ou un boulet?)
L'ineffable publicitaire Jacques Séguéla a annoncé hier que, comme en 2007, il voterait pour Nicolas Sarkozy aux présidentielles. «J’ai voté 50 ans à gauche, ça fait cinq ans que je vote à droite, il me reste donc 45 ans à voter à droite pour faire l’équilibre», a-t-il commenté. Et d'ajouter: «Si les Français pouvaient le connaître mieux… Il est le contraire de ce que l’on croit. Il ne la ramène pas du tout. Il est très cultivé, sur tout. Et surtout, il veut faire son métier le mieux possible, et a la France dans la peau».
Un tel soutien, venant d'un pubard qui s'était couvert de ridicule avec une petite phrase bling-bling restée mémorable («Quand on n'a pas sa Rolex à 50 ans, c'est qu'on a raté sa vie»), est-ce vraiment un atout pour le Président sortant désormais officiellement candidat?
Ou, plutôt, un boulet?
11:16 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles, personnalités, publicité, sarkozy
15/02/2012
Un terme inutilement violent
Le jour J de Nicolas Sarkozy, donc, ce mercredi. Ou comment, certainement, transformer en incroyable show médiatique et buzz frénétique ce qui, sur le fond, constitue tout de même un non-événement: la confirmation de sa candidature à un second mandat élyséen. On verra cela ce soir, au 20 Heures de TF1.
En attendant, on est tombé en arrêt, ce matin. Tombé en arrêt devant ces colonnes Morris où, dans notre onzième arrondissement comme dans tout Paris, apparaît notamment la couv' du numéro de cette semaine de l'hebdo «Marianne». Avec ce titre: «Le casse-tête de la droite: comment abattre Hollande».
Abattre, donc. Démolir, supprimer, détruire, anéantir, tuer, en somme. D'accord, ce verbe est souvent utilisé au sens figuré: abattre ses cartes, etc. Mais, en l'occurrence, dans un tel contexte, était-il vraiment nécessaire d'y avoir recours? «Comment battre Hollande» n'aurait-il pas suffi? Ou comment «l'emporter sur», «vaincre», «défaire» l'intéressé, etc.?
Cette campagne présidentielle (comme les précédentes) ne s'annonce-t-elle pas déjà suffisamment violente, pour que la presse doive encore rajouter de l'huile sur le feu? En recourant à des titres de «Une» aussi inutilement guerriers, à des accroches aussi pathétiquement viriles? Tout ça, pour mieux vendre.
On n'achètera ni ne lira «Marianne», cette semaine.
12:23 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presse, médias, journalisme, elections présidentielles, langue française, sarkozy, hollande, publicité
14/02/2012
Une si belle fête
Vu ce matin, au supermarché du coin, dans notre onzième arrondissement. Au rayon dentifrices, shampoings, mousses à raser, etc., un produit particulièrement mis en valeur, cette semaine. Lancé par un fabricant dont on aura la charité de taire le nom. Un «gel-douche aphrodisiaque». A «base de gingembre». C'est complètement idiot? C'est, par excellence, un attrape-nigauds? Mais non: c'est la Saint-Valentin.
Entendu hier soir, sur une radio. Selon un sondage, plus d'un Français sur cinq juge que c'est Dominique de Villepin le candidat à l'Elysée le plus sexy. C'est effarant, de sonder les présidentiables sur un tel critère? C'est consternant, que des médias puissent dépenser des milliers d'euros pour un tel sondage? Mais non: c'est la Saint-Valentin.
Une demi-heure plus tard, hier soir toujours, à la télé cette fois. Christine Boutin renonçait à sa candidature à l'Elysée, et annonçait son ralliement à Nicolas Sarkozy. La très conservatrice et catholique ex-candidate, croisée de la lutte contre l'égalité des droits, a justifié son retrait par le refus sarkozyste de l'homoparentalité et de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Accessoirement, elle a monnayé son renoncement contre la promesse que son micro-parti pourrait présenter une centaine de candidats, aux élections législatives de juin. Pas très glorieux, ce Pacs Boutin-Sarkozy? Assez rance pour tout dire, une telle alliance? Mais non, c'est la Saint-Valentin.
Quelle belle fête, décidément.
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27/01/2012
Une logorrhée
24. On n'invente rien: on les a comptés et même recomptés ce matin, pour en être bien certain. Hier, l'UMP a diffusé... 24 communiqués de presse successifs. Chacun signé par un dirigeant différent, mais tous consacrés à une seule et même actu: le projet présidentiel du socialiste François Hollande. Un premier communiqué à 10h56, le deuxième à 11h01, ensuite un autre à 11h34, à 11h59, 12h28, 13h12, 13h15, etc. Jusqu'à 23h33 précisément: heure du dernier communiqué de l'UMP sur le sujet.
A force, cette logorrhée devenait (un peu) comique. Car, le fond de cette communication ne variant bien sûr pas – en gros: l'intéressé, son programme et son partis sont nuls –, cela donnait l'impression qu'au service de presse de l'UMP, on passait sa journée à éplucher, heure après heure et page par page, le dictionnaire des synonymes. Pour trouver des variantes lexicales à cette nullité socialiste alléguée: François Hollande est irresponsable, inconséquent, pas crédible, déraisonnable, dangereux, contradictoire, bancal, etc.
On n'a toujours pas compris l'avantage d'une telle stratégie de com'. A moins bien sûr de considérer que la presse est sourde et l'électorat débile (ou inversement), quel est l'intérêt de répéter 24 fois le même message en une seule et même journée? Cela a surtout donné de l'UMP l'image d'une armée mexicaine de cadres et dirigeants, chacun à l'ego si boursouflé qu'il voulait absolument dire lui aussi son petit mot sur le sujet, pour tenter d'exister médiatiquement. Espoir le plus souvent déçu. La plupart des journalistes, en effet, pour répercuter le point de vue sarkozyste, ont juste relayé la parole de Jean-François Copé, le n°1 du parti, et/ou de ses ministres les plus importants: François Baroin (Finances) ou Valérie Pécresse (Budget).
Donc au total, pour ce parti hier, tant de temps perdu, tant d'énergie gâchée, tant de mots, de papier et d'électricité en pure perte dépensés.
Mais que ne ferait-on pas en campagne électorale, à moins de cent jours de l'échéance?
12:25 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partis, personnalités, elections présidentielles, communication, médias
26/01/2012
Une terre de (centre-)gauche
Plus que jamais terre de gauche, notre 11ème arrondissement. Enfin, de gauche: de centre-gauche on va dire, s'agissant du PS. Parti dont le candidat à l'Elysée, François Hollande, présente ce jeudi ses 60 propositions, et il a choisi le 11ème pour ce faire. Et même un lieu emblématique de cet arrondissement si populaire jadis: la Maison des Métallos.
Laissé à l'abandon pendant les décennies où la droite chiraquienne régna sur Paris, ce temple des luttes d'ouvrières d'antan a été rénové, plutôt bien, par la mairie et la Région (toutes deux désormais socialistes, pour rappel), et est devenu un centre socio-culturel. L'automne dernier, déjà, c'est dans le 11ème que le favori à la présidentielle avait tenu le dernier meeting de sa campagne pour les primaires en vue de l'investiture socialiste. C'était à la salle de spectacles du Bataclan, boulevard Voltaire.
Mais, dans les rues de ce onzième, comme un pied de nez adressé au parti dominant de l'opposition, les petits partis de gauche ont, ces dernières semaines, collé, recollé et surcollé des tas d'affiches électorales. Cette intrusion picturale gauchiste est même assez impressionnante.
Les Parisiens du coin ont donc pu faire connaissance avec Nathalie Arthaud: qui a pris la succession d'Arlette Laguiller à Lutte Ouvrière, mais qui tarde à se faire un nom. Depuis dimanche, cela dit, les affiches de LO ont été détrônées par celles du Front de gauche. Un parti qui, au vu du nombre de ses affiches placardées sur les murs de notre quartier, y a envoyé une grosse escouade de colleurs.
On n'a pas compris, d'ailleurs, le slogan d'une de ses affiches: «C'est le moment de prendre parti pour LA RÉPUBLIQUE». Et quoi? Désormais, la formation du tribun populiste Jean-Luc Mélenchon constituerait le seul et unique parti républicain? Au printemps, les électeurs qui voteront pour un autre candidat et/ou voteront à droite ne serviront ni n'honoreront la République?
Cet accaparement, cette préemption somme toute, c'est, bien sûr, totalement abusif. Et péniblement prétentieux.
11:49 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles, parti socialiste, personnalités, patrimoine, activisme
24/01/2012
Une propagande impressionnante
Les boîtes aux lettres vont déborder en France, ces prochaines semaines. En effet, à désormais moins de trois mois du premier tour des présidentielles (le 22 avril), les deux partis dominants viennent d'annoncer coup sur coup qu'ils allaient écrire au Français moyen.
Les chiffres ont de quoi donner le tournis. Le PS va imprimer 15 millions d'exemplaires (15 millions!) du projet que son candidat à l'Elysée, François Hollande, a ébauché en meeting au Bourget dimanche, et qu'il détaillera ce jeudi à Paris. L'UMP ne sera pas en reste. Le grand parti sarkozyste a confirmé hier qu'il allait tirer à 6 millions d'exemplaires un argumentaire pour «rétablir la vérité» sur le bilan du Président sortant, bilan qui, selon la droite, est en permanence injustement voire ignoblement critiqué.
Toute cette pub électorale – cette propagande, en somme – qui va bientôt débarquer dans les boîtes aux lettres, constituera-t-elle autant de lectures passionnantes? On jugera sur pièces. En tout cas, ces deux mailings gigantesques auront au moins un avantage: ils donneront du travail à pas mal de gens (postiers, imprimeurs, etc.). En termes de chômage, la situation en France en ce moment n'ayant jamais été aussi mauvaise depuis douze ans, sans doute est-ce déjà cela.
11:23 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partis, elections présidentielles
09/01/2012
Un éloignement
Pas mal d'agitation, ce week-end et en ce début de semaine, à propos du dernier sondage Ifop en date (ici), relatif aux intentions de vote pour l'élection présidentielle. Et pour cause: à la fin de cette semaine, on ne sera plus qu'à 100 jours de l'échéance du premier tour. Du coup, les écarts qui se resserrent, les avances qui fondent comme neige au soleil, les hémorragies stoppées ou les remontées confirmées – pour reprendre le lexique des sondeurs –, tout cela passionne le monde politico-médiatique.
A tout prendre, on trouve bien plus intéressant un autre sondage (là), sur les présidentielles toujours, qui a été publié lui dans les derniers jours de décembre – mais a fait bien moins de bruit.
Aux yeux du Français moyen, a confirmé cette enquête, la campagne électorale élyséenne telle qu'elle se déroule en ce moment apporte des réponses assez éloignées, voire très éloignées, de ses préoccupations premières, qui sont le maintien de l'emploi, la lutte contre la hausse des prix des produits de première nécessité, et le maintien de l'accès à des soins de santé de qualité. Plus de sept Français sur dix (72%) sont de cet avis.
Cela promet, le jour du vote.
11:26 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles



