28/09/2006
Un contresens
«Libération», effectivement, n’est pas très en forme en ce moment. «Lionel Jospin jette le gant», titrait-il ainsi ce matin. Or, c’est rigoureusement incorrect.
En français, jeter le gant à quelqu’un, c’est le défier, le provoquer. C’est donc précisément ce que l’ancien Premier ministre a décidé… de ne pas faire, puisqu’il a renoncé à la candidature à l’investiture socialiste pour les présidentielles de 2007.
En revanche, oui, Lionel Jospin a jeté l’éponge: il a abandonné la lutte, renoncé à la compétition.
Jeter l’éponge et non jeter le gant, donc. Mais ce n’est sans doute qu’un détail de pure forme.
B.DL.
11:50 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Elections présidentielles, Jospin, Médias, Langue française
27/09/2006
Une rengaine
Depuis quelques jours, il paraît qu’elle fait fureur sur le net. C’est une chanson (audible ici) qui a été créée en l’honneur de Ségolène Royal par un groupe d’amateurs baptisé, cela ne s’invente pas, «Les gars de la Royal». Et elle s’appelle «Le Sego Royal mix».
Les jeunes chanteurs, très potaches, le précisent sur leur site: ils «n’ont aucun lien direct avec Ségolène Royale (sic), le parti socialiste, ses militants, ses dirigeants, ni ne sont désignés ou mandatés par eux». Et «ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables en cas de victoire de Ségolène Royale (resic) aux élections présidentielles de 2007».
La chanson -- une parodie en fait de «Célimène», de Gilles Sommaire et David Martial (sortie en 1975) -- a donc été écrite «dans une unique optique de divertissement».
Cela donne notamment: «Depuis des mois j’en reviens pas/Je m’demande si je n’rêve pas/ Ya une bombe chez les candidats/ Imaginez une poupée/ La plus belle fille du parti/ Et la plus rayonnante aussi/ C’est une reine, Ségolène/ Elle nous entraîne, Ségolène/ C’est une souveraine, Ségolène/ Record women, Ségolène ». Et ainsi de suite, sur un rythme zouké.
A la fin, à la question «Mais dis-moi, dis-moi, qu’est-ce qu’on fait des autres (présidentiables), alors? », Besancenot est joyeusement renvoyé «au centre de tri», Alliot-Marie à la «corvée d’patates pour le parti», José Bové «dans les radis», de Villiers «au fond du puits» et Marine Le Pen «caissière à Monoprix».
On l'avoue, sur ce dernier point au moins, pourtant si sexiste, on a souri.
B.DL.
PS : Ségolène Royal est-elle en train de devenir une mode musicale? Une lectrice attentive de «Paris Libre», et que l’on soupçonne d’être ségoléniste, signale qu’une autre chanson a été consacrée à la madone socialiste des sondages. C’est la version féminine de la précédente, œuvre de «Classe-Affaires» (un groupe de trois filles: N’gel,Amétys et Natty), qui a voulu «signer là un titre festif rempli d’humour qui n’est rien d’autre qu’un clin d’œil a Ségolène». On peut l’écouter ici. Tout cela va-t-il contribuer à la victoire de l’intéressée?
08:30 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Elections présidentielles, Royal, Musique
25/09/2006
Une certaine démagogie
«Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique». C’était donc la petite phrase du week-end, signée par un Nicolas Sarkozy ravi que les sondages le suivent dans sa croisade contre la «démission» des magistrats face aux délinquants.
C’est une conception de la politique. Elle est commode et utilitariste. Quand on sous-entend, comme Nicolas Sarkozy, «J’ai raison parce que l’opinion a, par principe, raison», on ne prend évidemment que peu de risques de fâcher cette opinion et donc de ne pas être élu.
Heureusement, il est une autre conception de la politique. Celle qui consiste à croire que la valeur, le courage et l’honneur des dirigeants est parfois d’aller à l’encontre de l’opinion: de résister à ses humeurs médiocres, de ne pas flatter ses instincts les plus bas, de la devancer dans ses nécessaires évolutions. Cette conception n’est pas toujours électoralement payante, mais elle mène souvent à des évolutions historiquement marquantes. Elle a guidé la France lorsqu’elle a aboli la peine de mort il y a vingt-cinq ans et bouleversé l’Europe en lançant le couple franco-allemand il y a cinquante ans. A l’époque, certains eurent le courage politique d’«aller contre l’opinion».
Lionel Jospin, ce matin à la radio, s’énervait contre cette «démagogie» ambiante: cette incessante «course à l’opinion» menée par des présidentiables les yeux rivés sur les sondages. On n’était pas loin d’être d’accord avec son désir d’un peu de hauteur. Mais on avait tout de même envie de lui retourner le compliment.
Car que fait donc l’ancien Premier ministre depuis des semaines, avec son jeu si fatigant du chat et de la souris à propos de son éventuelle candidature pour 2007? Si ce n’est, lui aussi, tenter d’appâter et de séduire l’opinion? Essayer de ménager un suspense égotique autour de sa petite personne pour titiller l’intérêt des foules? Attendre l’ultime délai, et donc le dernier frémissement possible des sondages, avant de décider oui ou non de se lancer? Verser donc au moins autant que Sarkozy dans la com’ et la stratégie tactique plutôt que de privilégier le fond?
Avant même d’avoir officiellement commencé, cette campagne présidentielle, décidément, ne vole pas bien haut.
B.DL.
11:00 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Jospin, Elections présidentielles
20/09/2006
Un engouement un peu surfait
Les personnalités politiques françaises, et les présidentiables en particulier, en pincent pour internet. Chaque semaine désormais, ou presque, l’un ou l’autre ténor annonce l’ouverture de son blog.
Mais quel sera l’impact réel d’internet sur le résultat des présidentielles? Ifop vient de se pencher sur la question, et son étude remet un peu les choses à leur place.
L’institut de sondages ne nie pas les potentialités offertes par ce nouveau média en matière politique: l’accès plus facile à l’info, l’interactivité, de nouvelles voies de recrutement (adhésions en ligne, etc.) ou l’ouverture du débat à des publics (jeunes, etc.) qui en étaient jusqu’à présent exclus ou étaient rétifs à des formes d’engagement traditionnelles.
Mais l’étude rappelle aussi deux données rédhibitoires. Un: seule une minorité d’électeurs (44%) se déclarent assez ou beaucoup intéressés par la politique (et internet, manifestement, n'y change rien). Deux, seuls 12% de l’électorat accordent prioritairement leur confiance à Internet pour s’informer en matière politique, loin derrière tous les autres médias (télé, radio, presse, etc.).
L’on sait, du reste, que le public internaute n’est pas du tout représentatif de l’électorat en général: il est beaucoup plus masculin, urbain et appartient proportionnellement davantage aux catégories sociales supérieures que l'électeur moyen.
Du coup, cette conclusion, qui risque de doucher quelques illusions: «Il n’est pas acquis que la fabrique de ce que l’on pourrait appeler une popularité en ligne, et que l’on mesurerait notamment par le nombre de soutiens engrangés, les blogs dédiés à une personne ou le bruit médiatique sur la toile, ne se traduise à terme par une popularité électorale déterminante au moment de voter».
Ce sera, en tout cas, un des éléments intéressants à analyser au lendemain du scrutin.
B.DL.
11:00 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Elections présidentielles, blogs
12/09/2006
Une vocation?
C’est un signe de plus, mais on n'en avait guère besoin, de leur «peopelisation»: les personnalités politiques sont de plus en plus souvent utilisées et détournées, à leurs corps défendant, dans et par des campagnes de publicité.
La dernière en date vient de sortir. Conçue pour la radio Europe 1 autour de son slogan «Parlons nous», elle se décompose en cinq visuels (visibles ici) dont un fait allusion à la politique et est sorti pour la première fois dans la presse lundi matin.
On y voit Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jack Lang (ces deux derniers surtout devenus pour le coup franchement hilarants) relookés, à l'aide d'un montage, en jeunes banlieusards, avec tout l’attirail ad hoc (sweat à capuche, casquette de base-ball, blouson de cuir, piercings, etc.) et surmontant le slogan «Que faire pour que les jeunes croient de nouveau à la politique?».
Au début de l’année déjà, les couples François Hollande/Ségolène Royal et Dominique de Villepin/Nicolas Sarkozy, photographiés eux en situation réelle, avaient été utilisés par une campagne de pub: tiens, pour une radio également (RTL), et accompagnés du slogan «Vivre ensemble».
«Je trouve la méthode discourtoise et déplacée», avait grincé Ségolène Royal. «Les photos sont plutôt sympathiques et souriantes, après tout ça fait du bien», avait commenté Dominique de Villepin. «Mais je ne suis pas sûr que les responsables politiques aient vocation à devenir des mannequins publicitaires», avait ajouté le Premier ministre.
Que les faits semblent donc démentir.
B.DL.
PS: Selon ses créateurs, la campagne d’Europe 1 «recrée une connivence et une empathie », «construit un imaginaire de marque identifiable et différenciant», «délimite un territoire de communication pérenne et évolutif». Bref, «renforce le top of mind». C’est quoi, ce langage? Les pubards sont décidément impayables.
10:40 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Médias, journalisme, élections présidentielles
05/09/2006
Une foire d'empoigne
On finirait par en avoir pitié. Le brave Johnny Hallyday n'en finit plus de se faire incendier depuis qu'il est apparu, mutique, grimaçant, presque momifié sous ses lunettes solaires aux côtés de Nicolas Sarkozy dimanche, sur la scène de l'université d'été de l'UMP.
Ces derniers soirs, sur Canal, les Guignols se sont violemment payé la tête du papy de la chanson française, dont la marionnette ne parvient plus qu'à ânonner quelques monosyllabes issues d'un cerveau manifestement lobotomisé.
Dans la foulée hier soir, chez Denisot, Emmanuelle Béart en rajouta une couche. Mise au courant en pleine interview du ralliement de Johnny à Nicolas Sarkozy, l'actrice afficha à la caméra un regard d'un mépris et d'une violence inouïs. Puis promit qu'elle ferait exactement l'inverse que l'idole des jeunes. Qualifia d'"abjecte" la politique d'immigration du ministre de l'Intérieur. Lança de but en blanc "Je l'emmerde!" (sic) pour son opposition au mariage et à l'adoption gays.
Ce matin, enfin, dans "Le Parisien", c'était au tour de Renaud de se payer Johnny. "J'ai entendu qu'il ne voulait pas s'exprimer. Il n'a pas d'idées? Ou il ne sait pas les défendre? C'est du Johnny classique. Il veut être sur la photo qui fait vendre. C'est le degré zéro de l'engagement".
Pour justifier la "peopelisation" de Nicolas Sarkozy, son entourage ne cesse, depuis ce week-end, de répéter la même maxime: "On n'est pas élu grâce aux stars. Mais on ne peut pas être élu contre eux". Peut-être. Mais si le grand débat de fond entre candidats est remplacé par un débat entre Johnny et Renaud (sans parler du si affligeant Doc Gynéco), le pays n'est vraiment pas sorti de l'auberge.
B.DL.
10:45 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Elections présidentielles
27/08/2006
Une rentrée pas comme les autres
C’est un grand classique. Un rituel immuable. Chaque dernier dimanche de vacances depuis plus de quinze ans maintenant, on est dans un état un peu second.
Comment dire? D’un côté, on est évidemment enchanté d’être de retour à Paris: il n’a fallu que quelques minutes en redécouvrant la capitale hier pour se demander comment on avait pu la quitter aussi longtemps. On sait aussi qu’il ne suffira que de quelques jours pour se remettre dans le bain, pour reprendre le rythme, pour trouver encore et toujours ce boulot à la fois amusant et passionnant.
Mais, d’un autre côté, on a senti aussi monter une espèce d’appréhension sournoise, un léger pincement au coeur à la pensée de ces centaines de mails qu’on ne trouvera jamais le temps de lire, de cette pile d’un mètre de journaux et de courrier qu’on ne pourra que très rapidement parcourir, de ces innombrables coups de téléphone, dépêches d’agences et flashs de France Info qui, dans quelques heures, vont à nouveau rythmer nos journées. Et, comme chaque année, on s’est souvenu qu’on allait un peu galérer pour simplement retrouver la clé du bureau (qu’on avait délibérément éloigné de notre vue dès la fin juillet), se souvenir du digicode de la rédaction parisienne de «La Libre», ou se remémorer tous ces si fastidieux identifiants et mots de code indispensables au bon fonctionnement de tout ordinateur.
Mais cette année, on ne sait trop pourquoi, on ne se voyait pas revivre à nouveau ce pénible cinéma: supporter une fois de plus une dernière journée de vacances marquée par ce satané «syndrome du dimanche soir» puissance 10.000. L’université d’été du PS, ce week-end, en fournissait une excellente opportunité: on a donc décidé de ne pas attendre lundi matin pour retourner travailler - on a anticipé la rentrée à ce dimanche.
Du coup, ce matin au saut du lit, on était plutôt content: il n’y aurait pas de lundi de rentrée. Et donc pas de dernier dimanche d’été dans un état un peu second.
B.DL.
11:35 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Journalisme, Actualités, Elections présidentielles
13/07/2006
Un été sarkozyste
Août approchant, des dizaines de millions de Français s'apprêtent à partir à la plage. Cet été encore, ils y croiseront "les Jeunes Populaires", qui écumeront quelque 80 stations balnéaires de l'Hexagone pour inviter les vacanciers à "imaginer la France d'après" et à adhérer à l'UMP.
Dans le sac de plage que ces jeunes sarkozystes distribueront aux estivants, on trouve de tout: des bonbons, un repose-tête et même des tongs dont la semelle a été conçue pour laisser l'empreinte du sigle du parti sur le sable. On va certainement se les arracher à Six-Fours-les Plages, Palavas-les-Flots et Cavalaire-sur-Mer.
Dans ce kit de plage, on trouve aussi un magnifique "petit journal ludique". Après des mots fléchés, un jeu des 7 erreurs, une page de coloriage pour les gosses et des grilles de Sudoku, figure un "quizz UMP". Treize questions permettent à l'estivant moyen de mesurer son degré de sarkophilie. Si le vacancier obtient une majorité de cercles à ses réponses, il est fin prêt pour "imaginer et construire la France d'après" avec Nicolas et Cecilia. S'il obtient une majorité de triangles, il partage, malgré quelques divergences, "une majorité de points de vue" avec l'UMP. S'il obtient une majorité de carrés, il a hélàs "des idées différentes" des sarkozystes.
Pour obtenir une majorité de carrés, il faut faire très fort. Il faut avoir répondu par exemple que l'amélioration de l'apprentissage des langues étrangères à l'école et l'accroisssement du budget de la Culture sont inutiles, que le chômage ne peut pas baisser, que l'écologie est sans intérêt, que la régularisation de tous les sans-papiers s'impose et que la Justice doit être plus lente. Il faut donc être très peu sarkozyste.
Mais, précise le "petit journal ludique", l'UMP ouvre grand ses portes à ces estivants y compris. Car avoir "des idées différentes" est "une richesse". Et car "l'UMP reste une formation populaire et ouverte à tous, où chacun a le droit de s'exprimer".
A neuf mois des élections présidentielles, que ne ferait-on pas pour ratisser large. Y compris le sable des plages.
B.DL.
11:00 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Elections présidentielles
20/06/2006
Une humiliation
La dégringolade continue pour Dominique de Villepin. Dimanche déjà, le baromètre mensuel de l'Ifop le créditait de 23 pc d'opinions favorables seulement, un niveau de popularité encore plus bas qu'en pleine crise du Contrat première embauche et en dessous désormais de son si malaimé prédécesseur, Jean-Pierre Raffarin. Avec 73 pc de mécontents, l'hôte de Matignon est désormais dans le rouge dans toutes les catégories de l'électorat et dans toutes les formations politiques, auprès des sympathisants de l'UMP y compris.
Ce matin, nouvelle humiliation pour le chef du gouvernement. Le baromètre présidentiel TNS-Sofres ne le crédite plus que de 4 pc d'intentions de vote au premier tour des présidentielles de 2007. C'est près de huit fois moins que le résultat prêté à Nicolas Sarkozy. C'est un score inférieur à ceux réalisés en 2002 par le chasseur Jean Saint-Josse ou le trotskiste Olivier Besancenot. Et ce serait même insuffisant pour que le candidat Villepin puisse ne fût-ce que voir ses dépenses de campagne électorale remboursées.
Pour mesurer l'ampleur de la dégringolade subie par le chef du gouvernement, il faut se remémorer quelle était sa situation l'été dernier. A l'époque, 57 pc des Français jugeaient qu'il ferait un excellent candidat pour 2007.
B.DL.
10:30 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Villepin, Sarkozy, Elections présidentielles
15/06/2006
Une différence?
Elle est donc revenue. On parle évidemment de Cecilia Sarkozy. Résumé des épisodes précédents: elle était partie, elle était revenue, elle était repartie, et maintenant elle est à nouveau revenue.
Ce n'est pas le ministre d'Etat qui l'a directement et explicitement annoncé. Nicolas Sarkozy, en effet, à l'époque où ses déboires conjugaux l'avaient placé dans la tourmente médiatique, avait promis qu'il ne communiquerait plus jamais sur sa vie privée.
La bonne nouvelle a donc été distillée en trois temps. Un: le teasing. Jeudi dernier, Cecilia et Louis Sarkozy ont fait une brève apparition lors de la grande conférence de presse sur l'insécurité de leur époux et père, ce qui n'a évidemment pas échappé aux quelque 150 journalistes présents et a lancé les ragots dans le tout-Paris. Deux: la mise en scène. Hier, la "vie apaisée" à nouveau du plus célèbre couple de la droite française s'étalait, si jolies photos à l'appui, en couverture et sur trois pages de "VSD". Trois: la confirmation. Le beaucoup plus sérieux magazine "Le Point" explique en substance ce matin que Cecilia et Nicolas ont certes chacun de très fortes personnalités, mais entretiennent une relation tellement fusionnelle que leurs retrouvailles étaient évidemment inévitables.
Bien. On remarque la différence de forme dans la communication de Nicolas Sarkozy relative à sa vie privée. On perçoit moins, en revanche, un changement de fond sur la médiatisation de celle-ci. En gros, et c'est le seul changement, ce n'est plus Nicolas Sarkozy qui annonce à la France entière qu'il porte à nouveau son alliance mais "VSD" qui, extatique, s'en charge.
Cette si subtile différence suffira-t-elle à empêcher les échotiers de se focaliser sur l'annulaire du ministre lors de ses prochaines apparitions télévisées? On en doute.
B.DL.
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