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05/04/2012

Une incrédulité générale

Elections présidentielles, Politique, Personnalités, Sarkozy, Hollande, Bayrou, Le Pen, Joly«Les promesses n'engagent que ceux qui y croient», assure une vieille maxime, cynique, de la vie politique française. Manifestement, ils sont de moins en moins nombreux à y croire, dans l'opinion. C'est ce qu'indique une étude réalisée par l'institut TNS-Sofres.

On y découvre que 88% des Français considèrent que, d'une manière générale, les politiques ne respectent pas les engagements qu'ils prennent en campagne électorale. Parmi ces neuf Français sur dix incrédules, 38% des sondés affirment carrément que les intéressés ont l'habitude de ne pas du tout tenir leurs promesses.

Des dix candidats à l'Elysée, le centriste François Bayrou et le socialiste François Hollande sont perçus comme les plus crédibles dans leurs engagements. Mais, pour l'un comme pour l'autre, les sondés défiants sont plus nombreux que les confiants. La frontiste Marine Le Pen et l'écologiste Eva Joly apparaissent comme les moins fiables. Concernant Nicolas Sarkozy particulièrement – dont le leitmotiv de ses meetings de 2007, était, pour rappel: «Moi, je ne vous trahirai pas, je ne vous décevrai pas, je ne vous mentirai pas», etc. – , il ne s'en sort pas trop mal. En effet, le nombre de Français jugeant qu'il n'a ni mieux, ni moins bien tenu ses engagements que ses prédécesseurs (40%) dépasse, de peu, la proportion de Français considérant, au contraire, qu'il a plutôt moins bien respecté ses promesses qu'eux (36%).

Il n'empêche, globalement, les résultats de cette enquête d'opinions ne sont pas à l'honneur de la classe politique. Qui sait faudra-t-il se souvenir de ce sondage dans une quinzaine de jours: si d'aventure les résultats du premier tour de la présidentielle confirment ce qu'annoncent et prévoient déjà pas mal d'analystes: un très fort taux d'abstention.

07/12/2011

Un (double) air du temps

personnalités,bayrou,elections présidentielles,communicationCet après-midi, François Bayrou officialise sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Il avait déjà annoncé, répété et confirmé cette candidature à peu près 23 fois ces derniers mois, mais sans doute craint-il que des Français ne soient toujours pas au courant.

Le centriste se profile volontiers comme très différent des autres présidentiables, très au-dessus du lot. Ce mercredi, il n'en sacrifie pas moins, et doublement, à un très trivial air du temps.

Le lieu de son happening médiatique? La très sobre Maison de la Chimie, pas loin de l'Assemblée. Dans les rédactions, il se raconte qu'à l'origine, c'était plutôt l'Hôtel Lutetia que le patron du Modem avait choisi. Mais voilà: difficile de présenter une campagne élyséenne axée sur l'austérité budgétaire, dans un 4 étoiles dont la chambre la moins chère doit, à vue de nez, être facturée 250€ la nuit. Exit donc les salons Art Deco de l'hôtel de la rive gauche.

A 17h30, à l'issue de sa conférence de presse, François Bayrou tient ce que ses services de com' appellent une «twinterview». Késako? Une «séance de questions réponses aux internautes, via twitter», oui Madame.

personnalités,bayrou,elections présidentielles,communicationEn 140 signes, donc, résumer les enjeux de la crise des dettes souveraines, de l'après-pétrole, de la sortie ou pas du nucléaire, ou de la diplomatie française au Proche-Orient. 140 signes. En termes informatifs, ce sera du plus haut comique. Ou du grand n'importe quoi, assez pathétique. Chacun jugera.

15/04/2011

Un ton si dédaigneux

François Bayrou aurait-il besoin lui aussi d'un peu de vacances? C'est la question que l'on s'est posée hier. En entendant, sur une radio, le plus rural des présidentiables français comparer à «la saison des champignons» la multiplication, ces jours-ci, des déclarations de candidature à l'Elysée. On a toujours été bien plus urbain que rural, mais on sait tout de même que les champignons, c'est plutôt à l'automne.

On se demandait donc si le Béarnais était tombé de son tracteur, quand il a aussitôt rectifié le tir. «D'habitude, la saison des champignons c'est à l'automne. Là, on est dans la saison des champignons de printemps». On était soulagé, notre culture générale rurale n'était pas prise en défaut: la saison des champignons, ce n'est pas maintenant.

Ce n'est visiblement pas non plus la saison de la cordialité, dans la classe politique en ce moment. Témoin, cette réflexion de Dominique de Villepin, hier toujours, visant Nicolas Hulot ou Jean-Louis Borloo. «Nous sommes dans une période printanière, de kermesse politique, où l'on note beaucoup d'appétit, beaucoup de nouveaux visages. Le paysage politique va se clarifier au cours des mois».

Une «kermesse». Des «champignons». Voilà qui n'a rien de très confraternel, entre présidentiables potentiels. Et qui est même franchement dédaigneux. Quelques phrases plus tard, François Bayrou se nuançait, à nouveau: «Je n'ai pas envie de parler de manière condescendante ou méprisante des gens qui, après tout, ont bien le droit de dire qu'ils en ont envie (de l'Elysée). Mais entre en avoir envie et que la démarche choisie soit claire aux yeux des Français, alors là, il y a une très grande marge».

C'était déjà dit sur un ton plus convenable. Et cela montrait que le centriste lui-même s'en était bien rendu compte: sans cette reformulation, il serait vraiment passé, au yeux de l'auditeur moyen, pour quelqu'un de très arrogant.

02/06/2009

Une «amitié»

Les élections européennes, dimanche. Un scrutin dont, d’après tous les sondages, se contrefiche une majorité de Français. Et il est probable que la catastrophe aérienne ayant endeuillé hier les familles des 228 personnes à bord du vol Air France AF 447 Rio-Paris détournera encore un peu plus l’attention de l’opinion de ce scrutin européen.

 

Les partis semblent avoir intégré cette indifférence dans leur stratégie électorale. Leur propagande, en tout cas, ne lésine pas sur les moyens détournés pour créer une appétence. On se l’est encore dit ce matin au moment de quitter la maison pour aller au boulot, en découvrant dans la boîte aux lettres un courrier électoral qui, a-t-on trouvé, pour convaincre l’électeur de base, agissait sur des ressorts décidément un peu particuliers.

 

«Je vous dis ma confiance et, si vous le permettez, mon amitié», nous écrivait Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou et médiatique chef de file de la liste centriste en région parisienne. Son «amitié», donc. D'emblée, on a trouvé ce «si vous le permettez» vraiment délicieux. Au demeurant, il n'est pas inutile. L'intéressée, en effet, ne nous connaît évidemment ni d’Eve, ni d’Adam. Tout au plus n’a-t-on dû que se croiser dans le cadre de nos activités professionnelles, ces dernières années. Son «amitié» proclamée est dès lors une pure figure de style. C’est un moyen de créer la connivence, une façon de susciter la complicité, une tentative de glisser du débat politique vers le registre affectif. On est ici dans l’ordre de la mondanité. Ce n’est pas trop le discours de fond convaincant et mobilisant qu’on attend d’un(e) candidat(e) à une élection? Si le Modem a recours à ce genre de formule épistolaire, c’est sans doute que ses communicants l’ont testée et jugée efficace.

 

Sa «confiance», en prime. C’est curieux, comme terme. D’abord, ce mot a une connotation, disons, si parentale: comme un père qui reproche à son fils adolescent d’avoir trahi sa confiance après qu’il a fait une connerie. Ensuite, si on prend ce terme dans son acception politique – l’Assemblée renouvelle sa confiance au gouvernement, etc. –, ici, il donne l’impression d’avoir été utilisé à l’envers. Habituellement, si on a bien compris, c’est l’électeur de base qui octroie sa confiance en l’élu pour lequel il vote, dans l'espoir que celui-ci le représente bien. Dans ce courrier-ci, en revanche, c’est l’élu qui dit sa confiance en l’électeur de base. Qui lui dit donc, stricto sensu, qu’il se fie à lui pour bien agir le jour J. Un peu comme si voter dimanche en faveur d'un autre candidat relevait de la connerie d’adolescent.

 

Enfin, en ouvrant ce courrier, on s’est demandé, sourire en coin, où diable Marielle de Sarnez avait-elle donc bien pu dénicher notre adresse privée. Vu qu’on ne l’a jamais donnée ni au Modem, ni à un autre parti, ni au moindre responsable politique de France ou de Navarre. Vu qu’on n’a jamais contacté ce parti ni un autre pour une démarche particulière et personnelle. Vu qu’on ne lui a jamais adressé le moindre chèque de soutien. Vu qu’on n’a jamais envoyé un petit mot de félicitations à François Bayrou, ni un bouquet de fleurs à Marielle de Sarnez. Vu qu'on n'a jamais invité l'un et/ou l'autre à prendre l'apéro un soir à la maison. On figure malgré tout dans les fichiers de l’état-major centriste. Par quel plus grand des hasards? Par quel biais est-on arrivé un jour là? Ce serait amusant de le savoir. Le courrier du bras droit de François Bayrou ne précise nulle part si la loi Informatique et libertés s’applique ou non aux partis politiques. Et donc si n’importe quel quidam recevant nommément de la propagande électorale dans sa boîte aux lettres peut ou non exiger d’accéder aux fichiers du parti expéditeur pour vérifier les données y figurant qui le concernent, et éventuellement les corriger. Dans l’affirmative, de toute manière, sans doute n’aurait-on jamais décroché notre téléphone et pris la peine d’appeler Marielle de Sarnez. On n’est pas flippé des fichiers. Et, comme elle, on n’a pas que cela à faire.

02/07/2008

Un palmarès

Ils ont été décernés lundi soir, et on n’avait pas encore eu l’occasion d’en parler – donc il est plus que temps: les Prix Press Club, humour et politique», édition 2008. Cette année, c’est le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo qui a été couronné, pour une petite phrase raillant implicitement l’hyperprésidence et l’omniprésence de Nicolas Sarkozy, au détriment de son chef de gouvernement François Fillon: «Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier ministre».

 

Parmi les nominés, on n’a pas trop été enthousiasmé par la petite phrase de François Hollande en pleine période de cacophonie gouvernementale («Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac»): le leader du PS, un des hommes politiques les plus drôles de sa génération, peut faire beaucoup mieux. Idem pour la tirade de François Bayrou au lendemain de son échec aux élections municipales («Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires»): le patron du Modem devrait verser des droits d’auteur à Ségolène Royal, qui avait dit peu ou prou la même chose le soir de sa défaite au second tour des présidentielles de 2007.

 

En revanche, on adore particulièrement cette sortie du secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte, en déplacement aux Dom-Tom: «Je voulais voir les Antilles de vive voix». C'est vraiment merveilleux. Cela rappelle le légendaire «à l’insu de mon plein gré» de Richard Virenque. Cela aurait même pu être dit par notre Jean-Claude Van Damme national. Une référence, comme chacun sait.

25/04/2007

Un monde

b17e152d14dbf9ecca7d3ae9aeae98d5.jpgFrançois Bayrou l’a joué simple pendant toute sa campagne - proche, terroir, tracteur. Cet après-midi, en revanche, il va en mettre plein la vue pour sa grande conférence de presse parisienne, lors de laquelle il se positionnera sur le second tour – il va y avoir foule, on va encore devoir jouer des coudes.

Le candidat centriste aurait-il cassé sa tirelire? Il recevra les médias dans un palace parisien du quartier du Louvre. Un endroit visiblement délicieux, avec un «restaurant boudoir» décoré «néo-moderne» «aux mélanges raffinés de pourpre, velours et soieries», avec aussi une «Terrasse fleurie», véritable «havre de tranquillité», avec encore un piano bar, «lieu de rencontre raffiné et apprécié, paisible et accueillant, aux tons chatoyants rouges, acajou, noirs et or».

Cela dit, en cas de petit coup de fatigue après sa conférence de presse, on se gardera bien de prendre une chambre dans ledit établissement pour y faire une sieste éclair. En effet, le «meilleur tarif garanti» démarre tout de même à 279 euros. Comptez 459 euros (un demi SMIC, quasiment) pour une suite «supérieure non-fumeur, lit Heavenly, accès internet haut débit, chambre spacieuse, salle de bains en marbre» avec en option, la vue imprenable sur les Tuileries et la tour Eiffel, oui madame.

C’est un monde décidément, cette «révolution orange» bayrouïste.

B.DL.

PS: Un «lit Heavenly» donc: mais ce nom ne donne pas du tout envie de dormir! ;-)

   

19/04/2007

Une chaude soirée

62592d1ac4fd2897f4c918d27a7a531a.jpgOn a eu chaud hier soir au meeting de Bayrou. Chaud parce que, avec 15.000 fans hystérisés, Bercy était une étuve. Chaud parce que le candidat centriste a commencé son meeting avec une bonne heure de retard (ce qui n'a pas facilité la tâche des journalistes tenus à des horaires de bouclage déjà ardus) et parce qu'on n'a eu la connection Wifi qu'à 21h30 passées (Imaginez le stress pour envoyer les papiers à 22 heures).

Sur le coup de 23 heures, Bayrou, les mains dans les poches et qui avait tombé la veste, a débarqué dans la salle de presse pour 20 minutes de "off" impromptu. Avec dans les bras quelques bouteilles de Bordeaux 2003 (Château Segonzac La Forêt, pour les connaisseurs) pour arroser la fin de campagne.

Le candidat centriste avait la banane. Les sondages ne sont pas terribles pour lui? Il a affiché un large sourire taquin. Il en a visiblement d'autres, confidentiels, qui le ravissent. Il a d'ailleurs cité les résultats de l'un d'eux qui étaient sidérants.

Info ou intox? C'était du "off". Donc ses propos ne pouvaient pas être cités. Mais il savait bien que leur teneur allait évidemment être répercutée et faire en quelques heures le tour du tout-Paris. Dès lors, il pouvait difficilement, même en "off", s'afficher perdant.

Vivement dimanche soir.

B.DL.

 

27/03/2007

Un mouton

medium_21_01_00_411650000_FRANCE_BAYROU_XFM106.jpgPetit-déjeuner en quatrième vitesse à plusieurs centaines de kilomètres de Paris, à Saint-Etienne précisément, où on a passé toute la journée de lundi «embedded with» François Bayrou (*).
Le «journalisme embarqué» n’est pas précisément la facette la plus passionnante du métier. C’est même très moutonnier. On n’a aucune autonomie. On n’a d’autre choix que de se plier au programme officiel et imposé. On ne peut que suivre le troupeau et ressasser sa liberté de mouvement dans le fin fond d’un car bondé de confrères pareillement frustrés. Mais comme, en campagne électorale, c’est le seul moyen d’approcher de près les présidentiables, il faut bien s’en contenter.
Et déjà, ce ne fut pas facile de se faire incorporer. L’état-major du candidat centriste, en effet, y réfléchit à deux fois avant d’accréditer. Officiellement, pour éviter qu’un trop grand nombre de journalistes incorporés préjudicie aux conditions de travail de ces derniers. Plus vraisemblablement, parce que François Bayrou a compris que son statut revendiqué de candidat «anti-système» passe notamment par la maîtrise de l’affluence médiatique autour de lui. Plus un homme politique est noyé sous les perches, les caméras et les flashs de photographes, plus il passe auprès des populations locales qu’il visite pour le candidat de l’«establishment» politico-médiatique parisien. Dès lors, il doit faire le tri dans les demandes d’accréditation, et le couperet tombe évidemment plus volontiers sur la presse étrangère que sur la grande presse nationale.
Pour l’anecdote : comme à chacun de ses déplacements, François Bayrou a pris un malin plaisir lundi à prendre le temps de «parler avec les gens» rencontrés, au point de désorganiser complètement le programme du voyage. Résultat des courses, la plupart des journalistes qui l’accompagnaient ont raté le dernier TGV pour Paris et ont été contraints de passer la nuit à Saint-Etienne. C’est très bien. Rarement on aura vu autant de journalistes parisiens obligés de se coltiner un peu de terrain.
B.DL.

(*) Et non… «in bed with» François Bayrou ! ;-) Pour les éventuels lecteurs de ce blog maîtrisant mal l’anglais, «embedded» signifie donc «incorporé», «embarqué» dans un déplacement officiel, un peu comme (enfin, toutes proportions gardées) les journalistes pendant la guerre d’Irak étaient «embedded» dans l’armée américaine.

22/03/2007

Un monde fou

On n’avait jamais vu cela depuis qu’on vit à Paris. Une station de métro complètement inaccessible non parce qu’elle est fermée, mais parce qu’il y a déjà tellement de voyageurs à l’intérieur que, physiquement, plus un seul ne peut y pénétrer.
C’était mercredi soir sur le coup de 22 heures à la station Porte de Pantin, à deux pas du Zénith, là où François Bayrou tenait un méga-meeting. Le candidat centriste a fait le plein: 6500 spectateurs à l’intérieur et paraît-il autant restés dehors faute de place. Jamais en 25 ans de carrière il n’avait rempli une aussi grande salle. Jamais avant hier soir, pour notre part, on n’avait vu autant de Parisiens si ostensiblement ravis de la cohue dans le métro et des perturbations que cette sortie de meeting a occasionnées sur le trafic.
Le candidat de l’UDF a notamment chauffé le Zénith en poussant à fond les décibels de la sono. Et en lui passant en boucle le mythique «Supernature» de Cerrone remixé par le DJ Bob Sinclar: du disco-électro-techno-flamenco sautillant à en faire se relever les paralytiques.
Bayrou, le Cerrone de la politique française? Un tube au départ un peu désuet, puis remis spectaculairement au goût du jour, et qui finit par déplacer les foules?
Le roi du disco français a donné un méga concert de come-back au palais de Versailles, il n'y a pas si longtemps. Bayrou lui donnera-t-il la réplique en faisant de l'Elysée son propre palais?
Première réponse au premier tour. Dans un mois, jour pour jour.
B.DL.

02/03/2007

Un peu de shopping (2)

medium_bayrou.jpgLes camelots sont tellement à l’affaire avec cette élection présidentielle, et ils vendent tellement tout et n’importe quoi lié au sujet que, si on voulait, on aurait assez de matière pour y consacrer une rubrique hebdomadaire, qui paraîtrait tous les vendredis, veille du shopping rituel du samedi.
Depuis la semaine dernière donc, en faisant un peu les boutiques sur le net, on est tombé sur:
-un marcel de couleur rose taillé S à l’effigie de Ségolène Royal, avec sous la photo de son visage souriant le slogan «ALLEZ LES FILLES!» en lettres capitales, 26 €, «modèle déposé, série limitée»;
-un tee-shirt «anti Ségolène» représentant la candidate du PS en fromagère vendant du hollande, «100 % coton, 180 gr, col et manches en jersey simple contrasté. Coupe ajustée très tendance», 29€ tout de même. Dans la même boutique mais moins chers, un tee-shirt style rap en faveur de Bayrou (22 €) et un tee-shirt «Fruit of the Loom Super Premium à partir de 20.00€» tout noir avec l’inscription «Souviens toi le scrutin dernier» en lettres de sang dégoulinantes;
-«le petit bracelet réversible en silicone noir, qui affiche en boucle le prénom de Ségolène (en rose) sur une de ses faces et, à l’envers, celui de Nicolas (en bleu)». Un objet spécialement designé pour «les indécises, les apolitiques et les girouettes».
-un jeu de billes de billard Chevillotte à l’effigie des présidentiables, «Sarkozy bande Voynet qui pousse Chirac. Objet déjà culte! Le jeu consistera à mettre au trou les candidats non souhaités. C’est aussi un élément de décoration drôle et exceptionnel… un collector»;
-des «trousses à maquillage militantes» estampillées au choix «Vive Sarko!» ou «Vive Ségo!». Argument de réclame: «Les petites Françaises peuvent désormais exprimer leur choix politique, de la même manière que les jeunes Américaines arboraient les tee-shirts «Team Jolie» ou «Team Aniston» lors de la séparation de Jennifer Aniston et Brad Pitt, lequel Brad avait filé avec Angelina Jolie».
On est sûr qu’on parviendra à trouver plus débile et sexiste encore pour la semaine prochaine.
B.DL.