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08/05/2012

Un défoulement

Elections présidentielles, Paris, Personnalités, Chanson française, Musique, SarkozyGros défoulement, à Paris depuis dimanche soir: sur les affiches électorales de l'ex-candidat Président. Et particulièrement dans des arrondissements comme le 11ème, où «La France forte» n'a vraiment pas fait recette, dans les isoloirs.

Le «TCHAO PANTIN» aperçu boulevard Richard Lenoir est encore le commentaire le moins désagréable de tous ceux qu'on a vus en rue. Les déclinaisons du «Casse-toi, pauv'con», du karsher, et de la racaille à nettoyer sont, bien sûr, légion. Beaucoup d'insanités, aussi. Le défoulement post-électoral passe visiblement par un langage en dessous de la ceinture.

Vu pas mal d'obscénités, aussi, sur d'autres affiches n'ayant, elles, aucun caractère électoral. C'est particulièrement frappant dans les couloirs et stations de métro, ces derniers temps. La personnalité qui en fait les frais est une vedette du show-bizz. Il s'agit de ... Johnny Hallyday.

Notre bon vieux Jean-Philippe Smet, l'autre jour, a fait savoir qu'il ne se mêlerait plus jamais de politique. Malgré ce revirement, cet ex-sarkozyste de choc semble toujours, dans l'esprit des gens, assimilé au Président sortant. Nombre de ses affiches annonçant ses prochains concerts sont maculées de slogans. Qui l'invitent à aller se faire voir – pour édulcorer... – par, chez, ou avec Nicolas Sarkozy.

L'histoire ne dit pas (encore) si elles subiront le même sort, les affiches faisant la promo d'autres artistes ayant soutenu, en 2007 ou en 2012, le candidat Sarkozy: les Faudel, Stéphane Freiss, Enrico Macias, Véronique Julie Lescaut Genest, Charlotte Rampling, ou autres Mireille Mathieu.

21/05/2008

Une détente

68f74ac48312f378f7b71986823a50d1.jpgLa vie est si dure. Parfois. Si on veut tenir le coup, il faut pouvoir, de temps en temps, s’offrir des petits moments de détente. Même et y compris quand on est Président. C’est sans doute ce qu’on s’est dit ces jours-ci au palais de l’Elysée. En ce moment, en effet, l’agenda présidentiel contient l’une ou l’autre pause détente aussi délassante que télégénique.

Ainsi, ce matin à 11h30, Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée le cinéaste et producteur américain Steven Spielberg. Pile poil le jour de sortie du dernier «Indiana Jones» dans les salles françaises: que voilà un plan de communication merveilleusement bien conçu. Qui sait, l’ami de Tom Cruise et le papa d’E.T. l’extraterrestre trouveront-ils le temps de visionner ensemble quelques séquences du «Royaume du crâne de cristal» dans la salle de cinéma privée de l’Elysée.

Demain à 18h, le chef de l’Etat reçoit en grandes pompes Céline Dion, en pleine tournée en ce moment à Paris. La chanteuse se verra remettre les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. Rien ne figurant à l'agenda présidentiel officiel à l’issue de cette cérémonie, qui sait le Président de la République, qui adore pousser la chansonnette au coin d’une guitare avec ses copains, vocalisera-t-il quelques instants avec Céline, Carla et l’un ou l’autre ami. Ce sera un moment si joli. Et c’est sûr qu’après cela, cela ira beaucoup mieux dans le pays.

14/11/2006

Un hymne

Les riverains du gymnase Japy, dans le onzième arrondissement, ont bien dû l’entendre hier soir, tant la sono du meeting était tonitruante: Ségolène Royal a choisi «Du courage!», la très énergisante chanson de la grande Sophie, comme hymne de campagne.
Mais ladite chanson a été un peu tronquée, voire carrément tronçonnée, comme la candidate socialiste dirait d’une certaine vidéo pirate qui fait fureur sur internet. Qu’on en juge au verbatim ci-dessous: les phrases en italique sont les paroles originelles du morceau de la grande Sophie. Les passages soulignés sont ceux qui ont été repris et remixés par l’équipe de Ségolène Royal et que l’on entend lors de ses meetings.

Des guerriers à la télé
Des héros dans ma salle à manger
J’en ai lu des histoires vraies
Mais la question que j’me pose
Sans cesse où je pourrais trouver

Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !

Tu vois, c’est tellement mieux
Quand on est sûr de soi
Que l’on porte au bout des doigts

Des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger
J’en ai lu des histoires vraies
Mais la seule question que j’me pose
Sans cesse où je pourrais trouver

Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !
Du courage, du courage, du courage !

(...)

Exit donc les détails sur la salle à manger et les héros de télé, qui ont sans doute été jugés comme renvoyant trop au foyer. Surtout, en une habile ellipse, la chanson de départ, qui était plutôt une interrogation sur la façon de trouver de l’encouragement, a, grâce aux coupes, été transformée en une exaltation du courage enfin trouvé.
C’est évidemment à cela que servent les grands communicants dont s'entourent les personnalités politiques.
B.DL.