27.01.2012
Une logorrhée
24. On n'invente rien: on les a comptés et même recomptés ce matin, pour en être bien certain. Hier, l'UMP a diffusé... 24 communiqués de presse successifs. Chacun signé par un dirigeant différent, mais tous consacrés à une seule et même actu: le projet présidentiel du socialiste François Hollande. Un premier communiqué à 10h56, le deuxième à 11h01, ensuite un autre à 11h34, à 11h59, 12h28, 13h12, 13h15, etc. Jusqu'à 23h33 précisément: heure du dernier communiqué de l'UMP sur le sujet.
A force, cette logorrhée devenait (un peu) comique. Car, le fond de cette communication ne variant bien sûr pas – en gros: l'intéressé, son programme et son partis sont nuls –, cela donnait l'impression qu'au service de presse de l'UMP, on passait sa journée à éplucher, heure après heure et page par page, le dictionnaire des synonymes. Pour trouver des variantes lexicales à cette nullité socialiste alléguée: François Hollande est irresponsable, inconséquent, pas crédible, déraisonnable, dangereux, contradictoire, bancal, etc.
On n'a toujours pas compris l'avantage d'une telle stratégie de com'. A moins bien sûr de considérer que la presse est sourde et l'électorat débile (ou inversement), quel est l'intérêt de répéter 24 fois le même message en une seule et même journée? Cela a surtout donné de l'UMP l'image d'une armée mexicaine de cadres et dirigeants, chacun à l'ego si boursouflé qu'il voulait absolument dire lui aussi son petit mot sur le sujet, pour tenter d'exister médiatiquement. Espoir le plus souvent déçu. La plupart des journalistes, en effet, pour répercuter le point de vue sarkozyste, ont juste relayé la parole de Jean-François Copé, le n°1 du parti, et/ou de ses ministres les plus importants: François Baroin (Finances) ou Valérie Pécresse (Budget).
Donc au total, pour ce parti hier, tant de temps perdu, tant d'énergie gâchée, tant de mots, de papier et d'électricité en pure perte dépensés.
Mais que ne ferait-on pas en campagne électorale, à moins de cent jours de l'échéance?
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26.01.2012
Une terre de (centre-)gauche
Plus que jamais terre de gauche, notre 11ème arrondissement. Enfin, de gauche: de centre-gauche on va dire, s'agissant du PS. Parti dont le candidat à l'Elysée, François Hollande, présente ce jeudi ses 60 propositions, et il a choisi le 11ème pour ce faire. Et même un lieu emblématique de cet arrondissement si populaire jadis: la Maison des Métallos.
Laissé à l'abandon pendant les décennies où la droite chiraquienne régna sur Paris, ce temple des luttes d'ouvrières d'antan a été rénové, plutôt bien, par la mairie et la Région (toutes deux désormais socialistes, pour rappel), et est devenu un centre socio-culturel. L'automne dernier, déjà, c'est dans le 11ème que le favori à la présidentielle avait tenu le dernier meeting de sa campagne pour les primaires en vue de l'investiture socialiste. C'était à la salle de spectacles du Bataclan, boulevard Voltaire.
Mais, dans les rues de ce onzième, comme un pied de nez adressé au parti dominant de l'opposition, les petits partis de gauche ont, ces dernières semaines, collé, recollé et surcollé des tas d'affiches électorales. Cette intrusion picturale gauchiste est même assez impressionnante.
Les Parisiens du coin ont donc pu faire connaissance avec Nathalie Arthaud: qui a pris la succession d'Arlette Laguiller à Lutte Ouvrière, mais qui tarde à se faire un nom. Depuis dimanche, cela dit, les affiches de LO ont été détrônées par celles du Front de gauche. Un parti qui, au vu du nombre de ses affiches placardées sur les murs de notre quartier, y a envoyé une grosse escouade de colleurs.
On n'a pas compris, d'ailleurs, le slogan d'une de ses affiches: «C'est le moment de prendre parti pour LA RÉPUBLIQUE». Et quoi? Désormais, la formation du tribun populiste Jean-Luc Mélenchon constituerait le seul et unique parti républicain? Au printemps, les électeurs qui voteront pour un autre candidat et/ou voteront à droite ne serviront ni n'honoreront la République?
Cet accaparement, cette préemption somme toute, c'est, bien sûr, totalement abusif. Et péniblement prétentieux.
11:49 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles, parti socialiste, personnalités, patrimoine, activisme
24.01.2012
Une propagande impressionnante
Les boîtes aux lettres vont déborder en France, ces prochaines semaines. En effet, à désormais moins de trois mois du premier tour des présidentielles (le 22 avril), les deux partis dominants viennent d'annoncer coup sur coup qu'ils allaient écrire au Français moyen.
Les chiffres ont de quoi donner le tournis. Le PS va imprimer 15 millions d'exemplaires (15 millions!) du projet que son candidat à l'Elysée, François Hollande, a ébauché en meeting au Bourget dimanche, et qu'il détaillera ce jeudi à Paris. L'UMP ne sera pas en reste. Le grand parti sarkozyste a confirmé hier qu'il allait tirer à 6 millions d'exemplaires un argumentaire pour «rétablir la vérité» sur le bilan du Président sortant, bilan qui, selon la droite, est en permanence injustement voire ignoblement critiqué.
Toute cette pub électorale – cette propagande, en somme – qui va bientôt débarquer dans les boîtes aux lettres, constituera-t-elle autant de lectures passionnantes? On jugera sur pièces. En tout cas, ces deux mailings gigantesques auront au moins un avantage: ils donneront du travail à pas mal de gens (postiers, imprimeurs, etc.). En termes de chômage, la situation en France en ce moment n'ayant jamais été aussi mauvaise depuis douze ans, sans doute est-ce déjà cela.
11:23 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partis, elections présidentielles
09.01.2012
Un éloignement
Pas mal d'agitation, ce week-end et en ce début de semaine, à propos du dernier sondage Ifop en date (ici), relatif aux intentions de vote pour l'élection présidentielle. Et pour cause: à la fin de cette semaine, on ne sera plus qu'à 100 jours de l'échéance du premier tour. Du coup, les écarts qui se resserrent, les avances qui fondent comme neige au soleil, les hémorragies stoppées ou les remontées confirmées – pour reprendre le lexique des sondeurs –, tout cela passionne le monde politico-médiatique.
A tout prendre, on trouve bien plus intéressant un autre sondage (là), sur les présidentielles toujours, qui a été publié lui dans les derniers jours de décembre – mais a fait bien moins de bruit.
Aux yeux du Français moyen, a confirmé cette enquête, la campagne électorale élyséenne telle qu'elle se déroule en ce moment apporte des réponses assez éloignées, voire très éloignées, de ses préoccupations premières, qui sont le maintien de l'emploi, la lutte contre la hausse des prix des produits de première nécessité, et le maintien de l'accès à des soins de santé de qualité. Plus de sept Français sur dix (72%) sont de cet avis.
Cela promet, le jour du vote.
11:26 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles
07.12.2011
Un (double) air du temps
Cet après-midi, François Bayrou officialise sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Il avait déjà annoncé, répété et confirmé cette candidature à peu près 23 fois ces derniers mois, mais sans doute craint-il que des Français ne soient toujours pas au courant.
Le centriste se profile volontiers comme très différent des autres présidentiables, très au-dessus du lot. Ce mercredi, il n'en sacrifie pas moins, et doublement, à un très trivial air du temps.
Le lieu de son happening médiatique? La très sobre Maison de la Chimie, pas loin de l'Assemblée. Dans les rédactions, il se raconte qu'à l'origine, c'était plutôt l'Hôtel Lutetia que le patron du Modem avait choisi. Mais voilà: difficile de présenter une campagne élyséenne axée sur l'austérité budgétaire, dans un 4 étoiles dont la chambre la moins chère doit, à vue de nez, être facturée 250€ la nuit. Exit donc les salons Art Deco de l'hôtel de la rive gauche.
A 17h30, à l'issue de sa conférence de presse, François Bayrou tient ce que ses services de com' appellent une «twinterview». Késako? Une «séance de questions réponses aux internautes, via twitter», oui Madame.
En 140 signes, donc, résumer les enjeux de la crise des dettes souveraines, de l'après-pétrole, de la sortie ou pas du nucléaire, ou de la diplomatie française au Proche-Orient. 140 signes. En termes informatifs, ce sera du plus haut comique. Ou du grand n'importe quoi, assez pathétique. Chacun jugera.
11:33 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : personnalités, bayrou, elections présidentielles, communication
14.11.2011
Une cour de récréation
Nicolas Sarkozy se dope. Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, de cadres supérieurs surmenés, et de leaders politiques en fin de campagne électorale. C'est ce que l'on pouvait déduire des propos du ministre Luc Chatel, hier soir sur une radio, où il était l'invité d'une grande émission politique dominicale. Il se dope, puisque, révélait ce ministre, le chef de l'Etat a... «une potion magique»!
Et puis non, finalement, il ne se dope pas. Car, précisait l'intervenant, la potion magique du chef de l'Etat, ce n'est pas un produit remontant illicite. C'est un élixir magique qu'il a en lui, de manière innée: l'élixir de l'énergie, de la ténacité, du volontarisme, et blablabla. D'ailleurs, ajoutait ce ministre un peu fayot, s'il fallait comparer Nicolas Sarkozy à un personnage de BD, ce serait assurément au Gaulois Astérix. En revanche, le socialiste François Hollande, ce serait plutôt «Babar, le roi des éléphants».
Ce matin sur une autre radio, un proche du candidat socialiste à l'Elysée ne décolérait pas. «Franchement... Quand on est ministre de l'Education, on n'est pas dans une cour de maternelle!», s'époumonait-il. «Cette campagne présidentielle doit avoir une autre tenue », et cette histoire de Babar «en dit long sur la situation de la droite».
Un niveau de cour d'école? L'an dernier, un éminent baron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n'avait rien trouvé de mieux que de moquer le côté «un peu balourd, un peu gauche» du chef de file des députés UMP, Christian Jacob, en le rebaptisant Rantanplan, du nom du cabot niais de Lucky Luke.
De part et d'autre, donc, encore bravo.
11:23 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élections présidentielles, personnalités, politique, bande dessinée, humour
17.10.2011
Une défaite (parisienne)
François Hollande, donc, pour représenter le PS à la présidentielle de 2012. On a beaucoup vu ses affiches dans notre onzième arrondissement, dernièrement. Car le vainqueur de la primaire avait choisi de faire son ultime meeting, jeudi dernier, au Bataclan: la grande salle de spectacles du boulevard Voltaire. Ce week-end, on a aussi beaucoup vu des «hollandais» tracter en sa faveur, entre Bastille, République et Nation: dans les rues, aux entrées de grands magasins, ou sur les marchés.
Un activisme en pure perte: hier à Paris, leur champion a de nouveau été battu par Martine Aubry. D'un cheveu, certes: 50,38%. Mais ce n'était pas gagné d'avance pour la maire de Lille, les quatre candidats éliminés au premier tour ayant tous rallié son adversaire.
Dimanche dernier également, au premier tour, elle avait battu François Hollande à Paris: 37% contre 32%. Cela avait particulièrement été le cas dans notre quartier. Dans le onzième, avec 42% des voix, la Lilloise avait carrément devancé son concurrent de 13 points. Succès similaire dans le troisième, le Haut Marais: 38% contre 31%. Succès toujours dans le quatrième arrondissement, voisin: 37% contre 30%. Au vu de ces chiffres, les Parisiens de nos quartiers n'ont pas dû spécialement faire la fête hier soir, à l'annonce de l'investiture de François Hollande.
Une chose encore, à propos du comportement électoral des Parisiens. Dimanche dernier, ils ont infligé une véritable gifle à ... Ségolène Royal.
Dans la capitale, en effet, la candidate socialiste aux présidentielles de 2007 n'a terminé qu'au cinquième rang (6%): devancée par Manuel Valls (8%). Et, dans notre onzième arrondissement particulièrement, elle a mordu la poussière, ne récoltant que 5% des suffrages. Soit très exactement 642 petites voix, sur plus de 13000 votes enregistrés.
11:26 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections présidentielles, paris, personnalités, aubry, hollande, royal
17.06.2011
Une épreuve, des résultats
«Ressentir l'injustice m'apprend-il ce qui est juste?», «L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?», ou «L'art est-il moins nécessaire que la science?» Quelques-unes des questions existentielles qui figuraient donc parmi les sujets de dissertation du bac de philo, hier. Si vous voulez élire votre sujet préféré parmi ceux-ci et d'autres qui ont été proposés ces dernières années, une radio française organise une consultation: ici.
A l'occasion de ce bac 2011, la presse française, qui parfois peut être malicieuse, s'est amusée à aller retrouver les résultats qu'avaient obtenus à l'épreuve de philo les bacheliers qui, aujourd'hui, briguent ou pourraient briguer l'Elysée. Nicolas Sarkozy, décidément peu philosophe, n'a obtenu que 9/20 à cette épreuve. Jean-Louis Borloo, son ex-ministre et futur possible rival à droite pour 2012, a fait deux fois mieux: 18/20. Quant à François Hollande et Martine Aubry, aujourd'hui au coude à coude dans les sondages pour l'investiture socialiste, à l'époque déjà, ils étaient à égalité: 13/20.
Interrogé sur ses performances d'adolescent, le ministre de l'Education, Luc Chatel, a fait sangloter dans les chaumières en révélant qu'il n'avait pu passer cette épreuve de philo en juin, cette année-là. Car, à ce moment, il était hospitalisé pour une méningite foudroyante. Il passa donc le bac de rattrapage en septembre. Avec succès, mais cela ne l'a pas empêché, l'autre soir sur un plateau de télé, de sécher misérablement sur un problème figurant au programme des élèves de CM2 – pour les lecteurs non-français de ce blog: des écoliers âgés de 9 ou 10 ans. Ce n'était pourtant qu'une banale règle de trois.
Au moins ledit ministre sait ce qu'il lui reste à faire si d'aventure en 2012 il était, comme son Président, renvoyé dans l'opposition: un bon petit recyclage.
12:07 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, culture, gouvernement, elections présidentielles, sarkozy, hollande, aubry, borloo
11.05.2011
Une double palme
Décernons une double palme, aujourd'hui. Puisque, ce mercredi, s'ouvre le Festival de Cannes. Un événement auquel Carla Bruni ne participera pas en personne, mais par pellicule interposée: via sa courte apparition dans le dernier film de Woody Allen. Cette absence physique est mise officiellement sur le compte de l'agenda surchargé de l'intéressée (...). Elle ne fera évidemment que renforcer les ragots sur l'heureux événement qui serait en préparation dans le couple présidentiel. Cette double palme, précisément, à propos de la dimension politique que certains donnent à cette grossesse élyséenne éventuelle.
C'est Benoît Hamon que l'on prime. Pour les deux réflexions que ce porte-parole du Parti socialiste a faites sur ce sujet, à la faveur d'une interview le week-end dernier.
La première lui vaut «Palme de la Bienveillance, Limite Lénifiance». Ce possible nouveau-né ne serait qu'une grosse opération politique? La solution de fortune qu'aurait trouvée un Nicolas Sarkozy si impopulaire pour gagner quelques précieux points dans les sondages, et donc pouvoir encore nourrir quelque espoir d'être réélu en 2012? C'est ce que disent les mauvaises langues. Dont Benoît Hamon ne fait visiblement pas partie. Selon ce jeune père de famille lui aussi, un enfant ne peut être qu'«un acte d'amour» et rien d'autre. Et, «si cette naissance est confirmée, félicitations à eux deux». Le PS ne nous avait pas habitué à un ton aussi Bisounours envers Nicolas Sarkozy. Cela nous transporte quasiment au pays de Candy.
Seconde récompense: la «Palme de la Lucidité et du Bon Sens». Pour cette réflexion du même Benoît Hamon. «Quant aux points (de popularité dans les sondages) que cette grossesse pourrait faire gagner à Nicolas Sarkozy, si la gauche perd (en 2012) à cause d'un enfant, c'est que vraiment nous n'aurons pas été bons». Bien vu.
Et le pire – diront les lecteurs plutôt à gauche –, le mieux – diront ceux plutôt à droite –, c'est que rien, à ce stade, ne permet d'écarter d'emblée un tel scénario.
11:37 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruni, sarkozy, élections présidentielles, parti socialiste
05.05.2011
Un peu de détente
Les politiques et les journalistes s'amusent, en ce moment. Histoire d'un peu relâcher la pression. En cette période déjà si nerveuse de précampagne électorale présidentielle, où ils ont si peu l'occasion de se détendre – et cela ne fait que commencer: on en a encore pour un an. On a donc été bien amusé, nous aussi, ce matin, au saut du lit. En entendant, sur une radio, le dernier pastiche en date de slogan de campagne électorale suggéré par les facétieux à Dominique Strauss-Kahn.
Ce slogan détourne le fameux et mémorable «La Force tranquille», de François Mitterrand. Appliqué à DSK, il devient... «La Porsche tranquille». Si d'aventure cela vous avait échappé: lors de son dernier passage à Paris, le probable candidat à l'investiture socialiste à l'Elysée s'est fait paparazzier, avec Anne Sinclair, en train de sortir d'une rutilante Porsche. Pour les connaisseurs, une Panamera S: «une voiture à 10 plaques!», paraît-il. Ledit bolide n'appartient pas au patron du FMI, mais à un de ses amis, a précisé l'entourage de DSK. Il n'empêche, ce cliché volé tombe vraiment mal, pour un politique qui peine à se défaire d'une certaine image bling-bling: le ryad à Marrakech, l'appartement place des Vosges, l'immense fortune de son épouse, etc. C'est même une erreur de com' de béotien, qui n'a pas fini de faire jaser, venant d'un DSK pourtant censé coaché en permanence par une escouade de communicants de haute volée.
Dans le camp DSK toujours, un autre slogan fait fureur, paraît-il. L'inspiration, cette fois, n'est pas mitterandienne mais nord-américaine. Comme Obama a conquis l'Amérique avec son «Yes we can», certains strauss-kahniens s'encouragent en scandant des... «Yes we khan»...
Pour l'anecdote, il se raconte aussi que, dernièrement, a vu le jour, dans un autre état-major de présidentiable, une autre déclinaison hexagonale du fameux slogan d'Obama. Il s'agit cette fois de Nicolas Hulot. Dernièrement, ses collaborateurs lui ont offert un tee-shirt. Sur lequel figurait le slogan... «Yes I kite». En référence à la passion de l'animateur télé pour le kite-surf...
On a gardé le meilleur pour la fin: la perle langagière de la semaine. Elle émane d'un ponte de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse. Mardi, soit très fatigué, soit lui aussi très facétieux, ce cacique du grand parti sarkozyste a commis un gros lapsus. Il concernait à nouveau DSK. On vous le donne tel quel: «Nicolas Sarkozy a bien fait de proposer Nicolas Strauss-Kahn comme président du FMI, à l'époque». Merveilleux.
11:47 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : personnalités, élections présidentielles, luxe, art de vivre, langue française, humour, strauss-kahn, sarkozy, hulot



