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03/12/2013

Un Parisien sur trois, quasiment

La publication, ce mardi matin, de l'enquête internationale PISA, réalisée par l'OCDE, sur les connaissances et compétences des jeunes de 15 ans, notamment en matière de lecture. La France perd deux places, chutant au 25e rang. Rien de très surprenant: c'est peu dire qu'il ne date pas d'hier, le constat du caractère très perfectible du système éducatif français.

Ses failles se retrouvent d'ailleurs dans la société. Vient encore d'en témoigner une étude, aux résultats assez effarants, consacrée aux difficultés qu'éprouvent les habitants de Paris et de sa région face notamment à l'écrit et à l'oral.

On y découvre que c'est dans la capitale et sa banlieue que l'on trouve les habitants «parmi les plus touchés en France métropolitaine par les difficultés à l’écrit en langue française». 13% de ces habitants sont «en difficulté importante dans un des trois fondamentaux de l’écrit en langue française: lire, écrire ou comprendre un texte simple». Et 29% (donc une personne sur trois, quasiment) «sont en difficulté importante dans au moins un des trois domaines de compétence» à l’écrit, à l’oral ou en calcul. Plus de la moitié (54%) de ces Parisiens en difficulté face à l’écrit exerçant une activité professionnelle, on estime que la lecture pose problème à 570 000 actifs, à Paris et dans sa région. Ainsi, par exemple, 44% des ouvriers, essentiellement dans le secteur de la construction, sont en difficulté importante face à l’écrit.

Mais ces difficultés causent de l'embarras au-delà du cadre professionnel: elles sont sources de gêne y compris dans les activités courantes de la vie quotidienne. Ainsi, toujours selon cette étude officielle, 43% des habitants de Paris et sa banlieue ayant des difficultés avec l'écrit en sont au point de ne pas parvenir à rédiger une lettre. Pour 29%, pose des difficultés le fait de faire ses courses. Et 21% ne parviennent pas à lire une carte routière ou un plan de ville.

06/12/2006

Une plaque

C’était il y a vingt ans jour pour jour. Pourtant, on s’en souvient comme si c’était hier. Et on se revoit médusé devant la télé quand la nouvelle avait été annoncée.
C’était dans la soirée du 5 au 6 décembre 1986. Jacques Chirac était alors à Matignon. Les manifestations se succédaient contre un projet de réforme des universités du ministre Devaquet. En marge d’une de ces manifestations, un jeune étudiant sans histoire, Malik Oussekine, qui n’était âgé que de 22 ans, trouvait la mort après avoir été bastonné par deux policiers voltigeurs motocyclistes du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et de son ministre délégué à la Sécurité Robert Pandraud.
Son décès, à l’époque, provoqua une émotion considérable dans le pays. Un grand défilé à sa mémoire rassembla dans le silence des dizaines de milliers de personnes à Paris. Le projet Devaquet fut finalement retiré, et son ministre d’auteur démissionna.
Vingt ans plus tard, une plaque à la mémoire de Malik Oussekine est inaugurée aujourd’hui rue Monsieur-le-Prince, à deux pas de la Sorbonne, en plein cœur du Quartier latin: là où le jeune maghrébin fut rossé à mort.
Il a fallu tout de même attendre vingt ans.
B.DL.