30.06.2010
Un «pari gagnant»
Un peu de culture, aujourd'hui. Quatre ans après son inauguration, c'est une consécration pour le musée du Quai Branly. Cette institution vient d'être bombardée en tête du classement des 340 musées français, édité chaque année par «Le Journal des Arts». Ce palmarès est établi sur la base de 69 critères concernant par exemple l’accueil du public, le dynamisme de la politique muséale, ou la conservation des oeuvres. C'est la première fois que Branly pointe en tête de ce classement. Ce qui, selon ses concepteurs, consacre le «pari gagnant» de ce musée dédié aux Arts premiers.
Dans ce classement, Branly détrône le Centre Pompidou, le Louvre étant stationnaire à sa troisième place. La rétrogradation du Musée d’art moderne de Beaubourg est expliquée par la longue grève qui y a eu lieu l'automne dernier ainsi que par sa politique d’accueil. A Pompidou, en effet, «les aides à la visite (audioguide et téléchargement multimédia) ne sont pas incluses dans le prix d’entrée». A Branly, en revanche, «Le Journal des Arts» a apprécié le fait que cette institution «offre 18 journées de gratuité par an à son public, lequel peut, par ailleurs, visiter l’intégralité de ses espaces d’exposition» – ce qui est loin d'être le cas au Louvre, par exemple. Les confrères se réjouissent aussi que «quatre ans après son ouverture, la fréquentation (de Branly) continue à progresser, avec une hausse de 7,6 % cette année», pour un total cumulé d'une demi-douzaine de millions de visiteurs.
En effet. On ne se félicitera jamais assez qu'un jeune musée trouve aussi rapidement et aussi aisément son public. A fortiori lorsqu'il est dédié à une culture et à des arts si lointains de ceux de ses visiteurs, ce qui offre à ces derniers une fantastique ouverture sur le monde.
Juste que, sans prétendre remettre en cause le bien-fondé des notes accordées par ces professionnels, nous personnellement, en tant que modeste usager parisien, on a toujours eu un gros problème avec Branly. On trouve ses collections très belles et ses expositions plutôt bien faites. On apprécie assez son grand jardin. Sans en avoir jamais été fan, l'immense vaisseau conçu par l'architecte Jean Nouvel ne nous dérange pas fondamentalement, dans sa physionomie extérieure. En revanche, on a toujours été très désorienté par son agencement intérieur. A chacune de nos visites, on a eu le même problème. Dans ce musée, on ne s'y retrouve jamais. On ne sait jamais où l'on est. On ne repère ni les sorties, ni les cheminements. On ne ressent ni ne comprend ni à la structure de ce vaste bâtiment, ni à l'articulation de ses circulations. Bref, on y ère, on s'y perd, on y flotte, et souvent on s'en agace.
Mais, les professionnels de l'art ne semblant pas insister outre mesure sur cet aspect des choses, sans doute a-t-on tout faux: probablement est-on particulièrement et singulièrement déstructuré.
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06.10.2009
Une «harmonie»
Un McDo au Louvre, suite. Depuis qu’on en a parlé, l’autre jour (ici), le prestigieux musée en a dit un peu plus sur ce projet qui ne fait pas l’unanimité. En réponse cette fois à nos confrères britanniques du «Daily Telegraph» – comme quoi, la presse étrangère s’intéresse visiblement à cette grande première culturelle et gastronomique. En fait, deux «stands» seront ouverts au Louvre: un Mac café et un Mc Do. Ils trouveront place dans un vaste «espace de restauration» de 2000 mètres carrés de surface, plus précisément dans «une segmentation (de cet espace) plus à connotation américaine». Le propriétaire des lieux ayant «apporté le plus grand soin à la qualité d’ensemble du projet, tant d’un point de vue culinaire qu’esthétique», ces deux stands bénéficieront d’un «aménagement très qualitatif», assure la direction du Louvre. Ils seront «bien en harmonie avec le reste du Food court». Ils n’en seront pas moins «situés au bout de la zone de restauration». Malgré cette «harmonie» donc, cachez ce McDo que je ne saurais voir?
Dans leur argumentaire en faveur de l’implantation du fast-food, les services juridiques du musée rappellent que «les étrangers au Louvre représentent 68 % de la fréquentation, et un million d’entre eux sont Nord américains». Au total, le projet global de l’espace de restauration tel qu’il a été repensé pour la galerie du Carrousel présentera «un niveau de qualité en lien avec l’image du musée et en adéquation avec la demande des visiteurs, par une différenciation de l’offre dans chaque espace de restauration». Conclusion carrément extatique du Louvre: «On ne peut que se réjouir qu’à court terme, l’ensemble des visiteurs et clients, français ou étrangers, puissent trouver, tant dans les espaces du musée que dans ceux de la galerie commerciale, une offre de restauration aussi riche et variée, répondant à leurs goûts et à leurs attentes».
Si on comprend bien, l’arrivée du leader mondial du burger sous la Grande pyramide constitue carrément un plus culturel, commercial, esthétique, décoratif, convivial et gastronomique. On n'avait pas précisément saisi la portée de l'événement. Et on se demande toujours si, en décembre prochain, cette «harmonie» évitera aux visiteurs et au personnel du Louvre de devoir baigner à longueur de journées dans les effluves de frites et les relents de graillon.
10:53 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, musées, gastronomie, art de vivre
02.10.2009
Une image
On a déjà beaucoup parlé culture dans ce blog cette semaine, mais on va encore en rajouter une petite couche aujourd’hui. Parce que c’est une initiative vraiment bien qui a été prise à Paris. Parce qu’elle a vu le jour cet été et est curieusement passée un peu inaperçue. Et parce qu’on n’avait pas encore eu le temps, jusqu’à présent, de l’évoquer ici. Cela se passe à Beaubourg précisément. Et cela va grandement contribuer à rendre plus accessibles quelques-unes des innombrables merveilles que compte le Musée national d’Art moderne. Accessibles, en plus, à un public qui, par la force des choses, en était jusque ici complètement coupé. Et qui est encore trop souvent laissé pour compte dans le monde de l’art.
Car imaginez donc quelle doit être la frustration, immense, de personnes aveugles ou mal-voyantes qui entendent sans cesse parler du génie d’un Picasso, d’un Soulages, d’un Baselitz ou d’un Basquiat, mais qui n’ont jamais pu appréhender autrement que dans leur imagination les chefs-d’œuvre de ces artistes. Désormais, au Centre Pompidou, ces grands noms de la culture et quelques autres leur seront physiquement un peu moins inaccessibles. Tout cela grâce à des images, mais des images un peu particulières: des images tactiles, en fait.
Le musée, en effet, a équipé de telles images quelques pupitres qu’il a disposés à proximité d’une dizaine de tableaux de ses collections, pupitres que les aveugles sont invités à toucher. Les tableaux choisis sont des «œuvres phares d’artistes majeurs représentant des courants ou des tendances essentiels de l’histoire de l’art du vingtième siècle». Ces œuvres ont été gravées en relief sur des plaques en fibres synthétiques de format A3. Les historiens de l’art, les techniciens et les mal-voyants à l’origine de cette expérimentation y ont reproduit les tableaux de manière telle que les nuances de texture, de contours ou de teintes des œuvres soient perceptibles au toucher. Du coup, «en découvrant petit à petit les différents éléments constitutifs du relief, la personne déficiente visuelle va reconstituer mentalement l’image du tableau. Des notions aussi abstraites pour elles que la perspective ou la profondeur d’une peinture peuvent alors être abordées». Chaque plaque en relief est accompagnée d’une notice explicative en gros caractères et en braille, qui fournit des informations sur l’œuvre représentée, le peintre et le courant artistique qu’il incarne. En parcourant du doigt ces pupitres, les déficients visuels pourront dès lors avoir une perception beaucoup plus concrète qu’une simple description de ces chefs-d’œuvre de l’art moderne.
Excellente initiative, évidemment. Qui, au passage, confirme une fois de plus le dynamisme du Centre Pompidou dans sa politique d’accessibilité aux handicapés. Cette institution est notamment réputée pour le talent de ses guides-conférenciers dédiés aux publics spécialisés que sont les déficients visuels et auditifs. Les déficients mentaux, aussi. A ce propos, il y a longtemps déjà, un peu par hasard au détour d’une visite du musée, on était tombé un jour sur un de ces guides spécialisés, en train de faire visiter les collections à un groupe d’enfants handicapés mentaux. La façon dont il s’y prenait pour leur faire appréhender l’art ainsi que l’accueil enthousiaste que ces derniers lui réservaient avaient fait de cette rencontre fortuite un moment réellement fascinant d’observation.
10:44 Publié dans Dans la peau | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, arts, musées, handicapés, paris
01.10.2009
Un prototype
La technologie et les loisirs culturels, suite. On parlait hier de l’expérimentation glamour qui sera lancée samedi à Paris, à l’occasion de la «Nuit Blanche». Mais il n’y a pas que les manifestations populaires ponctuelles de ce type qui innovent. C’est le cas aussi des grandes institutions culturelles parisiennes. Ainsi, il y a un petit temps déjà, Le Louvre a testé, avec un certain succès semble-t-il, un nouveau gadget. Il s’appelle «MuseTrek».
En gros, cela consiste à mettre à la disposition des visiteurs une série d’iPhones leur permettant d’effectuer un certain nombre de parcours dans les salles. Des parcours mis au point non par des conservateurs, mais par des visiteurs faisant partager leurs réactions et émotions face aux oeuvres découvertes, le tout agrémenté de commentaires de professionnels de l’art. Ce prototype fut utilisé par exemple lors de trois «Nocturnes Jeunes» organisées en avril dernier. Lors desquelles jusqu’à 230 appareils ont été prêtés.
Selon la direction du Louvre chargée de la politique des publics et de l’éducation artistique, «MuseTrek» fait partie de ces innovations qui pourraient utilement rénover les «modèles classiques de médiation» entre les institutions culturelles et le grand public. Ce qui éviterait notamment que se creuse «le fossé» entre ces institutions et les jeunes générations. Car «ce nouvel outil a le grand avantage de permettre que se passent (dans les musées) des choses que l’institution n’avait pas prévues et ne pouvait pas prévoir: des aventures interactives au sein des collections. Les gens ont envie de partager les émotions qui les traversent au cours de la visite, et ce nouvel outil le permet. Produire un parcours avec ses propres mots, c’est vraiment tout à fait autre chose que suivre un parcours établi par l’institution».
Très bien. Cela dit, pour faciliter la «médiation» entre le grand public et l’art, on n’a pas forcément toujours besoin d’un prototype. On pourrait aussi, de manière moins geek mais qui sait tout aussi efficace, jouer sur la démocratisation de l’accès au musée. Car en la matière, il y a encore des progrès à faire. Ainsi, s’est-on aperçu ce matin en consultant les tarifs du Louvre, suivre une visite guidée sous la Grande pyramide coûte, à la grosse louche, une quinzaine d’euros. Si l’on additionne le droit d’entrée au musée et la visite proprement dite, et en dehors des tranches horaires ou des publics préférentiels (un dimanche par mois, tarif senior, etc.). Quinze euros pour une expo guidée et commentée: pour tant de gens, a fortiori vu la crise actuelle, une telle somme, ce n’est tout de même pas rien.
PS : Et notez que, dans ce calcul du coût d’une visite guidée au Louvre, on n’a même pas englobé les frais astronomiques qui sont facturés par la billeterie de ce musée pour l’envoi à domicile de billets d’entrée achetés par téléphone ou par internet. Accrochez-vous: c’est carrément 2€30 pour un envoi simple et 5€35 pour un envoi recommandé! Aux yeux du Louvre, La Poste aurait-elle déjà été privatisée?
10:39 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arts, culture, musées, technologie, paris
28.05.2009
Un recours
Début avril, on avait parlé dans ce blog (ici) de l’accès gratuit dont bénéficient désormais les jeunes aux collections permanentes des musées nationaux de France. A l’époque, on avait maugréé contre la limite de ce dispositif. En effet, cette gratuité bénéficie aux seuls jeunes français et ressortissants de l’Union européenne. On s’était demandé en vertu de quoi les jeunes de passage en France et en provenance des continents africain, asiatique ou américain étaient d’office supposés, par le ministère de la Culture, soit ne pas s’intéresser à la culture, soit avoir assez d’argent pour être en mesure de payer leur entrée au musée. Mais cette exclusion ne semblant déranger personne, on n’était plus revenu sur le sujet depuis. Hier, toutefois, près de deux mois plus tard donc, le dossier a rebondi.
L’association SOS Racisme, en effet, a annoncé avoir introduit un recours au Conseil d’Etat contre cette mesure de préférence communautaire, qu’il juge discriminatoire et donc pénalement répréhensible. Plainte va également être déposée contre tous les musées qui, comme le Louvre, appliquent les consignes du ministère de la Culture. Selon l’association anti-raciste, cette préférence communautaire européenne «n'existe en France dans aucun autre domaine». Et cette grande première n’est ni plus ni moins que «la traduction d'une idéologie d'extrême droite dans la politique gouvernementale». Pour mémoire, le Front national et ses dissidences successives ont toujours plaidé pour le régime de la «préférence nationale». Selon SOS Racisme, qui y a mené une action hier, le Louvre se serait engagé à ne plus pratiquer cette discrimination – mais le musée n’a pas communiqué sur le sujet.
La ministre de la Culture, elle, Christine Albanel, a pris la parole pour s’étonner de ce recours devant le Conseil d’Etat. Et pour répéter qu’elle ne souhaitait pas étendre cette mesure de gratuité à tous les jeunes de passage en France. Tous au plus envisage-t-elle d’en faire bénéficier les jeunes étrangers non-communautaires résidant à titre permanent dans l’Hexagone. Dans ce cas de figure, un jeune touriste non–Européen en vacances à Paris ne pourrait toujours pas aller admirer gratuitement les merveilles du Louvre. Sans parler, évidemment, du jeune étranger qui réside en permanence dans la capitale mais est dépourvu de papiers en règle: titre de séjour, carte d’étudiant, etc.
Dès lors, s’il faut appeler un chat un chat, ce sera toujours bel et bien un accès discriminatoire à la culture qui sera de mise pour les jeunes en France. Le concept lepéniste de la «préférence nationale» ayant jadis été condamné devant les tribunaux, on se réjouit de voir ce que la justice va penser de cela.
10:59 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, musées, culture, jeunes, justice
03.04.2009
Une gratuité
Un peu de culture, pour bien terminer la semaine. Et c'est même une bonne nouvelle. Dès demain à Paris comme dans toute la France, les jeunes entreront gratuitement au musée. C’était une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. La formule a été expérimentée avec succès pendant six mois l’an dernier dans plusieurs grands musées parisiens: le Louvre, Orsay, Pompidou ou Branly. C’est donc enfin l’application concrète de ce que le chef de l'Etat avait annoncé en janvier.
Cela dit, dans le laps de temps pris pour concrétiser cette vieille annonce, la grande crise mondiale est survenue. Du coup, cette formule de gratuité a été réduite, parce que la crise rogne les moyens budgétaires de l’Etat – or, c’est lui qui remboursera aux musées le manque à gagner entraîné par ces entrées gratuites. En clair, trois restrictions de taille limitent ce régime de gratuité.
Un: n’en bénéficieront que les 18-25 ans. A 26 ans donc en France, on est supposé avoir de l’argent. Deux: seuls jouiront de cette gratuité les jeunes Français et ressortissants de l’Union européenne. Un jeune Malien étudiant à Paris, un jeune Malgache effectuant un stage dans une entreprise à La Défense, ou un jeune Japonais en goguette dans la Ville lumière, qu'ils aient 19, 21 ou 23 ans, s’ils veulent visiter le musée du Louvre, devront payer l’entrée cash – on ne comprendra décidément jamais trop les frontières de ce genre. Trois: seuls sont concernés les musées nationaux (pas les musées privés, municipaux, etc.) ainsi que leurs collections permanentes. Si donc un jeune veut entrer gratuitement au musée, il aura intérêt à bien se renseigner auparavant (sur cette carte, par exemple). Et il ne sera pas question pour lui de visiter gratuitement toutes les grandes expositions temporaires dont on parle tant: par exemple à Paris en ce moment les expos Warhol, de Chirico, Sonia Rykiel ou David LaChapelle.
Cela dit, en France les musées nationaux sont si nombreux et leurs collections permanentes si riches que les jeunes ne sont pas au bout de leurs plaisirs et de leurs découvertes artistiques: ils ont même quelques années de visites passionnantes devant eux. Ils bouderont d’autant moins leur plaisir qu’il y avait une demande de leur part. Selon une enquête de Sciences-Po Paris et du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), la gratuité muséale est «une mesure très bien perçue par les jeunes», qui sont 41% à considérer que les grands musées sont chers.
La gratuité n’aura cependant qu’«un impact limité sur la démocratisation de la fréquentation» des grandes institutions culturelles. En effet, elle «ne parvient pas à elle seule à compenser le déficit de démocratisation dans l’accès à la culture». Les études montrent que «pour les jeunes qui vont rarement au musée, le manque d’intérêt est un obstacle plus difficile à surmonter que le prix». Dès lors, si les musées français se contentent de ce régime de gratuité, ils ne parviendront pas à renouveler et à élargir leur jeune public. Il leur faudra aussi, comme en Angleterre par exemple, développer «des offres muséales plus pédagogiques, plus vivantes et au contenu plus accessible». Voilà un beau défi.
11:22 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, arts, musées, expositions, culture, jeunes
02.02.2009
Un attrait
L’attrait majeur de vivre dans une grande ville, c’est qu’on peut y faire à peu près tout ce que l’on veut à n’importe quelle heure. Paris, à cet égard, fait un peu moins bien que Londres, New York ou Tokyo. Notamment à cause de cette curieuse habitude qu’a toujours eue la capitale française de fermer la plupart de ses bars à 2 heures du matin – a fortiori depuis que, ces derniers temps, les autorités tendent à coiffer la ville d’un bonnet de nuit (ici). Mais il n’empêche, sur ce terrain, la capitale s’est améliorée, ces dernières années. Désormais, en cherchant un peu, on peut trouver une aministration encore ouverte à 19 heures, enchaîner les longueurs de crawl dans une piscine municipale à 21 heures, se défouler en allant courir sur un stade d’athlé à 22 heures, et faire ses courses dans un supermarché à 23 heures. Ce week-end, d’ailleurs, un pas de plus, spectaculaire, a été franchi dans cette voie – dans ce qui a constitué semble-t-il une grande première française, voire une première mondiale.
On parle évidemment de l’ouverture 24 heures sur 24, jour et nuit donc, du Grand Palais depuis vendredi soir et jusqu’à ce lundi 20 heures, pour le bouquet final de la grande expo «Picasso et les maîtres». Samedi soir donc, par exemple, des Parisiens ont pu enchaîner en une seule soirée l’apéro au bistrot, le dîner au resto, la nuit en boîte puis l’«after» à l’aube au musée à contempler les toiles de maître!
Visiblement, ils ont adoré l’expérience. Ce week-end, quelque 60.000 visiteurs de plus ont, à toute heure du jour et de la nuit, vu l’expo Picasso. Des noctambules y sont allés terminer leur nuit. Des lycéens, ce matin, y faisaient la queue avant d’aller en cours. Ces 72 dernières heures, des litres et des litres de café ont été servis aux amateurs d’art patientant dehors, pour les réchauffer un peu. Une grande radio, partenaire de l’expo, y a même passé toute une nuit en direct. Depuis vendredi soir, 20.000 entrées supplémentaires ont été quotidiennement enregistrées. Au pic de fréquentation, la file d’attente s’est étirée sur plusieurs dizaines de mètres et il fallait patienter pendant près de 5 heures pour parvenir aux guichets.
Au total, 770.000 visiteurs ont vu l’expo Picasso. L’attrait rencontré par l’innovation de son ouverture 24 heures sur 24 va inciter les organisateurs, ils l’ont dit ce week-end, à «sans doute renouveler l’expérience, ou du moins à ouvrir de nouveaux créneaux horaires». Bien.
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16.01.2009
Un succès fou
Un peu de culture, pour bien terminer la semaine (phrase fétiche qu’on adore replacer le vendredi ;-). Les Français en général et les Parisiens en particulier n’ont pas attendu, pour se bousculer dans les expos, que Nicolas Sarkozy décrète cette semaine la gratuité de l’accès aux musées pour les moins de 25 ans. En témoignent les premières estimations qui commencent à circuler sur la fréquentation des grandes institutions culturelles et des expositions temporaires majeures lors de l’année qui vient de s’écouler.
Une fois de plus, le grand vainqueur est le musée du Louvre. En 2008, ce mythique établissement a plus que jamais mérité son titre de plus grand musée du monde. Il a accueilli 8,5 millions de visiteurs. Soit 200.000 de plus qu’en 2007. Depuis 2001, la fréquentation du Louvre a progressé de 67%. Bémol: c’est certainement très bien en termes d’accès populaire à la culture, mais cela l’est beaucoup moins en ce qui concerne les conditions de cet accès. Désormais, il devient vraiment très très difficile de trouver des plages horaires calmes, dans ce musée qui ne désemplit plus à longueur de journées, de semaines, de mois et d’années. On se l’est encore dit l’autre jour, en écourtant une visite rendue insupportable par le vacarme et la cohue.
Sinon, Beaubourg également a signé une excellente année, avec une fréquentation de 2,75 millions de visiteurs (+6,3%). Quant aux musées de la ville de Paris (Musée d’Art moderne, Carnavalet, Cernuschi, etc.), ils ont bénéficié en 2008 d’une fréquentation record elle aussi: 3 millions de visiteurs, soit 30% de plus qu’en 2007. Trois millions également pour Orsay, qui a lui perdu 200.000 visiteurs en un an et coiffe donc le bonnet d’âne de cette année.
Pour les amateurs de chiffres et de palmarès, la rétrospective Giacometti a été appréciée par 425.000 visiteurs. Mantegna et Babylone ont attiré respectivement 330.000 et 300.000 curieux. Beau succès également pour Picasso-Manet: Le Déjeuner sur l'herbe (350.000) et pour Louise Bourgeois (250.000). Tandis qu’avec 150.000 visiteurs, la rétrospective Raoul Dufy s’est bien défendue. Sur la première place du podium, toutefois, pas de doute, c’est lui, le grand vainqueur, celui qui a fait l’événement culturel, médiatique et polémique de la saison: Jeff Koons à Versailles. Un million de visiteurs! Un succès de foule historique.
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07.07.2008
Une réussite
L’an dernier (relire ici), le ministère de la Culture avait instauré, à titre expérimental, la gratuité d’accès pendant six mois aux collections permanentes de quatorze musées du pays, dont trois musées situés à Paris. L’objectif était notamment de voir si des motivations financières expliquent le fait que 55% des Français ne mettent jamais les pieds au musée et ne vont jamais voir une expo.
Six mois plus tard, les premiers chiffres de cette expérimentation, qui a pris fin début juillet, viennent de tomber ce week-end. Et ils sont éloquents. En effet, grâce à ce régime de gratuité, les six musées de la région parisienne choisis pour cette expérimentation ont tous vu leur fréquentation exploser. Pour ce qui concerne Paris, le Musée Cluny du Moyen-Age a vu son nombre de visiteurs doubler, le Musée des Arts et Métiers a enregistré une hausse de fréquentation de 80%, et le Musée Guimet de 20%.
A la rentrée de septembre, le ministère de la Culture décidera de pérenniser ou non, voire d’étendre, ce régime de gratuité. D’ores et déjà, cependant, malgré les bons résultats de l’expérimentation, les défenseurs de l’accès gratuit ont de quoi être sceptiques. Les musées devenus gratuits devront évidemment voir leur manque à gagner compensé par la Culture. Or, dans ce département également, aux dernières nouvelles et selon la fameuse petite phrase élyséenne, «les caisses sont vides»...
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27.06.2008
Un tableau
Un peu d’art, pour terminer la semaine en beauté – on n’a jamais assez d’art dans la vie. C'est un tableau. Cela s’appelle «La Grande Vallée IV». C’est le clou (enfin, selon nous) du nouvel accrochage, inauguré mercredi, de la galerie du Musée national d’art moderne (au Centre George Pompidou, place Beaubourg) consacrée aux grands formats de l’abstraction gestuelle.
C’est une œuvre tardive de la peintre américaine Joan Mitchell (1926-1992). Une personnalité fascinante; elle épousa Barney Rosset, l’éditeur du légendaire «Tropique du Cancer» d’Henry Miller, vécut la moitié de sa vie à Paris puis à Vétheuil, le village où peignit Monet, devint une des rares femmes à émerger dans le courant de la peinture abstraite. C’est un tableau immense, magnifiquement expressif, mouvementé et furieux. Avec des bleus et des verts d’une saisissante intensité, des jaunes qui rappellent Van Gogh.
Il est entouré de tas d’autres oeuvres intéressantes – car ce Musée dispose décidément d’une collection sublime. Perché en haut de Beaubourg, il offre évidemment aussi une des plus belles vues qui soient sur Paris: cela fait des années qu’on la connaît et on ne s’en lasse jamais. Allez-y sans trop tarder, admirer Mitchell et tant d’autres peintres. Il y a du monde à Beaubourg en ce moment mais, l’afflux touristique n’étant pas encore maximal à Paris, c’est encore supportable - en août, ce ne le sera plus.
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07.02.2008
Un palmarès
Ce qui est bien en début d’année, c’est que, de semaine en semaine, tombent les statistiques relatives à l’année qui vient de s’écouler, qui nous apprennent souvent plein de choses. Ainsi, les chiffres de fréquentation des grandes expositions artistiques de la saison 2006-2007 indiquent qu’à Paris – mais il paraît que la chose est valable en province aussi –, le grand public ne s’est jamais autant précipité pour voir des œuvres d’art.
Première en termes de fréquentation, avec 482.179 visiteurs, l’expo «De Cézanne à Picasso» que le musée d’Orsay a consacrée cet été aux chefs-d’œuvre de la galerie Vollard. Juste derrière elle, avec 460.000 visiteurs, la rétrospective Gustave Courbet au Grand Palais. L’autoportrait du peintre ayant servi pour l’affiche de l’expo explique en partie ce succès inattendu. Car, comme l’expliquait récemment la directrice de la communication de la Réunion des musées nationaux, «c’est une image très moderne, qui accroche le regard. Sur ce tableau, Courbet fait penser à Johnny Depp…» Les trois suivants dans ce palmarès sont l’expo Arcimboldo du Musée du Luxembourg (430.000 visiteurs), la première rétrospective consacrée par le Centre Pompidou au sculpteur Giacometti (360.000) et «Dalida, une vie» à l’Hôtel de ville (300.000).
Ce qui est moche en début d’année, c’est que ces mêmes statistiques viennent rappeler tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire les douze mois précédents. Cézanne, Courbet, Arcimboldo, Giacometti, Dalida: c’était donc, dans le domaine artistique, le quintet parisien gagnant en 2006-2007. En découvrant ce palmarès l'autre jour, on a tiré une tête effarée qui ressemblait presque à l'autoportrait de Courbet (même si on n'a jamais eu la prétention de ressembler au beau Johnny Depp;-). En effet, on l'avoue piteusement: alors qu’on habite au coeur de Paris et qu'on est fan d’art et d’expos, on n’a vu... aucune de ces cinq grandes expos parisiennes.
Il va vraiment falloir qu’on prenne garde, ces douze prochains mois, à ne pas ressembler à la caricature du Parisien pressé stressé, qui court à longueur de journées et, en plus, en est tellement fier et grisé qu’il n’arrête pas de faire savoir à tout le monde qu’il est débordé…
10:40 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Culture, Art, Expos, Musées
25.10.2007
Un luxe?
La Grande-Bretagne l’a fait depuis des années, la France s’y met tout doucement, mais en traînant les pieds. A partir de janvier prochain et pour six mois, quatorze musées dans le pays offriront l’accès gratuit à leurs collections permanentes. Parmi ces établissements, trois sont situés à Paris, et ils sont tous formidables: le Musée Guimet des Arts asiatiques, le Musée Cluny (Moyen-Age) et le Musée des Arts et métiers. Parallèlement, des institutions comme le Louvre, Orsay ou le Centre Pompidou élargiront leurs mesures de gratuité partielle à l’attention de publics particuliers comme les jeunes de 18-25 ans.
Ce n’est pas une mince innovation, dans un pays où, selon les statistiques, 55% des habitants ne mettent jamais les pieds dans un musée et ne vont jamais voir une exposition. Cette expérimentation, voulue par Nicolas Sarkozy, fait néanmoins grincer pas mal de dents.Sont ainsi ressorties les mêmes sempiternelles études savantes que l’on ressort depuis des ans, en vertu desquelles «la gratuité dope le nombre d’entrées sur une courte période mais, après cet effet lune de miel, la fréquentation retombe souvent ». La gratuité serait donc «secondaire dans la construction et la réalisation d’un projet de visite culturelle». Il s’agirait même d’une «fausse bonne idée». Ainsi, selon «Le Figaro», «l’accès libre aux musées ne ferait qu’accroître le sentiment pernicieux d’une gratuité de la culture. Un sentiment déjà nourri par le développement d’internet et l’explosion du piratage de la musique et du cinéma. Or, sans paiement, plus de rémunération pour l’auteur, plus de création et, in fine, plus d’artiste».
La gratuité, au demeurant, n’amènerait pas un nouveau public dans les expositions: ses grands bénéficiaires seraient surtout les habitués des musées et les touristes étrangers. Enfin, «est-ce que la gratuité suscite le désir ou est-ce qu’elle banalise les œuvres d’art?» C’est le traditionnel argument-massue des opposants à la gratuité: ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur, une contribution ne fût-ce que symbolique est donc nécessaire pour qu’on puisse l'apprécier comme il se doit.
Outre que ce dernier argument n’est jamais asséné que par des nantis - vous avez déjà entendu une personne à revenus modestes, voire sans revenus, se plaindre que quelque chose était gratuit? -, toutes ces réserves résonnent tout de même un peu bizarrement quand on les confronte à deux réalités indéniables de la vue culturelle parisienne. Un: la longueur impressionnante et interminable des files d’attente devant le Louvre ou Orsay les jours et heures où leur accès est gratuit. Comme l’incroyable succès populaire des grandes expositions à l’Hôtel de Ville, qui sont toutes en libre accès, cet engouement montre qu'il y a tout de même un problème. Deux: le prix moyen des expos à Paris. Actuellement - et on ne parle même pas de la FIAC à... 25€! -, c’est 9€ pour Soutine à la Pinacothèque, 10€ pour Courbet au Grand Palais ou pour Giacometti à Pompidou, et 11€ pour Arcimboldo au Luxembourg. Avec un audioguide (souvent nécessaire pour apprécier à sa juste valeur), cela fait rarement moins de 15€. Est-ce vraiment à la portée de toutes les bourses?
11:20 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Culture, Musées, Expositions
31.05.2007
Un monde fou
De passage hier, en vitesse, au Louvre (*), on est tombé à la renverse – au figuré, mais au propre presque aussi – devant le monde fou qu’il y avait là. On était en pleine semaine, en journée dans les heures de bureau, et pourtant la densité de la foule était insupportable.
A la sortie de la station de métro de la ligne 1, on se serait cru sur la Yamanote Line à Tokyo. Dans le brouhaha de la galerie du Carrousel, une queue immense s’étirait devant les portiques de sécurité. Sous la Pyramide inversée, on se marchait sur les pieds. Dans le Hall Napoléon, il y avait tellement de touristes que les flashes n’arrêtaient pas de crépiter. Dans les galeries du musée, c’était un brouhaha continuel et inouï – un vrai vacarme même, dans les sections les plus courues.
Comment donc peut-on apprécier l’art dans un tel chahut? Plutôt que de courir d’année en année après les chiffres de records de fréquentation, le plus beau musée du monde n’aurait-il pas intérêt a privilégier la qualité sur la quantité? Et, s’il ne s’y astreint pas, combien de temps faudra-t-il encore avant que les visiteurs, dégoûtés des conditions de visite, finissent par le fuir?
(*) Pour le vernissage d’une ravissante petite expo de dessins de Camille Corot (1796-1875): des croquis de voyage en Italie qui donnent envie de sauter dans le train, des paysages de forêts et de campagnes qui séduisent même les plus urbains, de saisissants fusains de crépuscules et «Les Jardins d’Horace» : un cliché-verre (technique intermédiaire entre le dessin, la gravure et la photographie) époustouflant.
11:15 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Paris, Musées, Expositions
18.12.2006
Un incroyable succès
Les chiffres ne sont pas encore officiels, mais ils ont commencé à circuler ce week-end et ils le montrent sans conteste: le Louvre est vraiment en train de casser la baraque.
On savait déjà qu’avec ses 65.000 m2 de surfaces, ses 35.000 œuvres exposées et ses 14 kilomètres de salles d’exposition, de réserves et de galeries, il s’agissait du plus grand musée du monde. On n’a jamais douté non plus – mais sans doute n’est-on pas objectif – qu’il s’agit du plus beau musée du monde. Ce qui est plus neuf, en revanche, c’est que d’année en année, le Louvre est en train de devenir le musée le plus fréquenté de la planète.
Il accueille en moyenne 25.000 personnes par jour et 45.000 par dimanche, soit la population d’une ville moyenne. A l’année, quelque 7 millions de visiteurs franchissent ses portes. Les derniers chiffres sont encore plus astronomiques: avec une nouvelle progression de plus de 500.000 visiteurs par rapport à 2005, le Louvre franchirait en 2006 la barre des 8 millions de visiteurs - record jamais enregistré dans toute son histoire.
Le revers de la médaille de cet incroyable succès? Parfois, vu la foule, les visites ne se font plus vraiment dans les conditions de calme et de sérénité requises. A cet égard, on ne saurait trop conseiller aux touristes de passage ici pendant les fêtes de fin d’année d'éviter la Grande pyramide, les vacances de Noël étant, comme nul Parisien ne l’ignore, la période plus fréquentée de l’année pour ce musée.
B.DL.
10:45 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Culture, Musées
14.09.2006
Un beau moment
C’était hier soir. C’était bondé. C’était légèrement snob et mondain. Cela faisait dix ans que les Parisiens attendaient cela. Et c’était un beau moment. C’était la réouverture du Musée des arts décoratifs, installé dans l’aile Marsan du Palais du Louvre, qui avait fermé ses portes dans les années 90 pour de lourds travaux de rénovation.
Ce musée, à l’époque, était connu pour son côté un peu poussiéreux et «fourre-tout», les 150.000 pièces de ses prestigieuses collections permanentes (du mobilier, des retables, des sculptures, des pièces de tissu, des jouets, des objets de décoration, etc.) étant un peu entassées n’importe où et n’importe comment. Dix ans plus tard, le nouveau musée est une réussite (*). Du Moyen Age jusqu’aux années 90, il propose en effet aux visiteurs un éblouissant panorama de l’évolution des arts décoratifs.
Hier, parce qu’il fallait bien faire un choix vu la foule et la masse de choses à voir, on s’est plus spécifiquement intéressé aux sections consacrées au XXème siècle. Art nouveau (dont des meubles venant d’un célèbre hôtel de maître bruxellois), Art déco, modernisme, design, création contemporaine: la qualité des pièces exposées et l’intelligence de leur choix étaient réjouissantes.
On a particulièrement aimé déambuler au sommet de l’édifice. Dans une petite pièce du 9ème étage, sous la voûte métallique, le public est invité à s’affaler dans des fauteuils mythiques des années 60 et 70 – de véritables icônes des arts décoratifs - et à regarder des extraits de films de cinéma les mettant en situation. L’expérience est sympa. En plus, des petites fenêtres du toit, si loin du vacarme permanent et pollué de la rue de Rivoli, on jouit de la plus belle vue qui soit sur le jardin des Tuileries et la tour Eiffel.
Une agréable redécouverte donc. Et une si belle fin de journée.
B.DL.
(*) Hormis quelques détails agaçants mais à la mode manifestement dans la muséographie française contemporaine (puisqu’on les retrouve notamment au nouveau Musée du quai Branly): une climatisation anémiée, des notices de présentation unilingues, les noms des sociétés privées mécènes légitimement mais tout de même un peu trop ostensiblement mis en valeur, des circulations conçues pour «favoriser les surprises et les événements de nature à soutenir l’attention du visiteur» mais qui, pour le coup, ne sont pas toujours très évidentes.
10:25 Publié dans Dans la peau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Arts, Musées



