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31.01.2012

Un toupet

Nicolas Sarkozy n'est donc pas encore officiellement candidat à un nouveau mandat. Dimanche soir, à la télé, il a répété que sa priorité devait continuer à aller à la conduite du pays, par ces temps de crise. Mais, le moment venu, «je ne me déroberai pas», a-t-il aussi confirmé, et ce moment «approche». Aucune surprise à attendre, dès lors.

Nicolas Sarkozy n'est pas encore officiellement candidat, mais la page web intitulée http://www.nicolassarkozy2012.fr/, elle,existe déjà. Et elle est squattée par une intruse. La dame officie dans un tout autre domaine que la haute politique. Mais, avec un toupet assez comique, elle a manifestement jugé que cette usurpation de nom de domaine lui serait profitable, en termes de pub.

Cela fait des semaines, voire des mois, que l'effrontée sévit à cette page. Au vu et au su de tout le monde politique, et donc y compris des services de l'Elysée. Il n'empêche, malgré tout ce temps, les pandores (électroniques) ne l'ont visiblement pas encore délogée de cette adresse hautement fatidique.

D'où la question qui, plus que jamais, s'impose: mais que fait la police?

30.01.2012

Un gros retard français

Télévision, Sarkozy, Handicapés, BelgiqueDès samedi, l'Elysée l'a annoncé, par un communiqué pas peu fier. Dimanche, l'entretien télé de Nicolas Sarkozy serait «disponible dans la soirée en rediffusion, traduit en langue des signes», sur son site internet. Et de préciser: «Cette initiative répond aux demandes d’associations de personnes sourdes et malentendantes».

En lisant ce communiqué, on s'est dit que, les sourds et malentendants étant des électeurs comme les autres, sans doute nombre d'entre-eux devaient vouloir suivre en direct l'intervention du chef de l'Etat, plutôt que d'attendre sa traduction en langues de signes, dans la soirée. Tous ceux-là n'ont eu d'autre choix que de se rabattre sur le télétexte.

En Belgique, en revanche, d'après le souvenir assez précis qu'on en a gardé, les allocutions du Roi, comme d'ailleurs tous les programmes d'information, sont diffusés avec, apparaissant en temps réel en bas de l'écran, un traducteur-interprète qui les restitue simultanément en langue des signes. Cela doit bien faire une vingtaine d'années que cela existe.

Samedi, dès lors, l'Elysée n'avait pas vraiment de quoi se vanter, dans son communiqué. La France, en effet, affiche un gros retard en la matière.

Mais sans doute n'est-il jamais trop tard pour bien faire.


PS: Cela dit, on trouve qu'hier soir, le grand parti sarkozyste a été un peu mou du genou. L'UMP, en effet, n'a diffusé que 16 communiqués de presse différents, saluant la prestation télé du chef de l'Etat. Seize, à comparer avec les 24 communiqués que le même parti avait consacrés jeudi à François Hollande. Besoin de vitamines?

13.01.2012

Une double palme

S'il y avait une palme hebdomadaire de la déclaration à l'emporte-pièce, le député-maire UMP de Nice (et ex-ministre) Christian Estrosi la remporterait haut la main, cette semaine. L'autre jour, sur une radio, ce sarkozyste de choc n'a rien trouvé de mieux que de s'emporter de la sorte, revenant sur un certain dimanche soir de mai 2007: «C'est indigne de reprocher au Président de la République d'être allé dans une brasserie populaire des Champs-Elysées, ce soir-là!»

Populaire, donc, le «Fouquet's». Vu l'énormité de cette assertion, nombre de médias ont pris un malin plaisir, ces derniers jours, à se pencher sur la carte de cet établissement. Cela donne «28€ le saumon fumé de Norvège en entrée», «54€ le ris de veau braisé», ou «des menus à 80€». A l'UMP, semble-t-il, on n'a pas la même notion que dans le reste du pays de ce qui est, ou pas, accessible au peuple.

La socialiste Martine Aubry, elle aussi, a cru bon d'évoquer la brasserie parisienne préférée des sarkozystes, cette semaine. En vilipendant les «maux» d'un «quinquennat Fouquet's».

Il nous semblait que, depuis une certaine affaire Strauss-Kahn (la Porsche place des Vosges, la suite la plus chère du Sofitel, les pâtes aux truffes dans un resto chic de Manhattan, etc.), le PS n'était définitivement plus le mieux placé pour faire la leçon à la droite, question train de vie. Depuis le cas DSK, le parti à la rose a compris l'image désastreuse qu'un tel affichage de luxe a pu donner, dans l'électorat «populaire» par exemple? Les barons de ce parti la jouent modeste, à présent? Et bien pas tous, semble-t-il; on en a eu confirmation (ici) cette semaine.

Aux prochains scrutins, l'électorat «populaire» va adorer cela: la «droite-Rolex» contre la «gauche-Porsche».

Encore bravo.

05.12.2011

Une concurrence, ou l'autre

paris,transports,environnement,delanoë,sarkozyOn l'a trouvé un peu aigri, Bertrand Delanoë ce matin, sur une radio. Le maire de Paris, qui a son caractère, déteste qu'on lui fasse de l'ombre. Ce matin, il donne le coup d'envoi à la grande marotte de son deuxième mandat: Autolib, le service de location de voitures électriques en libre-service. Mais, au même moment, se déroule un autre grand raout médiatique concurrent: celui que Nicolas Sarkozy consacre au RER, à La Défense. N'appréciant guère cette «indélicatesse», le maire de Paris ne s'est pas fait prier pour, ce matin, faire savoir que Nicolas Sarkozy et son gouvernement n'avaient «pas mis un euro» dans ces nouvelles rames du RER que le chef de l'Etat va inaugurer en grandes pompes...

Parlant de concurrence, cet Autolib ne fait pas que des heureux. Les compagnies de taxi et les sociétés de location de voitures sont folles de rage, et ont d'ailleurs porté plainte au tribunal administratif. Selon elles, on est clairement en présence d'une distorsion de concurrence. En effet, l'opérateur privé d'Autolib (le groupe Bolloré) a été aidé à hauteur de 250 millions d'euros par les pouvoirs publics parisiens pour développer ce service.

Les risques de concurrence, c'est aussi une des raisons pour lesquelles les Verts n'adorent pas ce dispositif. Selon eux, les Parisiens, pour leurs petits trajets en ville, risquent désormais de délaisser Vélib pour Autolib. «Cela remet en cause des années d'efforts pour réduire la circulation automobile», dans un centre-ville déjà notoirement sursaturé de bagnoles.

La concurrence, toujours, c'est ce que dénonce aussi le lobby des automobilistes parisiens. Pour l'instant, on ne compte que 250 stations Autolib à Paris et dans sa proche banlieue. Mais, à terme, le nombre de ces stations à l'allure de bulles à verre sera multiplié par quatre, qui proposeront au total 3000 véhicules de location. Autant d'engins qu'il faudra bien garer quelque part, donc autant de places de stationnement en moins destinées à l'automobiliste moyen – pour qui se garer dans Paris relève déjà si souvent du cauchemar quotidien.

02.12.2011

Une visite de terrain?

Nicolas Sarkozy usager des transports en commun parisiens?! C'est le (gros) bruit qui a fait le tour des rédactions de la capitale, ce matin. Lundi, le chef de l'Etat pourrait bien s'offrir une escapade en métro et/ou en RER. Et profiter de l'occasion de cette visite de terrain pour s'offrir un bain de foule parmi des Parisiens moyens.

Le communiqué de l'Elysée n'annonce encore rien de tel. Il se borne à faire savoir que «le Président de la République se rendra lundi 5 décembre 2011 au CNIT (La Défense-Hauts-de-Seine) où il prononcera à 11h00 un discours sur la modernisation des transports urbains, à l’occasion de la mise en service des nouvelles rames du RER A». Mais, en haut lieu ce matin, on ne démentait pas que l'idée d'une telle visite de terrain était dans l'air.

Nicolas Sarkozy qui prend le métro et/ou le RER. Poireaute avec les usagers sur les quais. Fait le tour des petites boutiques de gare. Salue les usagers entre deux portillons. On imagine déjà le déploiement sécuritaire dantesque que cela provoquerait. On voit déjà bien la bousculade médiatique d'anthologie que cela susciterait.

Mais, à part cela, non non, le Président n'est pas en campagne pour sa réélection.

23.11.2011

Un hommage (doublement) laborieux

personnalités,parti socialiste,sarkozy,umpToujours à propos du décès de Danielle Mitterrand, on a beaucoup ri mardi à Paris, dans le microcosme médiatico-politique. Ri d'une grosse bévue commise par l'Elysée.

En effet, dans la dizaine de lignes que contenait le communiqué d'hommage de Nicolas Sarkozy à la défunte, figuraient... une demi-douzaine de fautes d'orthographe ou de syntaxe. Depuis, le texte officiel (ici) a été corrigé. Reste la leçon que l'on peut tirer de cet incident: soit Nicolas Sarkozy ne relit pas, avant leur envoi, les communiqués censés porter sa parole (qui sont évidemment rédigés par des petites mains), soit il les relit, mais alors il maîtrise assez imparfaitement la langue française.

Autre curiosité du jour: l'UMP a mis une dizaine d'heures avant de rendre hommage à la défunte. Il a fallu attendre 19 heures pour que tombe le communiqué du parti présidentiel. Son n°1, Jean-François Copé, y saluait «une femme qui a porté, avec dignité et courage, de nombreux combats tout au long de sa vie», une «figure de la Vème République et du militantisme» – dont, néanmoins, l'«intransigeance» était soulignée.

Un délai de réaction dû à une surcharge de travail ou à une désorganisation du grand parti sarkozyste? C'est oublier le fait que l'UMP dispose d'une réelle force de frappe médiatique. Quand il le veut, il se débrouille parfaitement pour inonder de sa prose les boîtes électroniques des journalistes – chaque jour et à longueur de journées, en fait. Plus vraisemblablement, l'UMP hier matin n'avait pas prévu de saluer publiquement cette personnalité qui, il est vrai, lui était si diamétralement opposée. Mais il s'est ravisé en fin de journée, soucieux sans doute de ne pas être en total décalage avec l'afflux d'innombrables hommages rendus à la défunte – y compris à droite, Bernadette Chirac par exemple.

Dès lors, les louanges sarkozystes de Danielle Mitterrand sont très vraisemblablement opportunistes. Voire carrément hypocrites.

Mais sans doute est-ce de bonne guerre.

02.11.2011

«Une obligation humaine»

paris,social,pauvreté,sarkozyCela nous mène évidemment très loin des fastes de Cannes, où se tient ces jours-ci le sommet du G20, qui réunit les représentants des 20 puissances les plus riches du monde. Mais c'est cela aussi, Paris – «Ville lumière» oui, mais pas pour tout le monde.

Ce week-end-end, une femme SDF, âgée de 38 ans, a accouché dans la tente qui lui servait d'abri, dans une rue du quatorzième arrondissement. Mais son bébé, une petite fille, n'a pas survécu, malgré les secours que lui ont prodigués les pompiers et une équipe du SAMU appelée en renfort. Avant leur intervention, ont précisé les agences de presse, «la maman appelait au secours et portait son enfant dans ses bras», en pleine rue.

S'il est besoin de rafraîchir les mémoires, cet engagement pris par Nicolas Sarkozy en décembre 2006, alors qu'il briguait l'Elysée: «Je veux, si je suis élu Président, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez le bien: si on n'est plus choqués quand quelqu’un n’a pas un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société qui s’en trouvera remis en cause».

Ce n'est pas très charitable, voire c'est assez minable, de rapprocher cette promesse non-tenue et ce drame atroce?

Difficile d'avoir des scrupules quand, l'autre jour, l'ex-ministre sarkozyste Patrick Devedjian s'est frotté les mains en faisant, si cyniquement, des spéculations électorales sur le dos de la misère. Pour lui, il sera très facile à la droite de reprendre Paris à la gauche, aux élections municipales de 2014. Il lui suffira d'«expliquer que le Paris de Bertrand Delanoë se résume, avec la flambée de l'immobilier et celle de la pauvreté, à ISF et SDF».

28.10.2011

Un double comique

Sarkozy, Médias, Télévision, Journalisme, Communication, Langue françaiseIls sont comiques, au PS. Hier, ce parti a fustigé l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy avant même qu'elle ait lieu: non sur le fond, mais sur sa forme. Car l'émission a été entièrement réalisée par une boîte de prod' privée. Engagée pour l'occasion par l'Elysée, c'est elle qui l'a conçue, scénarisée, filmée, puis vendue aux chaînes de télé qu'ils l'ont diffusée. Pour le PS, c'est d'autant moins acceptable que cette boîte de prod' est une filiale du groupe Lagardère, dirigé par un proche de Nicolas Sarkozy.

 

Ce qui est comique, c'est que François Hollande n'est pas loin... d'avoir fait pareil, dernièrement. C'était l'autre jour, dans notre onzième arrondissement de Paris. Il tenait son dernier meeting de campagne dans la salle de spectacles du "Bataclan". Ses communicants y ont interdit toute prise de vue filmée par les médias. C'est une société engagée par le candidat socialiste qui a assuré la captation et la réalisation des images du meeting, ainsi que sa retransmission exclusive en direct, par signal vidéo, aux médias couvrant l'événement. En 2007 déjà, lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy faisait pareil pour tous ses grands meetings, afin de contrôler au maximum son image.

 

Ils sont comiques, à l'UMP. Hier, l'intervention télévisuelle présidentielle a reçu son lot habituel de critiques pour son caractère extrêmement encadré par l'Elysée (qui choisit les journalistes-intervieweurs, etc.). Pour beaucoup, un tel cadenassage de ce programme par le pouvoir fait qu'il relève moins de l'information que de la communication, moins de l'interview que de la tribune.

 

Ce qui est comique, c'est que les communiqués de presse louangeurs envoyés par l'UMP après l'émission ont eux-mêmes, involontairement et donc si maladroitement, confirmé le caractère artificiel, voire fictif, de cette supposée confrontation entre chef d'Etat et journalistes. En effet, ces communiqués vantaient «l'allocution» de Nicolas Sarkozy. Un terme qui, comme on l'a vérifié ce matin au «Robert», renvoie à celui de «discours», dénué donc de la moindre contradiction...

19.10.2011

Une «insistance»

Guilad Shalit désormais libre, il reste encore un Français binational détenu dans cette région: le Franco-Palestinien Salah Hamouri. Ce jeune homme de 26 ans est emprisonné en Israël depuis 2005, après sa condamnation pour une tentative d'assassinat – qu'il a toujours niée – contre un rabbin. Hier soir, dans une interview notamment à Radio J, la radio de la communauté juive de France, Nicolas Sarkozy a dit son espoir qu'il fasse partie de la deuxième vague de prisonniers palestiniens qui seront bientôt libérés, dans le cadre de l'accord passé entre Israël et le Hamas. «Nous l'avons demandé avec insistance» aux Israéliens, a assuré le chef de l'Etat, car «comme tout citoyen français», ce jeune homme «a le droit à la protection et à l'attention du gouvernement» français.

 

Que Nicolas Sarkozy ait pris soin de mentionner ce cas s'explique par le fait que, dans la mouvance pro-palestinienne, on l'a toujours accusé de pratiquer le deux poids, deux mesures: de s'être beaucoup bougé pour Guilad Shalit, mais de ne s'être jamais soucié de Salah Hamouri.

 

Tant à l'Elysée qu'au quai d'Orsay, on a toujours catégoriquement réfuté une telle différence de traitement. Pas plus tard que la semaine dernière, le porte-parole des Affaires étrangères avait encore insisté: «A de nombreuses reprises, la France a demandé aux autorités israéliennes la libération anticipée de Salah Hamouri. Nous continuerons de faire passer ce message. Je rappelle qu'Alain Juppé avait rencontré les parents de Salah Hamouri lors de son déplacement en Israël, en juin dernier».

 

Il n'empêche, Paris n'a jamais caché qu'à ses yeux, il n'y avait «pas lieu de faire un parallèle» entre les situations endurées par ces deux jeunes gens.

 

Entre Salah Hamouri qui, «depuis son incarcération, reçoit, dans le cadre de la protection consulaire, des visites régulières des agents consulaires français», et qui fait donc «l'objet d'un suivi constant de la part des autorités politiques et diplomatiques». Et Guilad Shalit, qui, lui, était détenu dans un endroit inconnu de tous, auquel même la Croix-Rouge internationale n'avait pas accès. «Toutes les règles du droit international» ayant, dans son cas, été violées, les Affaires étrangères ont toujours estimé qu'il s'agissait «d'une situation différente, et oh combien dramatique».

 

 

PS: Actualisation, quelques heures plus tard. Pour le coup, Nicolas Sarkozy aurait-il mieux fait, hier soir, de... se taire? Son "insistance" à ce que Salah Hamouri figure parmi les prochains Palestiniens libérés par Israël relève-t-elle en fait... de la grosse bourde?

C'est ce que pense le comité de soutien du jeune Franco-Palestinien (lire et écouter ici).

Comité qui voit là l'illustration du grand désintérêt qu'auraient toujours eu les autorités pour ce dossier. Dossier que le ministre de la Défense, ce matin, a avoué benoîtement... ne même pas connaître.

23.06.2011

Une histoire mouvementée

Tout bouge décidément, en France. Puisque, depuis hier, y compris la si vénérable institution républicaine qu'est le baccalauréat est désormais sur la sellette – si vous aviez loupé cela, lire par exemple ici. En bossant sur ce sujet pour «La Libre» hier après-midi, on a retrouvé, dans le fin fond de notre documentation, deux petites anecdotes concernant ce bac.

D'abord, au cours de son histoire mouvementée, il a, en fait, toujours fait l'objet de tentatives de fraude. Dès 1830, des candidats bacheliers peu scrupuleux furent pincés pour avoir envoyé des élèves plus brillants qu'eux, qu'ils rémunéraient, passer l'oral à leur place. Jusqu'en 1920, en effet, les examinateurs ne demandaient pas aux candidats de présenter une pièce d'identité avant de présenter l'épreuve.

Ensuite, ce n'est pas toujours forcément évident pour tout le monde de décrocher ce sésame. Pour preuve, aux alentours de 1840, le futur célèbre scientifique Louis Pasteur dut s'y reprendre à deux fois pour réussir un bac ès sciences complet: s'il était très bon en sciences, il n'était que moyen en latin et en grec, et carrément médiocre en histoire-géo.

Cela vaut bien ce dont on parlait l'autre jour: Nicolas Sarkozy et son misérable 9/20 en philo.

 

PS: Cela n'a strictement rien à voir, mais on ne résiste pas au plaisir d'en parler vu que, pour nous, c'est LA bonne nouvelle de la journée. L'Elysée... nous respecte! On l'a constaté avec ravissement ce matin, au saut du lit. En prenant connaissance du mail arrivé à 5h59 très exactement ce jeudi, dans notre boîte électronique. C'était un communiqué envoyé par le SPI: le «Service Permanence et information» de la Présidence. Ce service est chargé de surveiller l'actualité pendant la nuit et les week-ends, pour que le chef de l'Etat  puisse y réagir à toute heure, en cas d'urgence. Là, l'urgence, c'était le discours d'Obama sur l'Afghanistan. Et ce mail élyséen si matinal disait ceci: «Bonjour. Veuillez trouver ci-joint un communiqué de la présidence de la République. Respectueusement. Le SPI». «Respectueusement»! Quelle belle journée et quel beau métier que le journalisme, assurément.

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