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09/12/2014

Un «produit toxique»

Un coup d'éclat à Paris hier, lié à un fleuron de la culture belge. La bande dessinée, en l'occurrence. Et en particulier Tintin, et le débat lancinant sur les relents racistes que d'aucuns prêtent aux premiers albums que publia Hergé chez Casterman, dans les années 30.

Au magasin FNAC du Forum des Halles, le «Groupe d’intervention contre le racisme» a mené un raid contre «Tintin au Congo». Une cinquantaine de ses militants ont, sur tous les albums de cette BD qui figuraient en rayons, apposé des stickers où l'on pouvait lire: «Produit toxique, relents racistes, peut nuire à la santé mentale». Le fait que cette action militante survienne à ce moment de l'année ne doit bien sûr rien au hasard: il s'agit de toucher le plus de consommateurs possibles, en cette période de fêtes «où l’on vend le plus d’albums pour la jeunesse».

Depuis deux ans, les anti-«Tintin au Congo» français réclament aux éditions Casterman et à la société Moulinsart qu'elles insèrent dans cette BD un encart avertissant les lecteurs de son caractère «raciste et colonialiste». Leur requête s'est toujours heurtée à un mur. Les éditeurs de Tintin basent leur refus sur une décision de la justice belge, qui, en 2012, a débouté un étudiant congolais porteur de la même demande. Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, en revanche, les albums «Tintin au Congo» sont vendus précédés d'une préface ou accompagnés d'un bandeau avertissant les lecteurs du contexte historique et idéologique particulier de l'époque où ils ont été créés.

A moins que, par extraordinaire, cela nous ait échappé, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n'a pas réagi à cette action, ni à cette requête. Elle se tait même dans toutes les langues. Evidemment, s'agissant en France d'un sujet bien trop brûlant pour permettre des postures politiques consensuelles.

23/11/2012

Une (autre) comparaison?

personnalités,justice,sarkozy,bande dessinéepersonnalités,justice,sarkozy,bande dessinéeNicolas Sarkozy qui donc, hier, pendant plus de douze heures d’affilée, a été entendu par les juges d’instruction chargés de l’«affaire Bettencourt». A l’issue de cette audience-marathon, il s’est vu notifier le statut de témoin assisté – il est parvenu à éviter une mise en examen.

 

Cela signifie que, de l’avis des magistrats, seuls des soupçons pèsent sur l’ex-Président. Et non des indices graves et concordants. Des soupçons d’avoir soutiré des centaines de milliers d’euros à Liliane Bettencourt, en 2007. Pour, possiblement, financer sa campagne électorale présidentielle.

 

Liliane Bettencourt : héritière de l’empire mondial de cosmétiques L’Oréal, femme la plus riche de France,.multi-milliardaire. A ce stade, Gilles Bouleau, dont on parlait hier, notre tintinophile et éminent confrère du 20 Heures de TF1, n’a pas encore comparé l’«affaire Bettencourt» à l’album «Les bijoux de la Castafiore».

22/11/2012

Une comparaison

L'UMP, en ce moment – son effarante saga électorale, pour la désignation de son président –, c'est ... «Tintin et les Picaros». La comparaison, qu'on a trouvée assez farce, a été faite hier soir sur l'antenne de TF1, devant François Fillon et en direct pendant le JT de 20 Heures: par Gilles Bouleau, son présentateur – qu'on n'imaginait pas si comique.

«Tintin et les Picaros», donc. François Fillon en général Alcazar. Jean-François Copé en général Tapioca. A moins que ce ne soit l'inverse. Et tout ce qui caractérise les guérillas entre caudillos de Républiques bananières: des allégations réciproques de tripatouillages électoraux, des accusations mutuelles de putsch, des trahisons à n'en plus finir, et des lieutenants avec le couteau entre les dents.

Pour poursuivre dans la métaphore, l'avenir du grand parti sarkozyste, vu son état désormais si avancé de déréliction, c'est vraiment «L'étoile mystérieuse». Même «Les sept boules de cristal» de la meilleure voyante de France n'y suffiraient pas, pour oser lui présager des lendemains glorieux.

14/11/2011

Une cour de récréation

Nicolas Sarkozy se dope. Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, de cadres supérieurs surmenés, et de leaders politiques en fin de campagne électorale. C'est ce que l'on pouvait déduire des propos du ministre Luc Chatel, hier soir sur une radio, où il était l'invité d'une grande émission politique dominicale. Il se dope, puisque, révélait ce ministre, le chef de l'Etat a... «une potion magique»!

Et puis non, finalement, il ne se dope pas. Car, précisait l'intervenant, la potion magique du chef de l'Etat, ce n'est pas un produit remontant illicite. C'est un élixir magique qu'il a en lui, de manière innée: l'élixir de l'énergie, de la ténacité, du volontarisme, et blablabla. D'ailleurs, ajoutait ce ministre un peu fayot, s'il fallait comparer Nicolas Sarkozy à un personnage de BD, ce serait assurément au Gaulois Astérix. En revanche, le socialiste François Hollande, ce serait plutôt «Babar, le roi des éléphants».

Ce matin sur une autre radio, un proche du candidat socialiste à l'Elysée ne décolérait pas. «Franchement... Quand on est ministre de l'Education, on n'est pas dans une cour de maternelle!», s'époumonait-il. «Cette campagne présidentielle doit avoir une autre tenue », et cette histoire de Babar «en dit long sur la situation de la droite».

Un niveau de cour d'école? L'an dernier, un éminent baron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n'avait rien trouvé de mieux que de moquer le côté «un peu balourd, un peu gauche» du chef de file des députés UMP, Christian Jacob, en le rebaptisant Rantanplan, du nom du cabot niais de Lucky Luke.

De part et d'autre, donc, encore bravo.

28/07/2010

Une fameuse nuance

Qui a dit que Nicolas Sarkozy était insensible aux critiques? A 17 heures ce mercredi, se tient à l'Elysée le sommet si controversé consacré à la communauté des gens du voyage. Or, manifestement, les communicants en chef de la Présidence sont soucieux de quelque peu rectifier le tir à ce sujet.

 

En effet, dans l'agenda officiel du chef de l'Etat, ce sommet est très sobrement présenté comme étant une «réunion ministérielle pour faire le point sur la situation des gens du voyage et des Roms». C'est une fameuse nuance par rapport à la dénomination initiale de cette réunion. A l'origine, Nicolas Sarkozy avait parlé d'un sommet sur «les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» - allusion aux violents heurts et graves dégradations commis il y a peu, dans le Loir et Cher (Région Centre), par des membres de cette communauté endeuillés par la mort d'un des leurs: jeune braqueur présumé tué par la police. Une telle approche présidentielle, exclusivement sécuritaire, de la situation de cette communauté a suscité un tollé. Voilà la droite accusée de dérive ethnique dans sa politique sécuritaire. Et voilà Nicolas Sarkozy décrié comme s'étant une fois de plus laissé emporter dans un «tourbillon populiste», destiné à «inventer une nouvelle catégorie de boucs émissaires».

 

Sans doute les éminences participant à ce sommet n'auront-ils pas le temps, avant de se rendre à l'Elysée, de relire – comme on l'a fait hier soir - «Les Bijoux de la Castafiore», la BD de Hergé. C'est bien dommage.

 

Car, dans cette aventure de Tintin – qui, si on ne s'abuse, date du début des années 60 –, sont déjà évoqués les conditions de vie catastrophiques réservées à cette communauté des gens du voyage, la stigmatisation dont elle est si souvent victime, et les clichés («voleurs de poules», etc.) qui lui ont toujours été accolés. Pour la petite histoire, et si vous n'aviez pas gardé un souvenir précis de cette lecture de votre enfance, les romanichels établis sur un campement voisin du château de Moulinsart avaient été injustement soupçonnés d'avoir dérobé l'émeraude de la fameuse cantatrice, qui à longueur de journées, saisit d'effroi sa fidèle camériste en s'écriant: «Ciel! Mes bijoux! Irmâââ! Mes bijoux?!?». Mais, en fait, ledit vol avait été commis par une pie, dans le nid de laquelle Tintin avait découvert également des éclats de verre, une bille d'agate et un monocle...

21/07/2010

Un Belge (mal en point)

tintin&miloumorts.jpgEn ce 21 juillet – pour les lecteurs non belges de ce blog: jour de fête nationale en Belgique – , cette vision surgie l’autre jour au coin d’une rue de notre quartier Saint-Sébastien, dans le onzième arrondissement. Tintin gisant sur le sol, le corps transpercé par une sagaie, à côté de son chien Milou tout aussi mal en point, touché par une flèche. On ignore si, dans cette grande fresque murale, le sort infligé par cet artiste de rue au plus célèbre reporter de la BD belge relève du pur exercice créatif ou symbolise l’état de la Belgique et/ou de sa corporation journalistique.

23/01/2009

Une liquidation

Nicolas Sarkozy rend ce matin ses arbitrages sur les réformes à mettre en œuvre pour sauver la presse écrite. C’est la conclusion des trois mois de débats publics qui ont eu pour cadre les Etats généraux consacrés à ce secteur économique en très grande difficulté. On vient d'ailleurs, cette semaine encore, d’avoir une nouvelle illustration du marasme de la presse, avec l’annonce de la disparition prochaine d’un titre mythique de la presse jeunesse française.

 

Mythique ou culte, en effet, était «Pif Gadget». Né en 1969, ce magazine s’est, à sa plus belle époque, diffusé jusqu’à un million d'exemplaires. Son emblème était le chien rouquin ingénieux Pif, héros de BD créé dans les années 30 par un républicain espagnol réfugié à Paris et publié dès 1945 dans les colonnes de «L’Humanité». C’est dans «Pif Gadget» que de fameux héros de BD virent le jour: Placid et Muzo, Dr Justice, Gay Luron ou Le concombre masqué, pour ne citer qu’eux. Surtout, le magazine se rendit célèbre par les gadgets inénarrables qui étaient encartés dans ses pages et qui, dans les années 70 et 80, fascinèrent tous les gamins de France et de Navarre. Parmi les plus fameux de ces gadgets: «Les pois sauteurs du Mexique», «La machine à cuire les oeufs durs carrés», «Le vrai trèfle à quatre feuilles» ou les «Pifises», ces minuscules crustacés lyophilisés qui reprenaient miraculeusement vie quand on les plongeait dans l’eau.

 

Après avoir cessé de paraître en 1993, «Pif Gadget» était réapparu dans les kiosques en 2004. Le succès avait été colossal, tant à Paris qu’en province. Les 380.000 exemplaires du premier numéro de la nouvelle formule s’étaient arrachés en quelques heures seulement. Depuis, le magazine avait tenté de se mettre au goût du jour en ouvrant ses colonnes aux jeunes talents de la BD et à des genres plus contemporains comme le manga ou l'héroic fantasy. Cinq ans plus tard, toutefois, il est à nouveau très mal en point. Mercredi, Pif Editions, la société éditrice du magazine, qui était lourdement endettée, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny (banlieue parisienne). C’est vraiment la fin d’une époque.

03/09/2008

Une lecture

3134856ce897a7ad8cf7160688ef73a0.jpgAlors que l’«affaire Clavier» (*) continue de faire des remous, c’est évidemment le livre à lire ou à relire séance tenante, cette semaine. C’est une bande dessinée publiée chez «Albin Michel», signée Pétillon (le caricaturiste si souvent hilarant du «Canard Enchaîné») et intitulée «L’enquête corse». C’est sans doute l’ouvrage le plus drôle, et le plus méchant, qui ait jamais été consacré à l’île de Beauté et à l’actualité effarante et clochemerlesque qui la rythme depuis trente ans: les attentats, les rivalités entre bandes nationalistes, le clanisme, l’affairisme, et tout cela.

On y trouve même un passage qui rappelle l’«affaire Clavier». Il dépeint un couple de continentaux fortunés qui occupe une somptueuse villa avec piscine, dans un patelin en bord de mer baptisé «Chuipadéçu» (rien que le nom…). Terrorisés à l’idée de voir leur propriété victime des bombinettes des nationalistes, ces continentaux n’arrêtent pas d’afficher ostensiblement leur amour pour la culture insulaire et rivalisent de complaisance envers les encagoulés.

Ainsi, d’une inscription placée bien en vue sur le portail d’entrée, ils ont baptisé leur demeure «U Ribellu», le nom d’une publication nationaliste proche du FLNC. Dans leurs conversations, ils prennent bien garde de ne pas parler des clandestins ou des terroristes mais des «patriotes» corses. A chaque fois qu’ils reçoivent des visites dans leur villa, le maître de maison lève les bras bien haut vers le ciel en hurlant: «Nous adorons la Corse!». «Nous adorons les produits corses!», scande pour sa part son épouse lorsqu’elle a des invités à dîner. En zakouskis, ce sont du vin «Cap Corse» et de la salsiccia qui sont servis. En plat principal, c’est de la pulenda de chataîgnes. Lors de ces réceptions, un seul fond musical possible: les polyphonies corses. Sur la table du salon de la maison, trônent bien en vue des ouvrages consacrés à Tino Rossi ou à Napoléon.

Victime de racket, obligé de payer l’impôt révolutionnaire, le couple n’en touche évidemment pas un mot à la police. Et de menace en menace, d’inquiétude en inquiétude, finit par rêver de déménager leur résidence secondaire dans le Pas-de-Calais. Dernière réplique de la BD: «C’est une île compliquée, pour un continental»

 

 

 

(*) Pour ceux qui n’auraient pas suivi – en même temps, est-ce possible de ne pas en avoir entendu parler? – : le limogeage lundi soir du grand coordinateur des forces de sécurité en Corse, pour ne pas avoir empêché, ce week-end, l’occupation «pacifique», par des manifestants nationalistes, de la villa du comédien Christian Clavier, grand ami de Nicolas Sarkozy.

16/07/2008

Une nuance, ou l'autre

71dabeaad2d1db895173c0eb184b30a8.jpgLa Belgique périclite. Enfin, la Belgique politique – nuance. La Belgique culturelle, elle, continue visiblement à bien se porter. Et à s’exporter aux quatre coins du monde, notamment en France et à Paris. C’est ce qu’on se disait hier soir encore en arpentant les couloirs du métro. En effet, de «Bastille» à «Châtelet», d’«Odéon» à «République», dans toutes les stations ou presque, la plupart des panneaux publicitaires célèbrent désormais un des fleurons du neuvième art belge: Largo Winch.

Le film tiré de la célèbre bande dessinée belge de Francq et Van Hamme ne sortira que le 17 décembre 2008 sur les écrans français. Mais six mois auparavant, le visage du fameux golden-boy de phylactère et de papier s’étale déjà en format géant – sur fond d’une très belle photo du skyline de Hong Kong (*).

Tomer Sisley incarnera Largo Winch – aux côtés de la si séduisante Kristin Scott Thomas, quelle chance il a. Dans le registre bel homme, séducteur et briseur de coeurs, l’acteur français pourrait le faire. Un détail, toutefois, a de quoi troubler. Juste une nuance. Pour tout dire, une question… de cheveux (sujet de conversation éternel et merveilleux). Autant Largo était indéniablement blond, autant Tomer est indubitablement brun.

Après Daniel Craig en James Bond blondinet, alors que le héros de Ian Fleming se doit évidemment d’être châtain, voilà donc un deuxième grand tabou capillaire violemment brisé. Le public va-t-il en être perturbé?

 

 

(*) Panorama urbain reconnaissable entre mille par la célèbre «Bank of China Tower» de Ieoh Ming Pei (l’architecte de la Pyramide du Louvre) : 367 mètres d’élégance et de brio à l’état pur. Au passage, on aurait tant aimé voir un gratte-ciel de ce type dans le quartier d’affaires de La Défense, au lieu de ce projet de «Tour Signal» de Jean Nouvel pour lequel, désolé, malgré toute notre bonne volonté, on ne parvient décidément pas (encore?) à s’enthousiasmer.

22/05/2007

Un père

«Il a élevé la bande dessinée à la dignité d’un art, d’un style et d’une philosophie!» Dans «France Soir» ce matin, André Santini rend hommage, en citant le philosophe Michel Serres, à Hergé, le père de Tintin, dont on commémore ce mardi le centenaire de la naissance.

Le facétieux et télégénique député-maire d’Issy-les-Moulineaux voue une véritable passion au plus célèbre des journalistes belges, jusqu’à estimer ce matin que son auteur, avec l’album «Tintin chez les Soviets», «a sûrement contribué à la chute du Mur de Berlin».

La tintinophilie n'épargne évidemment pas la France – en a encore témoigné le succès de la grande expo à Beaubourg. Elle a d'ailleurs gagné les plus hauts sommets de l'Etat. Le gouvernement Fillon, en effet, compte en son sein un très éminent tintinophile: le raffarinien Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports.

Mais il arrive bon dernier dans l’ordre protocolaire de cette fine équipe – encore un effort, mille sabords.

B.DL.

19/03/2007

Un candidat

medium_kerel.gifIl s’appelle Constant Kérel. Il est jeune. Il est beau. Il est dynamique, volontaire et intrépide. Il est breton, veuf et père d'un enfant, médecin de formation. Il est député de la 2ème circonscription du Morbihan. En tant que chef de file du Rassemblement des démocrates sociaux (RDS), il a décidé d’être candidat à l’Elysée.
A l’inverse des 110 propositions de Ségolène Royal, lui promet «30 changements garantis». Son RDS, comme l’UDF de François Bayrou, ambitionne de voir «la gauche et la droite rassemblées». Et à l’instar de tous les présidentiables, Constant Kérel a un blog, où il répond personnellement aux questions des électeurs. C’est le candidat qu’on voit le moins souvent à la télévision? Mais c'est celui dont on parle énormément en ce moment.
Et pour cause. Constant Kérel détient un terrible secret sur le Président sortant. Un secret si explosif que sa fille a été récemment kidnappée par les hommes de main de l’Elysée, pour faire pression sur le témoin qui le lui avait révélé. L’enfant n’a pu être sauvé que grâce à un raid spectaculaire à Notre-Dame de Paris. Depuis, Constant Kérel et son précieux témoin ont pris la fuite. Mais ils comptent bien revenir à Paris et parvenir à obtenir la fameuse levée de l’immunité présidentielle.
Y réussiront-ils ? Pour le savoir, il faudra attendre quelques mois, le temps que sorte chez Casterman le prochain numéro des aventures de Constant Kérel: candidat à l’Elysée mais aussi et surtout… héro de bande dessinée.
Ses aventures de présidentiables sont certes un peu trop incroyables pour être vrai, le monde politique dans lequel il évolue est parfois un brin trop caricaturé (valises d’argent liquide et petites pépées à l’Elysée, etc.) pour être crédible, mais ses aventures se lisent sans déplaisir.
En tout cas ce week-end, entre une pile de pensums plus sérieux à finir et de énièmes débats télévisés sur la campagne à se farcir, ce n'était pas désagréable de passer une heure avec un tel candidat.
B.DL.