25/03/2013
Une vie de palace? Pas vraiment
A Paris, le secteur du tourisme résiste bien à la crise. En 2012, avec, selon le dernier bilan en date (ici), 29 millions d'hébergements touristiques, la «Ville lumière» a encore battu tous ses records. Ce qui n'exclut pas quelques reculs particuliers. Les visiteurs provenant de Belgique, par exemple, ont été moins nombreux, l'an dernier: -2,6% pour les arrivées (au nombre 295.000) et -3,9% pour les nuitées (637.000). Plus intéressant que ces chiffres de fréquentation: qu'en est-il des conditions de travail des quelque 52000 salariés qui, en région parisienne, sont occupés dans ce secteur touristique? Elles n'ont rien de mirobolant. C'est ce que vient de rappeler (là) l'Institut français de la statistique (Insee).
Ainsi, dans l'hôtellerie, «les salariés exercent fréquemment leur métier en horaires décalés, et perçoivent plutôt de faibles salaires». Certes, le salaire horaire net y est plus élevé que dans la restauration. Et les hôtels situés à Paris paient mieux leur personnel que les établissements situés en banlieue. Reste que, globalement, le salaire net dans l'hôtellerie en région parisienne, «quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle», «est plus faible que dans l’ensemble des (autres) secteurs (professionnels): 11,08€ de l'heure, contre 16,58€». Et c'est particulièrement vrai «pour les métiers qui nécessitent le plus de personnel, comme les employés d’étage ou les réceptionnistes». Sans oublier que, pour les métiers de plongeurs, de serveurs ou de personnels d’étage, «les contrats de travail intermittents représentent plus d’une offre sur deux à Paris». Au demeurant, dans ce secteur hôtelier, «de nombreuses embauches (41%) s’effectuent via des contrats de très courte durée, de moins de 8 heures par semaine».
Et, bien sûr, dans le tourisme comme dans tant d'autres secteurs de l'économie française, «les hommes sont mieux rémunérés que les femmes, y compris pour des métiers identiques».
Bref: pas forcément une vie de palace, pour les petites mains de ce si renommé tourisme parisien.
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28/02/2013
Une préférence nationale
Faisons écho tout de même à cette petite nouvelle agro-alimentaire tombée en début de semaine, qui a été un peu éclipsée par tout le buzz autour des tribulations politico-judiciaires de ce petit cochon littéraire, qu'on évoquait dans ce blog hier et avant-hier. Une nouvelle qui concerne la France, mais aussi la Belgique. Et qui n'est pas trop bonne pour l'agriculture de ce dernier pays.
Puisque McDonald's-France vient d'annoncer que, d'ici à la fin 2013, dans ses 1 260 fast-food de l'Hexagone, on ne servirait plus que des frites 100% françaises. Aujourd'hui, 70% seulement de ces frites viennent de France, les 30% restants provenant de Belgique.
Ce changement entraînera la plantation en France – principalement dans les départements du Nord et du Pas de Calais – de 4 000 hectares supplémentaires de cultures dévolus à la pomme terre. Et fera passer de 250 à 350 le nombre d'agriculteurs français sous contrat avec Mc Cain: le groupe qui fournit les frites surgelées à la filiale française du géant américain du burger. En revanche, ce sera une perte sèche pour les cultivateurs belges concernés.
A moins que cela nous ait échappé, l'ambassadeur de France à Bruxelles n'a pas été convoqué au ministère belge des Affaires étrangères, pour y être sermonné.
10:57 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, agriculture, belgique, gastronomie, art de vivre
07/01/2013
Une si belle victoire
Impossible de commencer la semaine sans mentionner cette bonne nouvelle, d'une importance capitale, survenue en France ce week-end. L'Hexagone, cinquième puissance économique de la planète, vient de conquérir un titre de champion du monde.
Cela s'est passé à Nantes. La compétition a opposé des sportifs venus de 33 pays, d'horizon aussi divers que la République démocratique du Congo ou la Bulgarie. La Belgique, aussi, cela dit: pays qui, paraît-il, avait été sacré champion, l'an dernier.
Cette année donc, c'est à la France qu'est revenu le titre. Celui de pays champion du monde de... baby-foot: de football de table, autrement dit – oui, il existe une coupe du monde pour cette activité.
Sans doute est-ce déjà cela.
11:52 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, sports, international, belgique, art de vivre
07/12/2012
Un côté préhistorique
Sur la forme, il n'y est pas allé de main morte, Elio di Rupo. Cette semaine, le Premier ministre belge a évoqué en ces termes le débat en France sur le projet du «mariage pour tous»: «En France, pays de la liberté ou des libertés, pays de la Révolution et des Lumières, les débats témoignent d’un conservatisme et d’une ignorance absolument inimaginable».
On est donc loin de la langue de bois diplomatique: de cet usage qui veut que, quand un officiel s'exprime publiquement sur un pays ami, il y mette les formes. Au passage, que n'aurait-on dit en Belgique si c'était un Premier ministre français qui, en de tels termes, avait sous-entendu l'arriération du pays voisin, sur telle ou telle réforme en train d'y être débattue? On les entend déjà d'ici, les dénonciations d'une France arrogante, méprisante, donneuse de leçons, etc. Passons.
Sur le fond, c'est vrai que, vu de Belgique, ce débat français est complètement rétrograde, voire préhistorique. Cela fait tant d'années que pareille réforme y est entrée en vigueur. Et, bien sûr, sans que cela ait ouvert la porte... à la polygamie, à la zoophilie, à l'inceste voire au terrorisme politique. Pour reprendre des arguments que brandissent, sans rire, les plus excités des politiques ou religieux français opposés au «mariage pour tous». Si tant est, cela dit, que l'on puisse parler d'arguments, tant ils sont ineptes: cela se saurait si, en Belgique ou ailleurs, une telle réforme avait contribué à «ébranler les fondements majeurs de la société», comme s'en épouvantent des Français anti-«mariage gay». A cet égard, et a fortiori vu de Belgique, ce débat français a un côté si nombriliste qu'il en devient, c'est vrai, très fatiguant.
Nous, toutefois, on est autrement plus préoccupé par le côté si fréquemment haineux de ce débat en France, ce pays qui se pique de «Liberté, Egalité, Fraternité». Car, tout de même, brandir l'épouvantail de la polygamie, de la zoophilie ou de l'inceste, ce n'est pas rien. Ces derniers mois en France, et encore pendant tous ces mois que prendra l'adoption de cette réforme, combien donc de jeunes gens, en recherche ou en souffrance sur leur orientation sexuelle, ont-ils dû être blessés, meurtris, voire durablement perturbés? De voir ainsi leur identité peu ou prou assimilée à de telles pratiques?
Pour tout dire, et au risque de passer pour vraiment tartouille, on pense souvent à eux, en ce moment.
12:23 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, famille, personnalités, belgique
15/10/2012
Une prononciation hésitante
On s'est dit cela ce week-end et ce matin encore, en suivant la couverture, par les médias français, des élections communales en Belgique. Les journalistes, ici, hésitent visiblement sur la manière de prononcer le nom de la ville d'Anvers. Souligner le S final, comme on le fait en français de Belgique? Ou l'omettre – la ville flamande étant alors prononcée comme dans l'expression «envers et contre tout»?
Traditionnellement, c'était plutôt cette dernière prononciation qui avait cours, en France. Mais les choses ont l'air d'évoluer. En effet, on a souvent entendu, ces dernières heures, Anvers prononcé «à la belge». Et, a-t-on pu remarquer, cette prononciation était surtout le fait (outre, bien sûr, de journalistes français basés en Belgique) de confrères plutôt jeunes – l'ancienne génération de journalistes semblant, elle, en rester à Anvers sans S.
«Comment prononcer Anvers», «Anvers prononciation»: Google-France référence des centaines de pages sur cette question – comme quoi, on n'est pas le seul à se la poser. Le même débat a longtemps concerné l'appellation de la capitale belge, selon que le X central de Bruxelles était, ou non, prononcé. Mais là, l'usage nous semble s'être plus rapidement stabilisé: le X prononcé est devenu assez rare en France.
Anvers, sans le S final: chaque fois que, ce week-end, on a entendu ce nom dit de la sorte, on s'est dit que c'était peut-être assez logique, finalement: prononcer Anvers comme on dit Nevers – au passage, une pensée pour le, de mémoire, «Il n'y a rien à Nevers» dit par Emmanuelle Riva, sublime, dans l'inoubliable «Hiroshima mon amour» adapté de Duras par Alain Resnais; un S final aurait tant écorché les oreilles.
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08/10/2012
Un éloge très appuyé
C'était dimanche. Sur une des radios les plus écoutées de France. Sans que l'on ait encore trop compris quelle était l'accroche d'actu de cette chronique (podcastable ici), c'était un éloge vraiment très appuyé à la Belgique. Eloge qui se terminait même, en apothéose, de la sorte: «Je ne connais de ce pays que des génies».
Un éloge fait par un Français, et non des moindres: par Michel Serres. En quelques minutes, le philosophe et Académicien encensa le plat pays. Et s'extasia du si grand nombre d'hommes de valeur qu'il engendra: des surréalistes jusqu'au dessinateur Hergé, en passant par le Prix Nobel Ilya Prigogine ou l'abbé Georges Lemaître, l'inventeur de la théorie du «big bang».
En entendant cela, on était assez surpris: un éloge aussi appuyé, prononcé dans un pays où l'imaginaire collectif en est toujours, en gros, à réduire la Belgique aux histoires belges de Coluche, c'était vraiment une très notable différence de ton.
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03/07/2012
Un accord bilatéral
Aujourd'hui, une note à l'attention plus particulière des lecteurs français qui se rendraient en Belgique cet été. Ou, inversement, des Belges qui ont prévu de passer leurs vacances dans l'Hexagone. Si vous êtes dans ce cas, si vous êtes automobiliste, et si vous commettez cet été une infraction routière dans ce pays frontalier, vous risquez de ne pas échapper au paiement de l'amende.
Le 30 juin dernier, en effet, est entré en vigueur l'accord passé entre les gouvernements belge et français, relatif à la répression de l'insécurité routière imputable aux ressortissants de ces deux Etats (voir notamment ici ou là). Du coup, un automobiliste belge qui, par exemple, serait flashé par un radar automatique en France devra payer l'amende. Idem pour un automobiliste français qui brûlerait un feu rouge en Belgique. C'est rendu techniquement possible par le fait que, côté français, l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions a désormais accès aussi aux fichiers d'immatriculation belges. Elle est donc dorénavant en mesure d'adresser des PV aux automobilistes de ce pays. Sous peine, pour ceux-ci, s'ils ne les paient pas, d'être poursuivis en justice.
De tels accords existent déjà entre la France et la Suisse ainsi que le Luxembourg. Ils ont permis de recouvrer les deux tiers des amendes. Des négociations sont en cours pour étendre ce régime à l'Espagne et l'Allemagne.
En France, selon les statistiques officielles, les conducteurs étrangers représentent environ 5% du trafic automobile. Mais ils sont impliqués dans 9% des accidents mortels. Et ils occasionnent 20 à 25% des flashs de radars automatiques pour excès de vitesse.
11:58 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, police, transports, belgique, gouvernement
23/05/2012
Un voyageur "normal"
Si vous prenez le Thalys en gare de Paris-Nord ce mercredi après-midi vers 14h30, destination Bruxelles, ne vous étonnez pas à la vue, sur le quai, d'un attroupement et d'une nuée de micros et de caméras. C'est que Jean-Marc Ayrault devrait être à bord. Le nouveau Premier ministre, en effet, se rend dans la capitale belge, pour participer à une réunion de leaders socialistes européens. L'usage et la tradition auraient voulu qu'il effectue le trajet en avion, depuis l'aéroport militaire de Villacoublay, en banlieue de Paris. Et bien non: ce sera le Thalys, comme tout le monde. «Comportement exemplaire» oblige.
Le principe de cette exemplarité a été validé et précisé mercredi dernier, lors du premier Conseil des ministres de l'ère Hollande. Le code de conduite qu'ont dû signer chacun des 34 ministres leur impose de «faire preuve de la plus grande sobriété dans (leur) comportement». Cela passe notamment par le fait que tout gouvernant est prié de se montrer «exemplaire dans l’utilisation des moyens mis à sa disposition». Concrètement, cela implique, par exemple, que les éminences «privilégient le train pour les déplacements d'une durée inférieure à trois heures». Le train donc, et non l'avion. Le Thalys, du coup, pour Jean-Marc Ayrault, cet après-midi: en bon soldat d'un Président s'affichant comme un «homme normal».
L'histoire – la communication gouvernementale, en l'occurrence – ne dit pas si le chef du gouvernement voyagera ou non en deuxième classe.
Il est vrai que les quelques euros de différence de tarif avec la première classe ne constitueraient, pour le contribuable, qu'une minuscule goutte d'eau par rapport à la mer, l'océan immense, des déficits publics français – pour mémoire, la dette dépasse les 1800 milliards d'euros.
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14/03/2012
Un ton assez juste
Ce matin, en direct sur une radio, Nicolas Sarkozy était invité à réagir au dramatique accident de la route qui, en Suisse hier soir, a coûté la vie à une vingtaine d'enfants belges, de retour de classe de neige. Il l'a fait sur un ton assez juste, a-t-on trouvé en l'écoutant.
«Je voudrais, en tant que Président de la République, dire toutes nos condoléances à nos amis belges. Imaginons ces familles, leur douleur... Il n'y a pas de drames plus épouvantables». Et de relever que ce genre de drame humain relativisait vraiment tout le reste: toute l'actualité par ailleurs, toutes ses péripéties continuelles, toutes ses hystéries du moment, et particulièrement en France ces temps-ci, évidemment – voir l'agitation quotidienne, dans ce pays, à propos du point en plus ou en moins gagné ou perdu par tel ou tel, dans tel ou tel sondage, etc. Dans un sens, c'est évidemment très compréhensible, mais, dans un autre, tout cela est vraiment très très dérisoire.
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20/02/2012
Une beauferie ordinaire
La beauferie homophobe ordinaire de certains sarkozystes, suite. Après «les tapettes» du ministre David Douillet (relire ici), «la lopette» du député Bernard Debré.
Dans la bouche de ce grand médecin parisien, cela a donné ceci, vendredi, à propos du candidat socialiste à l'Elysée: «On avait tous (...) considéré qu'Hollande était une lopette, en disant c'était rien du tout, que c'était un ectoplasme, un flamby, un mollasson, un type qui n'a pas de caractère: il va s'effondrer. Et bien pas du tout...» Prié par la suite de préciser ses propos, le parlementaire a démenti toute homophobie, et a éructé contre «la censure des mots».
On ignore si David Douillet et Bernard Debré seront conviés à l'Elysée, vendredi. Quand Nicolas Sarkozy y recevra le Premier ministre de Belgique, le socialiste francophone Elio di Rupo, dont l'orientation sexuelle est aussi notoire que revendiquée.
On ne sait pas non plus si le chef de l'Etat français, face à son invité, sera quelque peu gêné aux entournures par les si pénibles tirades de ses deux amis.
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30/01/2012
Un gros retard français
Dès samedi, l'Elysée l'a annoncé, par un communiqué pas peu fier. Dimanche, l'entretien télé de Nicolas Sarkozy serait «disponible dans la soirée en rediffusion, traduit en langue des signes», sur son site internet. Et de préciser: «Cette initiative répond aux demandes d’associations de personnes sourdes et malentendantes».
En lisant ce communiqué, on s'est dit que, les sourds et malentendants étant des électeurs comme les autres, sans doute nombre d'entre-eux devaient vouloir suivre en direct l'intervention du chef de l'Etat, plutôt que d'attendre sa traduction en langues de signes, dans la soirée. Tous ceux-là n'ont eu d'autre choix que de se rabattre sur le télétexte.
En Belgique, en revanche, d'après le souvenir assez précis qu'on en a gardé, les allocutions du Roi, comme d'ailleurs tous les programmes d'information, sont diffusés avec, apparaissant en temps réel en bas de l'écran, un traducteur-interprète qui les restitue simultanément en langue des signes. Cela doit bien faire une vingtaine d'années que cela existe.
Samedi, dès lors, l'Elysée n'avait pas vraiment de quoi se vanter, dans son communiqué. La France, en effet, affiche un gros retard en la matière.
Mais sans doute n'est-il jamais trop tard pour bien faire.
PS: Cela dit, on trouve qu'hier soir, le grand parti sarkozyste a été un peu mou du genou. L'UMP, en effet, n'a diffusé que 16 communiqués de presse différents, saluant la prestation télé du chef de l'Etat. Seize, à comparer avec les 24 communiqués que le même parti avait consacrés jeudi à François Hollande. Besoin de vitamines?
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01/08/2011
«Une écoute et une ouverture»?
52% des Wallons excluent un rattachement à la France. En revanche, 60% des Français sont favorables, «en cas d'éclatement de la Belgique, au rattachement de la Wallonie, c'est-à-dire des provinces francophones», à l'Hexagone. C'est ce qu'a affirmé un sondage hier. Près de quatre Français sur dix (38%) sont «plutôt favorables» à cette éventualité, 22% se montrant même «tout à fait favorables». 30% des sondés refusent cette option, 10% préfèrent ne pas se prononcer.
On remarque cela sans vouloir fâcher quiconque, mais on peut tout de même difficilement ne pas rappeler cette actualité: six Français sur dix sont donc, sur cette question, sur la même longueur d'ondes que Marine Le Pen. Qui, la veille du 21 juillet, fête nationale belge, avait estimé (ici) que, «si la Belgique venait à éclater, si la Flandre prenait son indépendance, hypothèse de plus en plus crédible, la République française s’honorerait d’accueillir en son sein la Wallonie». «La responsabilité de la France et des Français est de tendre la main aux Wallons», avait insisté la patronne du Front national. Qui avait invoqué «les liens historiques et fraternels qui unissent nos deux peuples», liens jugés «trop forts pour que la France abandonne la Wallonie».
«Nous avons des contacts aussi bien avec le pouvoir qu'avec l'opposition» en France, se réjouissait ce matin, tôt, sur une radio française, Paul-Henry Gendebien: leader du mouvement qui, en Belgique, prône le rattachement à la France. Pas peu fier, ce tribun «rattachiste» (comme on dit en Belgique) assurait ensuite que ses interlocuteurs en haut lieu à Paris manifestaient à son égard, et envers sa cause, «de l'intérêt, de l'écoute et de l'ouverture». «Pour le moment, et c'est bien normal, ils observent un devoir de réserve» sur les questions belges, poursuivait-il. «Mais je vous assure que si en Belgique les choses venaient à s'accélérer, en France on serait prêt à agir!»
Etait-ce dû l'heure trop matinale? Toujours est-il qu'on avait tout de même un peu de mal à prendre tout cela très au sérieux.
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21/07/2011
Une fête (un peu surréaliste?)
La fête nationale en Belgique, ce jeudi. Les Parisiens n'étant pas rarement taquins, il ne nous étonnerait pas que, en cette journée du 21 juillet, on se fasse un peu chambrer. On entend déjà la boutade, du genre: «La fête nationale!?! Il n'y a plus de gouvernement depuis plus d'un an dans ta Belgique, mais il y a encore une fête nationale?!?» Le cas échéant, n'ayant eu ni l'énergie, ni le temps de préparer une argumentation convaincante, on improvisera une répartie, qui vaudra ce qu'elle vaudra...
En attendant, et en tout cas, «Meilleurs voeux» – comme on dit le 21 juillet au Palais royal de Belgique – aux internautes belges qui passeraient par ce blog aujourd'hui.
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31/03/2011
Un engouement (déclinant)
«La suppression du chèque n’est pas une option aujourd’hui». Dixit hier la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. A qui vient d'être remise une étude confirmant que ce moyen de paiement restait très utilisé par les Français. Le chiffre a de quoi donner le tournis: en 2009 en France, premier pays utilisateur de chèques en Europe, 3,3 milliards de chèques ont été émis!
Dans des pays comme la Belgique, où le chéquier a quasiment disparu, l'engouement persistant des Français pour le chéquier a toujours été un sujet d'étonnement, voire d'amusement. Deux petites remarques.
La première, tirée de notre humble expérience personnelle. Autant, quand on vivait en Belgique, on n'a jamais eu le moindre chéquier, autant, depuis dix ans qu'on habite en France, on y est devenu assez accro. C'est vraiment pratique pour toutes ces dépenses qu'on ne peut régler par carte bancaire et dont on ne peut prévoir le montant exact à l'avance, et donc se munir du liquide ad hoc: la consultation chez le médecin ou à l'hosto, la visite à domicile d'un plombier ou d'un réparateur, etc. Très pratique aussi quand on doit envoyer un paiement par courrier: en France, les virements bancaires sont infiniment plus compliqués et coûteux à faire qu'en Belgique, où ils sont monnaie courante.
La seconde remarque est tirée des chiffres. On l'ignore souvent à l'étranger, mais, d'année en année, les Français utilisent tout de même de moins en moins le chèque. Cela ne date pas d'hier. Dès 2003, le nombre de transactions par cartes bancaires a dépassé celui des opérations par chèques. On est donc loin des années 80, où 70% des transactions en France se faisaient par chèque. Aujourd'hui, attestent les statistiques de la Banque centrale européenne, le chèque n'intervient plus que dans 19% des transactions dans ce pays, contre 40% pour les cartes, 21% pour les virements, et 19% pour les prélèvements.
Cela dit, si l'utilisation du chèque décline en moyenne de 5% chaque année en France, toucher à ce moyen de paiement relève encore largement du tabou. Pour preuve, cela fait vingt ans au moins que, tel un serpent de mer, revient, avant de disparaître aussitôt, le projet de rendre payante l'utilisation des chèques. Jamais, cependant, une banque n'a osé franchir le pas. Et ce n'est pas demain qu'un parti politique préconisera la fin de la gratuité de ce moyen de paiement.
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06/01/2011
Un air de famille
Les Français se plaignent beaucoup de la SNCF, cet hiver. Et particulièrement ces jours-ci – si vous avez raté cela, lire par exemple ici. Les pataquès de ces dernières semaines risquent d'ailleurs d'amener pas mal de gens à signer une pétition lancée il y a peu, par des usagers qui «n’acceptent pas d’être traités comme des vaches à lait: juste bons à être entassés dans des trains qui arrivent en retard et à payer toujours plus pour un moindre service».
Mais, finalement, pendant les épisodes hivernaux comme on dit, la SNCF fonctionne-t-elle beaucoup plus mal que la SNCB? On n'en est pas sûr. Dernièrement, en tout cas, à l'occasion de notre rapide passage annuel en Belgique pour la Noël, on ne s'est pas senti trop dépaysé.
Ainsi, dans le plat pays, on a eu droit à des guichets totalement fermés pour cause de jour férié; les usagers étant priés de se débrouiller pour les horaires, les tarifs, les correspondances, etc. On a eu droit à des trains bruxellois de banlieue passablement cafouilleux – mais on les a trouvés moins sales que nos RER parisiens. Droit à des quais verglacés car ils n'avaient pas été salés (vol plané, relativement gracieux, en descendant d'un omnibus sur le quai d'une gare du Brabant wallon). Droit à des gares qui, à l'exception de salles d'attente ridiculement exiguës et donc archi-bondées, n'étaient pas du tout chauffées: glaciales, du coup. Droit à des toilettes publiques, dans ces gares, qui, en pleine journée, étaient inexplicablement fermées.
En ce qui concerne le Thalys, le trajet Paris-Bruxelles, on l'a fait... debout. Comme dans le métro de Paris aux heures de pointe. Même pas un strapontin, ni même assez de place pour s'asseoir par terre. Cet après-midi-là, en effet, les occupants des trois Thalys précédents, annulés à cause de la neige, avaient été regroupés dans notre train. Du coup, les réservations ne valant plus, la foule était debout et à touche-touche (*). Quant au trajet de retour Bruxelles-Paris, ce furent retards au départ, en cours de route et à l'arrivée, arrêts inexpliqués en rase campagne, et pas le moindre mot d'excuses bien sûr. Tout cela, finalement, faisait assez SNCF.
Sans doute faut-il voir les choses positivement. Au moins, cet air de famille hivernal assez pagailleux que semblent partager SNCF et SNCB a de quoi rassurer, par son côté routinier, ceux que cela stresse de voyager.
(*) Au passage, remplir à ras bords un TGV est-il bien bien raisonnable (ou simplement réglementaire) en termes de sécurité? Si notre Thalys effroyablement bondé avait déraillé, ou si une bombe y avait explosé, combien de voyageurs auraient-ils été empêchés physiquement, rien que par la cohue, de gagner les issues de secours? Combien de morts en plus aurait-on déploré par rapport à un train qui aurait été normalement rempli? Et, le cas échéant, qu'aurait-dit la société Thalys? Cet après-midi-là, personne à bord de notre TGV n'avait l'air de se poser ces questions.
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06/12/2010
Une futilité
Saint Nicolas: c'est un sujet complètement futile, mais, parfois en France, même les sujets les plus dérisoires donnent lieu à controverses. Et c'est le cas en ce moment avec ce vénérable vieillard barbu qui, chaque 6 décembre, débarque dans les chaumières avec sa hotte remplie de cadeaux et de friandises. Il n'est que peu fêté dans l'Hexagone, qui lui préfère le Père Noël. A l'exception toutefois des zones frontalières avec le plat pays (Nord-Pas de Calais, etc.) ou de régions comme la Picardie, l'Alsace ou la Lorraine, qui eux aussi, ce lundi, mettent les «enfants sages» à l'honneur. Et c'est précisément dans ces deux dernières régions que l'affaire fait débat.
En effet, les villes lorraines de Nancy et St-Nicolas de Port ont, l'été dernier, déposé la marque Saint Nicolas à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Objectif? Se «prémunir des petits malins qui auraient eu l'idée de déposer cette marque à notre place et qui auraient pu attaquer les produits utilisant des appellations comme «marché de Saint Nicolas» ou «pain d'épices de Saint Nicolas», que nos artisans locaux commercialisent à cette époque de l'année». Problème? Dans le département du Haut-Rhin (Alsace), se déroulent chaque début décembre une trentaine de marchés, foires et autres fêtes de la Saint Nicolas. Les Alsaciens craignent donc que les Lorrains obtiennent de facto le monopole de la Saint Nicolas et en arrivent à accuser de contrefaçons les festivités et produits gastronomiques sur le même thème émanant d'autres départements. La chose est futile? Non, elle est sérieuse visiblement, puisque le député (UMP) local menace rien moins que de saisir la justice si, d'ici à février, la Lorraine ne fait pas marche arrière à l'INPI. Un recours a d'ores et déjà été préparé devant le tribunal de Nancy.
Ce week-end, les médias français ont énormément tartiné sur cette affaire (ici, par exemple). Comme si eux-mêmes étaient étonnés qu'une telle futilité folklorique puisse dégénérer en guerre ouverte entre deux départements. Apparemment, rien n'est jamais simple en France, y compris en ce qui concerne les sujets a priori les plus innocents.
12:39 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : folklore, art de vivre, gastronomie, belgique, economie, justice
23/11/2010
Une découverte stupéfiante
Le Thalys, ce train international si bien connu des Belges, ne transporte visiblement pas que des touristes et des hommes d'affaires. A l'occasion, il véhicule aussi des trafiquants et autres contrebandiers. C'est la raison pour laquelle, dans ces trains, on peut apercevoir de temps en temps des agents en civil déambulant anonymement et l'air de rien dans les rames, qui soudain sortent des brassards de leurs poches, les passent à leurs biceps, puis, à la stupéfaction générale des voyageurs, fondent sur un passager et/ou sur son bagage suspect en déclinant leur qualité de douanier. Ces douaniers patrouillant dans les Thalys y ont fait, dernièrement – ainsi que l'a annoncé hier la direction des douanes françaises – une découverte stupéfiante, au propre comme au figuré.En janvier 2007 déjà, à la gare de Paris Nord, les agents de la «Brigade de Surveillance Intérieure Transmanche de Paris» avaient découvert 14,4 kilos de cocaïne dans les bagages de huit passagers d'un Thalys à destination d'Amsterdam. Les stupéfiants étaient dissimulés dans «des paniers garnis contenant des friandises et des boîtes de conserves qui paraissaient reconditionnées». Rebelote il y a dix jours, et pour une prise plus importante encore. A la gare de Paris Nord de nouveau, dans un Thalys toujours mais cette fois à destination de Rotterdam, les douaniers de cette même brigade ont découvert pas moins de... 22,6 kilos de cocaïne, dans les sacs de voyage de deux femmes.
Des valises pleines à craquer de coke, donc. Il faut oser. Nous, on aurait cru que les trafiquants de cet acabit prenaient plutôt la peine de ne convoyer, dans ce genre de trains, que de petites quantités de stupéfiants chaque fois bien dissimulées dans des bagages très volumineux. On avait manifestement tout faux: c'est par valises entières que, dans le Thalys en tout cas, ce genre de marchandises est convoyé.
22,6 kilos de cocaïne saisis en une seule prise, cela peut paraître énorme, mais ce n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux montagnes de produits stupéfiants interceptés chaque année par les douaniers français. Ainsi, en 2009 (dernières données disponibles), toutes saisies confondues, ils ont mis la main sur plus de 5 tonnes de cocaïne: record historique, et chiffre en progression de 15% par rapport à l'année précédente. Pour ceux qu'intéresse l'ampleur du paradis artificiel annuel saisi puis détruit, envolé en fumée somme toute, par les douaniers français, quelques chiffres encore. Outre ces 5 tonnes de coke, ont été saisis en 2009: 37 tonnes de cannabis, 2500 kilos de khat, 432 kilos d'héroïne, 350 kilos d'amphétamine, 29000 doses d'ecstasy et 4000 doses de LSD.11:22 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transports, sécurité, police, belgique
15/11/2010
Une belgitude?
Il y a comme une certaine belgitude dans le processus ayant abouti hier soir à la formation du nouveau gouvernement français – le gouvernement Fillon V dit-on, Fillon XIII en fait, si l'on calcule bien tous les mini-réajustements ministériels intervenus depuis l'accession de l'intéressé à Matignon, en 2007. Une belgitude? C'est en tout cas ce qu'estimait, dès hier midi, l'influent, l'omniprésent en tout cas, commentateur politique Alain Duhamel. Qui, à la télé, jugeait (s'effarait?) en substance que ce remaniement ministériel français ait «des airs de remaniement belge». Puisque ce qui caractérisait selon lui cette opération, c'était la longueur des tractations l'ayant précédée, digne d'un système politique non majoritaire mais à la proportionnelle, où chaque famille a l'habitude de longuement négocier ses aires d'influence.
Ce qui est sûr et était spectaculaire, en tout cas, c'est que la France, ce week-end, a vécu avec un gouvernement en régime d'affaires courantes. Ce qui est très habituel en Belgique, mais est rarissime dans l'Hexagone.
En haut lieu, d'ailleurs, on ne semble pas encore tout à fait remis de cette innovation. Ainsi, en milieu de matinée ce lundi, sur le portail web officiel du Premier ministre (ici), à la sous-rubrique "Composition du gouvernement", la liste de l'équipe au pouvoir ne comportait encore et toujours, comme toute la journée dimanche, ... qu'un seul et unique nom. Celui de François Fillon, seul à avoir été confirmé dès dimanche matin dans ses fonctions. Aucune trace, en revanche, des 30 collègues du Premier ministre. Officiellement donc, électroniquement en tout cas, le gouvernement français est constitué en tout et pour tout d'une seule personne...
Sans doute le webmaster de Matignon n'a-t-il pas entendu son réveil, ce matin.
11:31 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, fillon, belgique, internet, technologies
01/09/2010
Une histoire belge
C'est un sujet bien plus léger que celui d'hier. Très anecdotique même. Mais on va l'évoquer aujourd'hui puisque c'est la dernière histoire belge qui circule à Paris. Et, si l'on en juge au nombre de Parisiens qui nous en ont parlé dernièrement, l'anecdote circule pas mal ici. Elle concerne Vélib, le fameux système parisien de location de vélos en libre service. L'autre jour, deux de ces bicyclettes parisiennes ont été retrouvées... à Bruxelles!Après avoir manifestement été volés à Paris, ces vélos avaient, 300 kilomètres plus loin, été sagement accrochés aux bornes de l'équivalent bruxellois de Vélib. Qui est tout autant signé Decaux et qui, dès lors, bénéficie d'un système d'accrochage identique à celui de son cousin parisien. Depuis, ces deux vélos parisiens égarés ont été rapatriés en camion jusqu'à la Ville lumière. L'anecdote a permis d'apprendre que, depuis le lancement de Vélib il y a trois ans, pas moins de 8000 de ces vélos ont déjà été dérobés. Dérobés y compris, dans de rares cas, à destination de l'étranger – ainsi en 2008, un touriste parisien avait pris une photo d'un Vélib sur lequel il était tombé par hasard lors d'un voyage dans le fin fond de la Roumanie.
Au-delà de l'aspect moral de la chose – enfreindre la loi, privatiser un moyen de locomotion relevant tout de même d'un service au public, etc etc –, on n'a pas encore très bien compris le but que poursuivaient les malandrins. Mais, vu le poids effarant de ces vélos, vu donc leur relatif inconfort, vu aussi leur état général, souvent très dégradé, on espère vraiment pour ces brigands qu'ils n'ont pas accompli en Vélib la route de Paris à Bruxelles.
10:57 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : transports, paris, belgique
28/07/2010
Une fameuse nuance
Qui a dit que Nicolas Sarkozy était insensible aux critiques? A 17 heures ce mercredi, se tient à l'Elysée le sommet si controversé consacré à la communauté des gens du voyage. Or, manifestement, les communicants en chef de la Présidence sont soucieux de quelque peu rectifier le tir à ce sujet.
En effet, dans l'agenda officiel du chef de l'Etat, ce sommet est très sobrement présenté comme étant une «réunion ministérielle pour faire le point sur la situation des gens du voyage et des Roms». C'est une fameuse nuance par rapport à la dénomination initiale de cette réunion. A l'origine, Nicolas Sarkozy avait parlé d'un sommet sur «les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» - allusion aux violents heurts et graves dégradations commis il y a peu, dans le Loir et Cher (Région Centre), par des membres de cette communauté endeuillés par la mort d'un des leurs: jeune braqueur présumé tué par la police. Une telle approche présidentielle, exclusivement sécuritaire, de la situation de cette communauté a suscité un tollé. Voilà la droite accusée de dérive ethnique dans sa politique sécuritaire. Et voilà Nicolas Sarkozy décrié comme s'étant une fois de plus laissé emporter dans un «tourbillon populiste», destiné à «inventer une nouvelle catégorie de boucs émissaires».
Sans doute les éminences participant à ce sommet n'auront-ils pas le temps, avant de se rendre à l'Elysée, de relire – comme on l'a fait hier soir - «Les Bijoux de la Castafiore», la BD de Hergé. C'est bien dommage.
Car, dans cette aventure de Tintin – qui, si on ne s'abuse, date du début des années 60 –, sont déjà évoqués les conditions de vie catastrophiques réservées à cette communauté des gens du voyage, la stigmatisation dont elle est si souvent victime, et les clichés («voleurs de poules», etc.) qui lui ont toujours été accolés. Pour la petite histoire, et si vous n'aviez pas gardé un souvenir précis de cette lecture de votre enfance, les romanichels établis sur un campement voisin du château de Moulinsart avaient été injustement soupçonnés d'avoir dérobé l'émeraude de la fameuse cantatrice, qui à longueur de journées, saisit d'effroi sa fidèle camériste en s'écriant: «Ciel! Mes bijoux! Irmâââ! Mes bijoux?!?». Mais, en fait, ledit vol avait été commis par une pie, dans le nid de laquelle Tintin avait découvert également des éclats de verre, une bille d'agate et un monocle...
11:17 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, sécurité, gouvernement, langue française, bande dessinée, belgique



