17/04/2013
Une étourderie ministérielle
1,4 million. C'est le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui-même qui a donné le chiffre, sur une radio ce matin. Les pages du site web du gouvernement où est mis à nu le patrimoine des ministres – ce qu'on évoquait hier – ont accueilli 1,4 million de visiteurs, en 24 heures. Une telle affluence d'internautes sur un site web officiel, c'est du jamais vu dans les annales. Chacun jugera si est naturelle ou malsaine, cette curiosité du grand public pour le contenu du portefeuille de ses hauts dirigeants.
L'opération, en tout cas, a permis au moins de mettre au jour l'une ou l'autre curiosité. Ainsi, deux ministres du gouvernement – qu'on aura la charité de ne pas nommer – sont en infraction avec la loi. Et c'est l'étalage de leur patrimoine qui a permis de le constater.
En effet, ces éminences ont chacune deux livrets A, détenus dans deux établissements bancaires différents. Or, s'agissant de ces livrets d'épargne réglementés, de tels doublons sont désormais strictement interdits – c'est expliqué par exemple ici. Dès lors, si on leur applique la loi, ces ministres étourdis devraient être sanctionnés: se voir infliger une amende fiscale égale à 2% de l'encours du livret surnuméraire. Voire, en cas de fraude aggravée (des doublons de plusieurs produits d'épargne réglementés), être contraints de rembourser tous les intérêts indument accumulés.
Le montant du manque à gagner que cette rectification représenterait pour ces deux membres du gouvernement serait ensuite, bien sûr, défalqué de leur déclaration de patrimoine...
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04/04/2013
Un autre aveu, au passage
Il faudrait savoir. François Hollande dixit (ici) hier, à propos de son ministre déchu Jérôme Cahuzac: «Il a quitté le gouvernement, à ma demande». Le même François Hollande le 19 mars dernier (là et là), soit le jour du départ de l'intéressé: «Le président de la République a mis fin aux fonctions de M. Jérôme Cahuzac, à sa demande», et salue «la décision qu’il a prise de remettre sa démission».
En quinze jours, donc, le discours de l'Elysée concernant ce départ gouvernemental a complètement changé: la démission d'abord prétendument volontaire est devenue ensuite officiellement imposée.
Mais sans doute ne s'agit-il que d'un détail, personne à Paris n'ayant évidemment jamais cru à cette fiction (à... ce mensonge?) selon laquelle Jérôme Cahuzac avait quitté ses fonctions de son plein gré.
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21/02/2013
Un «métier exceptionnel»
Des soldats français ont beau mourir au combat, en ce moment – on l'évoquait hier –, les forces armées de ce pays n'en poursuivent pas moins leurs campagnes de recrutement. Avec sans doute l'espoir que ces actualités dramatiques n'entameront pas le volontarisme des candidats au service de la patrie.
Après, dernièrement, l'armée de terre (relire ici), c'est à présent la marine qui met les gros moyens, pour tenter d'attribuer 2984 postes disponibles. Cela va du plongeur démineur au mécanicien naval, en passant par le matelot fusilier marin, le guetteur de la flotte, le météorologiste océanographe, ou le... professeur d'anglais.
Gros moyens financiers: cette campagne a été confiée à Euro RSCG carrément, une des plus grosses (et coûteuses) agences de pub de la place. Gros moyens iconographiques: les visuels montrant des marins en pleine action, rien qu'à les voir on sent l'air du grand large, le mazout et la testostérone. Gros moyens argumentaires: les salaires proposés n'étant pas toujours mirobolants – 734€ nets par mois, soit moins que le SMIC, pour un volontaire matelot (mais l'hébergement et la nourriture sont gratuits) –, monts et merveilles sont promis aux candidats. Du coup, après «la vie hors du commun» promise par l'armée de terre, voilà la marine qui vante «un métier exceptionnel, permettant de découvrir d'autres rivages».
Avec la proportion de jeunes Français qui sont au chômage (un sur quatre, en gros), il devrait bien s'en trouver quelques dizaines ou centaines prêts à se lancer dans cette aventure. Bon vent, donc, aux gars/filles de la Marine en devenir.
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20/02/2013
Une identique pudeur
"Le changement, c'est maintenant", mais, qu'ils soient de gauche ou de droite, les gouvernants font preuve des mêmes pudeurs, quand il leur faut annoncer une douloureuse nouvelle à l'opinion. On en a eu un exemple éclatant hier, en fin de journée. Quand a été confirmée la mort au Mali du deuxième militaire français tué dans ce pays, depuis que la France y est engagée.
Il s'appelait Harold Vormezeele, et était sergent-chef au deuxième régiment étranger de parachutistes de Calvi. Son visage est dans tous les médias français, depuis hier soir. En revanche, remarquez que, à première vue, nulle part n'est mentionné l'âge de l'intéressé. Et pour cause: les communiqués d'hommage à sa mémoire, diffusés hier soir par l'Elysée, le Premier ministre et le ministre de la Défense, ne donnent pas cette information.
Ce faisant, François Hollande et les militaires suivent la tendance qu'avait impulsée Nicolas Sarkozy. Qui, au fur et à mesure que les pertes s'accumulaient dans les troupes françaises engagées en Afghanistan, avait fini par ne plus mentionner l'âge de ces militaires tués au combat. S'il est besoin de le préciser, ces soldats étaient souvent très jeunes (relire par exemple ici ou là).
De gauche comme de droite, donc, les autorités et/ou leurs communicants jugent probablement que, en de pareilles circonstances et en dépit des exigences de transparence, cet élément d'information n'a pas forcément à être rappelé à l'opinion.
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01/02/2013
Une «vie hors du commun»
«Bonjour, je suis le caporal Dupont. En quoi puis-je vous aider?» Ce vendredi, cela fait trois semaines jour pour jour que la France est entrée en guerre: au Mali – où, a-t-il été annoncé ce matin, François Hollande se rendra samedi. Alors que cette opération est en cours, l'armée française mène une vaste campagne de recrutement. Via notamment les services d'une petite figurine baptisée caporal Dupont, qui, sur le site web dédié, répond très cordialement à toutes nos questions.
L'armée, qui espère recruter 10.000 personnes, cible surtout les jeunes «à la recherche d'une vie professionnelle pleine de sens et hors du commun». Sa campagne «valorise l’épanouissement personnel – pour moi – tout en mettant en avant la double dimension du sens et de l’utilité de l’engagement comme soldat: pour mes camarades, pour ma famille, pour mes amis, pour mes concitoyens, pour la collectivité, pour la France – pour les autres».
Cela change de la dernière campagne, qui avait fait pas mal de bruit (relire notamment ici). «On ne peut pas parler aux jeunes comme avant», selon le général Benoît Royal, responsable du recrutement à l'armée de terre. «Le slogan "Devenez vous-même", utilisé lors de la précédente campagne, est devenu "Pour moi, pour les autres: s'engager". La quête de sens ajoutée à la promesse d'épanouissement personnel. Car les jeunes d'aujourd'hui veulent être utiles, et le métier de militaire par essence est un métier de service».
Des jeunes qui – un certain prince britannique en premier – sont très imprégnés par la culture et les codes des jeux vidéo, guerriers notamment. Une motivation supplémentaire pour postuler? «Ce sont les jeux vidéo qui s'inspirent de nous, pas l'inverse», a répondu le général Royal au «Figaro» qui, l'autre jour, lui a posé la question. Pour le militaire, pas de doute: «La guerre n'est pas un jeu».
Tiens, à propos, on n'a plus aucune nouvelle de la procédure disciplinaire qu'avait annoncée l'armée, récemment. Contre ce soldat français servant au Mali, qui n'avait rien trouvé de mieux que de s'y faire photographier affublé d'un masque sorti du jeu vidéo, très belliqueux, «Call of duty».
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23/01/2013
Une suggestion lexicale
"Hashtag". Mot très disgracieux, a-t-on toujours trouvé – mais, les goûts et les couleurs... Terme qui, si d'aventure et par extraordinaire cela vous avait échappé, s'utilise, s'agissant de la plateforme de microblogging Twitter, pour regrouper tous les messages parlant d'un même sujet. Dans son édition de ce matin, le très sérieux Journal officiel recommande (ici) de préférer, à ce "hashtag", un terme français.
A savoir, non pas "mot-clé", comme il serait immédiatement venu à l'idée, mais le plus subtil "mot-dièse". En référence au signe # ou dièse, qu'un hashtag d'office comporte.
"Dièse". Mot si musical, et qui nous a toujours semblé délicieusement hexagonal. Quitte à le prendre en grippe, quand un automate l'ânonne en boucle dans des formules pré-enregistrées du type «Pour revenir à tout moment au menu de départ, appuyez sur la touche dièse», etc.
"Mot-dièse". On aime plutôt bien. Mais les férus de médias électroniques ne risquent-ils pas de trouver ce terme trop peu techno, voir un rien suranné?
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30/10/2012
Une «expérience unique», jusqu'au «désastre»?
Piquante coïncidence. L'armée française, en ce moment, se débat, comme l'an dernier, avec un énorme problème de logiciel informatique. Il entraîne des retards et des erreurs dans le paiement des soldes, qui plongent d'innombrables militaires et leurs familles dans de grandes difficultés financières. Ce matin encore, sur une radio, on entendait le ministre de la Défense pester contre ce bug «invraisemblable» et «stupéfiant». De son propre aveu, «le désastre est grand». C'est néanmoins ce moment qu'a choisi l'armée pour, ce mardi, lancer... une grande campagne nationale de recrutement.
Sans doute les hauts gradés se disent-ils que, de toute manière, les 15-24 ans, «cœur de cible de cette campagne», ne suivent pas trop les infos dans les médias, et ne sont donc pas au courant de cette pénible actualité – qui ne doit pas vraiment donner envie de s'engager.
Ce recrutement 2012 est moins tapageur que celui de 2010, qui avait fait grand bruit (relire notamment ici). Il promet toutefois de faire vivre «une expérience interactive et unique» aux jeunes. En participant à un jeu vidéo baptisé «À l'épreuve de l'air», ils pourront «passer à l'action»: prendre part «à une série de missions aériennes virtuelles directement inspirées de la réalité des militaires de l'Armée de l'air».
Jeudi, sera lancée aussi une websérie, dont les ses six épisodes seront diffusés pendant tout le mois de novembre sur la chaîne MSN Divertissement. Et l'armée, qui, mais oui, est branchée, précise qu'il s'agira d'un «dispositif relayé par un plan média sur MSN®, Windows Live® et Xbox LIVE®».
Les protagonistes de cette télé-réalité kaki? Deux internautes, recrutés par casting. «Amandine et Paul ont été sélectionnés pour vivre les métiers des aviateurs en immersion totale sur une base aérienne de l’armée de l’air. Les deux candidats incarnent tour à tour un contrôleur aérien, un pompier de l’air, un mécanicien armurier ou encore un commando de l’air dans leur vie quotidienne».
On ne sait si les concepteurs de cette campagne ont poussé le souci du réalisme jusqu'à faire vivre aux participants «l'expérience unique»... des fin de mois difficiles, dues au «désastre» de l'informatique militaire: les comptes bancaires en découvert, les crédits qu'on ne peut plus rembourser, les coups de fil énervés du banquier, les coûteux agios que, bien entendu, il ne manque pas de prélever, etc.
Encore bravo.
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20/07/2012
Une occasion manquée
Comme un malaise, cette semaine, aux Affaires étrangères françaises. Il fait suite à la condamnation à mort, en Afghanistan, du soldat afghan qui, en janvier, tua cinq militaires français alors qu'ils étaient en train de faire un footing. La peine capitale, donc. Or, comme chacun sait, la France y est, par principe, farouchement opposée.
Que pense le quai d'Orsay de cette condamnation à mort? Interrogé lors d'un de ses briefings de presse quotidiens, cette semaine, le porte-parole des Affaires étrangères a biaisé. En résumé – le verbatim est ici – : «Nous prenons note du verdict. S'agissant de la position de la France sur la peine de mort, vous connaissez notre position, en tous lieux et en toutes circonstances».
Dans cette affaire, donc, Paris n'a qu'implicitement condamné le recours à la peine de mort. C'est très exceptionnel. Habituellement, en effet, lorsque des condamnations de ce type surgissent dans l’actualité et que le quai d'Orsay est invité à les commenter, il s'astreint systématiquement à un double rappel, explicite. Un: l'«engagement constant» de la France en faveur de «l'abolition de la peine de mort, quels que soient les lieux et les circonstances». Deux: l'appel de Paris «à un moratoire universel, comme première étape vers l'abolition définitive de la peine de mort».
Une communication différente a donc été choisie, dans ce cas précis. Parce que les victimes du condamné à mort sont Françaises. Et parce que, comme l’a dit le porte-parole du quai d’Orsay, «nous pensons aujourd'hui non seulement à nos soldats, mais également à leurs familles, toujours dans le deuil».
La compassion est parfaitement louable: en général, et dans ce cas particulier plus que jamais. On trouve très dommage, toutefois, que l’occasion n’ait pas été saisie, en haut lieu, de montrer qu’il est possible d’être sensible au sort des victimes et, dans le même temps, indigné par la mise à mort de leur assassin. Depuis quand la compassion exonère-t-elle du courage? En vertu de quoi contraindrait-elle d’office à l’incohérence?
D’autant que la langue française est riche, et que l’on sait infinies les subtilités caractérisant par nature le langage diplomatique. Sans trop d'efforts, dès lors, la France aurait parfaitement pu, dans son commentaire officiel de cette actualité, faire preuve d’une cohérence politique qui ne soit pas humainement insultante.
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11/07/2012
Un certain scepticisme
C’est bien de saison, en ces périodes de transhumances vacancières: entre info (alléguée) et pub (gratuite), un fabricant de navigateurs GPS a publié hier une étude sur les villes les plus embouteillées d'Europe. Etude qui a bénéficié d’une large couverture médiatique en France; mais, a-t-on trouvé, sans beaucoup de nuances.
Ce classement était présenté comme ayant été élaboré sur la base d’un «indice d’embouteillage». Indice qui serait lui-même issu des temps de trajet réels des automobilistes utilisant les navigateurs de cette marque, temps calculés par ces machines. A en croire ce palmarès, Paris serait moins embouteillé que Marseille ou Bruxelles, Varsovie décrochant la funeste première place.
Pour Varsovie, on n’en sait rien: on n’y a jamais vécu. En revanche, les embouteillages à Bruxelles, Marseille ou Paris, on les connaît bien, ou on les a bien connus. Si on n’a pas gardé un agréable souvenir en la matière ni de la capitale belge, ni de la cité provençale, on n’a pas du tout le sentiment qu’à Paris ces dix dernières années, le chaos de la circulation se soit beaucoup amélioré.
Un certain scepticisme, donc, face à ces données.
D’autant qu’il n’y a pas si longtemps, deux études portant sur un sujet identique ont conclu… de manière diamétralement opposée.
Ainsi, une société d'info-trafic américaine, se basant sur les données d’Eurostat (l'office européen des statistiques), a présenté Paris comme étant bel et bien la métropole la plus embouteillée d'Europe. Sur les dix points noirs européens pour les automobilistes, le périph’ arrivait même largement en tête.
Une autre étude, menée par un géant de l’informatique auprès de 8.192 conducteurs, avait elle aussi attribué à Paris la plus longue durée d’embouteillage, sur vingt villes européennes analysées.
Pas sûr, dès lors et en fin de compte, que l’automobiliste parisien ne soit pas le plus à plaindre, de tous ses congénères européens.
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09/07/2012
Une atmosphère «vagabonde et rustique»
«Une nouvelle ambiance végétale», due au recours à des plantes «vagabondes et rustiques». On se croirait dans un épisode de la série télé «La petite maison dans la prairie». Mais non: on est en plein Paris. Du moins, dans le Paris décrit par les grands communicants du maire, Bertrand Delanoë, qui en font toujours des tonnes pour montrer la «Ville lumière» sous un jour mirifique.
Cette nouvelle ambiance bucolique en pleine ville, ce serait celle, bientôt, des contrebas de l'Hôtel de ville, le long des quais de Seine. A l'issue des travaux d'aménagement prévus cet été, comme le long d'une bonne partie de la rive droite. Au programme: création de passages piétons, aménagement d'une piste cyclable, mise en place d'un nouveau mobilier urbain, etc. L'objectif? «Apaiser la circulation», aboutir à «un meilleur partage de la voirie». En clair, et au-delà de, à nouveau, ces grands mots de communicants? Réduire la place de la bagnole: par exemple en rétrécissant les voies de circulation. Le tout, dans la perspective du vaste projet de réaménagement des voies sur berges, qu'a revitalisé l'arrivée au pouvoir des socialistes, en mai (relire ici) – le précédent gouvernement avait mis le projet au frigo .
En attendant, et très prosaïquement, ces travaux auront pour impact de limiter la dimension de l'édition 2012 de Paris Plages. La mairie l'a confirmé, ce matin: cet été, il s'agira d'«une édition un peu particulière, puisque la manifestation devra, sur la voie Georges-Pompidou, céder du terrain devant le chantier». Dès lors, la plage à Paris, cette année, ce sera surtout et avant tout dans la zone entre le pont d’Arcole et les Tuileries.
Si la météo le veut bien. A ce stade, et comme déjà en juillet 2011, cela ne paraît pas donné.
12:13 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, urbanisme, transports, environnement, tourisme, communication, gouvernement
04/07/2012
Une «contrefaçon»
«What's in a name?», interrogeait Shakespeare. «Pas mal d'embrouilles», doit lui répondre, en ce moment, le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Qui, en effet, pourrait bien devoir rebaptiser «Autolib»: le service public de location de voitures électriques en libre service. D'où, des dizaines de milliers de logos à changer: sur lesdits véhicules, les stations de location, les aires de stationnement, les badges de tous les abonnés, etc. Plus, sans doute, d'innombrables dépliants publicitaires à mettre au pilon. Et toute une communication à refaire.
C'est le loueur de voitures Europcar qui a traîné la mairie en justice. Il estime que l'appellation de ce service relève de la contrefaçon par rapport à «Autoliberté», sa propre marque.
Vendredi dernier, la mairie – qui avait obtenu gain de cause en première instance – a été condamnée par la Cour d'appel de Paris. Elle lui a infligé une amende de 50.000€, et l'a contrainte à arrêter dans le mois d'utiliser une telle marque. Mais, à l'Hôtel de ville, on n'en démord pas: pas question de changer d'appellation, le contentieux est porté en Cassation. Convaincue qu'il n'y a aucune confusion possible entre les deux marques, la mairie se dit déterminée (ici) à ce que «le service public d'Autolib'ne subisse pas d'entraves majeures». Toujours est-il que le groupe privé Bolloré, concessionnaire du service, n'apprécie pas le pataquès. Il a sèchement rappelé que «c'est la Ville de Paris qui a choisi cette marque, et en est donc responsable contractuellement». Elle sera responsable aussi «des conséquences financières pouvant résulter du changement de celle-ci».
«What's in a name?» Pas mal de soucis donc, à Paris ces jours-ci. Que la mairie aurait pu éviter, cela dit. Si, à l'époque, ses grands communicants avaient mieux fait leur travail: s'ils avaient fait preuve d'un peu plus de prudence et/ou de clairvoyance. La marque «Autoliberté» ayant été déposée il y a plus de dix ans déjà, ils auraient pu s'apercevoir de son existence et entrevoir les problèmes qu'était susceptible de poser l'utilisation par eux d'une marque aussi voisine.
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27/06/2012
Un effet d'entraînement?
Le début des soldes d'été, ce mercredi en France. A Paris, cela a été la ruée dans les grands magasins dès... 8 heures du matin.
On l'écrivait hier: décision de justice oblige, il n'y aura pas de nocturnes exceptionnelles cet été, ni au BHV, ni aux Galeries Lafayette-Haussmann. Et pas non plus au Printemps? L'info circule (ici, notamment), depuis 24 heures. Le groupe Galeries Lafayette aurait décidé d'étendre à cette enseigne aussi le jugement rendu par le tribunal. Jugement qui aurait donc un effet d'entraînement. Le groupe aurait également convenu de ne pas faire appel. Cependant, les horaires d'ouverture du Printemps-Haussmann pour cette semaine (là) annoncent toujours des nocturnes ces jours-ci: jusqu'à 21, voire 22 heures.
En tout cas, ce qui est frappant depuis le début de la semaine, c'est la grande discrétion médiatique, sur ce sujet, du géant du commerce français qu'est le groupe Galeries Lafayette.
Qui sait ses communicants ont-ils estimé que faire du bruit dans le médias sur des questions aussi prosaïques que les horaires de travail ou les grilles salariales risquait de faire de l'ombre (un peu) à leur campagne de com' – elle très massive, comme à chaque fois – sur l'ouverture des soldes. Qui sait ont-ils jugé qu'en termes d'image, il valait finalement mieux, pour une société se revendiquant (ici) «éthique, responsable et équitable», de ne pas trop s'étendre sur cette actualité juridico-syndicale.
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30/05/2012
Un fameux toupet
A dix jours du premier tour des législatives, on s'étonne un peu de ne pas encore avoir reçu, comme lors de précédentes campagnes électorales, de coups de fil intempestifs à la maison, émanant de politiques faisant leur promo par téléphone. Via des automates, qui invitent à taper sur la touche X ou Y pour entendre le message prétendument personnel laissé par tel ou tel candidat à tel ou tel mandat. A l'époque, on n'avait pas trop bien pris cette intrusion politique dans notre brave petite vie quotidienne. Et on avait raccroché, illico.
Pas encore subi de démarchage électoral par téléphone, mais, visiblement, affluent les plaintes d'électeurs relatives à des mails indésirables de ce type.
C'est qu'a annoncé la Commission de l'informatique et des libertés (CNIL), hier. Elle a adressé une «recommandation» aux candidats députés et à leurs partis, pour que soient mieux respectés les droits des personnes en matière de communication électronique. Cet organe dit avoir enregistré «de fortes réactions» d'électeurs ayant reçu des messages politiques non sollicités. Ainsi, tout particulièrement, «les Français de l'étranger, dont les adresses électroniques figurent sur les listes électorales consulaires librement consultables par les partis politiques, ont adressé de nombreux témoignages» irrités à la CNIL.
Qui a donc sommé les partis de rappeler deux règles à leurs candidats. La nécessité d'un consentement préalable de la part des destinataires des messages de sollicitation à caractère politique. Et le droit de toute personne à «s'opposer, sans frais, à la collecte ou à l'utilisation de son identité et de ses coordonnées», électroniques y compris.
Cela paraît le bon sens même, mais ce n'est manifestement pas toujours mis en pratique par les candidats. En témoignent les exemples assez effarants cités (ici) par la la CNIL. Et qui montrent bien le toupet, fameux, dont sont capables certains politiciens, pour parvenir à leurs fins.
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24/05/2012
Un dénigrement, oui. Une dérision, non
A peine en a-t-on fini avec les spots de la campagne officielle pour l'élection présidentielle que voilà les clips pour les législatives. Dans un récent règlement, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) fixe les modalités de cette communication, jusqu'au moindre détail – par exemple, le minutage de ces clips, à la seconde près. Dans ce texte, on trouve aussi la réponse à une question que l'on s'était posée, pendant la campagne présidentielle.
A plusieurs reprises, à la vue des spots électoraux – ou des tracts imprimés – vantant tel ou tel candidat à l'Elysée, on s'était dit que cette propagande allait tout de même assez loin. Assez loin dans le dénigrement de l'adversaire: à coups d'arguments de mauvaise foi, de raccourcis, et de caricatures. La pub électorale comparative et mensongère est-elle donc permise, en France? C'était la question que l'on s'était posée.
La réponse? Oui et non, si l'on décrypte bien la note du CSA.
Oui? Ce règlement n'interdit aucunement aux candidats de dénigrer leurs adversaires. Non? Il leur interdit de les «tourner en dérision». Nuance.
Cette nuance, tentons de la cerner à l'aide des synonymes que donne «Le Robert» pour les termes dénigrement et dérision. Pas de dérision permise? Dès lors, les clips électoraux ne peuvent donner dans le dédain, l'ironie, le mépris, le persiflage, la raillerie, la risée ou le sarcasme. Pas de dénigrement explicitement interdit? Du coup, ces spots peuvent parfaitement être dans le registre de l'attaque, la dépréciation, la critique, la médisance ou la calomnie.
Aux partis politiques de louvoyer dans ces subtilités de la langue française. Et au téléspectateur-électeur de se débrouiller avec elles, puis de voter en citoyen supposé éclairé.
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22/04/2012
Une (autre) double casquette
Bonjour à celles et ceux qui, en ce dimanche électoral, débarquent sur ce blog pour y trouver avant l'heure les résultats du premier tour de la présidentielle. Comme on n'aura pas du tout le temps, dans les heures à venir, d'actualiser ce blog, ces infos seront regroupées sur le portail de Lalibre.be. Merci de votre passage ici. N'hésitez pas, pourquoi pas, à y revenir, maintenant que vous connaissez l'adresse.
A destination cette fois des habitués de ce blog, embrayons sur la note de vendredi, dans laquelle on s'énervait (un peu) de la manière dont Nicolas Sarkozy gère sa double casquette, concernant cette fameuse diffusion, ou non, des résultats électoraux avant l'heure légale. Pour ne rien cacher, on fait (un peu) moins le malin, deux jours plus tard. Parce que, nous aussi, on est affublé d'une double casquette pas trop glorieuse.
En tant que citoyen, on est contre cette publication prématurée des résultats. C'est d'ailleurs l'avis aussi de deux Français sur trois, selon un sondage vendredi. La loi, c'est la loi. A fortiori dans un pays dont les gouvernants professent la "tolérance zéro" à l'égard de toute infraction à la loi. Tout le monde a l'air de subitement trouver idiote cette disposition interdisant la diffusion des résultats avant 20 heures? Il fallait y penser avant. Cinq ans, au moins, qu'on aurait pu modifier cette loi.
En outre, le journalisme «réseausocialisé», en 140 signes et pas un de plus, l'hystérie de l'information, l'immédiateté des événements: c'est drôle un moment, mais cela finit par lasser. Il n'y a pas de honte, à un moment où l'autre, à vouloir prendre un peu du recul sur l'événement. A ne pas engloutir n'importe quelle info n'importe comment. Pas de honte à prendre (un peu) le temps.
Mais on n'est pas que citoyen: on est aussi journaliste. Donc, ce dimanche, on n'a pas le choix. En bon soldat, on va suivre sagement les consignes de la hiérarchie, et participer à l'hystérie informative et électorale du moment. Sans états d'âme. Chaque journaliste a un petit côté mercenaire.
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02/03/2012
Une déferlante militante
Dans notre onzième arrondissement, depuis quelques jours, c'est comme si le socialiste François Hollande, Monsieur «Moi mon seul ennemi, c'est la Finance!», avait déjà été élu à l'Elysée. Comme si la France avait déjà basculé à gauche.
Du côté de Bastille, figuraient déjà depuis un petit temps, en pagaille et en nombre considérable, les affiches du populiste Jean-Luc Mélenchon: sa tête des mauvais jours – c'est le seul candidat à l'Elysée qui, sur ses affiches, ne sourit pas – et un slogan très Bastille 1789: «Prenez le pouvoir». Depuis quelques jours, a explosé le nombre de stickers révolutionnaires placardés sur les murs et le mobilier urbain: bancs publics, feux de signalisation, cabines téléphoniques, entrées de métro, etc. Cette déferlante militante, cela dit, doit sans doute moins à l'engouement que provoquerait dans Paris Monsieur «Moi mon seul ennemi, c'est la Finance!», qu'au passage, mercredi dans le onzième, du cortège syndical qui a manifesté contre l'austérité.
Il n'empêche, désormais, se promener dans ce coin de Paris, c'est au moins avoir l'occasion de réviser les grands classiques de l'exhortation prolétarienne. Entre des appels au «sabotage des usines», au «combat» contre le patronat, ou à l'«expropriation des grandes fortunes», on a l'embarras du choix.
On est même tombé sur un anonyme et étrange «Voter c'est bien. Guillotiner, c'est mieux». On n'a pas encore trop compris si cela devait être pris au sérieux, si c'était un gag, ou si cela relevait de performance artistique – sur les murs de Paris, tout est possible.
Ce sticker, aperçu pas loin de la place Léon Blum, s'il était énigmatique et anachronique, n'était pas si incongru, dans son environnement urbain.
Jadis, en effet, non loin de là, rue de la Roquette précisément, était érigée une guillotine qui servit à décapiter pas mal de malandrins.
Mais sans doute ne faut-il pas y voir un mauvais présage.
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17/02/2012
Un gros coup de vieux
Retour de Haute-Savoie. Où on a fait un saut hier, pour couvrir le premier grand meeting de Nicolas Sarkozy, à Annecy. On a été frappé par le coup de vieux pris par l'intéressé, par rapport au souvenir qu'on avait gardé de lui aux présidentielles de 2007. Hier soir, c'était frappant notamment lorsqu'il est monté sur scène. La façon qu'il a eue de gravir les marches, le pas lent avec lequel il s'est dirigé vers le pupitre: on était très loin du présidentiable bondissant d'il y a cinq ans. Et même le débit de son discours était plus lent.
Nicolas Sarkozy y a notamment évoqué le poids de la charge présidentielle. Parlant de «cinq années qui pèsent si lourd dans la vie d'un homme», il a estimé que «les Français attendent un dévouement absolu» de leur Président, ce dernier devant donc «se donner tout entier à cette tâche». «Depuis le début de mon mandat, j'en ai éprouvé, jour après jour, toutes les exigences, toute la dureté», a-t-il ajouté.
Mercredi soir, déjà, selon certains exégèses de sa déclaration de candidature sur TF1, il avait fait allusion à son vieillissement. «À 57 ans, on n'est pas fichu, on n'est pas foutu, déprimé, chez soi à attendre l'âge de la retraite!», s'était-il exclamé. Officiellement, il parlait des couturières en fin de carrière de la société de lingerie Lejaby – dont une partie ont trouvé une possibilité de reconversion grâce à l'intervention du gouvernement. Selon certains, il parlait aussi voire surtout... de lui, qui est âgé de 57 ans.
Ce gros coup de vieux, il est visible aussi sur l'affiche de campagne du candidat Sarkozy. On l'a regardée de près, et c'est frappant combien apparaissent de cheveux blancs et de rides, sur le cliché de ce visage. Là aussi, on est très loin de la fameuse photo du Sarkozy juvénile et avenant qu'avait jadis faite pour lui le grand photographe de mode américain Peter Lindbergh, en noir et blanc.
Ces marques de la vieillesse, elles aurait parfaitement pu être retouchées. Si elles n'ont pas été «photoshopées», c'est, bien sûr, que l'armada de communicants entourant le Président sortant a choisi d'user de ce poids des ans comme d'un argument de campagne.
Pour que, aux yeux de l'électeur, leur candidat apparaisse comme quelqu'un qui a vieilli, qui a donc mûri, et qui dès lors s'est assagi.
CQFD.
17:59 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections présidentielles, sarkozy, communication, publicité
31/01/2012
Un toupet
Nicolas Sarkozy n'est donc pas encore officiellement candidat à un nouveau mandat. Dimanche soir, à la télé, il a répété que sa priorité devait continuer à aller à la conduite du pays, par ces temps de crise. Mais, le moment venu, «je ne me déroberai pas», a-t-il aussi confirmé, et ce moment «approche». Aucune surprise à attendre, dès lors.
Nicolas Sarkozy n'est pas encore officiellement candidat, mais la page web intitulée http://www.nicolassarkozy2012.fr/, elle,existe déjà. Et elle est squattée par une intruse. La dame officie dans un tout autre domaine que la haute politique. Mais, avec un toupet assez comique, elle a manifestement jugé que cette usurpation de nom de domaine lui serait profitable, en termes de pub.
Cela fait des semaines, voire des mois, que l'effrontée sévit à cette page. Au vu et au su de tout le monde politique, et donc y compris des services de l'Elysée. Il n'empêche, malgré tout ce temps, les pandores (électroniques) ne l'ont visiblement pas encore délogée de cette adresse hautement fatidique.
D'où la question qui, plus que jamais, s'impose: mais que fait la police?
12:02 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : publicité, internet, communication, technologie, femmes, arts, personnalités, sarkozy
27/01/2012
Une logorrhée
24. On n'invente rien: on les a comptés et même recomptés ce matin, pour en être bien certain. Hier, l'UMP a diffusé... 24 communiqués de presse successifs. Chacun signé par un dirigeant différent, mais tous consacrés à une seule et même actu: le projet présidentiel du socialiste François Hollande. Un premier communiqué à 10h56, le deuxième à 11h01, ensuite un autre à 11h34, à 11h59, 12h28, 13h12, 13h15, etc. Jusqu'à 23h33 précisément: heure du dernier communiqué de l'UMP sur le sujet.
A force, cette logorrhée devenait (un peu) comique. Car, le fond de cette communication ne variant bien sûr pas – en gros: l'intéressé, son programme et son partis sont nuls –, cela donnait l'impression qu'au service de presse de l'UMP, on passait sa journée à éplucher, heure après heure et page par page, le dictionnaire des synonymes. Pour trouver des variantes lexicales à cette nullité socialiste alléguée: François Hollande est irresponsable, inconséquent, pas crédible, déraisonnable, dangereux, contradictoire, bancal, etc.
On n'a toujours pas compris l'avantage d'une telle stratégie de com'. A moins bien sûr de considérer que la presse est sourde et l'électorat débile (ou inversement), quel est l'intérêt de répéter 24 fois le même message en une seule et même journée? Cela a surtout donné de l'UMP l'image d'une armée mexicaine de cadres et dirigeants, chacun à l'ego si boursouflé qu'il voulait absolument dire lui aussi son petit mot sur le sujet, pour tenter d'exister médiatiquement. Espoir le plus souvent déçu. La plupart des journalistes, en effet, pour répercuter le point de vue sarkozyste, ont juste relayé la parole de Jean-François Copé, le n°1 du parti, et/ou de ses ministres les plus importants: François Baroin (Finances) ou Valérie Pécresse (Budget).
Donc au total, pour ce parti hier, tant de temps perdu, tant d'énergie gâchée, tant de mots, de papier et d'électricité en pure perte dépensés.
Mais que ne ferait-on pas en campagne électorale, à moins de cent jours de l'échéance?
12:25 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partis, personnalités, elections présidentielles, communication, médias
07/12/2011
Un (double) air du temps
Cet après-midi, François Bayrou officialise sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Il avait déjà annoncé, répété et confirmé cette candidature à peu près 23 fois ces derniers mois, mais sans doute craint-il que des Français ne soient toujours pas au courant.
Le centriste se profile volontiers comme très différent des autres présidentiables, très au-dessus du lot. Ce mercredi, il n'en sacrifie pas moins, et doublement, à un très trivial air du temps.
Le lieu de son happening médiatique? La très sobre Maison de la Chimie, pas loin de l'Assemblée. Dans les rédactions, il se raconte qu'à l'origine, c'était plutôt l'Hôtel Lutetia que le patron du Modem avait choisi. Mais voilà: difficile de présenter une campagne élyséenne axée sur l'austérité budgétaire, dans un 4 étoiles dont la chambre la moins chère doit, à vue de nez, être facturée 250€ la nuit. Exit donc les salons Art Deco de l'hôtel de la rive gauche.
A 17h30, à l'issue de sa conférence de presse, François Bayrou tient ce que ses services de com' appellent une «twinterview». Késako? Une «séance de questions réponses aux internautes, via twitter», oui Madame.
En 140 signes, donc, résumer les enjeux de la crise des dettes souveraines, de l'après-pétrole, de la sortie ou pas du nucléaire, ou de la diplomatie française au Proche-Orient. 140 signes. En termes informatifs, ce sera du plus haut comique. Ou du grand n'importe quoi, assez pathétique. Chacun jugera.
11:33 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : personnalités, bayrou, elections présidentielles, communication



