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22/04/2016

Une échéance qui se précise (suite)

Un peu de culture, pour bien terminer la semaine. RIP Prince. Mais Peter Doherty, lui, «la dernière authentique rock star anglaise» (sic), sera en live dans notre onzième arrondissement de Paris. Puisque, cela a été annoncé la semaine dernière (), c'est lui qui sera sur scène au Bataclan, à la mi-novembre, pour sa réouverture. Il a donc été préféré aux autres stars international du rock dont le nom avait circulé (relire ).

Sinon, en attendant, et dans le même registre rock, cette initiative de Metallica. L'autre jour, le groupe californien a annoncé avoir conclu un accord avec une marque de prêt-à-porter française. Pour créer un tee-shirt rendant hommage aux victimes des attentats du 13 novembre. Le produit de sa vente (23 euros) ira à "Ensemble face au terrorisme": le programme de la Fondation de France qui vient en aide aux victimes des tueries et à leurs proches, et soutient des projets visant à prévenir les processus de radicalisation chez les adolescents. Le tee-shirt est assorti d'un cliché pris lors du concert que ce groupe donna jadis au même Bataclan. L'enregistrement de ce concert est d'ailleurs réédité, dans un album spécial intitulé "Liberté, égalité, fraternité, Metallica!".

Un tee-shirt qu'on ne verra pas forcément beaucoup porté dans les rues de notre onzième. Il n'a été édité qu'à 350 exemplaires. Pas mal d'amateurs, dès lors, risquent de ne pouvoir acheter ce «collector» – à supposer qu'il ne soit pas d'ores et déjà épuisé. De même, le concert de Peter Doherty pourrait bien être complet. Les réservations semblent ouvertes, mais, ce matin en tout cas, sur le site web de la salle de spectacles, quand on tentait de réserver un billet pour le soir où la star est annoncée, s'affichait le message «Il n'y a aucune place en vente sur cette séance».

Un succès de foule, cela dit, un Bataclan plein à craquer, ce serait une belle réponse donnée, un an après la si dramatique actualité qui l'a endeuillé. Et une si bonne nouvelle, pour le quartier.

08/04/2016

Un court-circuit, symptomatique

C'était couru d'avance, mais, visiblement, la mairie de Paris n'avait pas anticipé cela. La principale actualité de la semaine, dans la "Ville lumière", a été quelque peu court-circuitée par le climat social et revendicatif agité du moment, en France.

L'inauguration en grandes pompes de la "Canopée". L'immense structure (18.000 écailles de verre, 7.000 tonnes de poutres métalliques) qui recouvre désormais le futur nouveau Forum des Halles, lui toujours en cours de réaménagement. Sitôt ce mastodonte architectural dévoilé au public, il a été investi par les intermittents du spectacle. Eux qui sont chroniquement mobilisés ne jouent pas un petit rôle dans le mouvement actuel de revendication (les "Nuits debout", etc.) parti de Paris et qui, depuis, a fait tache d'huile en province et même en Belgique.

Ces intermittents s'inquiètent notamment de l'avenir de leur régime d'assurance chômage. Il est déficitaire et doit être renégocié, d'ici à l'été – avec, sans doute, de douloureuses économies à la clé. L'occasion était donc trop belle, pour eux, de «prendre possession de cette énième vitrine clinquante de la Ville de Paris: plus d’un milliard d’euros de budget, dont 14% de dépassement» par rapport aux estimations initiales. L'occasion aussi, en ces temps de mobilisation de la jeunesse contre la précarité, de se montrer dans «une immense zone de chalandise qui regroupe nombre d’entreprises et de magasins qui exploitent au quotidien des précaires (étudiants, travailleurs pauvres, personnes sans papiers), obligés d’accepter des boulots pourris pour survivre».

Paris, Architecture, Urbanisme, Social, Activisme, CultureLe coup de force des intermittents, cela dit, s'il a fait grimacer des élus de Paris, n'a globalement pas gâché la fête. Ni n'a empêché les Parisiens d'affluer dans ce centre commercial qui, bientôt, sera complètement relifté.

Une méga opération urbanistique qui, on peut le noter au passage, ne réussit toujours pas à faire l'unanimité. La pompe et les flonflons des discours d'inauguration n'ont pas fait taire les critiques qui, depuis le début, accompagnent ce projet. A propos de son gigantisme, de son coût, de sa physionomie, et des nuisances que le chantier a entraînées, pour le quartier. Chantier débuté dès 2011, et qui ne s'achèvera pas avant 2018 – on n'a donc pas fini d'en parler.

25/02/2016

Une échéance qui se précise

Visiblement, les bonnes vieilles gloires du rock international se mobilisent pour notre bon vieux Bataclan. Dont la date de réouverture se précise, depuis la dernière fois que ce blog a évoqué () cette échéance. Ce pourrait être le 14 novembre. Soit quasiment un an jour pour jour après la tragédie du 13 novembre dernier (89 morts et des dizaines de blessés – dont plusieurs sont, à ce jour, toujours hospitalisés).

Ainsi, hier soir, le groupe de heavy metal Metallica a annoncé qu'il allait rééditer un album live qu'il avait enregistré dans la salle de concert du boulevard Voltaire, en 2003. "Liberté, Egalité, Fraternité, Metallica!", ainsi que ce disque sera rebaptisé, sera vendu au profit de "Give for France". Cette collecte de fonds internationale a été lancée par la Fondation de France. Elle vise à la fois à venir en aide financièrement aux familles des victimes et aux blessés du 13 novembre, et à «prévenir le terrorisme», via le soutien d'«actions d'éducation, de lutte contre le racisme et d'apprentissage de la citoyenneté».

Ainsi, encore, hier toujours, a fuité l'info () selon laquelle The Cure, rien de moins, pourrait être programmé au Bataclan le soir où il rouvrira ses portes. Quitte, bien sûr, à y partager la scène avec les Eagles of Death Metal. Au même moment, le groupe culte de la new wave des années 90 sera en tournée dans l'Hexagone. Il pourrait donc faire un arrêt symbolique dans la salle endeuillée du onzième arrondissement. Là même où, se souviennent les mémorialistes du rock, les Cure avaient donné «leur premier concert français, le 17 décembre 1979, quelques mois après la sortie de leur premier album: "Three Imaginary Boys"».

16/02/2016

Un an à attendre

Paris, Musique, Culture, Economie, TerrorismeLes "Eagles of Death Metal" de retour sur scène à Paris, ce mardi soir. A l'Olympia. près de trois mois jour pour jour après leur concert endeuillé du Bataclan, le 13 novembre.

A propos de la salle de spectacles du onzième arrondissement, précisément, on en sait un peu plus sur le moment où elle pourrait rouvrir ses portes. «Nous ferons tout notre possible pour accueillir à nouveau des spectacles avant la fin de l'année 2016», ont annoncé, ainsi, l'autre jour, ses directeurs et le propriétaire des lieux: le groupe Lagardère.

Le délai de la fin novembre a été évoqué (, par exemple). Les travaux de rénovation – lourds –, cela dit, n'ont pas encore débuté. Le site web officiel (en sommeil) du Bataclan n'en confirme pas moins cette décision de principe de rouvrir ses portes au public.

Le jour venu, ce sera assurément tout bénéfice pour l'animation de cette partie de l'arrondissement – qui peine un peu, depuis le 13 novembre. En outre, cela fera un grand bien à la vie économique locale, lourdement impactée par la fermeture de ce lieu où, chaque soir ou presque, convergeaient des centaines de personnes et travaillaient des dizaines d'autres (relire ).

02/02/2016

Un marketing curieux (encore et toujours)

cinéma,culture,publicité,commerce,etrangers,racisme,immigrationSortie en salles, demain mercredi, du film "Chocolat". Il narre le destin de Rafael Padilla (1865-1917). «Clown nègre», premier artiste noir de la scène française, coqueluche du tout-Paris à l'époque – il inspira même Toulouse-Lautrec. Succès probable, pour ce film, ne serait-ce que parce que le personnage de "Chocolat", nom de scène de cet artiste, est campé par Omar Sy: une des personnalités préférées des Français.

Puisque c'est bien dans le sujet de la représentation «des races» – comme dirait l'ex-ministre sarkozyste Nadine Morano –, signalons la chose, au passage: la poursuite de la distribution, dans les magasins de la chaîne Monoporix, d'un produit dont le marketing avait pourtant été très contesté, il y a six mois (relire ). Des tablettes de chocolat dont l'emballage est illustré par des photographies de visages de jeunes Africains ou Antillais. Le degré de noirceur de leur peau étant censé illustrer le type de chocolat vendu: au lait ou pas, etc.

Accusé de «racisme ordinaire», Monoprix avait assuré n'avoir jamais eu «aucune intention de heurter». Puis avait annoncé qu'elle était «en train de faire évoluer ce pack» controversé. Mais on trouve toujours ces chocolats présentés de la sorte dans les rayons de tous les Monop' de France et de Navarre, ainsi que (mais en partie seulement, à première vue) sur la boutique en ligne de cette enseigne. Seule différence: les réseaux sociaux, qui s'étaient beaucoup mobilisés sur l'affaire il y a six mois, sont, depuis, passés à autre chose.

L'histoire ne dit toujours pas si les clients et consommateurs de Monop' trouvent cela appétissant.

29/01/2016

Une «fiction collective et poétique »

paris,arts,culture,sciencesUn peu de culture, pour bien terminer la semaine. De l'art urbain, en l'occurrence. Et du spectaculaire, en plus.

Cela se passe le long du périph' parisien, le boulevard périurbain le plus fréquenté d'Europe. Cette semaine, y a été inaugurée une installation lumineuse monumentale, destinée à y rester dix ans. Elle transforme complètement la physionomie des immenses silos de béton (40 mètres de haut, 20 mètres de diamètre) qui s'élèvent quai d'Ivry, dans le treizième. Grâce à une quarantaine de projecteurs leds installés à leurs pieds, ces édifices monumentaux, sitôt la nuit tombée, s'éclairent de couleurs qui rappellent celles des aurores boréales. "Solar Wind". C'est le nom de cette installation. Elle est due à l'artiste plasticien Laurent GrassoPrix Marcel Duchamp 2008, et qui illumina déjà, précédemment, La Samaritaine et le Palais de Tokyo.

Il s'agit ici d'une oeuvre qui se veut poético-scientifique. N'ayant jamais été très porté sur les sciences, on n'est pas sûr d'avoir parfaitement compris, mais donc, les couleurs illuminant les tours varient en intensité et en teintes en fonction de l'activité solaire et des mouvements cosmiques (voir ), un algorithme créé pour l'occasion traduisant les données recueillies par les chercheurs du Centre d'études spatiales (CNES).

paris,arts,culture,sciencesL'effet visuel créé par ce «moteur de fiction collective et poétique» paraît aussi saisissant que réussi.

Il viendra bien à point, en tout cas, pour détendre (un peu) le million d'automobilistes qui, chaque jour ou presque, pestent contre les embarras de circulation qui font la réputation de ce boulevard – et cette semaine plus que jamais, le périph' ayant été plusieurs fois bloqué par les manifestations des taxis en colère.

19/01/2016

Un simple rappel à la loi

Arts, Culture, Justice, Musées, ActivismeSa garde à vue a été longue, mais, finalement, elle s'est conclue sans aucune suite judiciaire. Hier, la femme qui, ce week-end, devant le tableau "Olympia", s'était exhibée nue au musée d'Orsay – et que ce blog évoquait, hier – ne fera pas l'objet de poursuites. Elle a bénéficié d'un simple rappel à la loi, et a été remise en liberté. «Tout ça pour ça. On a voulu lui faire peur et l'intimider», n'en a pas moins dénoncé son avocat. Selon qui il est «urgent de réformer le texte réprimant l'exhibition sexuelle, pour ne pas confondre le geste d'un pervers sexuel et celui d'un artiste».

Dans l'immédiat, en tout cas, l'intéressée s'en tire bien. Puisque, théoriquement, sa «performance artistique» aurait pu la conduire en prison. Le Code pénal, en effet, punit (ici) d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende toute «exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public».

D'autres femmes, d'ailleurs, n'ont pas eu droit à une telle mansuétude. Ainsi, il y a un peu plus d'un an, la justice a condamné à un mois de prison avec sursis et 2000 euros d'amende une militante du groupe Femen jugée pour exhibition sexuelle. Quelques jours avant la Noël 2013, elle avait fait irruption, seins nus, dans l'église de la Madeleine, à Paris. Pour protester contre les projets de loi anti-IVG alors en préparation en Espagne. Le parquet avait requis jusqu'à quatre mois de prison (avec sursis) à son encontre. L'intéressée, à sa sortie du tribunal, s'était insurgée que son «acte militant féministe» soit qualifié d'exhibition sexuelle.

Arts, Culture, Justice, Musées, ActivismeOnt également été renvoyées en correctionnelle, pour le même motif, ses trois collègues activistes qui avaient fait sensation à l'ouverture du procès de Dominique Strauss-Kahn, en février dernier, à Lille. Elles s'étaient jetées sur sa voiture à son arrivée au palais de Justice, leurs corps maculés de slogans en faveur de la pénalisation des clients et des souteneurs des prostituées.

Rien de tel, donc, aucune poursuite en vue, concernant l'incident de ce week-end au musée d'Orsay.

Musée qui, au passage, avait vu juste. Pour sa fameuse exposition consacrée aux "Images de la prostitution, 1850-1910", celle-là même qui a servi de cadre à la «performance artistique» de samedi. Puisqu'une des affiches de promo de cette expo proclamait...: «Emmenez vos enfants voir des gens tout nus». Prémonitoire.

18/01/2016

Un samedi au musée

Une nouvelle sans doute un peu légère pour un début de semaine, mais elle est si improbable qu'on n'y résiste pas. En pensant à la tête qu'ont dû tirer les visiteurs du musée d'Orsay, ce week-end. A la vue d'une femme qui, samedi, s'est allongée... entièrement nue, devant "Olympia", le célèbre tableau d'Edouard Manet.

Adoptant la même position que le personnage du tableau, elle a revendiqué une performance artistique. «Elle portait une caméra portative, pour pouvoir filmer la réaction du public», a expliqué son avocat. Il y a deux ans, déjà, dans le même musée, l'intéressée s'était exhibée devant "L'origine du monde", de Courbet. Samedi, les agents d'Orsay ont fait évacuer la salle puis l'ont priée de se rhabiller. Devant son refus, ils ont appelé la police, qui l'a amenée et placée en garde à vue pour exhibition sexuelle - elle y est toujours, à cette heure. Son avocat y voit «l'expression d'une pudibonderie judiciaire inquiétante», selon lui de mauvais augure pour «tous les artistes performeurs qui souhaitent s'exprimer de manière trop libre dans l'espace public».

Au moins, dans ce cas présent, aucun dommage n'a été causé à la peinture. Contrairement à ce qui s'était produit à la Fondation Lambert, à Avignon, en 2007. Une jeune femme avait alors embrassé une toile du peintre américain Cy Twombly, invoquant «un acte d’amour et un acte artistique». Les traces de rouge à lèvres qu'elle avait laissées avaient nécessité la restauration du tableau. En instance puis en appel, l'"artiste" avait été condamnée à une amende, des dommages-intérêts, des travaux d’intérêt général et le remboursement des frais de restauration. "J'ai trouvé le tableau encore plus beau", avait-elle avancé, pour sa défense. Le commissaire de l'exposition, lui, avait qualifié son acte de «viol», et l'artiste s'était dit «horrifié».

15/01/2016

Une diversification bienvenue

Paris, Culture, Musique, BanlieuesUn peu de culture, pour bien terminer la semaine. Et, en l'occurrence, le constat du succès remporté par la Philharmonie de Paris, qui fête son premier anniversaire cette semaine. Et qui, visiblement, a remporté un pari pourtant pas gagné d'avance. Celui d'élargir un peu les origines sociologiques du public de la culture musicale de haute volée.

La Philharmonie a succédé à la salle Pleyel. Celle-ci, située dans les beaux quartiers parisiens, fonctionnait beaucoup dans l'entre-soi. Le pari a été de faire rentre l'institution dans une zone nettement plus populaire de la capitale: porte de la Villette, en bordure du périphérique. Coup de poker gagnant. En un an, confirmant ses débuts fulgurants, le nouveau temple parisien de la musique classique a accueilli 1,2 million de visiteurs, soit bien davantage que les 800.000 escomptés au départ. Près de la moitié (42%) de ces visiteurs vient des arrondissements du Nord et de l'Est parisiens: pas les plus aisés de la capitale. Surtout, alors que 60% des spectateurs de Pleyel étaient des Parisiens, les habitants de la capitale sont désormais minoritaires (48%) à la Philharmonie. Le public en provenance de l'étranger (21%) a doublé. Et près d'un spectateur sur trois (31%) vient de banlieue. Dont 19% de la Seine-Saint-Denis: le département le plus défavorisé de la région capitale.

La nouvelle institution, malgré sa naissance dans la douleur (relire ici, notamment), a donc fini par remplir sa promesse de diversification et d'ouverture de son horizon. C'est sans doute le plus bel hommage posthume qu'elle pouvait rendre à son père spirituel: Pierre Boulez, qui vient de disparaître.

14/01/2016

«Un impact concurrentiel négatif»

Les langues régionales, oui. Mais le flamand, non. C'est, en substance, la position du gouvernement Valls, qui vient d'être rappelée () à l'Assemblée nationale. N'en déplaise aux éventuels lecteurs nordistes de ce blog. Ainsi qu'aux quelque 30.000 locuteurs estimés de cette langue régionale de la Flandre française, recensés dans la zone de Dunkerque-Armentières, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

A ce jour, cet idiome n'est enseigné que dans trois collèges privés et six écoles de France. C'est beaucoup trop peu, pour le député du coin, Jean-Pierre Decool (droite souverainiste). Selon qui, «au-delà de l’outil éducatif et culturel, la connaissance du flamand est un outil de développement économique et de valorisation du territoire», ainsi qu'«un pont vers l’apprentissage de toutes les langues qui entourent le Nord: l’anglais, le néerlandais et l’allemand».

Oui, mais non, vient de lui répondre le gouvernement. Dixit le ministre en charge de la réforme territoriale, c’est «avec discernement» que l'Education nationale «conduit l’examen de la situation» de cette langue. Car «accepter son intégration dans un cursus classique pourrait créer un impact concurrentiel négatif avec le néerlandais, langue véhiculaire et de communication avec la Flandre belge et les Pays-Bas, dont il est un dialecte».

Pas cool, pour le député Decool. Selon qui cette position réaffirmée de l'exécutif Hollande-Valls «apportera de la tristesse dans la Flandre». Et s'explique par la méconnaissance qu'on a de ce dossier, à Paris: on y «confond flamand et flamingant», les régionalistes rabiques, or «le flamand occidental est une langue régionale sans connotation régionaliste».

Line Renaud et Dany Boon, les icônes de la région d'Armentières, n'ont pas encore réagi.

13/01/2016

Un sujet trop «brûlant»

Terrorisme, Cinéma, CultureMercredi: jour de sortie des films en salles. Et, sur les grands écrans, toujours pas de "Made in France". Le long-métrage «d'anticipation» du réalisateur Nicolas Boukhrief, dont ce blog avait parlé (), en novembre. Car les attentats de Paris et de Saint-Denis avaient retardé sa sortie. En effet, sa thématique (les agissements d'une cellule djihadiste, en banlieue) rendait son exploitation commerciale délicate, dans un tel contexte d'actualité.

Finalement, sauf nouveau rebondissement, "Made in France" devrait... ne jamais sortir en salles. Après sa déprogrammation, sa sortie avait été repoussée au 20 janvier. Mais là, le distributeur annonce à présent () sa diffusion «exclusivement en e-cinéma sur les plates-formes VOD», à partir de la fin de ce mois.

Un des acteurs principaux, pourtant, interrogé il y a deux mois dans les médias, avait jugé important que le film soit vu par le plus grand nombre. S'agissant de l'«état des lieux d'un fait de société terriblement brûlant», ce long-métrage lui semblait «nécessaire». Et susceptible de «faire avancer le débat».

Il faudra donc se tourner vers des circuits de distribution confidentiels, pour pouvoir en juger.

25/11/2015

Une source d'inspiration inépuisable

 Paris, Terrorisme, Arts, CultureCela avait déjà été le cas après les attentats de janvier, et cela ne manque évidemment pas de se reproduire dix mois plus tard. Les murs et le macadam de Paris sont submergés de tags, graffitis et autres créations de street art se référant aux tueries du 13 novembre. C'est bien sûr particulièrement le cas dans notre quartier du onzième arrondissement, entre Charlie Hebdo et le Bataclan. Et on peut constater que, comme il y a dix mois, les agents de la propreté de la mairie ne font pas trop de zèle pour effacer rapidement ces témoignages, eux qui sont d'habitude si prompts à les recouvrir de peinture fraîche. Sans doute ont-ils reçu des recommandations de tolérance/bienveillance.

Une des figures qu'on a le plus vues, dans le quartier et ailleurs, s'inspire du "Baiser de l’Hôtel de ville", la photo sans doute la plus célèbre de Robert Doisneau, accompagnée ici des slogans «Même pas peur» ou «Même pas mal». Mais les thématiques développées par ces artistes de rue sont vraiment très diverses. L'intervention la plus visible est l'immense «Fluctuat Nec Mergitur», en lettres capitales blanches sur fond noir, apposé notamment sur une palissade de la place de la République. La devise latine de la capitale française – la cité qui flotte et ne sombre jamais –, prenant tout son sens dans un contexte aussi dramatique.

Sur les réseaux sociaux, un hashtag spécial #sprayforparis a même été créé (voir par exemple ici ou ). Il est devenu le point de ralliement de tous ces anonymes ou artistes reconnus, qui veulent faire partager leur expression relative à cette sinistre actualité.

paris,terrorisme,arts,cultureLe mouvement semble gagner y compris un terrain qui est d'habitude peu propice à l'expression artistique: la campagne électorale pour les élections régionales de la première quinzaine de décembre.

Ainsi, à partir de ce mercredi, le Parti pirate et ses mouvements associés au sein de la liste alternative FLUO (relire ) mettent leurs panneaux électoraux à la disposition des artistes. Panneaux «tels des pages blanches», qui «offrent une place à l'expression libre, à l'heure où celle-ci est de plus en plus refrénée par l'état d'urgence». C'est le photographe et plasticien francais Joachim Romain qui, cet après-midi, lancera le mouvement.

23/11/2015

Un coup de massue

Paris, Terrorisme, Economie, Culture, International, TourismeOn l'avait déjà vu après les attentats de janvier, qui avaient plombé une bonne partie des soldes, et on le voit à nouveau en cette fin novembre: les Parisiens n'ont pas la tête au shopping. D'où, depuis dix jours, une nette chute de la fréquentation et du chiffre d'affaires des commerces de la "Ville lumière".

La semaine dernière, au Printemps et aux Galeries Lafayette, la fréquentation a reculé carrément de 30% et 50% respectivement. Dans certains secteurs particuliers, c'est la dégringolade: 50% de clients en moins dans les commerces du secteur de l'habillement depuis les attentats, et le secteur de la chaussure qui a vu son chiffre d'affaires s'écrouler de 70%. Ce week-end, les choses se sont un peu améliorées. La baisse de fréquentation des grands magasins a été limitée à quelque 15%, et leurs ventes réalisées ont été moindres de 5% par rapport à un week-end normal à cette période de l'année.

Mais un marasme identique est de mise dans le secteur culturel. La semaine dernière, les grands musées nationaux parisiens ont enregistré un recul de 30% de leur fréquentation, dans le même ordre de grandeur qu'en janvier (relire ). Certains musées en particulier ont été particulièrement frappés: -50% à Orsay, par exemple. De même, c'est un vrai coup de massue qui s'est abattu sur le secteur hôtelier. La semaine dernière, 57% des nuitées qui avaient été réservées dans des hôtels parisiens ont été annulées.

Paris, Terrorisme, Economie, Culture, International, TourismeCela dit, le précédent de janvier a montré que cette dégringolade temporaire de la fréquentation touristique de la "Ville lumière" n'avait pas eu d'impact global majeur sur son attractivité internationale, à l'année (relire ). La question est donc de savoir si l'effet de répétition ne va pas, cette fois, jouer contre Paris.

En début d'année, la ville avait vu son tissu économique se relever après avoir été durement frappé. Car, du monde entier, les clients avaient fini par revenir. La voilà à nouveau touchée par d'identiques événements dramatiques, et même d'une ampleur encore pire. Une deuxième fois, l'impact de cette actualité ne sera-t-il que passager? Ou, à force de se répéter, l'image de la capitale et donc son attractivité vont-elles être structurellement sapées?

18/11/2015

Une sage décision

Terrorisme, Cinéma, CultureLe film devait sortir en salles ce mercredi. Vendredi encore, son affiche – choc – était visible sur nombre de panneaux publicitaires, dans le métro de Paris par exemple. Une silhouette de tour Eiffel stylisée en forme ... de kalachnikov.

Le film ne sortira pas. Toute sa campagne de promotion ayant été suspendue en urgence, dès samedi matin, cette affiche n'est désormais plus visible.

"Made in France", c'est le nom de ce long-métrage. Il devait être projeté sur plus d'une centaine d'écrans. «Visionnaire et sans concession», réalisé par un certain Nicolas Boukhrief, il narre la création et le fonctionnement d'une cellule djihadiste constituée par des jeunes de banlieue radicalisés et téléguidés par un terroriste islamiste de retour d'Afghanistan.

A la suite des attentats à Paris et à Saint-Denis, le distributeur de "Made in France" a décidé de reporter sa sortie en salles. «Aujourd'hui, comme toute la France, nous sommes tristes», a-t-il justifié. La page de son site web qui est dédiée à cette oeuvre est présentée comme étant en instance d'être «momentanément suspendue». Elle ne présente plus qu'une affiche édulcorée du film. «Pas de like, de commentaire ou de partage, svp», demande-t-elle aux internautes, en les remerciant pour leur «compréhension».

30/10/2015

Une bibliothèque expurgée?

LIVRE.jpgUn peu de culture, pour bien terminer la semaine. La SNCF va nous faire... lire. On doute un peu que cela fasse partie de ses missions de service public, mais bon, au fond, pourquoi pas: cela ne l'empêche pas, dans le même temps, de veiller à la ponctualité des trains, à la propreté des gares, au bon état des voies ferrées, à la sécurité dans les wagons, ou à la lutte contre la fraude.

Depuis un petit temps déjà, il existe un "Prix SNCF du Polar" annuel. Désormais, il faut compter aussi avec un nouveau service, baptisé "SNCF e-LIVRE". Il avait déjà été testé l'an dernier, à titre expérimental, en régions Lorraine et Languedoc-Roussillon, et y a paraît-il remporté un franc succès.

Disponible via une application sous Androïd ou IOS et un site web dédié, ce service propose gratuitement aux voyageurs des trains TER et Intercités «5000 grands classiques de la littérature française», ainsi qu'une sélection «coup de cœur». Autant de livres que l'on pourra lire y compris sans connexion internet – ce qui est le plus souvent le cas, dans les trains régionaux français. La bibliothèque totalise en fait 100.000 ouvrages. «Une offre découverte permet de bénéficier de l’intégralité des livres disponibles pour une durée de 45 jours. Au-delà de cette période, il est possible de s’abonner pour 9,90€/mois pour conserver l’accès» à cette collection.

L'histoire ne dit pas (encore) si, entre deux gares ou deux trains en retard, l'usager aura également accès à la multitude d'ouvrages qui ont été publiés ces dernières années, et qui sont critiques envers la SNCF – c'est peu dire qu'on a l'embarras du choix: voir par exemple ici, ou , ou encore ici, et .

23/09/2015

Une évolution qui semble se confirmer

Culture, Arts, Paris, BanlieuesParis et sa région se décoincent, décidément, dans leur rapport à l'art urbain – qui y fut si longtemps méprisé, dénigré et pénalisé. Au printemps, on avait eu/vu des premiers signes de cette évolution (relire ici ou ). En ce début l'automne, ce mercredi, le mouvement, lentement mais sûrement, semble se confirmer.

Ainsi, en gare de Paris-Nord – une fois de plus –, précisément face à la voie 7, un artiste de rue, Nowart, a reçu carte blanche pour célébrer le 125ème anniversaire de la mort de Vincent Van Gogh. Sa fresque en hommage au grand peintre a été créée sur les palissades du kiosque Thalys. Van Gogh ayant passé sa vie entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, «nous voyons cette fresque comme un cadeau fait à nos voyageurs», a commenté la direction de Thalys. «Il est dans notre ADN de favoriser les rencontres et la créativité: le démontage de notre kiosque nous a donné une belle opportunité de sortir des sentiers battus».

L'art urbain fait tout autant parler de lui, ces jours-ci, dans un lieu nettement plus éloigné du centre de Paris. En effet, le record de la plus grande fresque murale d'Europe est désormais détenu par Evry, la ville préfecture du département de l’Essonne.

Culture, Arts, Paris, BanlieuesCette fresque a 95 mètres de long et 16 mètres de haut. Signée par l'artiste de street art Speedy Graphito, elle a été réalisée en deux semaines, sur l'enceinte de l'agora de la ville. Et s'inscrit dans le cadre d'un festival que la communauté d'agglomération Evry Centre Essonne consacre à l'art urbain. A cette occasion, pendant deux ans, cinquante artistes locaux mais aussi des créateurs «d’envergure nationale et internationale» se relaient dans les six villes regroupées au sein de cette agglomération. Afin d'y enraciner la pratique culturelle et de souligner la diversité de ce territoire.

Bien.

22/09/2015

Une ouverture «au rabais»

Les musées du Louvre et d'Orsay ainsi que le château de Versailles: trois institutions culturelles parmi les plus fréquentées de Paris et de sa région, qui pourraient bien voir leur fonctionnement perturbé, ces prochains jours. Un préavis de grève reconductible a d'ailleurs été déposé à Orsay pour ce mardi. Des réunions de la dernière chance étaient prévues ce matin, pour tenter d'éviter la fermeture de l'établissement.

Les syndicats protestent contre le projet d'ouverture 7 jours sur 7 de ces trois institutions, ainsi que François Hollande l'a promis. Au lieu d'être habituellement fermés au grand public les lundis ou mardis, Le Louvre, Orsay et Versailles seraient accessibles au public scolaire, ces jours-là. Pour les syndicats, c'est «une idée séduisante, mais qui est incompatible avec la réalité».

Ils argumentent (, notamment) qu'un musée n'est jamais inactif, y compris les jours où il est fermé au grand public. Le lundi ou le mardi, c'est le moment où les chercheurs ont accès aux collections, où on en profite pour procéder à l'entretien des lieux et effectuer des réparations, où on fignole les accrochages, où on organise des visites de presse ou des formations, etc. Accessoirement, ce sont aussi les jours où ces institutions remplissent leurs caisses: en privatisant leurs espaces (pour des réceptions, des cocktails d'entreprise, etc.). Bref, accueillir en plus les scolaires au même moment «ne peut matériellement s'envisager sans dégrader fortement la conservation du patrimoine et les conditions de travail des agents».

En outre, les gamins des écoles n'auraient «aucune garantie de qualité de visite dans de bonnes conditions». François Hollande avait souhaité () que, par cette initiative, soient «offertes à la jeunesse de France toutes les conditions pour apprendre, pour s'émerveiller, pour s'émouvoir». Très bien. Mais concrètement, à en croire ces opposants, dans ces musées ces jours-là, ces jeunes pourraient bien en être réduits à des «parcours en zig-zag, pour éviter les zones balisées en opérations techniques». Etre réduits, en somme, à des visites «au rabais, dans l’ambiance bruyante et parfois poussiéreuse de chantiers divers, de travaux et de circulation d’engins et de techniciens».

C'est évidemment une perspective moins emballante.

21/09/2015

Un succès public

Paris, Arts, Culture, International, Femmes, Personnalités Un peu de culture, pour bien commencer la semaine. Et une bonne nouvelle, pour un des grands musées parisiens.

Le musée d'Orsay, en l'occurrence. Pour la deuxième année consécutive, il apparaît à la première place des musées français et européens plébiscités par le "Travellers’ Choice Musées". Ce palmarès est issu des avis laissés depuis douze ans par les utilisateurs du site TripAdvisor, commentaires qu'un algorithme a totalisés en vue de ce classement, en prenant en compte à la fois leur quantité et leur qualité. Orsay devance même Le Louvre, deuxième de ce palmarès français et troisième de son équivalent européen. L'institution de la rive gauche arrive deuxième dans le volet international du classement, derrière le Metropolitan Museum of Art de New York.

Dès demain, ce même musée d'Orsay va à nouveau faire parler de lui. Il inaugure une exposition thématique consacrée... à la représentation de la prostitution dans la peinture. Certaines sections, présentant des tableaux explicites, seront interdites aux mineurs. Précédemment, déjà, le musée avait quelque peu bousculé les convenances en consacrant une exposition au nu masculin. Sa qualité avait été discutée, mais le succès public avait été au rendez-vous.

Ce devrait être à nouveau le cas avec l'exposition qui débute demain, s'agissant d'un sujet aussi affriolant que grand public. Un sujet racoleur, grimacent certains. Pour qui Orsay, dans son but d'attirer les grandes foules, va tout de même un peu loin dans la facilité des thématiques qu'il aborde – on vous laisse juges.

Paris, Arts, Culture, International, Femmes, Personnalités Sinon, pour la petite histoire, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n'ira pas demain soir à Orsay, s'afficher devant des tableaux montrant des filles de joie, leurs clients et leurs maquereaux. Elle assistera plutôt, à la Comédie française, à la représentation du "Père": la pièce d'August Strindberg, mise en scène par Arnaud Desplechin. Sans doute est-ce moins sulfureux. Et plus cohérent avec les vues du gouvernement – qui, pour rappel, soutient la mise à l'amende des clients de la prostitution.

01/09/2015

Une royale commémoration

Une fois n'est pas coutume, dans ce blog, une petite plongée dans le passé. En ce jour de rentrée scolaire et sur un thème qui figurera sans doute dans les cours d'histoire géo qui seront dispensés aux élèves, cette année. Un anniversaire, en l'occurrence. Le tricentenaire de la mort de Louis XIV. Puisque c'est le 1er septembre 1715 que le monarque succomba.

Des évocations sont prévues dans les médias, tout au long de cette journée et de la soirée. En région parisienne, forcément, l'on ne manquera pas de commémorer l'événement: à Versailles bien sûr (voir ici), mais aussi dans nombre de villes (). Pour l'occasion, le fameux château du Roi Soleil a mis en place un dispositif numérique (ici) qui a retracé les derniers jours du souverain. Depuis la mi-août, le compte Twitter de l’institution diffuse des messages relatifs notamment à sa santé et aux coulisses de la vie quotidienne dans son palais – façon, en somme, de revivre comme en temps réel cette si historique disparition.

La commémoration dépasse même les frontières de la région parisienne, s'étendant à des lieux et à des types d'initiatives a priori assez improbables. Ainsi, ce mardi, la ville des Sables-d’Olonne (Vendée) va-t-elle... faire sonner le tocsin. Faire sonner les cloches de l'ensemble de ses églises, tout au moins. Entendu ce matin sur une radio, le maire de cette localité, très impatient de ce moment, le justifiait par l'importance à la fois politique, économique et artistique qu'eut, pour la France, ce si mémorable souverain.

Moins drôle: ne manquera sans doute pas de se faire entendre, dans ou en marge de ce cycle de commémorations, la parole des "déclinologues". Ces souvent si sinistres oiseaux de mauvais augure, qui passent leur temps à annoncer toujours le pire pour le pays et à regretter son passé révolu. Le ton aigri de leurs considérations, en tout cas, tranchera avec le caractère globalement plutôt joyeux que prend, dans ce pays passionné par l'Histoire, ce moment national de commémoration royale.

11:37 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire, culture

29/06/2015

Un tarif qui devient prohibitif

arts,culture,musées,gouvernement,economieUn peu de culture, pour bien débuter la semaine. Mais, en l'occurrence, une mauvaise nouvelle. En provenance du Louvre – qui, décidément, n'en rate pas une (relire ici, ou ). A partir de mercredi, le prix du billet d'entrée y passera à 15€. Contre 12€ aujourd'hui.

L'institution argumente que, de la sorte, les expositions temporaires deviendront, bien plus qu'aujourd'hui, la «porte d'entrée vers le musée». Car ce billet à 15€ donnera accès aussi bien aux collections permanentes qu'aux expositions. Et elle fait valoir que c'est même une diminution de tarifs: aujourd'hui, le billet jumelé (donnant accès aux expos et aux collections) est à 16€. Il n'empêche, dans les faits, la majorité des quelque 9 millions de visiteurs annuels du Louvre choisissant de visiter soit ses collections, soit une expo, la plupart du temps, ils paieront davantage qu'auparavant.

Derrière ces arguments spécieux, se cache en fait une nécessité beaucoup plus prosaïque. Vu les baisses des dotations que lui verse l'Etat, Le Louvre doit, comme les autres musées, accroître sa part d'autofinancement. Et il estime que cela passe notamment par une hausse de ses tarifs.

Ces trois euros de plus n'incommoderont sans doute pas exagérément les touristes étrangers, qui constituent 70% de sa clientèle. En revanche, pour une famille nombreuse venue de province passer quelques jours de vacances dans la capitale, 15€ par personne, cela commence à faire cher – a fortiori que les audioguides, bien sûr, ne sont pas compris dans le tarif.

A part cela, en 2012, le candidat François Hollande avait notamment promis, s'il était élu à l'Elysée, de «soutenir l'accès à la culture et à la création artistique».

Encore bravo.