30/04/2013
Une métaphore?
Coïncidence piquante. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault (comme le Président François Hollande) se trouve en ce moment dans le fond du trou de l'impopularité. Avec, en gros, à peine un Français sur quatre lui faisant confiance et/ou appréciant son action à la tête du gouvernement. Lundi, du coup, l'intéressé s'est offert un bon bol d'air, au sommet.
«Avec enthousiasme», il s'est rendu dans les montagnes de l'Ariège, en région Midi-Pyrénées. Et ce Nantais y a confessé que, pour lui, «homme qui vient de la mer, la montagne a toujours représenté quelque chose de magique». Après avoir loué «les valeurs immémoriales des montagnards», parmi lesquelles il a rangé «la persévérance et le sens de l’effort», il a conclu en disant sa «hâte de revenir» dans ces sommets enneigés.
L'histoire ne dit pas si, dans un coin de sa tête, lorsqu'il tenait ces propos, le Premier ministre pensait aussi à ces sommets sondagiers desquels il a dégringolé depuis si longtemps, lui qui n'est même pas à Matignon depuis un an.
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18/04/2013
Un activisme, assez primaire
François Hollande à l'aéroport de Roissy ce matin, pour inspecter le dispositif de vigilance anti-terroriste. Une «visite programmée depuis longtemps», a assuré le chef de l'Etat. Mais un déplacement que n'avait pas annoncé l'hôte de Elysée. Par peur de s'y faire huer?
Les membres de l'exécutif, ces derniers temps, communiquent moins en amont qu'avant, sur leurs déplacements. Selon certains, c'est par peur d'être la cible des actions d'un collectif anti-«mariage gay» formé début avril et explicitement dédié au chahut de visites ministérielles. «Huons nos ministres», c'est son nom. «Ils veulent nos voix: ils auront nos huées!», c'est son slogan. Sur la page d'accueil de son site web, une photo qui en dit long sur ce qui, pour ces activistes, doit représenter la quintessence de l'action politique: l'enfarinage de François Hollande, par une déséquilibrée. C'était à Paris le 1er février 2012, alors que celui qui n'était que candidat à la présidentielle assistait à une manifestation, porte de Versailles.
Les huées et les jets d'oeufs. Comme l'insulte (relire ici, par exemple), c'est tout de même le degré zéro de l'expression politique. On peut remarquer que, nulle part sur leur site, ces activistes n'annoncent clairement la couleur: ne précisent qui ils sont, d'où ils viennent, et quelles sont leurs accointances politiques. Remarquer aussi que, à ce stade en tout cas, leur popularité sur la toile est limitée: seulement 744 «j'aime», et 2342 «personnes (qui) en parlent».
Ce qui est assez peu: dans un pays de plus de 60 millions d'habitants décrit par les anti-«mariage gay» comme étant entré en rébellion contre cette réforme sociétale.
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17/04/2013
Une étourderie ministérielle
1,4 million. C'est le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui-même qui a donné le chiffre, sur une radio ce matin. Les pages du site web du gouvernement où est mis à nu le patrimoine des ministres – ce qu'on évoquait hier – ont accueilli 1,4 million de visiteurs, en 24 heures. Une telle affluence d'internautes sur un site web officiel, c'est du jamais vu dans les annales. Chacun jugera si est naturelle ou malsaine, cette curiosité du grand public pour le contenu du portefeuille de ses hauts dirigeants.
L'opération, en tout cas, a permis au moins de mettre au jour l'une ou l'autre curiosité. Ainsi, deux ministres du gouvernement – qu'on aura la charité de ne pas nommer – sont en infraction avec la loi. Et c'est l'étalage de leur patrimoine qui a permis de le constater.
En effet, ces éminences ont chacune deux livrets A, détenus dans deux établissements bancaires différents. Or, s'agissant de ces livrets d'épargne réglementés, de tels doublons sont désormais strictement interdits – c'est expliqué par exemple ici. Dès lors, si on leur applique la loi, ces ministres étourdis devraient être sanctionnés: se voir infliger une amende fiscale égale à 2% de l'encours du livret surnuméraire. Voire, en cas de fraude aggravée (des doublons de plusieurs produits d'épargne réglementés), être contraints de rembourser tous les intérêts indument accumulés.
Le montant du manque à gagner que cette rectification représenterait pour ces deux membres du gouvernement serait ensuite, bien sûr, défalqué de leur déclaration de patrimoine...
11:27 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, personnalités, economie, communication, internet
28/03/2013
Une autre évaluation, comique
300.000. C'est donc le chiffre qu'a confirmé hier la préfecture de police de Paris, relatif au nombre d'opposants au «mariage gay» ayant manifesté dimanche, dans la capitale française. Les organisateurs, eux, parlent d'1,4 million de personnes. Comme on n'est plus vraiment à quelques dizaines de milliers de manifestants près, cette traditionnelle querelle de chiffres entre autorités et organisateurs de cortèges est très lassante. Pour l'anecdote, cette autre évaluation qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux, en Belgique aussi, et que l'on trouve, elle, beaucoup plus comique.
Car elle évalue carrément «la participation réelle du rassemblement à 1,8 millions de personnes»! Estimation basée sur des photos qui, ce jour-là, auraient été prises par «un hélicoptère de la sécurité civile» qui aurait survolé la «Manif pour tous». Et dont les images auraient ensuite été «confisquées car très révélatrices»: interceptées par la haute hiérarchie policière à la demande expresse du pouvoir politique. «La DCRI (=les services de renseignement) et l’Élysée ont les chiffres sur leur bureau», assurent les inconnus à l'origine de cette tentative de buzz viral. Qui exhortent les gens à relayer ce ragot complotiste ainsi qu'un cliché aérien qui constituerait la «preuve flagrante» de cette assertion. «Partagez massivement, envoyez vite par mail à vos contacts et aux médias ayant censuré!»
Ce midi, à la préfecture de police,on ne s'offusquait même pas de cette accusation de manipulation de l'opinion: on était plus proches d'en rire aux éclats, tant paraît astronomique une telle évaluation.
En effet, sans doute mieux vaut-il en rire.
14:30 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, police, gouvernement, société
20/03/2013
Un record pas battu
Un gouvernement nommé il y a dix mois seulement, et déjà un remaniement. Puisque, hier soir, empêtré depuis des mois dans une rocambolesque affaire de détention présumée d'un compte bancaire en Suisse, Jérôme Cahuzac, qui était ministre du Budget, a fini par démissionner. Dix mois: c'est peu dire qu'il ne se sera pas éternisé, à ce maroquin. Cela dit, pour la petite histoire, une carrière ministérielle d'une telle brièveté, c'est tout sauf une première, en France. Où on a déjà connu beaucoup mieux – ou pire, c'est selon.
Ainsi, à Bercy toujours et en 1995 déjà, une personnalité politique avait connu un parcours ministériel encore plus éphémère: quatre mois. C'était l'ultra-libéral Alain Madelin. Numéro trois du gouvernement Juppé (1995-1997), il avait été limogé sans ménagement, après de tonitruantes déclarations sur les «avantages acquis» et «mauvaises habitudes» des fonctionnaires, et sur les RMIstes qui, sans travailler, gagnent plus que les smicards.
Mais ce n'est pas lui qui détient le record de brièveté ministérielle de ce dernier quart de siècle. Il échoit au Pr Léon Schwartzenberg. Fin juin 1988, il avait été nommé ministre délégué chargé de la Santé, au sein du gouvernement Rocard (1988-1991). Il restera ministre très exactement... neuf jours: fut renvoyé après ses propos très libertaires, jugés intempestifs, sur les drogues notamment.
Comparé à ce duo, Jérôme Cahuzac a donc eu, avec ses dix mois passés au gouvernement, une longévité ministérielle que l'on pourrait qualifier d'exceptionnelle...
11:52 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, personnalités, histoire
14/03/2013
Un mot maintenu, finalement
Le mot "race" restera, pour l'instant en tout cas, dans la Constitution française. Où il apparaît aussi bien dans le corps du texte que dans ses préambules: «Tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés», «La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion». Ce terme y sera maintenu, puisque, cela a été confirmé hier, François Hollande ne soumettra pas au Congrès de Versailles la proposition de révision constitutionnelle qui aurait ôté ce mot de la Constitution, un engagement qu'il avait pourtant pris pendant sa campagne présidentielle.
Tout comme l'octroi du droit de vote aux élections municipales pour les étrangers non-européens, ce projet de modification ne fait pas partie «des réformes susceptibles de recueillir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès», a justifié le communiqué officiel diffusé à l'issue du Conseil des ministres, hier.
La droite est ravie de ce renoncement. Pendant la campagne présidentielle, les sarkozystes, les lepénistes et les polémistes de tout poil (Eric Zemmour, etc.) avaient vilipendé «le politiquement correct» de ce projet de François Hollande. «Le ridicule dépasse les bornes», avait raillé Nicolas Sarkozy en personne.
L'opposition est aux anges, mais c'est la consternation, voire l'abattement, au sein des organisations antiracistes, et y compris chez certains ministres – ainsi, George Pau-Langevin a ouvertement dit sa déception, hier. Pour ces opposants au mot "race" (ici, par exemple), ce concept est «historiquement périmé et scientifiquement inopérant». En plus, outre qu'«'il a été introduit dans la législation française en 1939, puis installé par les lois antisémites du régime de Vichy», il «a servi de support aux discours qui ont précédé les pires actes criminels» du siècle passé.
Hier, tentant de les amadouer, la porte-parole du gouvernement a assuré que ce projet de réforme restait «un engagement symbolique et attendu», engagement qui, a-t-elle sous-entendu, finira par être concrétisé: en temps utile.
On verra cela, d'ici à 2017. On le verra, ou pas?
11:29 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, hollande, gouvernement, election présidentielle
12/03/2013
Une fatalité, visiblement
68.000 foyers privés d'électricité. Des centaines d'automobilistes bloqués sur la route, qui ont été forcés d'y passer la nuit. Des TGV, des RER et des bus pour une bonne partie à l'arrêt. Un réseau routier complètement saturé. Les services de déneigement débordés. Le trafic aérien perturbé. Les transports scolaires suspendus. Comme à chaque «offensive hivernale», comme on dit, une bonne partie de la France est en pleine pagaille, ce mardi.
Météo France, pourtant, il y a plusieurs jours déjà, avait prévenu de cette brusque détérioration du climat, survenant à moins de dix jours du printemps. Et, depuis, n'a cessé de renouveler ses bulletins d'alerte, qui ont été amplement médiatisés. Manifestement, cela n'a pas permis aux autorités de prendre toutes les mesures nécessaires, pour éviter que, ce matin, un bon tiers du territoire national connaisse un chaos assez généralisé. On imagine qu'il faut en déduire que pareille galère relève de la fatalité.
Plutôt que de s'en étonner une énième fois (relire ici ou là), on profite de l'occasion pour saluer ces centaines voire milliers de personnes qui, pendant toute la nuit d'hier et sans doute une bonne partie de la journée aujourd'hui, dans des conditions de travail difficiles, ne ménagent pas leurs efforts, pour tenter d'apporter un peu de réconfort: électriciens, secouristes, pompiers, cheminots, agents des routes, des communes ou des préfectures, et l'on en passe. Leur rendre hommage, d'autant que ce sont eux probablement qui, sur le terrain, et même s'ils ne sont responsables de rien, doivent se coltiner toutes les récriminations des Français dans le pétrin. Légitimement énervés par cette nouvelle et gigantesque démonstration d'inefficacité de l'Etat – immuable et inévitable semble-t-il, hiver après hiver.
11:24 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : météo, transports, art de vivre, gouvernement
05/03/2013
Une grande et belle cause
L'info est passée complètement inaperçue. Et c'est bien dommage, trouve-t-on. Depuis quelques jours, la France a une «Grande cause nationale». Ce label, en effet, vient d'être attribué par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Concrètement, il permet par exemple à des associations de diffuser gratuitement, sur les chaînes de radio-télé publiques, des campagnes de sensibilisation, appels à dons, etc. Le label «Grande Cause Nationale pour 2013» a été décerné à la lutte contre l’illettrisme.
On évalue à 2,5 millions le nombre d'adultes qui, en France aujourd'hui, sont illettrés. A savoir, des personnes qui ont été scolarisées mais qui, malgré tout, ne maîtrisent pas assez la lecture, l'écriture et le calcul pour être autonomes dans des situations de la vie courante. 2,5 millions de personnes, cela fait 7% de la population. Ce taux monte à 18% si, au-delà de cet illettrisme au sens strict, on englobe les personnes qui éprouvent de «graves ou fortes difficultés» quotidiennes dans au moins un des quatre domaines que sont la lecture, la compréhension, l'écriture et le calcul.
Quelque 9% des 18-25 ans sont considérés comme illettrés. Ce n'est pas rien, dans un pays dont le Président a, pour rappel, fixé deux priorités majeures à son quinquennat: la jeunesse et l'éducation.
«L’illettrisme est un obstacle dans toutes les sphères de la vie familiale, citoyenne et professionnelle», a estimé le chef du gouvernement. Qui a émis le souhait que «chacun puisse acquérir les compétences fondamentales nécessaires pour accéder au savoir, à la culture, à l’emploi, à la formation professionnelle, et pour participer pleinement à la vie démocratique».
Y contribuerait déjà le fait que, tout au long de l'année 2013, les médias français daignent accorder à ce sujet de fond une place plus importante que les si maigres entrefilets ou brèves qu'ils lui ont consacrés, ces derniers jours. A peine quelques secondes d'attention à 2,5 millions de personnes, dans le tumulte en permanence hystérisé de l'actualité.
12:18 Publié dans Dans la peau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, education, langue française, culture, gouvernement, médias
31/01/2013
Une molle réactivité
Jean-Marc Ayrault se réveille. Hier, le Premier ministre a adressé un bref communiqué aux médias, les priant d'avertir le grand public qu'«en raison du renforcement du plan Vigipirate, le jardin de l’Hôtel de Matignon ne sera pas ouvert au public le samedi 2 février 2013 après-midi». Il a donc fallu une semaine au chef du gouvernement pour réaliser que, si l'Elysée, pour les mêmes motifs sécuritaires, avait suspendu l'ouverture dominicale de son propre parc – ce dont on parlait l'autre jour, dans ce blog – , il y avait peut-être des raisons pour que le Premier ministre fasse pareil, s'agissant de Matignon.
Une semaine. Personne, entre-temps, n'a profité de cette molle réactivité pour frapper: pour s'attaquer au 57 rue de Varenne et/ou à son locataire. Sans doute les terroristes, jihadistes et autres «loups solitaires» présumés ont-ils, en ce moment, d'autres chats à fouetter.
11:07 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police, sécurité, gouvernement, personnalités, ayrault, institutions
24/01/2013
Une fermeture, par sécurité
Cela a été annoncé hier après midi, et c'était couru d'avance. On peut même s'étonner que la décision n'ait pas été prise beaucoup plus tôt: dès le rehaussement, il y a dix jours, du niveau d'alerte du plan de vigilance anti-terroriste. Stress sécuritaire national oblige, François Hollande a décidé de fermer à nouveau les jardins du palais de l'Elysée. Ceux-ci, depuis octobre – grand changement dans les usages du palais présidentiel –, étaient ouverts au public chaque dernier dimanche du mois. L'innovation a rencontré un grand succès de foule. Elle est donc temporairement suspendue, le temps que le climat se calme un peu.
On suppose que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ne prend pas ombrage du fait que les jardins de Matignon, eux, jusqu'à nouvel ordre, restent ouverts au public. On imagine bien le chef du gouvernement en train de se dire que, si tel est le cas, non non ce n'est pas du tout parce que tout le monde s'en ficherait qu'un attentat, par extraordinaire, soit perpétré contre lui. C'est juste parce que les institutions de la Vème République, régime ultra-présidentiel, consacrent la toute puissance de l'hôte de l'Elysée (le chef du gouvernement n'étant jamais qu'un super chef de cabinet), et parce que, parfois, cette prééminence s'illustre jusqu'à et y compris de petits détails organisationnels comme la gestion des grands jardins républicains.
A moins que cette différence de traitement sécuritaire entre Président et Premier ministre résulte simplement d'un retard à l'allumage de ce dernier, qui serait juste moins rapide sur la balle que le premier, pour réagir à l'actualité.
11:27 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : institutions, gouvernement, sécurité, police, personnalités
15/01/2013
Une histoire de mecs?
C'est le premier sondage réalisé depuis l'entrée en guerre de la France au Mali. Publié ce matin, il indique que 63% des Français la soutiennent – même si seuls 22% des sondés y sont tout à fait favorables. Pour retrouver un tel taux d'adhésion populaire à une intervention armée, il faut remonter aux opérations en Libye en 2011, au Darfour en 2007, ou en Bosnie en 1994. A titre de comparaison, en 2010 et 2011, l'intervention française en Afghanistan n'était plus soutenue que par moins d'un Français sur trois.
L'approbation de «Serval» traverse les clivages politiques: elle est est le fait de sondés sympathisants aussi bien du PS que de l'UMP, du Front national, ou du Front de gauche. Deux particularités à noter, toutefois. D'une part, les électeurs lepénistes sont les plus partagés: c'est chez eux que le conflit provoque le plus d'adhésion enthousiaste (31%) comme de rejet catégorique (28%). D'où, sans doute, la position chèvre-choutiste de Marine Le Pen, dans ce dossier. D'autre part, le tribun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, pour qui l'intervention est «discutable», est désavoué par ses électeurs – ils sont 68% à la supporter.
Le soutien à Serval est majoritaire partout, au-delà de la tranche d'âge, de la catégorie socio-professionnelle, ou du lieu de résidence des sondés. Mais les plus de 65 ans sont nettement plus emballés (72%) que les moins de 25 ans (58%). Et, tiens donc, les hommes y sont massivement plus favorables (75%) que les femmes (53%).
Une histoire de mecs, définitivement, la guerre?
11:18 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défense, armée, international, gouvernement, femmes
02/01/2013
Une tradition, deux innovations
«Le changement, c'est maintenant», avait promis François Hollande. Dans la nuit de lundi à mardi, un bon millier de véhicules n'en sont pas moins partis en fumée, en France. C'est si conforme à la tradition que, pendant toute la journée d'hier, les médias ont répété en boucle que le réveillon de nouvel an s'était globalement bien déroulé – passons.
Deux innovations tout de même, en matière de sécurité et de maintien de l'ordre. Qu'on a remarquées dans notre quartier parisien de Bastille, qui est aussi celui où réside le ministre socialiste de l'Intérieur, Manuel Valls – ceci explique peut-être cela.
D'abord, le déploiement préventif des forces de l'ordre y a pris des proportions qu'on n'avait encore jamais vues, y compris lors des plus grandes heures du sarkozysme sécuritaire triomphant. Ainsi, jusqu'à présent en période de fêtes de fin d'année, les militaires en uniforme étaient plutôt positionnés dans les lieux a priori à risques et/ou bondés: les grandes gares, les aéroports, les Champs-Elysées le soir du 31, etc. Là, on a pu les voir patrouiller également sur des artères aussi anodines, paisibles et familiales que les boulevards Beaumarchais ou Richard-Lenoir. «Le changement, c'est maintenant»: c'est sans doute ce qu'on a expliqué aux gosses qui, vers la Noël, sortant de la représentation du Cirque d'Hiver, tombaient, médusés, sur ces soldats en treillis, si lourdement armés.
Ensuite, à la St-Sylvestre, la police a rendu sa présence très ostensible. Jusqu'à présent, à Paris comme ailleurs, l'usage voulait que, la nuit, les véhicules de police en intervention utilisent le moins souvent possible leurs sirènes: signalent plutôt leur présence par leurs gyrophares lumineux, histoire d'éviter de réveiller des quartiers entiers, par de tonitruants «pin pon». Le 31 aux alentours de Bastille, en revanche, ce fut, en permanence et jusqu'au petit jour, un grand concert de sirènes de police. «Le changement, c'est maintenant»: c'est ce qu'ont dû soupirer d'aise des milliers de riverains, au moment d'être tirés de leur sommeil par ce tintamarre policier si assourdissant.
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21/12/2012
Un fiasco de fin d'année
C'est une confirmation qui tombe plutôt mal, en cette période de fêtes de fin d'année propice à toutes les libations: pas sûr qu'on puisse vraiment se fier aux éthylotests. Ces gadgets qui, au passage et mine de rien, ont donc été à l'origine d'un fameux fiasco politique en France, durant cette année désormais finissante.
Pour preuve encore, cette annonce faite hier par les services chargés de la consommation et de la répression des fraudes. Ils ont ordonné le retrait du marché de plus 400.000 éthylotests chimiques ou électroniques. Jugés non-conformes et dangereux, vu leur incapacité à détecter une alcoolémie positive, ou leur sous-évaluation de cette alcoolémie.
Cela ne fait que confirmer ce qu'a montré cette semaine, dans son dernier numéro, le magazine «Auto Plus». Il a testé 17 modèles différents d'éthylotests, disponibles sur le marché. Les résultats ont été assez catastrophiques en ce qui concerne la fiabilité de leurs mesures.
Ce n'est jamais que l'énième pataquès, dans ce dossier des éthylos.
Cet été, déjà (relire ici), avaient été évoqués les problèmes sanitaires et écologiques qu'ils peuvent poser. C'était l'époque où tous les Français couraient les magasins pour en trouver, mais le plus souvent en vain – les fabricants, complètement débordés, n'arrivant pas à faire face à la demande. La pagaille fut telle qu'en fin de comptes, le gouvernement n'eut d'autre choix que d'annoncer le report (de juillet 2012 à mars 2013) de la date de début de verbalisation des automobilistes ne possédant pas d'éthylos dans leur voiture.
Encore bravo. Et bonne chance donc aux automobilistes français qui, sortant de réveillon, auraient le civisme, avant de reprendre le volant, de vouloir vérifier qu'ils sont bel et bien en état de conduire...
A ceux-là néanmoins, ainsi qu'à tous les autres, nos souhaits d'excellentes fêtes de fin d'année. Cette note bien de saison, en effet, est la dernière de ce blog, pour l'année 2012. On fait une petite pause, jusqu'à début janvier. Au plaisir de vous retrouver l'an prochain, dans «Paris Libre».
11:46 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, santé, gouvernement, art de vivre
20/12/2012
Une mobilisation, jusqu'à Paris
Quand un dossier urbanistique et environnemental à l'origine purement local finit par s'immiscer dans le paysage de la capitale, après avoir joué les trouble-fêtes en politique nationale. On veut parler du méga-projet d'aéroport régional de Notre-Dame des Landes: dans le fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, près de Nantes (Loire atlantique). Depuis la formation de la majorité gouvernementale rose-verte, après la victoire présidentielle de François Hollande, ce dossier empoisonne les relations entre les socialistes (chauds partisans du projet) et les écologistes (farouches opposants à l'«Ayraultport», comme ses détracteurs l'ont rebaptisé).
Après avoir fait les choux gras des médias – qui, ces derniers mois, ont très largement parlé de cela –, le débat est en train de, très visiblement, se déplacer sur le terrain parisien. Ainsi, l'autre jour, les anti-aéroport ont maculé les panneaux publicitaires de plusieurs stations de métro de la capitale. Avec des slogans vindicatifs contre ce qui, selon eux, est le «nouveau Larzac» – par allusion à la mémorable bataille activiste contre le projet d'extension (finalement abandonné) du camp militaire du Larzac: dans l'Aveyron (Midi-Pyrénées), pendant les années 70. Même pour l'usager moyen du métro parisien, désormais très habitué aux barbouillages réguliers des panneaux de réclame par les militants anti-pub, cette opération était, par son ampleur, assez spectaculaire.
Mais, ce jeudi, la coalition anti-aéroport a franchi un pas de plus, dans la visibilité parisienne.
Ce matin, en effet, des militants de Greenpeace ont, sur la grande pyramide du Louvre, déployé une banderole jaune de 250 m2 (une photo ici), proclamant que la place de «Ayraultport» est «au musée». Comme toujours avec Greenpeace, le coup de force a été aussi télégénique qu'efficace. Sans crier gare, déjouant les contrôles de sécurité (renforcés à Paris en ce moment, comme chaque année à la période des fêtes), deux de ses militants alpinistes ont déployé le calicot en descendant en rappel le long d'une des façades de la célèbre tour.
Le succès médiatique sera, évidemment, au rendez-vous: les images de la scène vont être diffusées en boucle et pendant toute la journée, par le web et sur toutes les télés.
11:34 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, transports, gouvernement, activisme
17/12/2012
Un geste, «assez minable»
Dans notre vie personnelle en général, et dans le regard professionnel qu'on porte sur l'actualité en particulier, on ne se sent pas complètement dénué d'une certaine faculté à l'empathie. Mais là, on l'avoue, on a vraiment beaucoup de mal à être bouleversé. A être pris aux tripes par les jérémiades énervées d'un certain comédien français qui défraie la chronique, en ce moment: vedette multi-millionnaire ayant choisi l'exil en Belgique, parce qu'une fiscalité censée confiscatoire rendait décidément ses fins de mois trop difficiles en France.
Pour autant, aurait-on été Premier ministre qu'on n'aurait pas forcément, comme Jean-Marc Ayrault l'a fait l'autre jour, à la télé, qualifié d'«assez minable» le geste fiscal de l'intéressé. Non pas qu'on le trouve glorieux. Mais, en employant un tel terme, on aurait vraiment eu l'impression de tirer sur l'ambulance. Ce qui est rarement charitable.
A propos de charité, et à l'autre bout de l'échelle sociale, le même gouvernement de Jean-Marc Ayrault a confirmé, ce lundi, que le salaire minimum serait revalorisé: de 0,3%. Ce qui fait une augmentation de 3 centimes de l'heure, soit 5€ (bruts, encore bien) dans la poche des smicards à la fin du mois.
A ce stade, personne ne s'attend à ce que Jean-Marc Ayrault trouve un tel geste de Noël «assez minable».
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12/12/2012
Un pur affichage de com'
Décidément, il faut avoir le moral, en ce moment en France. Ou, si on n'a pas trop le moral, prendre des distances avec l'actu: s'éloigner un peu des médias. C'est ce qu'on s'est dit en tombant successivement sur deux petites phrases déprimantes, entendues sur des radios.
La première: ce matin, dans la bouche du président du Secours populaire. «En France, l'enfance va mal, l'enfance vit mal. Il y a 2 millions d'enfants qui ne mangent pas à leur faim, dans ce pays». La seconde petite phrase: hier soir, dans la bouche de Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée chargée de la lutte contre l'exclusion, à propos du chômage et de la précarité frappant les jeunes: «La jeunesse de ce pays va mal».
C'est pourquoi s'adresse notamment aux jeunes précarisés le plan gouvernemental de lutte contre l'exclusion, qui a été dévoilé hier. Un plan qui, même s'il est jugé insuffisant par nombre d'associations, coûtera tout de même entre 2 et 2,5 milliards d'euros à l'Etat. Une somme que l'on va trouver où, en ces temps d'extrême disette budgétaire? Un confrère posa la question, hier soir à la même ministre. Qui, sans visiblement trop réfléchir à ce qu'elle disait, improvisa du tac au tac, toute en candeur et en spontanéité: «On va voir».
«On va voir». Voilà donc confirmés, par un propre membre du gouvernement, les soupçons de l'opposition: à ce jour, ce dispositif anti-pauvreté n'est pas le moins du monde financé. Donc, pour dire les choses encore plus clairement: à ce stade, il ne s'agit que belles paroles. De la poudre aux yeux. De la com', en somme.
Encore bravo.
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10/12/2012
Un front, urgent
L'ouverture ce matin d'une grande «Conférence nationale contre la pauvreté». A l'issue de laquelle, demain, le gouvernement présentera un plan d'action. L'autre jour, au Sénat, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'a pas tourné autour du pot. Le phénomène de pauvreté «perdure et s'est aggravé, ces dix dernières années», a-t-il reconnu, avant d'estimer qu'«il faut faire front, agir dans l'urgence». Selon un récent sondage (ici), les Français sont 11% à se considérer comme pauvres, et 37% à penser qu’ils sont en train de le devenir. Ce qui donne 48% de citoyens paupérisés ou craignant de l'être, ce n'est tout de même pas rien.
A Paris la semaine dernière, des associations de lutte contre la pauvreté ont fait un coup d'éclat: sur le Pont des Arts, qui enjambe la Seine. Déjouant la surveillance policière, sous l'oeil médusé des touristes et des badauds, elles y ont monté une trentaine de petites tentes de camping, similaires à celles qu'utilisent des SDF. «Il y a deux ans déjà, on était sur le Pont des Arts», s'est souvenu un responsable de la Fonction Abbé Pierre: «En deux ans, de l'eau a coulé sous les ponts. Mais, pour les plus démunis, la situation n'a pas changé».
En trois mois, en tout cas, rien n'a changé au 115: le numéro de téléphone gratuit mis à la disposition des SDF à la recherche d'un hébergement pour la nuit. Début septembre, déjà (relire là), ce dispositif avait enregistré un taux de réponses positives assez médiocre. Depuis, cela ne s'est pas arrangé. Selon les dernières données (là), «le taux de réponses négatives pour absence de places disponibles a atteint 78%», carrément, en novembre.
Sur dix requêtes d'hébergement d'urgence, seules deux, donc, sont satisfaites. Il serait peut-être plus que temps, en effet, pour ce gouvernement, de commencer à «faire front».
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20/11/2012
Une vie de fous
Chaudes soirées décidément, cette semaine, pour les hommes politiques français. Dont les smartphones, hier soir encore, ont chauffé jusque tard dans la nuit. Ce qui illustre bien, si besoin en était, la vie de fous que mènent ces gens: le rythme de travail infernal qui est le leur.
Ainsi, à l'UMP sarkozyste, après la nuit blanche de dimanche à lundi, on a encore joué les prolongations vespérales, hier. Jean-François Copé n'a été proclamé président que vers 22h30. Et son rival malheureux, François Fillon, a patienté une heure encore avant de réagir. Ce qui n'a pas empêché les lieutenants des deux rivaux, voire les intéressés eux-mêmes, d'être, dès potron minet ce matin, dans les studios de radio et sur les plateaux de télé.
Réactivité et agitation identiques dans le camp du gouvernement, hier soir. A 23h10, une dépêche de l'AFP, labellisée URGENT, annonce que l'agence internationale de notation Moody's, à son tour, dégrade la note souveraine triple AAA de la France. A 23h26 précisément, tombe dans notre boîte électronique la réaction officielle de l'Etat français, par la voix du ministre Moscovici. Puis, quelques secondes plus tard, un court communiqué du même: «Suite à la décision de l’agence de notation Moody’s, Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, vous convie à un point presse». Point presse qui s'est tenu dès 8h ce matin, à Bercy.
Une vie de fous.
11:50 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, politique, personnalités, art de vivre
30/10/2012
Une «expérience unique», jusqu'au «désastre»?
Piquante coïncidence. L'armée française, en ce moment, se débat, comme l'an dernier, avec un énorme problème de logiciel informatique. Il entraîne des retards et des erreurs dans le paiement des soldes, qui plongent d'innombrables militaires et leurs familles dans de grandes difficultés financières. Ce matin encore, sur une radio, on entendait le ministre de la Défense pester contre ce bug «invraisemblable» et «stupéfiant». De son propre aveu, «le désastre est grand». C'est néanmoins ce moment qu'a choisi l'armée pour, ce mardi, lancer... une grande campagne nationale de recrutement.
Sans doute les hauts gradés se disent-ils que, de toute manière, les 15-24 ans, «cœur de cible de cette campagne», ne suivent pas trop les infos dans les médias, et ne sont donc pas au courant de cette pénible actualité – qui ne doit pas vraiment donner envie de s'engager.
Ce recrutement 2012 est moins tapageur que celui de 2010, qui avait fait grand bruit (relire notamment ici). Il promet toutefois de faire vivre «une expérience interactive et unique» aux jeunes. En participant à un jeu vidéo baptisé «À l'épreuve de l'air», ils pourront «passer à l'action»: prendre part «à une série de missions aériennes virtuelles directement inspirées de la réalité des militaires de l'Armée de l'air».
Jeudi, sera lancée aussi une websérie, dont les ses six épisodes seront diffusés pendant tout le mois de novembre sur la chaîne MSN Divertissement. Et l'armée, qui, mais oui, est branchée, précise qu'il s'agira d'un «dispositif relayé par un plan média sur MSN®, Windows Live® et Xbox LIVE®».
Les protagonistes de cette télé-réalité kaki? Deux internautes, recrutés par casting. «Amandine et Paul ont été sélectionnés pour vivre les métiers des aviateurs en immersion totale sur une base aérienne de l’armée de l’air. Les deux candidats incarnent tour à tour un contrôleur aérien, un pompier de l’air, un mécanicien armurier ou encore un commando de l’air dans leur vie quotidienne».
On ne sait si les concepteurs de cette campagne ont poussé le souci du réalisme jusqu'à faire vivre aux participants «l'expérience unique»... des fin de mois difficiles, dues au «désastre» de l'informatique militaire: les comptes bancaires en découvert, les crédits qu'on ne peut plus rembourser, les coups de fil énervés du banquier, les coûteux agios que, bien entendu, il ne manque pas de prélever, etc.
Encore bravo.
12:11 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armée, défense, gouvernement, informatique, communication, jeunes
01/10/2012
«Un curseur de plus en plus intrusif»
Elles sont déjà nombreuses, les campagnes de pub qui, à Paris,ont fait scandale: soit par leur contenu, soit par la mesure d'interdiction prise à leur encontre (relire ici, là, là, ou là et encore là, pour ne prendre que ces exemples). Ces dernières années, Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a particulièrement fait parler d'elle à ce sujet, en interdisant la diffusion, dans le réseau de transports parisien, de campagnes de pub ou de promo jugées par elle politiquement incorrectes – se souvenir des caviardages de clope ou de pipe sur des affiches relatives à Gainsbourg et Mr Hulot-Jacques Tati, pour ne citer qu'elles.
La dernière controverse en date porte sur les affiches d'«Ainsi soient-ils»: la prochaine série de la chaîne de télé franco-allemande Arte, qui narre les tribulations d'hommes de foi. Métrobus a refusé ses affiches, redoutant que des croyants soient heurtés par leur visuel. Ce qui met en colère l'«Observatoire de la liberté de création». Dans un communiqué, ce collectif (qui dépend de la Ligue des droits de l'homme) vient de fustiger la RATP, et d'en appeler carrément au gouvernement.
A ses yeux, «la RATP voit dans cette main dans le dos (représentée sur l'affiche) une allusion sexuelle. Quelle que soit la pertinence de son interprétation, que chacun est libre de considérer ici comme excessive ou non, dès lors qu’il s’agit de l’espace public, ce gouvernement va-t-il continuer, comme le précédent, à laisser une régie privée décider de ce qui est choquant ou non, en censurant, selon un curseur de plus en plus intrusif, des images qui n’ont rien d’illégal?»
Histoire de modifier le positionnement de ce «curseur» moral, l’Observatoire a demandé à la ministre de la Culture de se saisir de ce dossier. Et «de s’engager dans la continuité des engagements de François Hollande pendant sa campagne, à protéger efficacement la liberté de création et de diffusion des œuvres».
11:35 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : publicité, métro, transports, religion, télévision, gouvernement



