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01/04/2016

Un humour potache

Pour bien achever la semaine, et parce que les occasions de sourire ne sont pas si fréquentes en ce moment, en France, évoquer cette petite initiative facétieuse prise par la RATP. Qui, en l'honneur de ce premier jour d'avril, rebaptise () treize de ses stations de métro et de RER.

Ainsi, ce vendredi, la station "Pyrénées" est appelée "Alpes", «dans un souci d’équilibre dans la promotion des chaînes de montagne françaises». Plus tard, elle deviendra "Jura". Quant à la station "Télégraphe", sur la même ligne 11, «dans un souci de modernisation», il faut désormais l'appeler "#Tweet". Etc, etc.

Dans ce style d'humour potache, on aime particulièrement la gare du RER A "Joinville-le-Pont" qui devient "Joinville-le-Pont Pon! Pon!". La station de métro "Saint-Jacques" à laquelle est ajouté le terme "Coquille". "Parmentier" qui est renommée "Pomme de Terre", parce que c'est plus clair: «personne ne se souvient d’Antoine Parmentier, connu pour son action de promotion en faveur de la consommation de la pomme de terre». Et "Opéra" qui se transforme en "Apéro", «pour une ville plus festive».

L'histoire ne dit pas si, en ce jour supposé comique, les usagers de la RATP auront l'occasion d'un peu plus sourire qu'à l'habitude, parce que les métros et les RER seront particulièrement ponctuels.

29/02/2016

Un cynisme effarant

Effrayer les gens, pour mieux les détrousser. Leur faire croire qu'un attentat est en train d'être commis, afin que, dans le mouvement de panique qu'il produit, ils soient plus vulnérables aux pickpockets. C'est ce qui s'est passé ce week-end, à Paris.

Dimanche matin, dans une rame de métro qui stationnait à la station "Tuileries", des malandrins ont subitement fait exploser une grande quantité de pétards. Qui pouvaient faire croire qu'une attaque terroriste était en cours. Le groupe a ensuite profité du mouvement de panique qui a suivi pour tenter de voler des voyageurs.

Deux personnes ont réussi à prendre la fuite, mais quatre de leurs complices présumés ont pu être interpellés. Ils vont devoir faire face à de lourdes charges pénales (mise en danger de la vie d'autrui, violences volontaires en réunion avec arme dans un transport collectif de voyageurs, tentative de dégradation par moyen dangereux), qui pourraient leur valoir des peines de prison ferme.

A la préfecture de police de Paris, on n'est pas encore revenu d'un tel modus operandi. Jamais vu précédemment, dans la capitale française. Et d'un cynisme si effarant, en plein contexte d'alerte antiterroriste maximale.

23/02/2016

Un mauvais bilan, forcément

Puisque ce blog évoquait les transports hier, relater ces mauvais chiffres qui viennent de sortir, relatifs à la ponctualité des transports publics parisiens en 2015.

Décidément, cela ne s'arrange pas. Pas la moindre ligne de RER n'a rempli les objectifs qui lui avaient été assignés. La palme de l'irrégularité revient encore et toujours au RER A, qui n'a affiché que 84% de trains à l’heure – encore moins bien qu'en 2014. S'agissant des lignes de trains SNCF "Transilien", une seule sort du lot.

Dans le métro, en revanche, cela va mieux. Hormis, bien sûr, pour la satanée ligne 13, plus saturée que jamais. Globalement, l'objectif de 95% de métros à l'heure a été respecté. Le taux de 100% qu'affichent la 1 et la 14 est, bien sûr, artificiel, puisque ce sont des lignes entièrement automatisées – ce qui, cela dit, ne les met pas à l'abri de gros couacs (cfr )

Ce très mauvais bilan est dû en partie à l'année si dramatiquement particulière que Paris et sa banlieue ont vécue, en 2015: les attentats de janvier puis de novembre, et le renforcement considérable du dispositif d'alerte anti-terroriste. Cela a entraîné nombre d'interruptions et de ralentissements de trafic, dus par exemple à la multiplication des alertes pour colis suspects (relire par exemple ici ou ).

04/02/2016

Une mobilisation encore incomplète

Femmes, Sécurité, Transports, MétroL'an dernier, 114 agressions sexuelles perpétrées dans les transports publics parisiens ont été élucidées. Le chiffre a été donné hier, par la préfecture de police de Paris. Ces agressions sont imputées à vingt "frotteurs". Ainsi que l'on surnomme les individus qui profitent de la cohue des heures de pointe pour agresser sexuellement leurs victimes.

Dans le cadre du dernier plan en date du gouvernement pour lutter contre le harcèlement sexiste, une unité spéciale a été créée au sein de la la police parisienne des transports. En outre, plusieurs jugements ont été prononcés à l'encontre de tels harceleurs. Il semble donc que les autorités commencent enfin à se bouger contre les auteurs de violences sexuelles dans les transports – un vrai fléau quotidien, pour tant d'usagères.

Juste, certains élus politiques, eux, mériteraient visiblement toujours d'êtres un peu secoués.

Ainsi, il semblerait (voir ici ou ) que, dernièrement, soit passées à la trappe du Sénat toutes les dispositions relatives au harcèlement sexiste, qui étaient contenues dans la future loi renforçant la sécurité dans les transports publics – loi née à la suite de l'attaque du Thalys, cet été. Pour d'obscures raisons techniques, ce volet du texte a été retiré, et n'a donc pu être débattu (). Il imposait notamment aux sociétés de transport de former leur personnel de sécurité à la problématique des violences sexuelles.

Encore bravo.

25/01/2016

Un bug «exceptionnel»

 Paris, Métro, TransportsTrafic normal sur l'ensemble de la ligne 1 du métro, ce matin. Après les énormes problèmes qu'a connus, pendant une bonne partie du week-end, cette ligne qui est une des plus fréquentées de la capitale: 750.000 voyageurs chaque jour.

Du jamais vu, depuis son automatisation: la panne complète de tout le système d'exploitation qui, en temps normal, assure la transmission des informations du poste de commandement centralisé, situé à Bastille, vers les rames. Du coup, celles-ci ne pouvant fonctionner à l'aveugle, la coupure générale de l'alimentation électrique sur toute la ligne. Et l'arrêt complet du trafic. Le bug, survenu vendredi en fin d'après-midi, n'a été résolu que samedi dans la matinée. Entre-temps, une quarantaine de rames bloquées en gares ou dans les tunnels ont dû être évacuées.

Les réseaux sociaux se sont déchaînés (, par exemple). La RATP a beau avoir mobilisé «une centaine d'agents» pour les opérations d'évacuation puis avoir présenté ses plates excuses aux voyageurs pour cet «incident exceptionnel», elle s'est fait incendier par ses usagers. «Cette ligne est vraiment pourrie! Depuis l'automatisation c'est encore pire!!», lui a-t-il été lancé. Ou «On se fiche de vos excuses et vous n'aurez jamais ma compréhension. Il est temps de passer aux dédommagements». Ou «Ce n'est pas en mobilisant 80 idiots que vous réglerez un mauvais fonctionnement chronique». Ou «Mais quels gros nazes! Et c'est comme ça tous les jours». Ou encore «Vous ne contrôlez plus vos machines... Résultat, on reste là à galérer dans les bouches de métro dans le froid, merci hein».

Ce sont particulièrement les modalités d'évacuation de milliers d'usagers puis ses suites qui ont énervé. «Je n'ai jamais vu un truc pareil. Un manque de professionnalisme certain». «Trop aimable (les excuses), on aurait préféré que vous renforciez la logistique, surtout à la Défense. 1 bus toutes les 15 minutes c'est léger». «Non mais ouvrez les portes!!!!!!!!» des rames immobilisées. «Juste sortir! Ca devient étouffant et les enfants commencent à flipper!». Sans oublier cette remarque liée au contexte sécuritaire ambiant: «Evacuation bien compliquée... Alors que tout le monde est calme et coopératif... On n'ose imaginer d'autres circonstances...»

 Paris, Métro, TransportsAu-delà de ces désagréments, cette défaillance majeure du système de pilotage automatique est une catastrophe en termes d'image, pour une RATP qui se vante d'avoir pris «le leadership mondial» dans ce type de pilotage. Et, qui sait, cela promet-il, pour l'avenir. Puisque la prochaine ligne très fréquentée qui est en cours d'automatisation, la 4, bénéficiera du même système d'exploitation que celui qui a magistralement planté sur la 1, ce week-end.

29/10/2015

Une respiration bienvenue

Heureuse surprise, dans le métro ce matin. Ça et là, sur les quais de stations, quelques panneaux publicitaires en 4 par 3 qui accueillent, non plus de la réclame – si fatigante, à la longue –, mais de la photographie d'art.

Car la RATP a décidé de donner carte blanche au photographe Philippe Halsman (1906-1979), qui est à l'honneur en ce moment au Musée du Jeu de Paume: une exposition rétrospective lui est consacrée. Du coup, seize stations et gares du réseau de transports parisien arborent en format géant des photos d'époque, le plus souvent souriantes, de stars comme Marylin Monroe, Dali, Mohamed Ali, Jean Cocteau ou Grace Kelly. Cela change agréablement des placards de pub faisant les louanges de smartphones, de doudounes ou de lessiveuses. Au printemps, déjà, dans un nombre identique de stations, la RATP avait sacrifié des pubs au profit de photographies du Belge Harry Gruyaert.

Pour la régie publicitaire de la RATP, Metrobus, ce genre de partenariats culturels entraîne un manque à gagner, en termes de recettes. Raison pour laquelle elle ne les multiplie pas tous les quatre matins. On peut d'ailleurs se demander si de telles opérations se poursuivront, à l'avenir.

Metrobus, en effet, pourrait bientôt être contrôlée à 100% par les sociétés JCDecaux et Publicis Groupe. Elles détiennent actuellement 33% de son capital, et sont en négociations exclusives pour sa prise de contrôle totale. Or, ces deux sociétés sont des multinationales à cash: notoirement plus soucieuses de profits et de rentabilité que de respirations artistiques.

28/08/2015

Une violence ordinaire (encore)

Voilà qui rappelle cette étude qui avait fait grand bruit quand elle était sortie, au printemps. Etude sur les violences à caractère sexuel dont sont victimes les femmes dans les transports publics, en France. Elle avait montré qu'en région parisienne, 100% des utilisatrices des transports en commun y ont déjà fait l'objet au moins une fois de harcèlement sexiste ou d'agression sexuelle.

Et voilà qui illustre le bien-fondé du plan de lutte contre ces violences adopté par le gouvernement à la suite de cette étude. Aussi tardif, imparfait et limité que soit ce dispositif – on peut bien sûr toujours estimer qu'on n'en fait jamais assez, en la matière.

Hier, a été interpellé à son domicile de la banlieue parisienne un agresseur sexuel sévissant dans le métro et le RER. Il comptait déjà, dans ses antécédents judiciaires, pas moins de... 112 mises en cause, dont 29 (29!) condamnations notamment pour violences et agressions sexuelles. Pas plus tard que la semaine dernière, il avait encore agressé plusieurs jeunes femmes, par exemple sur la ligne 1 du métro parisien. Il est en garde à vue dans les locaux de la Sûreté régionale des transports. Et devrait prochainement comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, pour agressions sexuelles et violences volontaires aggravées.

Il a été arrêté, mais combien d'agresseurs de ce type, «frotteurs» (ainsi qu'ils sont dénommés par les policiers: relire ) et autres, sont-ils encore dans la nature?

Puisque l'on approche de la rentrée, bon courage à toutes les femmes qui, retour de vacances, dès lundi, reprendront chaque jour le métro, le bus ou le RER. Avec tout ce qui leur en coûte. Et tout le cran qu'il leur faudra, souvent.

17/06/2015

Un printemps différent

Arts, Transports, MétroC'est le printemps de l'art urbain, décidément, à Paris. Après les fresques sur la façade du ministère de la Culture puis sur le périphérique (relire ici ou ), c'est au tour des sociétés de transport de s'y mettre.

Ainsi, en l'honneur d'un des grands festivals de l'été rock parisien (), la RATP a une nouvelle fois métamorphosé la station de métro Duroc (lignes 10 et 13), dans le très chic septième arrondissement. En ce moment, les grands panneaux publicitaires en 4 par 3 qui ornent ses murs n'affichent plus de la réclame traditionnelle. Mais... des affiches «Rock’Art», imaginées spécialement pour l'occasion par des créateurs, qui y illustrent les vedettes de ce festival. Au passage, comme chaque été à cette époque, la station a changé de nom: elle a été temporairement rebaptisée «Durock».

Une quinzaine de stations plus loin, et là à une plus grande échelle, débute demain matin l'opération «Art Residence». Cela se passe à Paris-Nord, la plus grande gare d'Europe. Jusqu'au 8 juillet, elle sera le lieu de résidence de seize artistes de street art. Qu'ils viennent de France ou de l'étranger (Berlin, Londres, New York ou Barcelone), qu'ils soient créateurs vedettes confirmées ou en devenir, ils et elles ont reçu carte blanche. Pour redécorer des quais de la gare et des couloirs du métro avec des peintures, des fresques, des pochoirs et des collages.

Arts, Transports, MétroL'idée est venue d'un collectif d'usagers de Paris-Nord, né en 2013 et baptisé « Quai 36 ». Du nom d'une des voies de la gare d'où partent et arrivent les trains en direction ou en provenance du Nord, la région d'origine des initiateurs de ce projet. Ce groupe d’amis et de passionnés d'art urbain voulait revaloriser l’espace public, offrir aux centaines de milliers d'usagers quotidiens de la gare une «expérience à la fois esthétique, culturelle et profondément humaine». La SNCF, séduite par le projet, l'a validé et a même accepté de le financer.

Cela ne manque pas de piquant ni même d'un certain panache, voire d'élégance. Venant d'une société de transport qui, à longueur d'années, peste contre les tags, grafs et autres graffitis. Consacre un budget très important à leur nettoyage. Et, quand elle réussit à attraper leurs auteurs, les traîne systématiquement en justice – obtenant parfois qu'ils soient condamnés à lui verser des dommages et intérêts d'un montant considérable.

12/05/2015

Un presque homonyme

Paris, Banlieues, Transports, Métro, Sécurité, Police, Femmes3502 voleurs à la tire interpellés dans les transports publics parisiens, en 2014. Soit presque dix par jour, ce qui n'est tout de même pas rien.

Et aussi 882 receleurs de téléphones et autres appareils volés à des usagers. Et 1252 détenteurs d'armes prohibées – pas mal de couteaux en circulation, visiblement, dans les bus et le métro... – et 109 détrousseurs matinaux de voyageurs fatigués ou de fêtards éméchés. Sans oublier, dans les six gares que compte la capitale, 95 voleurs de bagages arrêtés.

Tel est le bilan de la Brigade des réseaux franciliens (BRF), pour l'an dernier. Il a été dressé hier par la préfecture de police de Paris, qui a félicité pour son action ce «bras armé de la police régionale des transports».

Police qui a désormais un nouveau grand patron. Le commissaire divisionnaire Jean-Marc Novaro, c'est son nom. Il s'en est donc fallu de peu (deux lettres) pour que la capitale et sa région aient à la tête de leur police des transports un homonyme du commissaire Navarro: le plus célèbre flic parisien de la télé...

L'intéressé connaît le terrain. Ces trois dernières années, en effet, au titre de détaché du ministère de l’Intérieur, il a officié comme directeur de la sécurité de la RATP. Lundi, le préfet de police lui a fixé comme priorité notamment la lutte contre les violences faites aux femmes.

Paris, Banlieues, Transports, Métro, Sécurité, Police, Femmes«Professionnalisme, dialogue et performance»: c'est ce que promet () ce commissaire Novaro pas Navarro. Vu l'ampleur prise par le fléau des agressions à caractère sexuel perpétrées dans le réseau des transports publics (ce blog l'évoquait, dernièrement: ici), c'est peu dire qu'il a du pain sur la planche.

Et donc qu'il est particulièrement attendu au tournant.

16/04/2015

Un autre temps

Paris, Transports, Métro, SécuritéPas un mot. Vingt-quatre heures plus tard, toujours pas la moindre explication publique de la RATP. Ni même d'ailleurs la moindre allusion à cet incident, dans sa communication officielle (ici ou ). Juste l'assurance donnée aux médias qu'une enquête interne est en cours. C'est maigre.

Une enquête sur ces images saisissantes (visibles par exemple ici ou ), qui ont déjà été vues des dizaines de milliers de fois depuis que, hier, elles ont été mises en ligne par un usager. Les images d'un métro de la ligne 10, qui circule... les portes grandes ouvertes.

On comprend l'embarras de la société de transports. «A la RATP, nous transportons 11 millions de voyageurs chaque jour. Notre objectif est de vous faire aimer la ville en facilitant votre quotidien», dit sa com' officielle. Oui, mais, en attendant, les rames en service sur la 10 ne sont même pas équipées d'un dispositif d'alerte empêchant le démarrage du train si les portes ne se sont pas fermées. Et pour cause: ces rames datent de... 1967. Elles ont donc près de 50 ans d'âge.

Encore bravo.

02/04/2015

Une «neutralité» très discutée

La régie publicitaire de la RATP, Metrobus, fait reparler d'elle. Parce qu'elle a, une nouvelle fois, imposé une modification dans une campagne de pub destinée au réseau de transports parisien. Un réflexe décidément habituel, de sa part – se souvenir de l'émoi que Metrobus avait déjà suscité, ces dernières années, en refusant une campagne pour le Salon du mariage gay, ou en faisant supprimer toute allusion au tabac dans des affiches représentant Serge Gainsbourg ou Jacques Tati.

Cette fois, il s'agit d'une affiche pour un spectacle du groupe Les Prêtres, à l'Olympia, dont les recettes seront reversées à des actions humanitaires en faveur des chrétiens martyrisés d'Orient. Metrobus a exigé et obtenu que la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" soit retirée de l'affiche. Au nom de son refus constant de «toute publicité présentant un caractère politique ou confessionnel». Au nom, également, de son obligation de respecter le «principe de neutralité du service public». Selon elle, ce principe interdit à une campagne publicitaire destinée à son réseau de «prendre parti dans un conflit, de quelque nature qu'il soit» – et au-delà du caractère légitime de «l'émotion que suscite la situation dramatique des chrétiens d'Orient»

L'évêque Di Falco Léandri, promoteur du spectacle, l'a très mal pris. «Ce n'est pas prendre parti dans un conflit à l'étranger que de vouloir venir en aide à des populations en danger, qu'elles soient chrétiennes, musulmanes ou autres», a-t-il martelé. Selon lui, refuser cette mention sur l'affiche, c'est «confondre la laïcité avec l'intégrisme laïc». Et les opposants à cette décision de rappeler que, très régulièrement, des panneaux publicitaires de la RATP affichent des campagnes d'appel à dons émanant d'associations comme le Secours islamique ou le Secours catholique.

Du coup, évidemment, sur les réseaux sociaux notamment, les milieux catholiques s'agitent. Toujours très prompts à voir de la «cathophobie» partout, ils assimilent la décision de la RATP à un acte «anti-chrétiens». L'extrême droite n'a pas tardé à relayer ce courroux. «Votre intolérance et votre absence totale de compassion sont très choquantes». C'est ce que vient d'écrire le patron du FN de Paris, dans la lettre ouverte qu'il a adressée ce matin à la haute direction de la société de transports.

24/03/2015

Une amélioration, paraît-il

transports,paris,banlieues,métro,art de vivreC'est supposé être la bonne nouvelle de la semaine: les incivilités sont en diminution, dans les transports publics parisiens. Du moins, s'il faut en croire le dernier rapport en date que réalise chaque année la RATP sur ce sujet, et qui a été publié hier. «Le nombre de voyageurs ayant constaté des incivilités au cours du derniers mois a diminué de 2 points», se réjouit-il.

Mais, car on ne vit pas dans le monde des Bisounours, ce rapport lui-même relativise d'emblée ce léger progrès. Et triplement.

D'abord, ce chiffre en régression du nombre d'incivilités constatées demeure à un niveau très élevé: 95%, contre 97%. Seuls 5% des usagers des transports parisiens n'y ont donc pas croisé, ces derniers mois, de malotrus qui hurlent au téléphone, pénètrent dans les rames avant que les gens aient eu le temps d'en sortir, ou gênent le cheminement dans les escalators en y stationnant n'importe comment. Ensuite, «bien que les incivilités diminuent, la gêne reste importante. 85% des voyageurs se déclarent toujours extrêmement ou vraiment gênés par les incivilités rencontrées. Ce chiffre demeure stable sur quatre ans». Enfin, l'incivilité la plus fréquente et qui est jugée la plus incommodante, elle, a progressé. Il s'agit de l'usage du portable à un niveau sonore intempestif. Ce comportement a été infligé à 82% des voyageurs (+9%). au moins une fois au cours du dernier mois.

transports,paris,banlieues,métro,art de vivreBref, c'est peu dire qu'il y a encore du progrès à faire en matière d'art de vivre et de respect de l'autre, dans les transports en commun de la «Ville lumière» et de sa banlieue. Mais certainement aucun usager régulier de ces transports n'en doutait-il, avant la publication des résultats de cette étude annuelle et de cette note de blog.

20/02/2015

«Un ressenti» sans doute différent

Transports, Métro, Paris, BanlieuesSept milliards d'euros. C'est ce le montant – pas mince – que les pouvoirs publics investiront dans les transports en commun de Paris et de sa banlieue, ces prochaines années. Ainsi en ont décidé, l'autre jour, les élus de la Région parisienne. 217 rames Alstom à commander pour le métro. De nouvelles rames prévues également pour les trains de banlieue. Un matériel roulant qui, au global, dans la région, sera renouvelé à 60% d'ici à 2016, et à 100% à l'horizon 2020. Le programme a de quoi faire saliver l'usager moyen.

A qui il convient sans doute de faire miroiter monts et merveilles, vu la la galère qu'il n'endure pas rarement, en ce moment. Mardi, ce blog a évoqué la méga-pagaille de la fin janvier, dans le RER A. Cette semaine encore, ce ne sont pas moins d'une centaine de trains qui ont dû être annulés en pleine heure de pointe, sur le réseau reliant à la gare de l'Est (à cause d'un obus datant de la dernière guerre, retrouvé à proximité de la gare de Noisy Le Sec).

Au-delà de ces galères ponctuelles d'anthologie, qu'en est-il, au quotidien, de la ponctualité dans les transports publics parisiens? Selon le bilan chiffré de 2014, toutes les lignes de métro ont été «au-dessus de l’objectif contractuel» de rentabilité qui leur était assigné. C'est largement dû au fait que, ces dernières années, une bonne part du matériel roulant y a été renouvelé – on s'en réjouit chaque fois que l'on prend la ligne 4, dont les antiques rames ont enfin été remplacées. Concernant le RER, le bilan est plus mitigé. Sur la ligne A, «l'amélioration reste en dessous de l’objectif» (94%, contre les 85% atteints). Cela va un peu mieux sur la B (88%), se dégrade sur la C (89%), et la D (87%) connaît une situation «critique, mais en progrès».

Transports, Métro, Paris, BanlieuesCes jours-ci, cela dit, les autorités régionales n'en ont pas trop fait, dans leur com' relative à ces chiffres plutôt corrects. Sans doute craignaient-elles que des communiqués autosatisfaits paraissent très décalés par rapport à ce que, ces derniers temps, les usagers ont enduré. Le président de la Région (le socialiste Jean-Paul Huchon) l'a d'ailleurs lui-même admis: ces données peuvent «ne pas forcément toujours correspondre au ressenti quotidien de l'usager».

C'est sans doute le moins que l'on puisse dire.

04/02/2015

Une régularité perturbée

Paris, Transports, Métro, Sécurité, TerrorismeTrois militaires agressés à l'arme blanche, hier à Nice, alors qu'ils étaient en faction devant des locaux communautaires juifs.

Cela n'a pas forcément grand-chose à voir, mais, depuis ce matin, dans notre immeuble de bureau du onzième arrondissement de Paris, les mesures de sécurité ont été renforcées.

Depuis un mois, deux gendarmes ou policiers y sont en faction, de jour comme de nuit. Ce matin, a-t-on remarqué, ils étaient au nombre de quatre – sans compter leurs collègues se trouvant dans le fourgon qui est stationné devant l'immeuble.

Sinon, à Paris, les attentats de la première quinzaine de janvier continuent à avoir un impact sur... le fonctionnement des transports en commun. Désormais, en effet, sont beaucoup plus nombreux qu'auparavant les signalements faits chaque jour à la RATP par des usagers, relatifs à des colis suspects: abandonnés dans des rames du métro et du RER, sur des quais, ou à l'accueil et dans les couloirs des stations. Avant les attentats, la RATP recensait environ une alerte de ce type tous les trois jours. A présent, et depuis la mi-janvier, c'est carrément une dizaine de ces colis abandonnés qui lui sont signalés quotidiennement.

Paris, Transports, Métro, Sécurité, TerrorismeSelon la direction de la régie, «énormément de colis signalés sont anodins en termes de sécurité, mais l'on se doit de les traiter comme des colis suspects». Chaque signalement impose donc de systématiquement évacuer la zone concernée, y faire intervenir les équipes de déminage, et, en attendant que les démineurs aient achevé leur travail, interrompre le trafic à la station concernée.

Cela «bloque les transports» et «perturbe beaucoup leur régularité», constate amèrement la hiérarchie de la RATP.

La SNCF, sur son réseau de la région parisienne, connaît d'identiques perturbations, dues aux alertes du même type. «Que les gens prennent conscience qu'oublier un sac dans un train ou en gare, c'est un truc grave!», a fulminé, l'autre jour, le grand patron de la compagnie de chemin de fer, Guillaume Pépy.

24/11/2014

Un sentiment d'insécurité

Un sondage passé assez inaperçu ce week-end, mais pourtant pas inintéressant et touchant de près la vie des gens – la vie des Parisiens, singulièrement. Près d'un Français sur deux utilisant les transports publics (47%) s'y sent en insécurité, souvent ou parfois.

Ce sentiment est un peu moindre (45%) dans le métro, mais il est majoritaire (53%) parmi les usagers du RER. Ces chiffres sont tous deux en régression (-4) par rapport aux résultats d'une même enquête l'an dernier, mais, d'une année à l'autre, des constantes demeurent, dans le regard porté par l'opinion sur la sécurité. Ainsi, les femmes (49%) se sentent moins à l'aise dans les transports publics que les hommes (44%). Les jeunes (56%) y ont également davantage d'appréhensions que les personnes âgées (37%). Et, en région parisienne, le sentiment d'insécurité n'est plus limité à 47% comme à l'échelle nationale, mais il atteint carrément 57%. Il touche donc quasiment six usagers sur dix.

C'est donc l'occasion ou jamais de le rappeler. Comme ce blog l'a déjà plusieurs fois évoqué (relire par exemple ici ou ), dans les transports publics de la capitale française ainsi que de sa région, l'insécurité et la délinquance ont tendance à régresser, et ce depuis plusieurs années.

Mais visiblement pas assez pour que cela influe sur le ressenti des usagers.

30/10/2014

Une humiliation judiciaire

Justice, Transports, Métro, ArtsC'est une gifle judiciaire qui a été assénée à la RATP, hier. Le tribunal correctionnel de Paris a purement et simplement annulé les poursuites que la régie des transports parisiens avait intentées à un artiste de rue avec lequel elle est en conflit. Les juristes de la RATP avaient si mal ficelé le dossier, en termes de procédure, que les magistrats ont carrément décrété la nullité totale de leur citation.

Le justiciable en question était Thoma Vuille, un artiste-graffeur franco-suisse âgé de 37 ans. Alias «M. Chat». Depuis la fin des années 90, il dissémine son gros chat jaune et hilare (inspiré du «grinning cat» d'«Alice au pays des Merveilles») un peu partout dans l'environnement urbain. Il a acquis une notoriété internationale lorsque, en 2004, le grand cinéaste Chris Marker a consacré un «street movie» («Chats perchés») à cet artiste ainsi qu'à son personnage. Depuis, Thoma Vuille expose dans des galeries jusqu'à New York ou Hong Kong. Ce qui lui vaut d'être régulièrement dénigré par nombre de street artists, qui le jugent complètement récupéré par le système (commercial).

Mercredi, il était donc traîné en justice par la RATP. Sur la base de la loi punissant « le fait de tracer des inscriptions, signes ou dessins sans autorisation préalable sur des façades, véhicules, voies publiques ou mobilier urbain». Auparavant, il avait refusé de payer les 1.800 euros d'amende que lui réclamait la RATP. L'objet du délit? Une dizaine de têtes de matous qu'il avait dessinées en mai dernier, sur les murs de la station de métro «Châtelet-Les Halles» en cours de rénovation. «Une blague», pour «faire sourire les usagers du métro». Une intervention éphémère, présentée comme recouvrant avantageusement «des murs gris tristes» qui, de toute façon, étaient sur le point d'être recouverts de carrelage. «Je ne suis pas quelqu'un de malveillant: je respecte les gens et les lieux où je peins», s'était-il justifié. «J'ai juste humanisé un lieu, un couloir de transit complètement gris, juste mis de la couleur. Les gens qui disent que mon graffiti est sale ne prennent jamais le métro».

Justice, Transports, Métro, ArtsLa RATP n'a rien voulu entendre. Comme elle l'a fait – mais là, sans succès – avec «M. Chat», elle dépose systématiquement plainte contre X, pour dégradation, chaque fois qu'elle découvre des interventions de ce type. Plainte «sans appréciation de la qualité artistique des actes concernés». Et que ces interventions plaisent au public, ou non; dans ce dossier, 20.000 personnes ont signé une pétition en ligne de soutien à Thoma Vuille.

La société de transports consacre chaque année un budget de 20 millions d'euros – ce qui n'est tout de même pas rien – à la traque et au nettoyage des tags et autres interventions commis dans son réseau, puis à la remise en état de ses installations.

03/10/2014

Une amélioration, mais pas partout

Paris, Banlieues, Transports, MétroDu très quotidien, pour bien terminer la semaine. Qui a été marquée par une bonne nouvelle, pour la dizaine de millions d'usagers quotidiens du métro parisien: la situation s'y améliore, en termes de ponctualité.

D'après les derniers chiffres semestriels, dix des quatorze lignes de la RATP sont en progrès. Même la pire de tout le réseau – la notoirement calamiteuse ligne 13, bien sûr – commence à afficher des taux de régularité et de ponctualité pas trop mauvais: autour de 95%. Un chiffre qui est toutefois à nuancer. Dans 95% des cas, le métro arrive à l'heure prévue, oui, mais cela ne veut pas forcément dire que tous les usagers peuvent y embarquer (il n'est pas rare de devoir laisser passer un train: trop de monde pour y monter), et cela n'assure aucunement d'y voyager dans le confort (la cohue transformant souvent ces trains en bétaillères).

Mieux loties, trois lignes (la 8, la 9 et la 14) peuvent se targuer de scores supérieurs à leur objectif de 100%. En heures de pointe, en tout cas – c'est moins vrai en heures creuses. Parfois, des améliorations spectaculaires sont enregistrées. C'est le cas par exemple de la ligne 4, et pour cause: depuis quelques mois, du nouveau matériel roulant y a remplacé les vieux trains, dont certains remontaient aux années 70.

Paris, Banlieues, Transports, MétroEn revanche, la situation reste mitigée sur les lignes de banlieue. Là, les taux de régularité et de ponctualité sont plus dans la zone des 80% que des 90%. Le pire demeure le satané RER A. Sur certaines de ses lignes (Nanterre Préfecture/Cergy-Poissy), on ne franchit qu'à peine les 70%, voire la situation s'est encore dégradée par rapport à l'an dernier.

Cela tombe mal: c'est précisément ce RER A qui fait partie des lignes les plus fréquentées de toute la région parisienne...

06/06/2014

Une mise au goût du jour

Paris, Transports, Métro, Sécurité, CommunicationUne fois n'est pas coutume, un sujet très léger. Pour bien terminer la semaine. Mais un sujet qui concerne tout de même une icône de Paris, dans son genre. Un petit personnage qui a été vu par des générations entières de bambins parisiens, et par au moins autant d'enfants de touristes venus du monde entier visiter la capitale française. On veut parler de Serge, le lapin de la RATP. Celui qui, en sticker sur toutes les portes des métros et des RER, depuis 1977, invite les mômes à prendre garde de ne pas s'y «faire pincer très fort».

Le lapin Serge a donc été relooké (ici). Sans doute était-il temps, lui qui ne l'avait plus été depuis 1986. Un concours a même été lancé () sur Facebook (quasi 100.000 «J'aime»!), pour élaborer la nouvelle légende qui accompagnera ce visuel plus moderne. Et, histoire d'être totalement dans le vent, Serge a ouvert un compte Twitter (https://twitter.com/SergeLapinRATP (@SergeLapinRATP), «pour dialoguer avec ses fans».

On n'arrête décidément jamais la modernité.

13/05/2014

«Un nouvel élan»

Paris, Métro, Transports, Sécurité, Art de vivrePuisqu'on évoquait hier le métro de Paris, l'insécurité n'y progresse pas – contrairement à ce que claironnent les Identitaires –, et, en plus, le sentiment de ses usagers est que les incivilités y sont en diminution. C'est ce qu'a indiqué la RATP, à l'occasion du lancement, lundi, de sa nouvelle campagne de sensibilisation sur le sujet.

Frauder. Ne pas céder son siège à une personne âgée. Rester assis sur son strapontin ou garder son sac à l'épaule, y compris en cas d'affluence. Ne pas laisser descendre les voyageurs avant de soi-même monter. Mettre les pieds sur la banquette. Ecouter son baladeur à un volume sonore gênant pour les autres usagers, etc. Tous ces comportements seraient en diminution, dans les transports publics de la «Ville lumière» et de sa région. Du moins, c'est le sentiment majoritaire qu'en ont les voyageurs, qu'a interrogés (là) l'institut de sondages TNS-Sofres. Cette diminution, toutefois, est légère: 8%. Et des points noirs d'incivilité subsistent, comme dans le Noctilien (les lignes de bus de nuit).

Plus important pour le long terme, peut-être, est «l'acceptation d'une coresponsabilité dans les incivilités», les voyageurs se disant «prêts à agir sur leur propre comportement ainsi que sur celui de leur entourage», pour que progresse encore le climat de courtoisie et de respect d'autrui. La RATP salue donc «un nouvel élan» collectif dans la lutte contre les incivilités.

Outre qu'on imagine assez mal une personne interrogée revendiquer de but en blanc, devant un sondeur, le droit à l'incivilité et à l'indifférence à son égard, au vu du nombre d'usagers du métro que, chaque jour, on croise en train de franchir les portillons sans payer ou de hurler dans leur téléphone, on est un peu sceptique, on l'avoue. Mais – soyons fous, faisons un rêve –, on accepte bien volontiers l'augure qu'un jour, qui sait, les transports publics de Paris seront peuplés de gens non teigneux ou grossiers, mais aussi courtois et respectueux d'autrui que ceux de Londres.

Dans quelques décennies?

12/05/2014

Une «sécurisation citoyenne»

Après Lille ou Lyon, c'est à Paris que, ce week-end, l'organisation d'extrême droite Bloc identitaire a procédé à une «tournée de sécurisation», dans le métro. Une trentaine de membres de ce groupement a patrouillé – joué les gros bras, en somme – sur plusieurs lignes de métro de la capitale. Selon eux, la police n'a «plus les moyens d'assurer la sécurité» du public, a fortiori dans «un lieu associé à l'insécurité» que serait le réseau de transports publics. «Face à ce déferlement d’ultra-violence, face à l’insécurité qui règne dans notre pays et en particulier dans les transports en commun», ces «initiatives de solidarité populaire face à la racaille» auraient toute leur légitimité. Il s'agirait de «montrer à la population que les citoyens prennent en charge la sécurité de leurs frères et de leurs sœurs».

Ni la police, ni même la RATP n'avaient été avertis d'une telle initiative. Ses organisateurs exploitent sans doute la marge d'interprétation que permet la loi, en la matière. Si elle impose que soient déclarés aux autorités, préalablement à leur tenue, «tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique», elle permet que soient «dispensées de cette déclaration, les sorties sur la voie publique conformes aux usages locaux». On imagine que, dans l'esprit des Identitaires, le fait de simplement prendre le métro en groupe, fût-ce dans une configuration destinée à intimider, s'inscrit dans ces «usages locaux».

Il n'empêche, les participants à ces «tournées de sécurisation» risquent gros. Il suffirait que l'un ou l'autre de ces individus soit, dans de telles circonstances, pris en flagrant délit de port d'armes (un simple couteau suffirait), pour que tout le groupe tombe sous le coup de la législation (, par exemple) réprimant les milices privées.

D'autant que la loi anti-milices vise particulièrement les groupes qui «provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée». Or, évidemment, le terme de «racaille», qu'aiment tant utiliser ces Identitaires, vise prioritairement un type particulier de population: celle issue de l'immigration.

 

PS: S'il est besoin de le rappeler, ce discours sur des transports publics parisiens qui seraient en proie à une «ultra-violence» en explosion est, malgré deux faits divers récents (relire ici), démenti par les chiffres de l'insécurité (on l'a déjà écrit, dans ce blog: ).