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31.01.2012

Un toupet

Nicolas Sarkozy n'est donc pas encore officiellement candidat à un nouveau mandat. Dimanche soir, à la télé, il a répété que sa priorité devait continuer à aller à la conduite du pays, par ces temps de crise. Mais, le moment venu, «je ne me déroberai pas», a-t-il aussi confirmé, et ce moment «approche». Aucune surprise à attendre, dès lors.

Nicolas Sarkozy n'est pas encore officiellement candidat, mais la page web intitulée http://www.nicolassarkozy2012.fr/, elle,existe déjà. Et elle est squattée par une intruse. La dame officie dans un tout autre domaine que la haute politique. Mais, avec un toupet assez comique, elle a manifestement jugé que cette usurpation de nom de domaine lui serait profitable, en termes de pub.

Cela fait des semaines, voire des mois, que l'effrontée sévit à cette page. Au vu et au su de tout le monde politique, et donc y compris des services de l'Elysée. Il n'empêche, malgré tout ce temps, les pandores (électroniques) ne l'ont visiblement pas encore délogée de cette adresse hautement fatidique.

D'où la question qui, plus que jamais, s'impose: mais que fait la police?

13.12.2011

Un remerciement, ou l'autre

télévisions,technologie,médias,gouvernement,publicitéOn ne l'a pas loupé, ce placard de pub du gouvernement qui, depuis plusieurs jours, s'étale en pleines pages dans tous les quotidiens de France. «Nous tenons à remercier absolument tous les Français», dit-il. Les remercier, car «la France est passée à la télévision tout numérique». «Bravo et merci à tous»: «Depuis l'arrivée de la couleur, le passage au tout numérique a été le projet le plus ambitieux de l'histoire de la télévision».

Merci? Mais de rien: nous, depuis ce basculement au numérique, on... n'a plus la télé. On avait amplement narré cette saga, à l'époque (relire notamment ici). Depuis, cela ne marche toujours pas, et on a laissé tomber. Désormais, c'est sur internet qu'on suit les seuls programmes télé que, de toute manière, on regardait sur le petit écran: les grandes émissions d'actu et les JT.

Enfin, on les regarde sur le net: quand ça marche.... Rien qu'en quelques mois d'usage, on pourrait écrire un bouquin sur la calamité qu'est, en France, la diffusion des programmes télé sur le web.

«Buffering» qui s'éternise. Vidéos indisponibles. Vidéos qui, quand elles sont dispos, sautent des passages entiers du programme, voire reviennent en arrière. Vidéos qui, si régulièrement, se figent subitement, sans raison apparente, laissant immobiles les personnages apparaissant à l'écran: bouche bée, yeux clos ou écarquillés, toujours ridicules. Sans oublier ce décalage permanent entre le son et l'image: décalage d'une petite seconde à peine, mais qui suffit à donner l'impression bizarre que tous les programmes que l'on regarde sont doublés.

Mais, c'est vrai, on l'admet, il y a une chose qui marche toujours et admirablement bien, dans la télé sur le web. C'est... la pub. Elle, elle ne subit jamais le moindre problème technique. Vous relancez trois fois la vidéo d'un JT qui patine, vous ne pourrez jamais être sûr que vous parviendrez, in fine, à la regarder. En revanche, vous pouvez être certain que la plage de pub, elle, ça oui, vous la verrez trois fois.

Rien que pour cela, donc, «bravo et merci». Cela nous manquait vraiment, dans notre vie: encore un peu de pub en plus.

30.09.2011

Un appel à idées

transports,métro,publicité,art de vivre,parisUn peu d'humour, pour bien terminer la semaine. Car c'est «un ton volontairement décalé et humoristique» qu'a choisi la RATP pour sa dernière campagne de sensibilisation en date, qui s'étale en ce moment sur les panneaux publicitaires du métro de Paris et dans des pages de pub des journaux. Et on la trouve plutôt pas mal, cette campagne.

 

Elle vise les incivilités. Ce que la RATP définit comme «le non-respect de l’ensemble des règles du savoir voyager ensemble: manque de propreté, nuisances sonores, bousculade, absence de courtoisie, fraude». Dans les visuels de la campagne, les malotrus sont transformés... en animaux. Il y a donc un lama qui crache partout sur les quais du métro. Un gros buffle qui bouscule tout le monde en rentrant dans une rame. Une grenouille qui saute les portiques. Ou un paresseux qui se prélasse sur un strapontin alors que le wagon, en pleine heure de pointe, est bondé. Il y a une poule, aussi, qui jacasse à tue-tête sur son portable. Au passage, le choix d'un coq se pavanant avec son smartphone aurait moins alimenté le cliché sexiste de la femme incorrigiblement bavarde – comme si, dans le métro de Paris ou d'ailleurs, on ne croisait jamais de mâles insupportablement bruyants, pendus à leur téléphone...

 

«Cette communication veut souligner l’absurdité du comportement de celles et ceux qui commettent des incivilités dans les transports», explique la RATP. «Elle met en avant l’idée que, derrière tout acte d’incivilité, se cache une logique absurde, qui ne nuit pas seulement à la collectivité mais également à l’individu qui le commet».

 

transports,métro,publicité,art de vivre,parisC'est trop rare pour ne pas être souligné: chacun des 10 millions d'utilisateurs quotidiens des transports parisiens peut donner son avis: peut, sur le site web de la campagne, soumettre «une idée concrète à mettre en œuvre pour lutter contre les incivilités».

 

Si donc vous êtes usager, occasionnel ou régulier, de la RATP et êtes inspiré par le sujet, c'est ici.

21.09.2011

Un slogan assez gonflé (encore)

Décidément, les pubards ne manquent pas d'air, en ce moment. Après Chanel qui se rend involontairement comique en prétendant descendre dans la rue, voilà une grande banque française qui fait très fort. Elle s'offre, ces jours-ci, des pleines pages de pub dans la presse, donc vous avez peut-être aperçu cette campagne. Le visuel? Une petite fille adorable, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Le slogan? «Le bon sens a de l'avenir». La base line? «S'engager pour ses clients», «Garder les pieds sur terre», et blablabla.

 

Le problème? Cette campagne vante... le Crédit agricole. A savoir, une des trois grandes banques françaises en train de défrayer la chronique pour être parmi les exposées aux dettes souveraines des pays d'Europe dans le collimateur des agences de notation. Le Crédit agricole est mouillé à hauteur d'une dizaine de milliards d'euros dans ces placements grecs, italiens ou espagnols. Des produits financiers qui apparaissent aujourd'hui si hasardeux qu'on peut douter qu'hier, c'était vraiment faire preuve de «bon sens» et «garder les pieds sur terre» que de s'y risquer.

 

Le Crédit agricole, qui décidément a le sens de l'humour, défend «une campagne publicitaire en rupture». Car, basée sur les témoignages de ses clients, elle veut «donner la parole aux gens... plutôt que de parler de nous».

 

En ce moment, en effet, il vaut peut-être mieux, pour l'état-major de cette banque, que l'on ne s'étende pas trop sur ses stratégies d'investissement.

14.09.2011

Un slogan assez gonflé

publicité,luxe,art de vivre,banlieuesOn la trouve gonflée, la maison de haute couture Chanel. On se le dit chaque fois qu'on tombe sur un des nombreux panneaux publicitaires qui, à Paris en ce moment, relaient sa dernière campagne de pub. On y voit une jeune femme au saut du lit, look rebelle-cool: la chemise de son homme, pas maquillée ni coiffée, et ce slogan peinturluré au feutre sur son visage: «Il n’y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue!»

 

Chanel-rebelle descend dans la rue, donc. C'est vraiment se moquer du monde.

 

D'abord, vu les prix pratiqués par cette marque, on peut sérieusement douter que ses créations soient accessibles à «l'homme/la femme de la rue», comme on dit. A fortiori en ces temps de crise, faut-il le préciser.

 

Ensuite, il faut rappeler que cette grande maison ne descend tout de même pas dans n'importe quelle rue. On l'avait vu il y a quelques mois, à l'occasion d'une affaire qui avait fait un certain bruit dans la banlieue de Paris. Du jour au lendemain, les produits Chanel avaient purement et simplement disparu des rayons des parfumeries de plusieurs villes pas vraiment symboliques de luxe et de glamour: Bobigny, Meaux ou Chilly-Mazarin. Le porte-parole de la marque avait invoqué la «qualité insuffisante» de ces boutiques, et le non-respect de ses «critères d’exigence, en termes de présentation et d’environnement». «Nous sommes un produit de luxe. Nous avons un cahier des charges très précis avec nos distributeurs», avait-elle argumenté. A Bobigny, des responsables d'associations, «particulièrement choqués», avaient dénoncé cette décision: «Ce départ signifie que Bobigny n’est pas assez bien pour Chanel, que nous sommes des clients de seconde zone». Tentant de couper court à cette délicate polémique, l'enseigne avait assuré que, dans son esprit, il n'avait, bien sûr, «jamais été question de discriminer» quiconque.

 

Quelques mois plus tard, voici donc Chanel qui se la joue rebelle et descend dans la rue. Ceux et celles qui se demandent dans quelles rues et de quelles villes ont sans doute le droit d'écrire à Karl Lagerfeld pour lui poser la question.

02.08.2011

Un joli coup de com'

C'est LA grosse nouvelle de cet été 2011 en France, à en juger à l'incroyable écho qu'elle a eu ces quinze derniers jours dans les médias, ici. On veut parler du passage de 11 à 17 euros du montant de l'amende pour stationnement impayé ou irrégulier. Cette majoration est entrée en vigueur lundi; cela faisait un quart de siècle que la contredanse n'avait pas augmenté. Cette mauvaise nouvelle pour des millions d'automobilistes a donné une idée assez farce de campagne de com' aux... producteurs de prunes!

Car, il fallait y penser: dans le langage courant, en français de France en tout cas – en français de Belgique, on ne se souvient plus trop, mais on ne croit pas –, les amendes de stationnement sont rebaptisées des «prunes». Du coup, les producteurs de ces fruits ont sauté sur l'occasion pour faire la pub de leurs produits. Comment? Jusqu'au 30 septembre, ils proposent tout simplement... le remboursement des PV de stationnement! Il suffit d'aller sur la page dédiée de leur site web, qui proclame d'ailleurs fièrement: «Chaque jour, la Prune de nos terroirs rembourse 3 PV». Là, l'automobiliste verbalisé répond à un petit quizz sur ces fruits. S'il obtient cinq bonnes réponses et est tiré au sort, les producteurs français de Reine-Claude, de Quetsche ou de mirabelles lui envoient un virement correspondant au montant de son amende.

Bravo aux pubards qui ont conçu cette campagne de com': rien qu'au vu du retentissement médiatique qu'elle a eu ces derniers jours, elle est un succès. Qui sait la popularité probable d'une telle initiative auprès des automobilistes se répercutera-t-elle même, cet été, sur les chiffres de vente de cette filière agricole – l'Hexagone produit chaque année, singulièrement dans le Sud-Ouest, 75 000 tonnes de prunes, ce qui n'est tout de même pas rien.

15.07.2011

Un avertissement (cocasse)

FONTAINErome.jpgIls sont cocasses, décidément, les communiqués de la préfecture de police de Paris, en ce moment. Un des derniers en date s'adresse rien de moins qu'aux Parisien(nes) qui voudraient singer Anita Ekberg en train de s'ébattre dans la fontaine de Trevi à Rome, dans «La Dolce Vita» de Felini.

Dixit la préfecture, donc: «Si un coup de chaud vous guette et que l’eau d’une fontaine vous tente, cherchez un autre endroit pour vous rafraîchir: la baignade y est interdite. Il en va de même pour les lacs, étangs, pièces d’eau, rivières, canaux. A 38 euros l’amende, l’option piscine sera moins salée...»

Si l'on peut se permettre, c'est de la vaste blague, cet avertissement policier. Et triplement.

Un: depuis des lustres dans la capitale française, dès que le thermomètre frise les 40 degrés, des Parisien(ne)s par centaines, de tous âges, prennent joyeusement d'assaut les fontaines pour s'y rafraîchir. Que l'on sache, ces innocentes ablutions n'ont jamais donné lieu au moindre procès-verbal.

Deux: on s'en souvient comme si c'était hier, de ce mémorable soir de juillet 98 où des dizaines de supporters de foot hystérisés avaient fêté à moitié nus, dans les fontaines de la place de l'Hotel de Ville (où le match venait d'être retransmis sur écran géant), la victoire des Bleus au Mondial. A l'époque, les pandores, présents en masse rue de Rivoli, s'étaient contentés d'observer ce spectacle en souriant.

FONTAINEmanaudou.jpgTrois: plus récemment, deux jeunes filles ont batifolé en toute impunité dans une célèbre fontaine de Paris. Leurs ébats ont même été immortalisés, et les clichés attestant de leur infraction ont fait le tour du monde, par panneaux publicitaires interposés. C'était une pub pour une marque française de sac à mains très chers. Alice Taglioni et Laure Manaudou, sacoches au bras, y faisaient les folles dans une fontaine. A «5h du matin, place de la Concorde», précisaient, en légende de la photo, les affiches publicitaires. Il n'a jamais été dit que la préfecture  avait infligé 38 euros d'amende à l'actrice et à l'ex-championne de natation. Ni que les deux naïades avaient été placées en garde à vue. Mais cela nous a peut-être échappé.

20.06.2011

Un avis de recherche (bidon)

VESPAperdue.jpgOn l'aimait bien, Romain. Il avait une bonne bouille de jeune Parisien rigolard, voire facétieux. On avait fait sa connaissance il y a quelques jours, en apercevant les affichettes qu'il avait placardées un peu partout dans les rues du quartier Bastille. Elle le montrait juché sur son scooter; avec, en légende, cet avis de recherche: «J'ai perdu mon irremplaçable Vespa PX et ça me rend bien triste. Aidez-moi à la retrouver. Forte récompense: je suis prêt à vous offrir une Vespa neuve. Merci. Romain».

 

La première fois qu'on avait vu cet appel, on s'était dit que, le pauvre Romain, il ne la reverrait jamais, sa Vespa. Clair qu'elle n'était pas perdue mais qu'elle lui avait été volée. Et puis, jour après jour, on avait observé cet avis de recherche placardé également dans des tas d'autres quartiers de Paris. Son scoot perdu, décidément, il l'aime bien, notre pauvre Romain, s'était-on dit. Même réflexion ce week-end, quand, devant une aire de stationnement pour scooters de notre boulevard Richard Lenoir, on aperçut l'avis de recherche de Romain sous la forme carrément d'un grand pochoir peinturluré directement sur le macadam du trottoir.

 

Amusé par les tribulations de ce jeune Parisien rendu inconsolable par la perte de son scoot, on a fini par aller faire un tour sur la page web à laquelle ses avis de recherche renvoyaient: une page intitulée "ouestmavespapx.fr". C'est là qu'on a pigé qu'en fait, Romain... n'avait jamais existé.

 

Ce n'est qu'une créature, un concept, publicitaire.

Ledit lien, en effet, aboutit à la page Facebook de la filiale française de Piaggio, la marque de scooters bien connue. Y est faite la promo d'une nouvelle Vespa qui vient d'être mise sur le marché, en l'honneur du 65ème anniversaire du lancement de la première Vespa. Romain n'est qu'une accroche imaginée par des pubards pour susciter un peu de buzz urbain autour du retour d'«une légende vivante»: le retour d'«un style inimitable, fonctionnel, une solidité légendaire grâce à sa carrosserie en acier, la fiabilité d'un moteur simple et indestructible et sa célèbre roue de secours dissimulée sous l'aile gauche. Une pièce unique. Des lignes simples et minimalistes». En cliquant sur «J'aime» (ce matin, plus de 600 personnes l'avaient déjà fait), les internautes s'inscrivent à une «chasse au trésor» qui leur permettra peut-être de gagner la récompense que promettait Romain, sur ses affichettes: un scooter de ce nouveau modèle.

VESPAtrottoir.jpgOn a (très peu) hésité, mais, finalement, on n'a pas cliqué.

Subitement, on trouvait ce coup de pub certes pas mal pensé et plutôt réussi (car visible et accrocheur), mais aussi, comment dire, un peu minable. Un peu comme la fin d'une belle petite histoire urbaine. Un peu comme la récupération, par les camelots de la pub, d'un petit bout de la vie (rêvée?) de notre quartier.

07.04.2011

Une campagne (suspecte)

gardemeubles.jpgLa misogynie, revendiquée ou subliminale, dans la pub en France: un des sujets décidément inépuisables de ce blog (relire ici, ou , voire, si vous avez particulièrement le temps aujourd'hui, ici ou ). On vient encore d'en avoir une illustration dans le métro de Paris. Il s'agit, cette fois, d'une campagne de pub pour une société de garde-meubles.

Le visuel? Monsieur, aux côtés d'une armoire imposante: une antiquité, style grand siècle, dont son propriétaire semble très fier. Le slogan? «Vous l'adorez. Votre femme la déteste. Nous la stockons». C'est donc Madame qui n'a aucun goût en matière de déco, et qui, un peu tyrannique au foyer, oblige Monsieur à louer une aire de stockage. C'est Monsieur qui aurait très bien pu être illustré par cette pub comme n'aimant pas les antiquités. Mais non, c'est Madame. Sans doute un hasard, s'est-on dit en passant notre chemin après avoir froncé les sourcils devant cette affiche. Jusqu'à ce que, quelques stations de métro plus loin, on tombe sur un autre visuel de cette campagne.

Cette fois, c'est Madame qui était représentée: posant, un peu niaisement, aux côtés d'un vélo d'appartement. Le slogan le précisait: ce vélo, elle l'avait acheté mais s'en était fatigué très vite, du coup Monsieur devait à nouveau se taper le garde-meubles. C'est Monsieur qui aurait très bien être illustré par cette pub comme ayant très rapidement eu la flemme de ses altères, de sa ceinture à impulsions électriques censée dessiner les abdos, ou de sa machine à gonfler les biceps. Mais non, c'est Madame. Qui, dans ce visuel, incarne donc la légereté, l'inconstance, le manque de détermination, la futilité variant au gré du vent. Pour la deuxième fois, du coup, un slogan de cette campagne pouvait être lu/vu de manière péjorative pour les femmes.

Mais sans doute, les ans passant, est-on devenu très Parisien moyen: donc qui n'aime rien, limite teigneux. Mais, qui sait, les «créatifs» ayant conçu cette com' si brillante n'ont-ils nullement pensé à mal. Mais, peut-être, découvrira-t-on ces prochains jours, dans le métro, des visuels de cette campagne pouvant, eux, être interprétés au désavantage de l'homme.

On les cherche toujours, cela dit.

05.04.2011

Un besoin?

pubmétro.jpgOn l'avait entendue, cette réflexion à la radio. L'autre jour, en marge du grand débat sur le nucléaire qui a agité la France, comme d'autres pays, après la catastrophe de Fukushima. Et puis, on avait perdu cela de vue. Jusqu'à hier. Jusqu'à ce que, au hasard de nos pérégrinations dans le métro de Paris, on retombe sur un de ces nouveaux panneaux publicitaires qu'on a déjà pas mal évoqués dans ce blog (relire ici, ou ). Un de ces panneaux lumineux et animés qu'on trouve désormais dans d'innombrables stations ici – et qui, au passage, font (un peu) mal aux yeux (*). Ce panneau-là, pour l'anecdote, arborait un slogan rageur («NO PUB») tagué sans doute par un militant d'une association luttant contre l'invasion de la réclame.

La réflexion émanait d'un dirigeant d'une association qui, pour faire vite, milite en faveur d'une société de consommation moins énergivore. «Il serait temps de réfléchir à notre consommation d'énergie», recommandait-il. «Par exemple, on trouve en ce moment, dans le métro de Paris, des écrans publicitaires vidéo lumineux qui consomment énormément d'électricité. En a-t-on vraiment besoin pour notre bien-être?»

Bonne question.

(*) Panneaux publicitaires, qui, toutefois, à ce stade en tout cas, sont silencieux. Mais ne désespérons pas. Un de ces jours, l'un ou l'autre responsable de la régie publicitaire de la RATP proposera certainement qu'on leur ajoute le son. Ce sera vraiment merveilleux. Les dix millions d'usagers quotidiens des transports publics parisiens auront le privilège de profiter à longueur de journées de slogans publicitaires hurlés à tue-tête. Et les espaces sur ces panneaux se vendront encore plus chers aux annonceurs.

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