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27/04/2016

Une fête pour toutes, aussi (J-2)

 Sports, Sécurité, Police, Femmes Puisque ce blog parlait de sport, hier, cette demande que le Haut Conseil à l’Egalité hommes-femmes vient d'adresser au gouvernement et aux organisateurs de l'Euro de football, qui se disputera en France pendant un mois à partir de la mi-juin. Demande de faire en sorte que cette grande compétition sportive européenne se déroule dans «un véritable climat de fête non-sexiste», et que l'on soit particulièrement attentif à ce qu'elle soit exempte de toute «violence machiste».

Les contre-exemples sont légion. Voir «les dérives inacceptables» déplorées «lors de grands évènements sportifs ou populaires de même type: coupes du monde de football, fête de la bière de Munich, fêtes de Bayonne, festival de rock de Stockholm, etc.». Les autorités et organisateurs sont donc priés de se bouger pour que, par exemple, «les fans zones d’accès libre, qui réuniront des centaines de milliers de supporters et supportrices, restent des lieux de convivialité, et non de violences»: ouverts à toutes et tous. Ou pour que des campagnes de sensibilisation soient menées à destination des spectateurs, leur rappelant les peines encourues en France par les auteurs de violences à caractère sexuel.

Autre problème mis sur la table: «le recours à grande échelle à la prostitution». Puisque, pour les réseaux prostitutionnels, «ces événements sportifs sont l’occasion de profits gigantesques». A cet égard, on promet bien du plaisir aux forces de l'ordre pour tenter de faire appliquer la loi que le Parlement a votée définitivement, il y a peu. Elle punit d'amende «le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage».

sports,sécurité,police,femmesTout au long des deux ans de parcours parlementaire qu'a nécessité cette loi, les syndicats policiers n'ont pas arrêté de dire et de répéter que les pandores auraient sans doute beaucoup de difficultés – et assurément d'autres chats à fouetter, en ces temps d'alerte terroriste maximale – à prendre les contrevenants sur le fait, condition sine qua non pour les verbaliser.

Il sera donc intéressant de voir, dès la mi-juin, si cette loi est réellement et efficacement appliquée, sur le terrain. Ou, dans la négative, si elle relève avant tout de l'affichage politique.

26/04/2016

Une alliance de circonstance, piquante (J-3)

Paris qui, sur le plan sportif, serait sauvée par Marseille. Ce serait pour le moins piquant. Dans un pays qui, sportivement, a toujours été dominé par la féroce et séculaire rivalité footballistique entre le PSG et l'OM.

Cette improbable alliance de circonstance pourrait bien, néanmoins, devenir réalité, et fameusement servir la "Ville lumière". Dans 17 mois. Quand, en septembre 2017, le Comité international olympique désignera la ville hôte des JO d'été de 2024.

Hier, en tout cas, la maire de Paris, Anne Hidalgo, en a fait des tonnes en termes de com' (comme ici, par exemple) en faveur de Marseille. Puisque la Cité phocéenne pourrait contribuer à la victoire de la capitale française sur les trois autres villes qui sont elles aussi candidates à l'organisation de cet événement: Los Angeles, Budapest et Rome. En effet, dans le cadre de ces JO qui se tiendraient à Paris, les épreuves de voile s'y dérouleraient... à près de 800 kilomètres de distance. Dans le grand bleu méditerranéen. Une tribune de 5.000 places serait notamment érigée sur la corniche de Marseille, d'où les spectateurs suivraient les joutes nautiques. Jusqu'à présent, dans la promo de son dossier, le comité Paris 2024 a surtout vanté la scénographie spectaculaire qui bénéficierait aux épreuves de sports équestres (prévues au Château de Versailles), de beach volley (au pied de la Tour Eiffel) ou de tir à l’arc (sur l’esplanade des Invalides). Incontestablement, les compétitions de voile vues depuis la Corniche offriraient un panorama tout aussi grandiose.

Marseille est un «atout incommensurable pour la candidature de la ville de Paris!», en a déduit Anne Hidalgo, hier. Quitte à faire grimacer les si nombreux Parisiens footeux et un peu à cheval sur les traditions antagonistes, qui donc ne peuvent pas encadrer tout ce qui, de près ou de loin, concerne la Cité phocéenne.

21/04/2016

«Une formidable vitrine»

Paris, Sports, Transports, Patrimoine, EnvironnementDernier jour de circulation à peu près normal, ce jeudi, sur et autour de la prestigieuse esplanade des Invalides. Puisque, à partir de demain 14 heures, il faudra montrer patte blanche pour accéder au secteur, même si on est simple piéton ou riverain. Et il ne sera pas possible d'y circuler en véhicule motorisé, ni a fortiori d'y stationner. Tout cela pour que, le lendemain après-midi, une vingtaine de bolides puissent y évoluer à... plus de 220 km/h.

C'est le Grand prix de Formule E. Depuis des mois (relire ici), cet événement suscite la polémique. Sur son principe même: ses détracteurs y voient une ode à la voiture et à la vitesse, très paradoxale dans une capitale dont les dirigeants affirment à longueur de journées vouloir à tout prix privilégier les «circulations douces». Ces derniers jours, les débats ont redoublé. Relatifs, là, aux aménagements urbains rendus nécessaires par cette compétition, sur lesquels on s'affaire depuis deux semaines.

Pour assurer la sécurisation du périmètre de la course, un millier de blocs de béton ont dû être déposés, ainsi que 400 tonnes de grilles de protection. Et tous les pavés de la place Vauban ont dû être recouverts d'une couche provisoire de bitume, spécialement posée pour l'occasion. L'ensemble du secteur étant classé comme site historique et culturel protégé, ce revêtement de goudron devra être enlevé dès le lendemain de l'événement.

Que les écolos résument à un vrai «désastre écologique». La mairie, elle, balaie ces critiques. A son estime, cette compétition «contribuera au rayonnement de la capitale, et montrera que les voitures électriques ont toute leur place dans le centre de la cité». Même enthousiasme du côté du gouvernement. Pour le ministre des Sports, qui assistera à la course, cette «première (urbaine) en Europe» sera «un véritable accélérateur d’innovations en faveur de la mobilité électrique et de sa promotion». Et «une formidable vitrine du patrimoine et du savoir-faire français».

C'est merveilleux.

18/04/2016

Un écolier sur deux

Histoire de commencer la semaine en fanfare, une nouvelle entendue dernièrement sur une radio locale () et qu'on continue à trouver décidément effarante, malgré les jours passant. Cela concerne les enfants de Seine-Saint-Denis, le grand département populaire du Nord de Paris. Et, singulièrement, leurs aptitudes sportives.

Dans ce département, une piscine olympique sera construite, si Paris obtient l'organisation les JO de 2024. En attendant, pour le moment, un écolier sur deux... ne sait pas nager.

C'est beaucoup dû au manque criant d'équipements: on ne compte que 35 piscines dans le "9-3". Pour une population de plus d'un million et demi d'habitants. Ajoutons que la pénurie chronique d'enseignants qui affecte ce département, et fait se mobiliser les parents d'élèves (voir ), ne contribue probablement pas à l'éducation sportive des enfants.

Heureusement que François Hollande avait demandé à être jugé sur le critère de la jeunesse, à l'issue de son quinquennat. Sur la question de savoir si les jeunes seront en meilleure situation à la fin de son mandat par rapport à ce qu'était leur sort en 2012. Jugerait-on l'hôte de l'Elysée sur l'état, non de la jeunesse en général, mais de l'enfance en particulier, et singulièrement à l'aune du sort qui est réservé aux gosses des quartiers urbains les plus déshérités, que cette évaluation ferait mal.

Encore bravo.

 

PS: En revanche, s'il est besoin de le souligner, aucune carence en piscines à Paris même. Et a fortiori dans les quartiers bobos de la capitale, comme notre onzième arrondissement. Là, au contraire, l'évolution a été spectaculaire, ces dernières années. L'amplitude des heures d'ouverture des piscines est désormais telle qu'on peut sans problème s'y rendre dès très tôt le matin, et jusque tard après la nuit tombée.

Sans doute a-t-on les priorités que l'on se donne.

30/03/2016

«Une double peine»

La sécurité sera «maximale» en France, lors de l'Euro 2016 de football – dont le coup d'envoi sera donné le 11 juin. C'est ce que François Hollande a assuré, hier (voir , notamment).

Et, en effet, les autorités sont visiblement prêtes à mettre le paquet, en termes de précautions prises. Ainsi, à Saint-Denis, de la mi-mai à la mi-juillet, un mur de 2,4 mètres de haut, carrément, sera érigé. Il s'ajoutera à tous les périmètres de protection et autres grillages de sécurité qui entourent déjà le Stade de France, en temps normal. Ce mur aura pour objectif de canaliser la foule et de limiter à quatre le nombre de portes d'accès à l'enceinte – et donc d'endroits à faire contrôler (fouille des spectateurs, etc.).

Oui, mais un tel dispositif va couper une bonne part des commerces environnants de la clientèle qui est attendue à cet événement. Car les fans de foot, pressés de rejoindre les rares points d'accès de l'enceinte, ne s'attarderont pas dans les bars et restaurants situés tout au long de cette barrière de sécurité. En lieu et place, ils gagneront le périmètre protégé, puis c'est là qu'ils consommeront: dans les espaces de restauration qui sont partenaires officiels de l'événement. Les commerçants du coin ont fait leurs calculs: cette reconfiguration sécuritaire du quartier les privera du chiffre d'affaires de 15.000 spectateurs venus par le métro, de 25.000 ayant emprunté le RER D, et d'une bonne partie des 25.000 autres débarquant du RER B. D'où la crainte, dans le quartier, de nombreux dépôts de bilan de commerces, dès la fin de la compétition.

Au-delà de ces soucis financiers, il y a aussi un symbole, qui vient se heurter de plein fouet à ce mur de sécurité.

Car nombre de riverains du Stade de France voient dans cet Euro de foot l'opportunité de tourner une page douloureuse. Celle des attentats du 13 novembre. Puisque, ce soir-là, les terroristes ont frappé, non pas seulement à Paris, mais aussi à Saint-Denis. Quelques mois plus tard, ces 2,40 m de clôture qu'ils vont devoir subir pendant deux mois donnent à une grande part des habitants du quartier le sentiment qu'ils seront «exclus» symboliquement – et même coupés de lui, physiquement – de ce grand événement populaire. Condamnés, en somme, à «la double peine: les attentats, puis le mur».

26/02/2016

Une envolée délirante

Sports, Football, EconomieC'est la classique loi de l'offre et de la demande. Mais là, tout de même, cela va loin. Plus de trois mois séparent encore la France du coup d'envoi de l’Euro 2016 de football. Mais, déjà, les tarifs des hôtels s'envolent, dans les dix villes qui accueilleront la compétition.
Du moins, s'il faut en croire les relevés effectués par une association de consommateurs. Elle a passé au crible 440 établissements, essentiellement des deux et trois étoiles, en comparant les tarifs en vigueur les soirs de match avec ceux affichés le même jour de la semaine qui précède. Résultat? En novembre, les tarifs avaient progressé en moyenne de 45%. Mi-décembre (après le tirage au sort des rencontres), la hausse globale était de 67%. Depuis le début de l'année, des envolées à trois chiffres sont carrément constatées.
Ainsi, à Marseille, «le jour du premier match, le 11 juin au stade Vélodrome (Angleterre-Russie), le prix de la chambre du Best Western Aéroport (un 3 étoiles) culmine à 1000€, contre 80,75€ la semaine précédente! Une augmentation de 1138%, qui dit mieux?» Idem, ou à peu près, dans d'autres villes du pays: +307% pour le Formule1 de Bordeaux Nord, +936 % pour l’Ibis Stade Ouest de Saint-Denis, etc.
Cet Euro 2016 est censé constituer «une fête populaire», qui «rassemble les Français partout sur le territoire» et au-delà de leurs moyens financiers. Encore heureux, dès lors, que le gouvernement a eu le nez fin. Lui qui a réservé d'emblée (relire ) 20.000 billets d'entrée gratuits, à l'attention des publics moins favorisés.
Sans doute était-ce la moindre des choses.

17/02/2016

Un soutien assez mesuré

A 574 jours du choix de la ville hôte des Jeux olympiques de 2024, 65% des Français se disent favorables à la désignation de Paris. C'est ce qu'a indiqué un sondage rendu public hier soir. Le taux d'adhésion des habitants de la région parisienne (66%) et des Parisiens eux-mêmes (67%) est un peu plus élevé. «Ces résultats confirment que les Français sont en attente de projets fédérateurs, porteurs de sens et de valeurs», a réagi le comité qui porte le projet Paris 2024. «Les Jeux olympiques et paralympiques, c’est une opportunité exceptionnelle pour notre pays de fédérer, de rassembler les Français derrière un projet positif et une ambition collective».

Pourquoi pas. Mais, en l'occurrence et à ce stade, si on peut se permettre, il n'y a tout de même pas lieu de pavoiser.

D'abord, si on regarde d'un peu plus près cette enquête d'opinions, on constate que, parmi ces 65% de Français favorables à Paris 2024, seuls 23% sont «tout à fait» emballés par cette perspective. Les 42% restants y sont juste «plutôt» favorables. On a déjà vu soutien plus enthousiaste.

Ensuite, si on prend la peine de revenir un peu en arrière, il y a six mois, les enquêtes d'opinion (ici, par exemple) donnaient 72% des Parisiens soutenant ce projet, de même que 79% des habitants de la région capitale. Du coup, si ces sondages successifs sont fiables, l'adhésion populaire aux JO à Paris semble en fait... décroître, dans la capitale et sa banlieue. Alors même que, les mois passant, ne cesse de s'amplifier le ramdam fait autour de ce projet, par ses organisateurs et par la mairie.

Les porteurs de Paris 2024 ont donc intérêt à ce que, dans les 574 jours à venir, des chiffres un peu meilleurs soient rendus publics. Pas seulement pour leur moral, mais aussi pour l'avenir du dossier de candidature parisien. Puisque, parmi les éléments que le CIO prend en compte pour attribuer les Jeux à telle ou telle ville candidate, figure précisément l'ampleur – ou non – du soutien populaire à ce projet, dans les pays concernés.

22/01/2016

«Une initiative déplacée»

Ne pas partir en week-end sans faire écho à ce qui a sans doute été l'info parisienne la plus improbable de la semaine. La "Ville lumière" va bientôt accueillir... une course automobile.

Un Grand Prix, non de Formule 1, mais de Formule E: son équivalent pour les voitures électriques. Ce sera le 23 avril. Une vingtaine de monoplaces rivaliseront en faisant des boucles à plus de 200 km/h autour de l'Esplanade des Invalides, sur un circuit de deux kilomètres. Des tribunes pouvant accueillir 15 000 personnes seront construites spécialement pour l'occasion. Jamais depuis la Libération (le Grand Prix Automobile de Paris, au Bois de Boulogne en 1945), un tel événement n'avait été organisé dans la capitale française.

Le patron de la Fédération internationale de l'automobile, Jean Todt, ne se tient plus: «C'est un rêve d'un demi-siècle qui se réalise», et ce sera «notre meilleur ambassadeur pour montrer le développement de la technologie». Dans la foulée, la maire de Paris, Anne Hidalgo, est sûre que la compétition «va permettre de donner un bon coup d'accélérateur à la mobilité électrique». Mais tout le monde n'est pas aussi enthousiaste.

Les élus Verts de la capitale font la grimace. Et, hier, ils ont été relayés () par les associations d'usagers des transports publics, du vélo, etc., qui y voient «une initiative déplacée». A leurs yeux, «cette promotion inattendue et consternante de la vitesse (230 km/h annoncés!), sous prétexte d’écologie, est perverse: on sait que la vitesse est la cause principale des accidents routiers. Elle est totalement contradictoire avec la volonté affirmée par ailleurs d’apaiser Paris, d’y réduire la place de la voiture, d’y encourager la marche et l’usage du vélo par la généralisation des zones 30. Bien loin d’être "un signal fort adressé au monde", cette initiative est nocive pour l’image internationale de Paris: imagine-t-on un tel rodéo à Copenhague ou Amsterdam, villes où la voiture a été remise à sa juste place sans être exclue, et où le bien-être des habitants est une priorité des élus?».

La seule consolation des opposants à cette initiative est acoustique. Au moins, les bolides qui participeront à la compétition seront-ils entièrement silencieux, loin du raffut assourdissant qui est celui des compétitions de Formule 1.

Sans doute est-ce déjà cela.

05/11/2015

Une portion vraiment congrue

Sports, Paris, HandicapésPuisque ce blog évoquait hier le nouveau Palais omnisports de Paris-Bercy, il a donc été entièrement remis à neuf, et dans le même temps agrandi. La capacité de sa salle a carrément été portée à 20.300 places, lorsqu'elle est configurée pour des concerts. Ce qui, mine de rien, en fait désormais une des plus vastes salles d'Europe, pour les événements de ce type. Dans la configuration destinée à des compétitions sportives, comme les tournois de tennis, Paris-Bercy peut dorénavant accueillir 15.000 spectateurs, contre 14.500 auparavant.

Le Palais a aussi profité de ces travaux de rénovation pour quadrupler ses capacités d'accueil de personnes à mobilité réduite. Bien.

Oui, mais non. On y compte désormais... «une soixantaine» d'emplacements destinés aux handicapés, contre quinze auparavant.

Seulement 60 moins valides, donc. Pour 15.000 à 20.000 spectateurs "normaux". On vous laisse calculer le pourcentage que cela donne, en termes d'acceptation et d'intégration de la différence.

Et on croit rêver, alors que Paris se pique de vouloir organiser les Jeux olympiques – et paralympiques – de 2024.

04/11/2015

Une semaine à 653.700€

Un peu de sport aujourd'hui, une fois n'est pas coutume dans ce blog. Puisque le tournoi de tennis du Palais omnisports de Paris-Bercy bat son plein, depuis dimanche matin.

La plupart des grands noms du tennis mondial y participent. Sa dotation, pourtant, ne s'élève qu'à 3,2 millions d'euros. C'est infiniment moins que celle de son prestigieux confrère parisien de Roland-Garros: 28 millions. Pour preuve qu'on ne joue pas là dans la même catégorie, au niveau financier en tout cas, dimanche à Bercy, le vainqueur de la finale du simple touchera une prime de 653.700€, 320.500€ allant à son adversaire battu. A comparer au montant qu'a empoché le dernier vainqueur en date de Roland: 1,8 million d'euros (relire ). Qui sait cet écart s'explique-t-il en partie par les investissements très coûteux qui ont dû être consentis à Bercy, notamment pour le "BNP Paribas Masters" (le nom officiel de ce tournoi de tennis). Le site a subi près de deux années de travaux de rénovation, qui ont coûté plus de 135 millions d'euros.

Cela dit, 653.700€ à l'issue d'une semaine de compétition, c'est tout de même, à la grosse louche, l'équivalent de 45 années de salaire minimum.

Sinon, pour l'anecdote, à l'échelon inférieur de ce tournoi, le joueur participant au premier tour des qualifications aura droit, lui, à une prime de... 1370€. Dans ces conditions, l'important est sans doute et avant tout de participer, comme disait l'autre.

09/10/2015

Un engouement, finalement

Sports, Paris, PersonnalitésCe n'était pas si évident que cela au départ (relire par exemple ), mais, finalement, les Français – et les Parisiens, singulièrement – ont l'air de se prendre... aux Jeux: de se mobiliser, pour que Paris décroche les JO de 2024.

En tout cas, la campagne de financement participatif qui a été lancée fin septembre pour soutenir la candidature de la "Ville lumière" a connu un plutôt bon début. Durant les dix premiers jours de collecte, elle a engrangé plus de 200.000 euros de dons. Sans compter 3,5 millions de contacts générés sur les réseaux sociaux.

Le Comité olympique a pris le parti d'accepter y compris jusqu'aux contributions les plus modestes. Cela commence donc à partir de 0,65€, soit le coût de l'envoi d'un SMS "2024". On peut aussi acheter un bracelet vantant la candidature parisienne (2€). Ou, nettement plus cher, participer à des ventes aux enchères, pour acquérir des symboles de l'esprit sportif tricolore: un kimono porté par une judoka française médaillée olympique en 2012 (200€), un ballon de l'Euro de basket dédicacé par les joueurs de l'équipe de France (450€), etc.

L'histoire ne dit pas (encore) si, d'ici à 2024, parmi ces lots mis aux enchères, figureront quelques objets très symboliques de l'activité sportive de personnalités publiques.

Sports, Paris, PersonnalitésOn n'est pas sûr que cela déclencherait un tonnerre d'enchères, mais au moins on aurait l'embarras du choix.

Du vélo de course de Nicolas Sarkozy aux chaussures de running de Dominique de Villepin, en passant par les maillots de foot que François Hollande portait quand il avait le temps de participer à des matchs caritatifs, ou le casque que coiffe François Fillon quand il se rend au circuit du Mans pour assouvir sa passion de la course automobile.

16/09/2015

Un quatuor de concurrents

C'est officiel depuis ce mercredi matin. La candidature de Paris pour l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2024 fait face à quatre dossiers concurrents, présentés par les villes de Rome, Hambourg, Budapest et Los Angeles.

C'est la candidature de la cité américaine (déjà à deux reprises hôte des Jeux) qui, a priori, est la plus dangereuse pour la "Ville lumière". Même si elle fait un peu figure de candidature US par défaut (après le renoncement de Boston à se lancer dans la course) et si, pour 2024, ce serait normalement au tour d'une ville européenne de devoir être choisie (après les JO de Rio en 2016 et de Tokyo en 2020). Le dossier de Budapest, en revanche, paraît moins costaud que ceux de Hambourg et Rome, qui seront toutes deux des adversaires coriaces.

Ce matin, en réagissant à cette officialisation des villes candidates, les porteurs du projet parisien ont une fois de plus montré combien ils avaient tiré les leçons des échecs successifs des précédentes candidatures de la capitale française. Ce sont les sportifs tricolores – avant les politiques – qui ont été mis en avant dans les médias, et ils ont bien pris garde de ne pas afficher la moindre arrogance.

La décision fatidique sera prise en septembre 2017. Ce choix constituera donc, pour le prochain Président français, à peine élu quelques semaines plus tôt, soit un joli cadeau de bienvenue, soit un boulet à traîner pendant tout son quinquennat.

23/06/2015

Un «engouement populaire» (paraît-il)

Paris, International, SportsGrosse opération de communication à l'Hôtel de Ville, à midi. Car Paris, ce mardi, confirme qu'elle est bien officiellement candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2024. Qui sait la quatrième fois sera-t-elle la bonne? Ses trois tentatives précédentes d'organiser cet événement sportif mondial avait toutes échoué.

Si l'on en croit le dernier sondage en date, les habitants de la Région parisienne soutiennent massivement le projet. Ils n'en ont pas moins mis du temps avant de s'enthousiasmer. Il y a quelques mois encore, à l'image de la maire elle-même, Anne Hidalgo – qui, houspillée par François Hollande, a fini par se bouger –, ils n'avaient pas l'air très emballés. La peur de se prendre une quatrième gifle consécutive?

Mais à présent, donc, les habitants de la «Ville lumière», seraient conquis. On est prié de s'en référer aux enquêtes d'opinion pour s'en convaincre, puisqu'aucune consultation en bonne et due forme de la population parisienne n'a eu lieu, avant l'officialisation de cette candidature.

En ce qui concerne notre modeste petite personne de Parisien moyen, en tout cas, depuis six mois que cette idée de candidature circule, pas un habitant de la capitale – pas un seul –, parmi tous ceux que l'on côtoie dans la vie quotidienne (dont pas mal de sportifs amateurs), ne nous a jamais parlé de ces JO de 2024 à Paris. L'«engouement populaire» allégué par les médias, les sondeurs et les politiques, donc, on ne l'a pas vraiment ressenti.

Mais on n'a jamais prétendu non plus être d'office un Parisien complètement représentatif.

15/06/2015

«Une fête pour tous»

Football, Sports, Social, Gouvernement, EconomieC'est sans doute la moindre des choses, mais cela n'en reste pas moins une bonne idée. Le gouvernement a réservé 20.000 tickets d'entrée pour les matchs de foot qui se tiendront dans le cadre de l'Euro 2016, l'été prochain en France. Ces billets seront gracieusement offerts à «des publics en difficulté». Histoire que ce tournoi ne soit «pas réservé à quelques-uns», mais constitue réellement «une fête populaire», qui «rassemble les Français partout sur le territoire, au-delà des dix villes hôtes de la compétition».

Concrètement (voir ), ces 20.000 places viendront récompenser les meilleures initiatives associatives d'animation construites autour de cet événement, et qui visent les jeunes, les seniors, les handicapés, les personnes en difficulté sociale, ainsi que les habitants de zones urbaines sensibles.

De quoi dissiper sans doute un peu l'image, pour le coup très peu populaire, qui a été donnée, dernièrement: lorsque les tarifs des billets d'entrée à cette manifestation ont été dévoilés. Des tarifs qui, parfois, dépassent l'entendement. Ainsi, les meilleures places pour assister à la finale, à Paris, vaudront... 895€, soit pas loin d'un salaire minimum. Et les tickets les moins chers pour ce match seront à 85€, ce qui n'est tout de même pas rien – a fortiori quand, dans le cas des spectateurs venus de province, devra encore être ajouté à cette somme le coût du déplacement vers la capitale et de l'hébergement dans cette ville (aux tarifs de la haute saison touristique, qui plus est).

11/06/2015

Une contrition tardive

Gouvernement, Valls, Sports, Economie, InstitutionsTirer sur l'ambulance n'étant jamais très charitable, on ne va pas en faire des tonnes sur Manuel Valls.

Qui, ce matin, a donc fini par faire son mea culpa, à propos de son extravagant aller-retour en Falcon gouvernemental, samedi soir – avec deux de ses enfants –, pour aller voir un match de foot à Berlin. Le Premier ministre mettra la main à la poche. Il remboursera une part des frais que cette escapade footballistique a occasionnés au contribuable.

Juste, donc, signaler deux choses.

D'abord, noter qu'il a fallu cinq jours (cinq!) au chef du gouvernement, pour qu'il réalise et admette sa grosse faute de goût. C'est très long, comme délai de réflexion et de contrition. Et encore heureux qu'un sondage assez catastrophique pour lui a été diffusé hier soir, sinon, les Français auraient sans doute été quitte pour quelques jours d'attente supplémentaires.

Ensuite, remettre tout de même les choses à leur place. Cet aller-retour footeux a coûté quelque 20.000 euros à la République. Dans un pays dont le déficit public se monte, selon le dernier décompte disponible (), à... 59,8 milliards d'euros. On est donc là dans le registre du symbole.

Mais parfois, en politique comme ailleurs, ça compte, les symboles.

08/06/2015

Une envolée saisissante

Les médias français l'ayant peu fait, ce week-end, évoquons ces quelques chiffres. Puisqu'il n'y a pas de raison que la transparence ne s'applique pas également à ce domaine d'activité-là.

En remportant le tournoi de Roland Garros hier, Stan Wawrinka a empoché la coquette somme d'1,8 million d'euros. Ce qu'avait également fait Serena Williams, la veille. Puisque, dans ce secteur professionnel-là au moins, il y a égalité salariale entre hommes et femmes. Leurs adversaires malheureux, eux, ont dû se contenter – si l'on ose dire – de 900.000 euros chacun.

La Fédération française de tennis (FFT) rappelle régulièrement que, de tous les tournois du grand chelem, Roland Garros est loin d'être le mieux doté. Il n'en a pas moins connu, ces dernières années, une saisissante évolution à la hausse de ses dotations. Ainsi, cette année, elles ont atteint plus de 28 millions d'euros. Soit une hausse de 12% par rapport à l'an dernier. Entre 2013 et 2014, déjà, la dotation globale du tournoi avait augmenté de 13,7%. Et, entre 2012 et 2013, elle avait crû de 17%. Au total, donc, cela nous fait une hausse de plus de 40% en trois ans.

La FFT craindrait-elle que cela ne soit pas forcément bien pris par l'opinion française, où nul ne jouit de tels privilèges? Dans sa communication officielle sur le sujet, en tout cas, elle a pris soin de préciser que, «comme en 2013 et 2014, l'augmentation (de dotation) la plus significative concerne les perdants des 2e, 3e et 4e tours, qui voient leur rémunération augmenter de 16 à 19% par rapport à l'an dernier».

L'histoire ne dit pas s'il faut considérer ce traitement de faveur accordé aux derniers de la classe du tournoi parisien comme un vil «nivellement par le bas» – pour reprendre l'expression favorite de l'opposition sarkozyste, dans ses critiques des réformes éducatives menées par le gouvernement.

04/06/2015

Une validation, comme prévisible

Ségolène Royal s'incline. Ce matin, comme c'était très largement prévisible, la ministre de l'Ecologie a confirmé qu'elle ne s'opposerait pas – si tant est qu'elle en avait le pouvoir – à la délivrance prochaine, par l'Etat, des permis de construire relatifs au projet controversé d'extension du stade de Roland Garros. Délivrance à laquelle, hier soir, Manuel Valls s'est engagé pour «d'ici à la fin de la semaine».

«Je suis membre du gouvernement, donc je ne vais pas faire de polémiques, je ne vais pas en rajouter. Je respecte la discipline gouvernementale», a expliqué la ministre. Qui, à la télé (), n'est même pas apparue trop gênée de sa propre reculade. Pour la forme, elle a taclé (un peu) la Fédération française de tennis pour n'avoir «pas voulu examiner sérieusement les solutions alternatives» à son projet, qui auraient permis de préserver le jardin botanique des Serres d'Auteuil. Les associations de défense de l'environnement, elles, promettent de ne pas se laisser faire: elles tenteront de recourir en justice contre ce feu vert gouvernemental.

Bien sûr, l'exécutif a attendu que ledit tournoi parisien batte son plein, pour confirmer son arbitrage final le concernant. Au-delà des grands arguments à long terme qu'il avance (la candidature de Paris aux JO de 2024, etc.), sans doute se dit-il que cette décision-là au moins sera populaire, auprès des aficionados de tennis et des millions de téléspectateurs qui, chaque jour, suivent les matchs à la télé. La stratégie et le timing décisionnels sont un peu gros, mais, effectivement, ils devraient marcher.

29/05/2015

Un fameux désaveu

Elle peine, décidément, dans les grands dossiers d'urbanisme: Anne Hidalgo.

La maire PS de Paris vient de se faire mettre en minorité, concernant le projet très controversé d'agrandissement du stade de Roland Garros (relire , par exemple). Malgré son avis défavorable, les élus parisiens ont voté deux textes des Verts (voir ici), réclamant qu'on ne passe pas en force, sur ce dossier. C'est une fameuse gifle, pour la maire de Paris.

Une de plus. Elle qui, pareillement, avait déjà subi un identique désaveu à propos du projet de l'immense Tour Triangle. Et qui s'était pris un camouflet de la Justice dans le dossier emblématique de la nouvelle Samaritaine.

Anne Hidalgo fait semblant de rien. Pour preuve, comme si de rien n'était, le site web de la mairie, dès sa page d'accueil, fait toujours une pub faramineuse pour ce futur nouveau Roland Garros. Et, sur ce site, il faut vraiment bien chercher avant de trouver trace de ce vote en forme de camouflet. La maire compte sur Manuel Valls pour, malgré cette hostilité, délivrer les permis de bâtir. Les opposants au projet, eux, espèrent toujours que la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, sorte de son silence, sur ce dossier: monte au filet, en somme.

Pendant ce temps, jeu set et match, le tournoi de tennis bat son plein.

21/04/2015

Une pratique physique – et ses à-côtés?

Puisque le sport est à la mode en ce moment à Paris – voir le récent accord donné par les élus de la capitale à une candidature aux JO de 2024 –, cette étude () sur l'importance de la filière sportive, pour l'économie parisienne. Les 19.300 clubs sportifs dénombrés dans la région occupent 100.000 emplois, ce qui est loin d'être négligeable. D'après ces données (ici), plus de six Parisiens et banlieusards sur dix (62%) pratiquent régulièrement une activité sportive. C'est le cas également de 54% des plus de 55 ans (bien!) et de 72% des 15-25 ans.

Sans doute est-ce parmi ces quelque 7 millions de sportifs de la région-capitale (dont 2,4 millions de licenciés) que l'on retrouve la majorité des partisans de la tenue des JO de 2024 dans la «Ville lumière». L'engouement populaire pour ce projet, cela dit, n'est ni inconditionnel, ni massif – à cette heure, en tout cas. Selon un récent sondage, 38% des habitants de Paris et de sa région s'opposent à une telle candidature. Sans doute est-ce dû à l'image très perfectible des Jeux, dans l'opinion. Ils sont considérés comme étant souvent «trop coûteux» (pour 84% des sondés), «trop marketing» (70%), voire «associés à des scandales de corruption» (50%).

A cet égard, n'a pas dû améliorer cette image la confidence que Marie-George Buffet a faite à une télé (), la semaine dernière. Un souvenir remontant à 2001, alors qu'elle était ministre des Sports dans le gouvernement Jospin. Paris tentait alors de décrocher les Jeux de 2008. «Il faut mesurer ce que j’ai vécu comme pressions (à ce moment), par rapport à la loi dopage...», a rappelé l'ex-ministre. Et de narrer qu'à l'époque, le CIO lui demanda de s'engager par écrit à ce que sa loi antidopage... ne soit pas appliquée pendant ces Jeux, si Paris obtenait leur organisation. Elle refusa de ce faire, et avertit le chef du gouvernement qu'elle démissionnerait illico, s'il exigeait qu'elle prenne un tel engagement. Il n'en fit rien. Les Jeux furent attribués à Pékin.

Ni le CIO lui-même, ni ses dirigeants de l'époque n'ont contesté cette allégation. Qui, du reste, n'a pas recueilli un très grand écho médiatique. Comme si tout le monde considérait que cette anecdote était sans grand intérêt. De l'histoire ancienne, en somme. Voire une pratique de lobby si habituelle, dans le monde olympique?

18/03/2015

Un match au sommet

Paris, Environnement, Patrimoine, Sports, GouvernementC'est un dossier urbanistique dont on parle depuis plus de cinq ans, qui n'a jamais abouti depuis, mais qui va sans doute tourner à la grosse polémique de l'année 2015, dans la capitale. Dès ce samedi, d'ailleurs, il donnera lieu à une manifestation. Et certains, au sein de l'UMP sarkozyste, en sont déjà à imaginer qu'il pourrait conduire à la création, en plein Paris, d'une «Zone à défendre» (ZAD). Mais oui: un campement d'activistes occupant en permanence le site, pour éviter que le chantier y soit mené à bien. Comme ce fut le cas, en province, pour les projets de l'aéroport de Notre-Dame des Landes ou du barrage de Sivens.

Ce projet, c'est l'agrandissement de Roland Garros. Depuis des années, la Fédération française de tennis rêve (ici) de redimensionner ce célèbre site, situé en bordure du Bois de Boulogne. Son méga projet (350 millions d'euros de budget) se ferait au détriment d'un joyau patrimonial et naturel de la capitale: le jardin botanique et les serres d’Auteuil, qui datent de la fin du XIXe siècle (voir ).

Ce dossier donne lieu à un bras de fer, au sommet de l'Etat. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, n'y est notoirement pas favorable. Elle pousse autant qu'elle peut une proposition alternative, moins dévastatrice pour le patrimoine. Elle consisterait notamment à construire les nouveaux courts de tennis en surplomb de l'autoroute A13 contiguë, qui serait donc en partie recouverte pour l'occasion. Mais la ministre a été spectaculairement désavouée par Manuel Valls lui-même. Dernièrement, le Premier ministre l'a martelé: «L'État donnera son accord à l'ensemble des procédures relevant de sa compétence dans les prochaines semaines, afin de permettre rapidement un début des travaux d'agrandissement» sur le site des serres et du jardin d'Auteuil.

La ministre laisse passer l'orage. Nul ne sait, à ce stade, si elle va s'incliner ou si elle va faire de ce dossier un casus belli. Les défenseurs de l'environnement sont consternés. Les élus Verts au Conseil de Paris ont déjà promis qu'ils batailleraient devant la justice administrative, si les permis de construire (et de démolir, en l'occurrence) étaient accordés.

Paris, Environnement, Patrimoine, Sports, GouvernementEn début de semaine, c'est la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), qui s'est jetée dans la bagarre. Partisane de longue date du projet, elle a taclé Ségolène Royal – dont elle n'a jamais été proche. Avec ces mots, pleins de fiel: «Elle voulait que le tournoi de Roland Garros se joue sur les pelouses (des stades) de Jean Bouin ou du Parc des Princes. Pour un tournoi de tennis de terre battue, je lui ai dit que c'était un peu farfelu...»

Le match, assurément, ne fait que commencer.